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îe Bagnaja . Le cardinal Gambra la fit bâtir & y sirde prodigieuses dépeqfes. Les appartemens fonttrès-beaux & distribues d’une maniéré ingénieuse. Il y ade très belles Peintures , des statues antiques. Lesjardins font grands, magnifiques , bien entretenus ;& on voir dans les viviers de très-beaux 8c de trus-tons poissons.
On trouve, à près de deux milles de la ville deYiterbe , une hauteur assez considérable, au traversde laquelle on a taillé un chemin étroit ou deux esta-fettes ne pourroient passer de front, & tout auprèsde la ville on voir une belle allée d’arbres qui con-duit au couvent de la Quercia. Cette allée a un millede longueur : le chemin en est beau , bien entretenu.
L’avant-cour de ce lieu célébré est formée par dessaisons occupées , dans le tems des foires , par desmarchands de toute espèce , qui s’y rendent de tousles états du pape & du grand duc , & qui y font uncommerce considérable. Ces maisons ne font pointhabitées tout le reste de Tannée. On a donné à cettee glifele nom de Notre-Dame dela Quercia ou du Chê-ne, à cause d’une image merveilleuse dela Sainte Vier-ge , qui y est une source féconde d’une infinité demiracles qui s’y font tous les jours. Cette imageétoit fur une grande toile, attachée fur un chêne aumilieu d’un bois , & rendoit un grande clarté pen-dant la nuit : ce qui ayant été rapporté à Tévêque, il
V fit construire une chapelle quicouvroit tout le chê-ne ou la. sainte image reposoit. On dressa un autelau pied de cet arbre , & l’on choisit les religieux deS. Dominique pour avoir soin de ce lieu, & pour
Y célébrer les saints mystères. La quantité de mira-cles qui s’y faifoient tous les jours , y attira bien-tôtles peuples de tous les environs , & ensuite ceux detOute l’Italie. II fallut bâtir une église plus considé-rable , & un couvent pour loger les religieux qui ladesfervoient. Cette église eífc grande & très-belle.La grande nef est accompagnée de deux collatéraux ,séparés par des colonnes de pierre rude , trés-bientravaillées. Les arcades font en. plein eeintre & por-tent une architrave, une frise & une corniche, avectous les ornemens qu’on y peut mettre fans confu-sion. La nef & les collatéraux font voûtés, & leschapelles , qui font des deux côtés , peuvent passerpour belles. Le chœur où les religieux font l’officecst derriere la chapelle qui renferme le chêne où lasainte Image fut trouvée. II est à présent sec , & ladévotion des Pèlerins l’a fort maltraité en le cou-pant. On conserve à présent le tronc avec plus desioin , & si on en donne à quelques personnes , c’esten petite quantité. L’église est pleine de vœux. Onn e se contente pas de les représenter en tableaux ;c>n voit de tous côtés des figures de carton grandescomme nature , qui reprefentent les gens qui ontre çû des grâces singulières. Les vœux de carton Re-voient pas les-seuls qui ornoient cette église. La pie—îe de fidèles sembloit s'être épuisée , tant on voitd’argenterie 8t d’ornemens d’or, enrichis de pierre-Les autour du tableau. Mais cette église a été dé-pouillée de ces richesses. On trouva un matin quedes voleurs étoient entrés avec une échelle par uneenêtre & qu’ils avoient tout emporté. On regrete ,
siir-tout, une large bordure d’or maísif, couverte dedamans, & d’autres pierreries qui étoient autourdu S. Tableau. On fit de grandes perquisitions fansPouvoir rien découvrir. Le couvent de la Querciae st grand • il n’a pas été bâti tout d’un coup , & ilEst aisé de s’en appercevoir. Cependant la maisonfst tr ès-logeable. II y a toujours noviciat & étude ,ot “eaucoup de confesseurs. C’est une communauté* e plus de soixantereligieux. Elle est riche , les cloî-? es &les cours, les offices & les jardins ont desontaines & des jets d’eau. Avec tout cela les Domi-Uicains ont à l’autre côté de la ville un autre couventh ll ^s agréable , nommé Notre-Dame de Gradé.
Ce couvent est auffi hors de la ville , près delaForte Romaine. On l’appelle Notre-Dame de Gradi ,d^'2 degrés , à cause du nombre considérable del’é^Vc S ^ d si* ut monter, pour arriver à la porte detqc - Sc à celle du couvent. II y a un hôpital où l’on* tQ us les pèlerins qui vont à Rome , ou qui en
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viennent. On n’est obligé que de leur donner deuxrepas , & de les coucher une nuit, à moins qu’ils nesoient malades. L'église de ce couvent est plus an-cienne & plus grande qne celle de la Quercia ; maiselle n’est pas si belle. II y a dans le couvent une bi-bliothèque nombreuse & bien choisie. On y conserveentre les manuscrits lès minutes de JeanAnius, decette maison , & mort à Rome, sous le pontificatd’Alexandre VI, à la fin du quinzième siécle , étantalors maître du sacré palais. II étoit savant dans leslangues grecque , hébraïque & chaldaïque , & très-versé dans T antiquité. Le couvent de Gradi est ri-che , & toujours rempli d’un nombre considérablede religieux , appliqués aux devoirs de leur état & àl’étude. II en est sorti de fort grands hommes.
2. VlTERBE,lieude France, dans le haut Lan-guedoc, diocèse & recette de Lavaur, à deux lieuesà l’Orient de cette ville. II y a dans ce lieu un châ-teau fur l’Agoust.
VlTERBIUM , ville d’Italie , dans le patrimoi-ne de Saint Pierre, aujourd’hui Viterbo , & en fran-çois Niterbe.Y oyez ce mot. Biondo ne croît pasque ce soit une ville fort ancienne ; il ne lui donneque six cens ans d’ancienneté , encore, dit-il, quedans ce tems-là ce n’étoit qu’un petit village ouchâteau appelle Viturvium , Cluvier qui dit queViterbe pourroit être l’ancien Fanum Voltumneí deTite-Live.
VITFLEURS, VlTTEFLEURS, ou VîllEFlEURS,bourg de France , dans la Normandie , au pays deCaux , fur la riviere de Paluel, à quatre lic-ués deFécamp , à deux de Valmont, & de S. Valéry , & àune lieue & demie de la mer. II a un titre debaro-nie avec haute-justice. On y tient marché le samedi,& fa paroisse porte le titre de S. Martin. *Corn. Dict.Mémoires dressés fur les lieux en 1703.
La h atonie de Vitfleurs comprend treize paroissesen seigneurie Lt patronage , savoir Vitfleur , Baluel,S. Riquier , Ingouville , S. Valéry , Manneville ,Pleine-Séve , Velles , la Gaillarde , S. Pierre le Pe-tit , S. Pierre le Vieux , S. Aubin & Tourville furScie. Ces treize paroisses font de l’exemption deFécamp, dont P abbé est baron de Vitfleur.
VITHUNGI. Voyez JUTUNGI.
VITHYtE , Voyez BiTHY/E.
1. VITIA, contrée de la Médie , ou du moinsvoisine dela mer Caspienne & de F Arménie, selonStrabon , 1 . 11 ,J>- $c8 , qui dit que les -Emanes deThessalie fortifièrent dans cette contrée une villequ’ils nommèrent tEneianA.I 1 ajoute qu’on y mon-troit des armes à la maniéré, des Grecs , auffi-bienque des vases d’airain & des sépulcres.
2. VITIA. Strabon, /. 11,p. 531 , dit que quel-ques PEnianes de Thessalie bâtirent une ville de cenom aux environs de la Médie. Ne seroit-ce point lamême que ce géographe nomme plus haut JLneiana ,& qu’il place dans la Vitie ? de forte que Nida su-roît été un nom commun à la ville & à la contrée.Voyez l’article précédent. Xylander croit que lemot Vida ., Ofi -ria, est un mot corrompu.
VITII, peuple que Strabon , /. 11, p. y 14, nom-me parmi ceux qui habitoient íùr le bord de la merCaspienne , & à la page <508 , il nomme ce peupleKmtioi , ou Kn-hrtoi ; mais la premiere ortographeest apparemment préférable , puisque le pays s’appel.loit O iÏTia.
VITICINORUM OPPIDUM. Voyez Vidici-
NORUM OPPIDUM.
1. VITILO , VïTOLO, ou Vitulo , riviere dela Morée j dans le Brazzo di Marna. Certe petite ri-viére prend son cours du nord oriental au midi oc-cidental , & fe jette dans la mer de Sapienza , où el-le forme un port auquel elle donne ion nom.
2. VITILO , VïTOLO., ou Vituro , ville dela Morée dans le Brazzo di Maina, à l’embouchurede la rivière de même nom , au fond d’un port ou pe-tit Golfe, qui fait partie de celui de Coron. Sophiencroit que c’est la ville Bityla des anciens. Voyez cemot, Sc celui de BlTYLO.
VITIS, fleuve d'Italie, dans la Cifpadane: Pli-ne, /. 3 , c. 15 , le met entre le Sapis & l’Anemç ,