i5<5 VI C.
Vìcentlno ajsafp.no , d’un Veronese senia. propojìto , &d?un Padoano inJ'overchio.
VICETIA, ville d’ítalie, dans la Gaule Trans-padane , sur le petit Medoacus. Les anciens auteursLatins, comme Pline, /. 3, c. 19 ; Tacite, ìíijì- 1 . 3 ,c. 8, écrivent ViCETIA; & cette ortographe estconforme à une ancienne inscription rapportée parGruter :
M. Ennitjs M. F.
Men. VicetinusDecurio Viceti.e.
Mais Ptolomée, /. 3, c. 1, lit VlCENTA, la table dePeutinger, ViCETIA; & l'Itinéraire d’Ântonin,
V ICENTIA-CiVITAS. Get Itinéraire la place entreVerone Lc Padoue, à trente-trois milles de la pre-mière de ces villes , & à trente-sept milles de laseconde : c’étoitun Municipe. Tacite, Hifl. L 8, c. 8,le dit clairement; & on le voir encore par le titre deDécurion qui se trouve dans l’inscription qu'o n vientde voir. Cette ville s’appelle présentement VlCENCE.Voyez ce mot.
VICH. Voyez Vrc, N°. 4.
VICHI, ville de France dans le Bourbonnois,élection de Gannat, fur la droite de P Allier, à unelieue de Cusset, & à quatre au couchant de la Pa-caudiére , avec châtellenie royale, ressortissante àlasénéchaussée de Moulins : un corps-de-ville &ungrenier à sel. La petite ville de Vichi est connueprincipalement par ses eaux minérales & par sesbains. II y a une église paroissiale, 8t une maison deCélestins qui est très-belle. Les environs de cetteville, jusqu’à Cusset, sont fort agréables & très-e rtiles. * Piganiol, descr. de la France, t. 6, p. 21 x.
Auprès de Viclû on trouve six fontaines minérales.Celle qui a le plus de vogue est à trois cens pas decete ville, & s’appelle la FONTAINE DE L A Grille,parce qu’elle est enfermée dans un puits couvert debarreaux de fer, en forme de Grille. L’eau de cettefontaine est limpide, & d’un goût un peu aigrelet.Elle abonde en sel, chargé de beaucoup de terre.On appelle la seconde la FONTAINE DES .CAPUCINS,parce qu’elle est voisinedu couventdecesReligieux ,& qu’elle a la décharge áansleur enclos. Elle n’estqu’à quinze pas de celle de la Grille , & son eau estmoins limpide , mais plus chaude. Le goût est aussipresque le même, & la distérence la plus sensiblequ’il y ait, c’est que l’eau de celle-ci a plus de sel,& moins de terre que la première. La maison du Roiest entre ces deux fontaines ; & on y a pratiqué deuxbains , dont l’un reçoit l’eau de la fontaine de lagrille , & l’autre celle de la fontaine des Capucins :ces bains font trop enfoncés, & n’ont pas assez d’air.A cinquante ou soixante pas de la grille, en allantdes bains à Cusset, on trouve deux autres fontaines ,qu’on nomme LES PETITS BOULETS: mais il yen a une qui n est presque point en usage, parcequ’elle ne jette que de petits bouillons, encore í’ont-ìls altérés par l’eau douce. L’eau de l’autre de cesdeux fontaines est fort en usage , & elle est plus aci-de que les eaux des précédentes. Ces deux fontainesfont enfermées dans deux petits réservoirs quartésde pierre, & ils ont deux pieds en tout sens. Lacinquième fontaine est fur les fossés de la ville, en al-lant du côté des bains. On l’appelle le Gros Bou-let QuARRE’. L’eau en est moins chaude que cellede la Grille ; d’ailleurs elle est abondante , limpide& d’un goût plus agréable que les autres. La sixièmeenfin est celle DES CELESTINS. Elle est située à fleurd'eau de la rivière d’Allier , & au bas du rocherfur lequel est bâtie la maison de ces religieux. Sonbassin a environ un pied de profondeur, & peut con-tenir cinq ou six seaux d’eau. Pour peu que la rivièred’Allier grossisse , elle inonde cette fontaine ; maisdès 1 que ses eaux font retirées, l’eau de la fontainedevient aussi forte qu’auparavant. Cette eau est lim-pide , iort acide au goût ; & à cela près qu’elle n’estpas ferrugineuse , elle ne diffère pas de celle de SaintAlban. Du reste tous les sels qu’on tire de l’eau deces six sources, font des sels nitreux. * Piganiol,Descrip. de la France, t- 6, p. 182.
M. Butler, qui a examiné ces eaux en chymiste ,
dit que l’eau des deux puits des Capucins paroissentn’avoir qu’une même source, que l’eau est tout-a-fait la même , & que chaque pinte de cette eau con-tient environ cent vingt-six grains de résidence.Celle de la Grille a presque la même quantité de ré-sidence. Celle du gros Boulet donne près de dix-huitgrains par pinte de résidence plas que les trois au-tres: elle contient des particules de fer : notre Chy-miste dit en avoir enlevé quelques-unes avec del’aiment. Celle des fontaines du petit Boulet donnemoins de résidence que celle des autres. Le sel detoutes ces fontaines est le même dans toutes; c’est-à-dire, un minéral alkali, qui, dans les fontaineschaudes , a vraisemblablement quelques portionsplus volatiles, combinées avec des souffres. 11 con-clut que les eaux de PJichi font chargées de sel mi-néral alkali, qui domine de souffre, de fer Su devitriol.
L’hiver il s’éleve une si grande quantité de sel deces fontaines, que dans le voisinage de celles quifont chaudes, les personnes qui y demeurent en íontfort incommodées. Une jeune Duchesfede Bourbonvoulut s’établir à Vicl i, & elle se logea dans le lo-gis du^-oi, près le bain des pauvres: 1 air chargé deíel, & la fumée même des eaux fit une impressionsi vive fur fa poitrine, que malgré fa jeunesse & faforte constitution , elle y mourut en fort peu de teinsd’une espèce de consomption.
Tout le monde sçait que les vertus principales deseaux de Vichi font de purger & de pousser par lavoie des urines & de la transpiration. Les eaux froi-des comme celle des fontaines Gargnics, à l'eau tiè-de du gros boulet, font plus purgatives que les eauxchaudes de la Grille & du Puits des Capucins , &ces dernieres aussi agissent plus sensiblement par latranspiration.
On peut conjecturer que le minéral, dont ces eauxfont plus ou moins chargées, est le principe par le-quel elles agissent différemment. Comme ces eauxsont vives, & qu’elles portent près d’un gros & de-mi de sel fur pinte, on doit être circónspectàen Pres-crire l’usage. Elles font des fontes subites, 8e ton-nent très-aisément la fièvre. Souvent les premiersjours elles ne purgent que peu ou point du tout, &dans la fuite elles purgent trop. Elles conviennent &réussissent assez dans les maladies causées par la cru-dite & l’empâtement de la lymphe, dans celles quirésultent des obstructions des premieres voies , dansles abreuvemens pituiteux des nerfs & du cerveau ■encore doit-on prendre garde que les malades nesoient point épuisés, qu’ils soient d’une constitutionforte & robuste. Elles font pernicieuses dans les ma-ladies de poitrine Sc dans les tempéramens secs &attrabilaires.
Non-seulement on doit avoir une entiere atten-tion a bien connoìtre les maladies ausquelles ce seaux conviennent ; mais on ne les doit pas mêmeordonner fans obliger les malades de faire les remè-des de précipitation nécessaires.
M. Tessé, Avocat au Parlement de Paris, d’uneréputation distinguée, au premier voyage que fit M-le Premier Président de Harlai à Vichi, y but d eSeaux fans précaution , & même peut-être fans bestu 0.Elles lui donnerent une si cruelle dissenterie, 9 uetous les remèdes qu’on lui fit devinrent inutiles, &qu’il en mourut fort peu de tems après. * Mém- d?l’Accadémie des Sciences , ann. 1707, p. 1 z 7 ™j'id „VICILIMUS ou VlCELlNUS. Voyex, ^mot Jupiter , P article J o vis - Vice liN ’Te M PLTJ M. 1
VICIN O NIA ou Vl C E N O NIA, fleuve de IFrance, selon Grégoire de Tours, /. ^.c.26, Lcé-io,c. 9. Ptolomée le nomme Vidiana , & les Latins m°dernes l’appellent Vìgeliana. Le nom François e r ^p^illaìne. Elle prend fa source aux confins dune ; & après avoir baigné Vitré, Rennes, & qu ^qu es autres Villes , , elle va le perdre dans iavis-à-vis de Belle-ìíle. * Pap. Mcjf Descr. aperFlum.