VIE.
Á'at de Cfacôvïe suruné montagne. II donne son nòmà une saline aù-dessus de laquelle ilj est bâti, & quifournit abondamment du sel de roche , qu’on taillécomme des colonnes de pierre ou de marbre, &stu’on tire comme d’une carrière. Cette montagnecontient deux ou trois lieues de pays : plus de quatretens ouvriers ont leurs habitations dans fa concavité ,à'où l’on ne fort & où l'on ne descend que par uneMachine suspendue à un grús cable, attaché à une£nie au-dessus de l’óuverture de cet abîme. * Mé-moires du Chevalier de Beaujeu , 1. 2, c. 1.
VlEILLlBACH, ou plutôt wïetlispach. Voyezto'lETLISPACH.
VIELLA, B1 e l r. A ou Vie le, bourg,Sans le comté deCómminges8c dans lavaléè d’Aran,Sont il est le chef lieu , fur le bord de la Garonne.* Jaillot, Atlas.
VIELLE , ou VlELE , ville de France , dans làGascogne, au Tursan, sur le bord de la rivière de Bas.Cette ville est fort petite. * Detïjle , Atlas.r VlELMU R , ville de France dans le haut Languesdoc , voyez Villemur 2.
VIENNA, ville de la Gaule Narbonnoife fur leRhône, & la capitale des Allobroges, selonStrabon,/. 4.II en est parlé dans César, Bel Gai. L 7, c. 9. Fom-
Î ’Onius Mêla , /. 2 , c. 5. la met au nombre des villeses plus opulentes , & Fiine, /. 3, c. 4, lui donne le ti-tre de colonie. Elle est marquée dans Ptolomée, L2 j c. 10, comme la feule ville r des Allobroges ; maiso'est que ce Géographe s’est contenté de donner levom de la capitale de ce peuple. Elle étoit encoreOpulente du tems d’Ausone qui en parle ainsi, inPrélat.
Accolït Alpinis opulenta Pienna colonis*.
Les belles-lettres étóient cultivées à Vienne , &on s’y faií’oit un plaisir de lire les vers des poètes deRome. Nous en avons une preuve dans ces vers deMartial, /. 7, epigr. 88, de fuis hbris , qui se félicite dece que ses ouvrages font lus à Vienne des grands Scdesí>etits :
Fertur hahere nttos >jì ver a eftfama, libellasInter delicias pulchra Vìennafuas.
Me legìt omnis ibi senior,juvenisque ypuerque ,Etcoram tetrico cajla puellaviro.
Hocego maluerìm quàmfi mea carminacantent ,Qui Nilum ex ìpfo protinus ore bibunt.
Qu à m meus Hifpanoji me Tagusimpleat auro ,Pascaték Hybla meas, pafcat Hymettos apesi
Dans le moyen âge, Ia*ville de Vienne ne fut pasmoins célébré , puisqu elle devint la métropoled’une province des Gaules, à laquelle elle donna sonOom. Séneque, inludo mortis Claudii Imp. dit qu elleesta seize milles de Lyon. Dans le trésor de GoltziusOn trouve une médaille de Néron avec ces mots :Y IENNA Leg. VII. ClâUDIÁNA Voyez ViENNE.
* .3.
1. VIENNE , (la) Vigenna rivière de France.Rste prend fa source aux confins du bas Limousindc de la Marche, quelques lieues au-dessus de Tar-,lac , passe à S. Léonard , au pied de la ville de Limo-ges à S. Junien , en traversant le Limousin du levant2 u couchant. Ellen’est point navigable dans F étenduedc cette province, & n’est pas même propre à êtreren-duetelle,à cause de la quantité de rochers qui seîìouve dans son lit. Elle perd une partie de ses eauxa A-ixe j bourg situé à trois lieues au-dessous de Li-moges , où elles entrent dans un gouffre qui est au^dieu de son lit, comme celles du Rhin au-dessusc.ïsingh. La Vienne descend du Limousin dans leo itou, & traverse une grande partie de’cette dernie-province , sans y apporter aucun avantage, ne com-j ^ÎÇantà être navigable qu’àdeux ou trois lieues au-us de Châtelleraud. Elle reçoitla Creuse à quatreJ e Mes au-dessòus de cette ville , & se jette dans lala°p rea Gande, en Touraine. * Pìganiol , Deícr. de,' r ^ c e ,.t. 5 , p. 349.
J eR .' n J^fENNE, en Allemand WìEN, rivière d’Al-V:' e '^ ne dans la basse Autriche , au quartier du bas«nenvald. Elle prend fa source aux confins ditTome VI,
'quartier du haut Viennerwald , au midi one'àtal déMaurbach ; & prenant son cours en serpentant ver*le nord Oriental, elle mouille divers petits lieux ; Seétant entrée dans un dés sáuxbourgs de la ville de Vien-ne à la droite, elle serpente par fa plaine & autour désmurailles , jusqu’à son embouchure dans le Danube:Cette petite rivière donne son nom à la ville de Vien*ne. * Jaillot y Atlas.
3.' VIENNE JSicnna. , ville dé France dàns léDauphiné, fur le bord du Rhône , òù elle avoir .ci-de-vant un beau pont de pierre oriental bâti en 1265, estentièrement ruiné. Cette ville située à cinq. lieues aumidi & áu-dessous de Lyon, à la chute de la rivièrede l’Isere dans le Rhône, est sort ancienne, puisqu’ellëétoitla capitale des Allobroges , qui s’étendoient de-puis le lac Léman, le long du Rhône, jusqu’au con-fluent de ce fleuve & de l’Isere; de forte qué cespeuples avoient trois villes principales, Vienne, Ge-nève 8c Cularon, qui a depuis été nommée Grenoble.Ilsétoientttès-puissans, & capables de faire la guerreaux Romains , Comme l’assure Cicéron dans fa troi-sième Catilináire, où il dit maie pacatis. Les Romainsleur avoient conservé la liberté ; & durant la guerredeCatilina, ils avoient envoyé assurer le Sénat deleur fidélité. Mais ils prirent les armes contre la ré-publique , pour profiter des troubles excités dansRome j de forte qu’Horace parlant de ce peuple ,dit t
î ï . i rebusquençvùInfidelis Allobrox.
Ils furent punis de leur infidélité ; car Pontinuáles ayant vaincus F en 693 , les Romains, pour mieuxaflurer leur conquête , établirent une colonie àVienne, ensuite une autre à Genève, Sc une troisiè-me à Cularon. * Longutruz , Descr. de la France ,part. 1, p. 319.
Vienne fut sous l’Empife romain , uné des pluspuissantes de la Gaule Transalpine. Elle ne cédapoint à Narbonne , qui étoit une bien plus anciennëcolonie. C’est pourquoi Eusèbe de Césarée, dans son»histoire ecclésiastique , dit que les plus illustres mé-tropoles des Gaules, étoient Lyon & Vienne.
Les Rois Bourguignons s’en étant emparés, y éta-blirent leur résidence dans le cinquième siécle.
Boíon qui fe fit proclamer Roi de Provence en 879la fit fa capitale , Sc les autres Rois íes successeur*en userent de la même maniéré, jusqu’à Rodolphele Lâche. Sous ce Prince Sc sous l’Empereur Conrad laSalique , son héritier , les Archevêques de Vienneeurent un très-grand pouvoir dans la ville Sc dans lepays voisin. Rodolphe ayant fait une donation duComté de Vienne à F Archevêque Burcard 8c à ionEglise en 1023, cequin’empêchapasRenaud, Comtede Bourgogne, de s’emparer de Vienne, que í’Empe-reur Henri le NoirAuï laissa en faisant la paix aveclui en 1044. Renaud eut pour successeur son fils Guil-laume aux comtés de Bourgogne Sc de Vienne, 8c iljouit en cette ville des droits de régale , qui appar-tenoient à F Empire. Guillaume laissa le .Comté déVienne à ses fils Renaud 8c Etienne. Celui-ci allaiteà la Terre-Sainte , engagea le Comté à son fr ersGuy , Archevêque de Vienne qui l’acquit pour sot,Eglise. Etienne étant mort dans cette expédition,Fan j 102, F Archevêque demeura en possession duComté.C’est ce Prélat, qui, l’an-j 119, fut élu Pape, 8cprit le nom de Calixte II. L’Empereur Conrad, de lamaison de Suabe, appuya le droit des Archevêques deVienne j 8c accorda à ses Prélats la garde de la ville ,8c tous les droits de régale , ce qui fut confirmé pat
Frédéric Barberousse en 1153
Les Ducs de Zeringen avoient prétendu que toutìe royaume dè Bourgogne leur appartenoit, en ver-tu du don que les Empereurs Henri IV. 8c V- & Lo-thaire leur avoient fait. Conrad de Zeringen avoirpris le nom dé Roi : Berthold, son fils , s’étoit con-tenté déporter celui de Duc. L’empereur Frédéric,seigneur souverain de ce royaume , le retira en 116^de Berthold, à qui il ne laissa que peu de villes.
Cet empereur avoit donné à perpétuité , dès Fann 57, la dignité d’Archichancelier du royaume da
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