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Tome sixième. T - Z.
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VIN.

pioniam Taurusci appellatì nunc Norici. fíis conter -mini l hcuti & FindeLci. Or, files Vindéliciens tou-choient les Noriques , il falloit qu’ils s’étendissentjusqu’à l’Inn, Aenus ; car, selon 1 acite , Hist. L 3 ,c - S, Y Aenus se'paroit le Norique de la Rhétie, priseen général comme renfermant la Vindélicie. Enfin,comme Sextus Rufus dit, c. 8, qu’Auguste régla quela Vindélicie, le Norique, la Pannonie & la Mcesieferoient la séparation des terres des Romains, d’aveccelles des Barbares ; il s'enfui t que la Vindélicie Scle Norique s’étendoient jusqu’au Danube, qui faisoitla borne de l’Empire Romain. Par-là, on voit quel’ancienne Vindélicie avoir le Danube au Nord, &que l’Inn, Y Aenus, la íeparoit du Norique, du côtéde l’Orient : du côté del’Occident, ils s’étendoientdepuis le lac de Constance , jusqu’au Danube. Lesbornes, du côté du Midi, ne font pas fi aisées à déter-miner. Strabon dit que les Vindéliciens posfédoientdes plaines montueufes , à l’extrêmité des Alpes.Strabon resserre trop cette contrée, en la renfermantentre le Licus 8c 1 Aenus. * C elLar. Geogr. Ant. 1.2,

c. 7-

II reste à remarquer que la Vindélicie, lors qu'elleeut été subjuguée par les Romains, fut toujours jointeà la Rhétie ; 8c que toute la contrée , qui fe trouverenfermée entre le lac de Constance, le Danube,l’Inn, 8c les pays des Carnì , des Venetes 8cdes In-íubres , fut presque toujours appellée lilmtìa , ouProvjncia iïhœtia ; de façon , néanmoins, que leslibériens gt les Vindéliciens demeuroient deux peu-ples séparés, quoique dans une même Province. C’estpour cela, que Tacite, Germ. c. 41, qualifie Aus-bourg (AugustaVindelicorum) SplendídisJimaRheí-tix ProvinciàC 'oloma. Horace, I.4, od. 4, appelle lesbabitans de la Vindélicie , RHìEtî Findelici , pourles distinguer des babitans de la Rhe'tie, proprementdite.

VINLELIS ou Vinetits , ifie que l’itinéraired’Antonin place entre les Gaules 8c la grande Bre-tagne. Mais comme il y marque aussi plusieurs autresistes, dont il ne fournit pareillement que le nom ,fans donner aucune distance ni particularité, on nePeut guère dire ce que c’est que par conjecture. Cnsoupçonne, je ne sai sur quel fondement que c’estPiste de Portland. Pour surcroît d’embarras , les ma-nuscrits ne s accordent point fur l’ortograpbe de cemot; les uns font deux istes de VENDELIS 8 c deSlATA , au lieu que d'autre s n’en font qu’une, écri-vant VlNDELISSIATA dans un seul mot, ou VlNDO-LISTATA.

VINDELUM. Voyez Undalus.VINDENATII, peuples d’Italie,selon une an-cienne inscription citée par Ortelius, d’après le trai-té ue l’ortographie d’Aide : Goltzius , in TheJ'aur.P • 411 , au lieu de VïNDENATII , lit VlNDENATES•MUNICIP. CaSUENTINORUM VlNDENATIUM. V.B, et QUíDQUlD , 6 : c. Pline , /. 3, c. 14, écritVINDINATES, 8c en fait un peuple de l’Um-brie.

t VINDENSIS ,fiége épiscopal d’Afrique. La con-férence de Carthage , N . 208 , appelle RéparantsPpiscopus Vindenjis. On ignore de quelle Provinceétoit ce siège.

VINDENUTA , Vindunïta , Vindtmitta ,ou ViNDGNITENSlS Insula , iste de la France,dans la dépenuance de la ville de Nantes , selonGrégoire de Tours. Vit. Pat-, c. xo. C’est l’iste deVindonite fur la Loire S. Friard, né au territoirede Nantes, vers Pan 511, après avoir fait la proses-n°n de laboureur jusqu'en ssio, se retira dans l’istede Vindonite fur la Loire , au même diocèse , 8c yCourut en 583 , son corps fut transporté depuis à■stefnay dans le même diocèse, 8c que quelques unspretendenr avoir été le lieu de la naissance.

VINDERIUS, fleuve de l’Hibernie : Ptolomée,^• a 2 5 c. 2, marque l’embouchure de ce fleuve fur lacote orientale de l’iste, entre le Promontoire Ifam-, 8tl’cmbouchure du fleuve Logia. C’est aujour-

. U L selon Camden, Bay of Knocfergus. Un manus-£ rit de Ptolomée , consulté par Ortelius , porte

ri *t , au lieu de OuirJ'ípioç.

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VlNDESCAjOu Vindausca. Voyez Venas-

QUE.

VINDIA , ville de la Galatie ; Ptolomée, L Ç ,c. 3 , la donne aux Tolijiobogi. L’itinéraire d’Anto-nin , dont quelques exemplaires écrivent VlNDIA ,8c les autres VlNDA, marque cette vide fur la routede Pelsinunte à Ancyre , entre Germa 8c Papìra , àvingt-quatre milles du premier de ces lieux, 8cà tren-te-deux milles du second.

VINDILI, ou Vandili , selon Pline, I.4, c. 14,8c VANDALII, selon Tacite , Germ. p. 123 , VoyezVANDALl.

VINDIMITTA. Voyez VindèNUTA.

VINDINATES. Voyez VïNDENATII.

VINDINUM ville de la Gaule Lyonnoise ;Ptolomée, /. 2, c. 8 , la donne aux Aulerci , appel-lés aussi Cenomani. Fortunat lit VlNDOCINUM, 8cVilleneuve croit que c’est présentement Fendosme.

* Ortel. Thesaur.

VINETA, ancienne ville d’AUemagne, dans lecercle de la haute Saxe, capitale de Piste d'Usedom-C’étoit une ville très-considérable ; mais elle a étésubmergée , 8c on n’en voit plus aucune trace.

1. V INDUIS , montagne de P Espagne Tarra-gonnoise : Ptolomée, /. 2, c. 6, la marque au nombredes montagnes les plus considérables du pays. Elle estnommée VlNNÏUS MONS par Flûrus, /. 4, c. 12 , quilui donne l’épithete , d’ em.inentijjimus . On ne s’ac-corde pas fur le nom moderne. Les uns 1 appellentSierra, de Asturia , les autres Sierra d'Oca , ou SierradeOvìeda , d’autres nomment cette montagne Irnio8c b rnio j 8c P auteur des délices de Portugal dit : leMont, que les anciens ont appelle Fmdìus - ou Vin-duits ( car aujourd’hui il n’a point de nom particu-lier (est cette chaîne de montagnes qui, fe détachantdes Pyrénées , traverse la Biscaye 8c l’Asturie, 8cforme, à l’entrée de la Galice, deux branches, dontl’une s’étend tout du long jusqu’au Cap de Finister-re ; P autre tournant au midi, traverse le pays desanciens Bracares, 8c sépare la Province de Tra-los-Montesde celles qui font au couchant. * Délices dcPort:g-cl,p. 713.

2. ViNDIUS, montagne del’Inde, en-deça duGange, selon Ptolomée, /. f, c. 1.

VINDO , fleuve de la Germanie , dans la Vínde-licie. Ce fleuve, appelle aujourd’hui WERTACH, ar-rose la ville d’Augsbourg, du côté du couchant, 8cfe joint au Lech au-dessous de cette ville. Fortunaten parle ainsi dans la vie de S. Martin, /. 4.

Pergis ai Augujlam , quam Finio Lìcufquefluentat.

Nous n’avons point d’écrivains antérieurs qui ayentfait mention du Findn. Paul Diacre. ( De Gest. Long.1.2, c. 13 , ) qui, comme il le dit lui-meme , copiecet endroit cle Fortunat, écrit Firdo, au lieu de F;n-dz ; ce qui donne sujet de douter s’ilne faudroit pointlire aussi Firdo , dans Fortunat ; outre que le nommoderne ne contribueroit pas peu à appuyer cetteortographe. Cependant un poete ( Ricardus, Auít.1. 2, ) venu long-tems après, fuit la premiere orto-graphe , si ce n’est qu’il dit Finda au lieu deVENDO ;

Respicitô late jluvios Findamque Licumque.

* Cellar. Geogr. Ant. 1. 2, c. 7.

V1NDOBALA. Vovez ViNDOMÛRA.

VlNDOCINUM. Voyez VINDINUM.

VINDOBONA, ville dela Pannonie supérieure,

selon la table de Peutinger, qui la marque à six mil-les de Cetium. L’itinéraire d’Antonin, la place furla route de Sirmium à Trêves, en passant par Sopia-nce ; 8c il la met entre Molenum & Comagenes. , àvingt-deux milles du premier de ces lieux, & à vingt-quatre milles du second j en quoi il différé beaucoupde la table de Peutinger , qui marque Comagenes seu-lement à treize milles de Pindpbona , mettant memeCetium entre deux ; au lieu que l’itinéraire placeComagenes entre Findobona 8c Cetium. AureliusVictor, ( in Marco Antonio , ) écrit Feniobona ;