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dinet, & mit en leur place , à Vincennes , les Mini-mes. Onvoit, dans un cartulaire manuscrit de l’égliíeàe Paris , que dès l’an 1270, il y avoir à Vincennesune maison royale, Manerium régalé. C’est sans dou-te dans ce palais que moururent les rois Louis Hutin& Charles le Bel , son frété. On ne sçait pas jusqu’àquel tems a subsisté cet ancien château ; mais une ins-cription, en versfrançois, gravée en grosses lettres,fur une table de marbre noir, élevée contre le mur deîa porte de la haute tour , du côté gauche, nous ap-prend que cette tour fut commencée fous Philippe deValois, l’an 1337, & non-pas l’an 1361, comme ditCorneille ; que le roi Jean , 24 ans après, reprit P ou-vrage, que Charles V Pacheva ; &c que ce même roifit bâtir aussi une sainte chapelle, dansl’endroit où estaujourd’hui le cloître des Chanoines. François I, &Henri II, en ont, depuis, fait élever une autre, vis-à-vis le donjon , qui est beaucoup plus belle.Louis XIII nt renverser quelques anciens bâtimçns,& en fit élever en leur place un nouveau, composéde deux pavillons, destinés pour loger le roi 8r la rei-ne. Ces deux grands corps de logis font dans la courde saint Mandé, & n’ont été achevés qu’au commen-cement du régné de Louis XIV. L'avenue du châ-teau de Vincennes commence au trône, & est for-mée par quatre rangs d’ormes , plantés dans un ter-rain que l’on a rendu de niveau , & qui est appuyé ,en quelques endroits, par un mur fort épais & forthaut. Tout le bâtiment est un carré long, entouré defossés secs , qui font revêtus , & assez profonds. Lechâteau est composé de plusieurs tours carrées, dont laplus haute s’appelle le donjon, & a son fossé particu-lier &sonpont-levis. La chapelle est d’un assez beaudessein gothique , avec quantité de pyramides &d’autres ornemens. Les peintures des vitres de cetteéglise sont très-estimées. Les nouveaux bâtimensconsistent, ainsi que je P ai déja dit, en deux grospavillons, décorés de pilastres. Les dedans ont de lagrandeur, de la beauté. L’appartement de la Reineest-décoré de peintures & de sculptures, & d unplat-fond, bien peint. La grande porte , par laquelle onentre dans le parc, est en forme d’arc de triomphe,& ornée de colonnes & de statues. II est placé au mi-lieu d’une grande cour , _ dont les côtés font bornéspar les deux corps de logis, & par une galerie dé-couverte , soutenue sur des arcades rustiques. La mé-nagerie est à l’entrée du parc. (Pest un gros bâtiment,où Pon nourrissoitautrefois des lions, des tigres, desléopards, &c. Le parc a quatorze cent soixante-septarpens d’étendue. II est en face du château, 8t en laitun des plus beaux ornemens. C’est une futaye mêléede chênes, de charmes & d’ormes. On remarque sur-tout le Lois deBeauté, qui est situé fur une colline,qui regarde la riviere de Marne , & enfermé dans unpetit parc de cinquante-deux arpens, qu’on appellele Parc de Beauté. C’est ici qu’étoit anciennementcette agréable maison royale, que nos Historiens ap-pellent le Château de Beauté , ou mourut Charles V.On n’y voit plus qu’un bosquet de tilleuls , de cou-dres, & d’autres bois blancs, le tout fort négligé.Untableau , qui représente le jugement dernier, est cequ’on remarque de plus curieux dans le couvent desMinimes. * Longuerue , Description de la France,part. 1, p. 15. Piganiol , Description de la France ,t. 2, p. 568.
VINCENT ( l’Isle de Saint ), ou S AN VlCEN-TE. Isle d’Afrique, une de celles du Cap-verd, entrecelles de saint Antoine, au Nord-ouest, & sainte Lu-cie, au Sud-est.
La principale de ses bayes, au Nord , est celle deDesghat, qui s'étend vers le Nord-eít, entre deuxpointes assez belles.Du côtéduNord-ouest, vis-à-visl’Isle saint Antoine , on trouve Porto-Grande, quiest une belle rade. Frezier, qui y mouilla, I’appellabaye de saint \ incent; il y trouva vingt-sept brassesde fonds. A l’exception de l’Isle de Sel, il n’y en apas entre celles du Cap-verd , où il y ait autant detortues, qu’à saint Vincent : il y en a qui pesent jus-qu’à quatre cens livres. Les chevres & les ânes y son taussi en abondance. Cette Isle est déserte, monta-
gneuse, Sc mal pourvue d’eau fraîche & de bois. Fr&-ger & Premier , Voyage à la mer du Sud. Carte desIsles du Cap-verd, par Bellin, 1746.
VINCENTIAville de la Valerie-Ripense , se-lon la notice des dignités de l’Empire , Je£l. Cenom moderne, est Wenicza, selon Lazius.
VINCESIMUM ou AD Vicissimum. Voyez, aumot AD, les articles Ad Vìcejìmu. r r.
VINCI, château d’Italie , dans le duché de Tos-cane, entre Pise & Florence, presque à moitié che-min. Léonard de Vinci, fameux peintre, nâqiûtdansce château , en 1443. Abrégé de la vie des peintres,par Lepicié, m-4 . p- 1752. Robert, Carte, état del’Eglise.
VINCIUM , siège épiscopal de France , sel 011Grégoire de Tours, /. 9. Voyez VENCE.
VIN C U M , ville de la JBasse-Germanie, selonl’Itinéraire d’Antonio, qui écrit Vincum pour bi 71 'gin m. Voyez BlNGEN.
VINDÂ. Voyez Vindia.
VINDALIUM. Voyez Undalus.
VINDANA, port de la Gaule Lyonnoise. Ptolo-mée , /. 2 , c. 7 , le marque entre l’embouchure dnfleuve Erius , & le promontoire Gobœum. Au h eUde Vindana, les exemplaires latins portent yiaìana-Les uns veulent que ce soit le port de Brest ; les au-tres, que ce soit l’embouchure de la Vilaine : mais as’en rapporter à la carte, dressée sur Ptolomée, &aux cartes modernes, ce ne peut être autre chose q uele port de la ville de Vannes.
VINDELIA. Voyez VendeliA.
VINDELICI. Voyez VlNDEUClA.
VINDELICTA , contrée de l’Europe, au Norddes Alpes, & au Midi du Danube. Ce nom, p^ìnde*licia, Ovi-.sJ'mmci, pour désigner le pays des yindeh*c/, est plus en usage chez les Grecs que chez les La-tins, qui désignent ce pays , fous le nom du peuplaqui 1 habitoit ; tels que Suetone in Augusto , c. 21,Velleius Paterculus , 1. 2, c. 39. II ne faut pourtantpas s’imaginer que le mot yindelicia , ne soit pointlatin ; car Sextus Rufus, c. 8, s’en est servi.
On prétend que ce nom est formé de ceux de deu*fleuves, qui arrosent la contrée, & dont l’un , q uímouille la ville d’Augsbourg , à la gauche, étoit aP -pelle yindo, & l’autre, qui la mouille, à la droite, f enommoit Lichus:
P ergis ai Augustam, quam y indo Ucusquejluentdt-
Strabon & Ptolomée ne s’accordent pas dans les bot-'nés qu’ils donnent aux Vindéliciens; mais il est p| uSsûr de s’en rapporter au premier, comme ayant vec típlus près du tems, où les Rhétiens & les Vindeìicie° sfurent subjugués. II dit, l. 4, que ces deux peuplahabitoient, près des Salasses , la partie des monta-gnes, qui regarde l’Orient, & tourne vers le MidGqu’ils étoient limitrophes des Heìvétiens &
B o tens ; que les Rhétiens s’étendoient jusqu’à l’L 3 'lie , au-dessus de Verone & de Corne ; & que I e *Vindeliciens & les Noriques occupoientl’extrêini tedes montagnes , du côté du Nord : Montium part eSqu a. f post Salasíôs J Ortum JpeSlant & in Meridjf 7 ?vertuntur, Rhctti & yindelici tenent, conterminivetiis atque Boiis, quorum, campis imminent. Rs *usque ad Italìam pertinent, supra yeronàm atque c °'
mum . y indelici autem atque No ri ci monts - 71 ^
exteriora tenent. Les Rhétiens , selon le même Au-teur, ne touchoienp au lac de Constance , que da>une petite partie de son bord; sçavoir, entre le Rut& Biegentz: car cette ville , que Ptolomée donn^aux Rhétiens, appartenoit aux Vindeliciens .' .
bon le dit formellement : yindelicorum et/arrt R r ^gantii sunt, & Oppida illorum Brigantium & ^ arn P.,dunum. Les Heìvétiens & les vindéliciens oc ^poient une plus grande partie du bord du lac. • ^
cu m Rhctti exigu a parte, majore Nelelïi & P !TL e 1*att ngnnt. Pline, Tacite & Sextus Rufus achevennous donner les bornes de la Vindélicie. Le P r ^°j eSnous apprend, /. 3, c. 20, que les NoriquesVindéliciens étoient voiíìns : Juxta Carnes,