?6 VAU
VAU.
du Jorat, qni estime forêt de trois à quatre lieues delongueur, fur deux. lieues de largeur, fur une mon-tagne , entre Lausanne & Moudon ; on la traversedans fa largeur, quand on va de l’une de ces deuxvilles à l’autre. C’est-là la grande route de Fran-ce en Allemagne. II paroît par l’histoire que cettefotêt a été autrefois d*Une bien plus grande étendue ;mais l’on en défriche tous les jours quelque quartier,particulièrement depuis qu’un certain nombre de ré-fugiés de France se sont habitués dans ce quartier.Pour le pays de la Faux , ce n’est, pour ainsi dire ,qu’un seul vignoble, qui produit le meilleur vin ducanton de Berne. Ce pays est; partagé en quatre gran-des paroisses, qui dépendoient autrefois du temporeldes évêques de Lausanne. Ces paroisses font :
Lutry, Saint Saphorin,
Cully, Corsier.
Lutry est une petite ville au bord du lac, à l'extré-mité d’une jolie plaine. II y avoit autrefois un prieu-ré , qui fut réuni dans le quinzième fíecle à la manieépiscopale. Cully est une autre petite ville , maisplus belle , & mieux bâtie que Lutry, auíîi au borddu lac, dans le meilleur vignoble de toute la Vaux.Elle fait une feule paroisse avec Vilette, qui n’est au-jourd’hui qu’un hameau ; mais qui étoit autrefois plusconsidérable. Le ministre réside à Vilette j mais ilprêche tour à tour à Cully 8c à Vilette. Cette pa-roisse est d’une très-grande étendue,& comprend plu-sieurs villages, qui Ton t éparts dans le vignoble, au-dessus de Cully. Un évêque de Lausanne ferma cetteville de murailles,& la fortifia vers le milieu du quin-zième siecle. Au-dessus de Cully, 8c au milieu decette campagne sauvage 8c solitaire , dont j’ai déjaparlé, paroit un monticule fort élevé, couvert d’uneforêt épaisse de sapins ; au sommet de ce monticule ,& au plus épais de la forêt, on trouve une vieille tourforte,à demi ruinée, qu’on nomme la tour de Gourde ,ou Gau\e . La tradition du pays, est que cette tour aété bâtie pour íe mettre à couvert des irruptions desSarrasins, qui, dans le dixieme siecle s’étoient em-parés de certaines forteresses de laSavoye, d'où ilsfe répandoient dans les pays voisins. A une lieue de-là, du côté de l'orient, 8t dans la même campagne,on volt un petit lac, nommé le lac de Brot , ou deBrd. U a une lieue de tour, & nourrit les plus grossesécrevisses que l’on voye en Suisse. Du reste, il estdangereux pour ceux qui s’y baignent, & on prétendqu’en quelques endroits il n’a point de fond. Saint Sa-phorin est un petit bourg fermé de murailles, situédans un endroit élevé & raboteux , au bord du lac.On volt dans le temple une colonne antique , avecl’inscription suivante , faite à l’honneur de l’empe-reur Claude.:
Tit. Ciaudius Dkusi F.
CAs. Aug. Germ.
Pont. Max. Trib. Pot. vu.
Imp. xn. P. P. Cos. mi.
F. A.xxxvii.
Proche de saint Saphorin est le château de Glérole ,situé sur des rochers ,§au bord du lac, & bâti par l’undes derniers Evêques de Lausanne. Guilliman trom-pé par la ressemblance du nom , s’est imaginé que cechâteau est le Cularo des anciens. Mais Cularo estGrenoble. Ce château n’est habité que par un con-ciergc que les Bernois y tiennent. La derniere pa-roisse de la Vaux est Corsier, beau village à demi*lieue de Vevay. U y a quelques autres villages qui endépendent. Ces quatre paroisses suivent le droit Ecritde Lausanne, qui dissere en quelque article de la cou-tume du pays de Vaud. Les habitans y font pour laplupart fort a leur aise , robustes, 8c accoutumés àtravailler. * Etat G Deíices de la SuìJJe , t. 2, p.269.
2. VAUX, (La) lieu du duché de Lorraine , aubailliage de Vauges. C’est une dépendance de la pa-roisse de Brantigny. U y a une chapelle fous le titrede saint Césaire. Elle fut fondée le. 27. Septembre
1622. On y dit trois Messes par semaine, & toutes h~sFêtes 8c Dimanches, on y joint les vêpres 8c le caté-chisme.
A. VAUX, bourg de France, dans le Beaujolloir,élection de Ville-Franche.
4. VAUX , bourg de France, dans l’Angoumoiî»élection de Cognac.
5. VAUX, bourg de Franíe, dans la Saintonge* 1élection de Saintes. 11 y avoit dans ce bourg une ab-baye de P ordre de saint Benoît, fondée en 1075. Eli®est dédiée à saint Etienne. Dans les tems des troublesles Calvinistes détruisirent l’église 8c le monastère*& en usurpèrent les biens.
6. VAUX, terre de France , au diocèse de Siste-ron. Elle fut érigée en marquisat l’an 1552, en fa-veur du sieur de Valavoir, depuis lieutenant-général.
7. VAUX , (La) paroisse de France, dans le Pé-rigord, élection de Sarlat.
8. VAUX , Fallis , abbaye d’hommes , en Fran-ce , de l’ordre de Cîteaux, filiation de la Creste, audiocèse de Toul, dans le B arrois, fur la riviere d’Or-ney, à quatre lieues au íiid-est de Vaucouleurs, L’ab-bé jouit de 5000 livres.
VAUX-BENOIST , abbaye de filles, ordre deCiteaux , dans le pays de Liege, 8c à une lieue deLiege , au confluent de la riviere d’Ourt, 8c de laMeuse.
VAUX-BEXE Y, lieu du duché de Lorraine, dansla province de Vauges , 8c dans la dépendance de laparoisse de lorsey. Il y avoit aurefois dans ce lieu unchâteau.
VAUX-BONES, Fallu Bonefú, prieuré de Fran-ce. C’est un prieuré d’hommes de l’ordre de saintBenoît, congrégation de Cluny. 11 est pour sept reli-gieux , y compris le prieur.
VAUX DÊ CERNAY, Fdlis Cernenjls , abbayede France, au diocèse de Paris, frontière de celui dsChartres , à une lieue 8c demie au couchant de Che-vreuse, sur la droite d’un petit ruisseau, en latin F ai-les Cernaii. C’est une abbaye d’hommes de l’ordre dsCîteaux, fille de Savigny, 8c réformée. Elle fut fon-dée en 1128, par Simon de Naufle-le-Chastel, quidevint conétable de France , & par Eve là femme.'Les comtes de Montfort, ceux de Dreux , les fei-,gneurs de Chevreuse 8c ceux de Rambouillet, aug-mentèrent dans la fuite par leurs bienfaits les biensde cette abbaye, comme il paroît par les lettres dsconfirmation de Louis VII, roi de France , 8c ducd’Aquitaine. Cette abbaye vaut à l’abbé huit millelivres de rente j 8c il y a dix mille cinq cens livrespour les religieux , qui font au nombre de treize oií'de quatorze. * Piganiol , Descr. de la France, t. 2 »
P- 23.
Saint - Thibaud, étoit abbé de Vaux de Cernay est1234.
VAUX-DIEU, Voyez au mot Val , Partiel®Val-Dieu.
VAUX LA DOUCE , F allis Dulcis , abbayed’hommes en France , de l’ordre de Cîteaux , filia-tion de Claire-Fontaine , fous Morimond , dans l aChampagne , au diocèse, 8c à quatre lieues au levantde Langres. Cette abbaye fut fondée , selon quel-ques-uns, en 1152, par Manassés, alors doyen, 8c d,î"puis évêque de Langres. L’Auteur des annales de Li-teaux, met fa fondation en 1168. Une chose cer-taine , è’est que le plus ancien titre de fa fondaytion , donné par Godefroi, évêque de Langres, y,fans date. II paroît par ce titre, que ce lieu avoit et*habité par des chanoines, qui vivoient en réglé ;ses premiers bienfaiteurs ont été les seigneurs de R a "-sauniere, de la Ferré fiir Amance,8t autres qui yl? ndénommés par un titre de Pan 1178,8c que lepremteabbé s’appelloit Norbert. Par un autre titre de 1 a1189, Manassés, évêque de Langres, ratifie le dpar Gérard d’Oggey ; 8t par un autre titre de 11241 , Thibault IV", comte de Champagne,P rltce t(?te abbaye fous fa protection, à laque Ile Jean , cOIÏl ^de Bourgogne > fit don de dix livres de sel p ar in ’ teprendre íiir ses revenus de Salins ; la charte de c ? £ jtdonation est du mois de Février 12^3- L’abbérégulier n’a que deux religieux aveç lui. Ils ont