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Tome sixième. T - Z.
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58 UBE.

au royaume de Cochin , à une lieue de Cranganor.C’est dans ce lieu , ditDavity, royaume de Cochin ,p. Ç99 , que le viceroi des Indes fonda en 1587 ,avec la permilîion du roi de Cohin un collège deJésuites, où l’on enseigne les langues Syriaque 8cChaldaique, avec la latine , & les sciences néces-saires à un prêtre 8c à un prédicateur.

VAYPYN , ille des Indes , íùr la côte de Mala-bar, au royaume de Cochin. Elle est, selon Davity,vis-à-vis de la ville de Cochin , du côté du nord.Cette isle est très-forte d’affiette , 8c renferme labelle & íùperbe maison de l’évêque de Cochin.

VAYRÁON , ( Saint-Sauveur de ) abbaye defilles, ordre de saint Benoît, en Portugal , dans laprovince, entre Duerse Minho, à quatre lieues aunord de Porto. Cette abbaye, fondée Pan 1100, esthabitée par plus de cent religieuses.

VAZEUM, ou Gazetum. Voyez GAZETUMVlNUM.

VAZUA , ville de l’Afrique propre : Ptolomée ,ï. 4, c.- 3 , la marque au nombre des villes situéesentre la ville Thabraca, 8c le fleuve Bagradas. C’é-toit un siège épiscopal d’Afrique , dans la provinceProconsulaire , selon la conférence de Carthage , oùon trou yh F'iélor P"a^uenfis. Harduin, collect. conc.t. 1 ,p. 1081.

U B ABENSIS, siège épiscopal d’Afrique, dans laMauritanie Césarieníe , selon la notice des évêchésde cette province, où Ingenuus est qualifié episcopusUbahensu.

UBANECTI. Voyez Ulbanectes.

UBARA, lieu fortifié, dans l'Ifaurie, selon Or-telius , qui cite Cédrène. II semble que ce soit lemême lieu, qui est nommé Papyrium , par Jornan-dès, & par Nicéphore Calliste.

UBATA , ville d’Afrique : Ptolomée , 1 .4, c - 3 »la marque parmi les villes qui étoient au midi d'A-drumete.

U B A Y E, SanSlio , riviere de France, dans laProvence. Elle prend fa source près de P Arche 8c del’Argentiére ; elle traverse la vallee de Barcelon--nette, Sc se rend dans la Durance , au-defíous d’Em-brun.

UBAYE, bourgade de France, dans la Provence,viguerie 8c recette de Seine , proche la riviere demême nom. Honoré Bouche croit que c’est où il fautplacer les Ebusiani , dont il est fait mention dans letrophée des Alpes.

UBEDA, cité d’Espagne, au royaume de Jaen, àune lieue au nord-est de Baeça, 8c au nord-ouest deCaçorla. Cette ville est bâtie dans une campagnetrès-fertile, 8c abondante en vin, en bled, en huileLc en fruits , siir-tout en figues. Ses habitans fontexempts de tout impôt par toute l’Espagne, exceptédans les royaumes de Tolède, de Séville, 8c de Mur-cie. Ils obtinrent ce privilège,dans le troisième siecle,de S anche IV , roi de Castille , en récompense dece qu’ils bâtirent à leurs dépens les murailles de leurville. * Délices d’Espagne , p. 397.

A une lieue de cette ville , on trouve un villagenommé Ubedxi la Veja , que l’on croit être l’anciennoBetulo. II est situé fur le Guadalquivïr, à une lieuede son embouchure, 8c à six de Jaen. Le roi Ferdi-nand le prit sur les^Maures en 1234.

UBERLINGEN , ville impériale d’Allemagne,dans la Suabe, íùr cette partie dulacde Constance ,qu’on appelle le bas Lac,à 5 lieues au nord-est de Lin-daw. Cette petite ville qui obéisibit autrefois aux ducsde Suabe , 8c qui étoit leur résidence , fut mise en1267, fous la protection de l’empire ; fa juridictions etend aujourd’hui assez loin. A une lieue au le-vant de cette ville , on volt l’abbaye de Salmans-weiler, ou l’on garde de grands tonneaux pleins devin , 8c dont quelques-uns ont plus de vingt-cinqpieds de longueur. Le pays des environs est chargéde vignes , 8c produit la plupart des choses néces-saires à la vie. II sc fait à Uberlingen un grand com-merce de bled. La plus grande partie des habitans sontcatholiques. * D’’Auiifret , géogr. anc. 8c mod. t. 3.Corn. Dict.

U B L

UBERNONT, abbaye de filles. Voyez ROBER-

MONT.

UBEXEY,lieu du Duché de Lorraine, officeueCharmes. C’est une dépendance du village de Eau-martin, 8c de la paroisse de Brantigny , dont il estprésentement une annexe. II y a à Ubexey un châ-teau avec une chapelle.

UBIECZ, ou DUBIC A, riviere de l’empireRus-sien, dans la Séverie. Elle prend fa source vers lenord, un peu au-dessus de la ville de Poczop qu’ellearrose au couchant, delà elle passe à Novoserspkoy,d'où elle se rend dans la Deszna, aux confins du du-ché de Gzernikou. * Atlas , De l’Isle.

UBII, peuples de la Germanie , compris originai-rement fous le nom général des Isthavoues. Ils habi-toient premierement au-delà du Rhin. Leur paysconfinoit du côté du nord au pays des Sicambres , cequi est prouvé par la premiere expédition de César,dans la Germanie transrhénane ; car lorsqu’il fut ar-rivé aux confins des Ubiens, il entra dans le pays desSicambres ; 8c le Segus pouvoir servir de borne en-tre ces deux peuples. Du côté de l’orientles Ubienstouchoient au pays des Cartes, comme le prouventencore les expéditions que César, /. 4 , c. 16 8c 19»1 . 6 , c. 9 8c 10, fit au-delà du Rhin , & il est à croireque les sources de l’Adrana 8c de la Longana étoientaux confins des deux peuples. Au midi ils étoientbornés par le Mein , qui séparoit les Helvétiensdes Marcomans,8c desSédusiens. Enfin on ne peutdouter que les Ubiens, du côté du couchant, ne fus-sent bornés par le Rhin ; car aux deux fois que Césarpassa le Rhin il entra d’abord dans le pays desUbiens ; outre que îe pont qu’il fit à fa seconde ex-pédition, joignoit le pays de ces peuples à celui desTreviri- * Spener,notìt. Germ. ant. 1.4,c. i,8c 1 . 4,c. 3-

Les Ubiens vivoient dans une perpétuelle inimitiéavec les Cartes , dont ils devinrent même tributai-res ; ce qui fit que les Ubiens furent les premiers despeubles 411-delà du Rhin, qui recherchèrent l’allian-ce & la protection des Romains. Mais ils ne trouvè-rent pas dans cette alliance 8c dans cette protectiontout le secours dont ils avoient besoin pour se défen-dre contre des peuples à qui cette démarche les ren-dit odieux ; 8c ils couroient risque d’être entière-ment exterminés, si le consul Vipíanius Agrippa, nsles eût transférés fur la rive gauche du Rhin, où ilíprirent le nom du fondateur de leur colonie, qui,l’an7*6- de Rome , 8c 31 - ans avant Jesus-Christ , leurbâtit une ville, qui fut appellée COLONIA AGRIP-PINA, 8c Tacite donne le nom d’AGRIPPINENSESà toute la nation. * César , 1 . 4, c. 3.

II ne paroît pas que les Ubiens eussent des ducsou des rois, pour les commander. Le commercequ’ils avoient avec les Gaulois leur en avoitfaitpren-dre quelques maniérés ; 8c à l’exemple de ces peu-ples , ils avoient un Sénat, qui prenoit foin des af-1 j rV^àales ; du moins voyons-nous que les am-bassadeurs des Tencteres s’adresserent au Sénat de Hcolonie, pour exposer la commission dont ils étoieùchargés , 8c non à aucun prince ni duc. Lorsqu’fi seurent passé le Rhin, ils ne changèrent point la for-me de leur gouvernement , dú moins n’en a-t-o slaucune preuve. Quant aux bornes du pays qu’ils oc-cupèrent , en deça du Rhin , aucun ancien ne les 3déterminées. Cluvier prétend qu’ils avoient le Rh irlà l’orient ; du côté du nord ils étoient bornés parum 7ligne tirée depuis l'embouchure du Roer , dans j aMeuse, jusqu’à l’endroit où une autre riviere, app e ’"lée aussi Roer, se jette dans le Rhin ; ils confinoiesl £de ce côté-là au pays des Menapii 8c des Gugernì. L eRoer, qui se jette dans la Meuse , les bornoit aUcouchant, 8c les séparoit du pays des Tongres ; Sc m*côté du midi l’Aar faifoit la borne entre leur pay s &celui des Treviri. Les principaux lieux de leur p a í sétoient

Sur le bord duRhin ;

Coloni a Agrippina ,Ara Um-um,Borna ,

Novejìum

Gdduba.