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VlTUNGI. Voyez Jutungi.
VlTURNA ou Juturna. Voyez JuturnA.VlTURVIUM. Voyez ViTERBUM.
VlTZE. [ la J Corneille , qui cite les Mémoiresà Plans géographiques 1695, dit: la Vìt^e, grosbourg d'Italie, qui n’est éloigné de Trente, que debuit milles. Il est situé furies bords de l’Adige , quidevient un gros torrent dans ce lieu-là, & faitd’étranges ravages le long des plaines. Ceux du paysont bien de la peine à s’en garantir, par des diguesqu’ils y entretiennent avec grand foin. Le pont, furlequel on traverse la riviere, eít d’une construòlionadmirable. T.l eít tout couvert, & ressemble à cesgrandes sales, qui font percées des deux côtés. Quoi-flu’il ait soixante & dix pas de long , & qu’il ne soitcomposé que de bois de sapin, il eít toutefois fansvoûte & fans piliers, & fe soutient de lui-même enl’air, d’une invention fort ingénieuse & sure , par lesecours de quelques arcs-boutans, placés seulementàl’un 8t à l'autre bout.
II n’y a , je crois que Corneille & son garant quiconnoinoient aux environs de Trenteunbourg nom-mé la Fù?e. Cela me feroit soupçonner qu’il seroitquestion du bourg de Levis ; situé à sept ou huitmilles au nord de Trente. Elle n'eít pas à la véritéfur l’Adige , mais íur la riviere ou fur le torrent quilui donne son nom, 8c sur lequel elle a un pont. Dureste elle eít si près de l’Adige, qu’il n’eít pas éton-nant qu’on ait dit qu’elle étoit fur son bord.
VIVA ouVlNA, ville de l’Afrique propre. Elleest marquée dans l’ítinéraire d’Antonin fur la routede Carthage à Sufetula , en passant par Adrumete ;dc elle se trouve entre Carthage & Putput, à trente-ïrois milles de la premiere de ces places 8c à dixmilles de la seconde. La table de Peutinger qni écritFina-Fìcus , différé de l’itinéraire d’Antonin pourles milles qui se trouvoient entre cette ville 8cFutput: au lieu de dix milles, elle marque dix-huitmilles. Vìva ou Vina futun siège épiscopal de laPro-consulaire. Voyez VlNENSis.
VIVANTIUS FLUVIUS. Biondo écritainsi le nom latin du fleuve Tordìno . Voyez Juvan-ÎIUM.
VlVAR, bourgade d’Espagne, dans la Vieille-Castille, à deux lieues de Burgos. Ce lieu est cé-lébré pour avoir donné la naissance au grand hérosRodrigue, surnommé le Cid , dont les historiensEspagnols racontent taut de merveilles , 8c qui afourni à un poete françois , ( Pierre Corneille) lesujet d’une belle Tragi-Comédie. On croit quec’est la Deobriga des anciens, * Délices dé Espagne ,p. 184.
VIVARAIS, pays & petite province de France,mi gouvernement militaire du Languedoc , 8c quifait partie de la lieutenance-générale des Cevenne's.Çe pays est borné , au nord par le Lyonnois : à l’Q-ri ent par le Rhône qui le sépare du Dauphiné : aumidi par le diocèse d’Usès ; 8c à l’Occident parleY elay 8c par le Gevaudan. Le Vivat ais a pris le nomde la ville de Viviers. Les peuples s’appelloient au-tr efois Helvii , 8c appartenoient à la Gaule Narbon-^oise. Jules César en fait mention dans ses Com-mentaires , 8c dit qu’ils étoient fur les conflits desPeuples du Gevaudan & du Velay , qui n’étoientPoint alors sujets des Romains. Après la nouvelle di-vision des provincessous Costantin 8c ses successeurs,lesHelviens furent attribués à la premiere Viennoise.
. irabon qui les nomme Helooci , s’est trompé quand1 l a mis les Heiviens au nombre des quatorze peu-ssos , d’entre la Loire 8c la Garonne , qui furent3 °ints à l’Aquitaine. La capitale de ces peuples Hel-Vl í s’apppeiìoit Albe, 8c même Albe-Auguste , com-on lit dans Ptolome'ej on l’appelle encore au-jourd’hui Albe ou Alps ; mais ce n’est plus qu’un^°urg qui a succédé à l’ancienne ville ruinée par lesbarbares. La ville d’Albe &les peuples Heiviens fu-re ut conquis' par les Bourguignons. Sigismond leurrc>1 , en étoit le maître au commencement du fìxie-siécle , lorsqu’il assembla le concile d’Epaone,les 1 ^*7 ’ composé des évêques, ses sujets , entrequels étoit Vinantius, évêque d’Albe. Les Fr an-
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çois, après la mort de Sigismond , ayant conquis léroyaume de Bourgogne , il fut partagé entre lesprinces de la maison du grand Clovis ; la ville d’Al-be avec son territoire vint au pouvoir des rois déMetz. Théodebert, fils de Thierry, & petit-fiis déClovis, ayant assemblé un concile dans la ville d’Au-vergne, le même Venantius , évêque d’Albe y aíïìs-ta, & y prit la qualité d’évêque de Viviers, Fiva-rìenjìs j ce qui démontre que dès-lors il avoit trans-féré son siégé ou sa résidence d’Albe à Viviers ; néan-moins le titre d’évêque d’Albe subsistoit toujours ,puisque Cantinus, successeur de Venantius, assistantau cinquième concile d’Orléans l’an 549, prit enco-re la qualité d’évêque d’Albe. Mais depuis cenom fut entièrement aboli. Ce pays , à cause despeuples Helvii, avoit été nommé Helvicus Pagus ,dont Pline fait mention, auffi-bien que du vin quece pays produit, nommé Helvicum Vinum. * Longue-rue , Descr. de la France, part, 1 , p , 260.
Le pays est divisé en haut 8c bas-Fivarais , par lariviere d’Erieu. Le haut Fivarais est du côté du Fo-rés & du Velay. Annonay en est la capitale. Lebas-Vivarais est situé au midi. C’est où fe trouventla ville de Viviers, qui est devenue la capitale dùpays depuis la destruction de l’ancienne Alba -Augus-ta,à présent Aps, qui étoit la capitale des Helvii. Onpeut encore ajouter à la division du Vivarais le paysde Boutiéres, situé entre Privas & le Velay. Cedernier pays consiste en hautes montagnes stériles ,qui ne produisent que des châtaignes, des chanvres8t des pâturages pour nourrir des bêtes à laine. Lehaut-Vivarais est couvert de montagnes qui fonttrès* bien cultivées , où l’on nourrit une grandequantité de bestiaux, 8c où l’on recueille beaucoupde bled. Le bas-Vivarais est des plus abondans parl’industrie de ses habitans qui savent ménager jus-qu’aux moindres terreins des montagnes qu’ils peu-vent cultiver , outre que la plus grande partie dupays par elle-même , c’est-à-dire entre les montagnes8c les bords du Rhône est très-fertile. On y recueil-le beaucoup de vins, 8c on y fait beaucoup de foie.
Les barons de la Province président à l’assembléedes Etats du Vivarais, 8c P évêque n’y vient qu’à sontour comme baron. Ils peuvent les uns 8c les autresen leur absence envoyer un subrogé qui tient l’assem-blee. Le baillis du pays y assiste toujours. Le grandvicaire de l’evêque y entre comme baron de Viviers.Treize consuls 8c deux baillifs y entrent aussi. L sbaron de T ours, ou son subrogé signe le premier , 8cle commissaire principal signe le second ; ce qui estsingulier, car dans tous les autres diocèses il signele premier. * Piganiol de la Force , Deícr. de la Fran-ce , t. 4, p. 291.
VIVARIENSE MONASTERIUM, abbaye d’I-talie , dans la Calabre ultérieure , 8c fondée par cas-siodore ( Divinar. Le A- c. 29, ) en Ç39, auprès de laville Squìllachim ou Scyllatium. Elle étoit gouver-née par deux abbés. On croit que c’est la mêmeabbaye que Saint Grégoire, Pape, /. 7 ,IndiA. i,Epi il 31 , appelle Monasterium Cajlelli , 8c qu’il metaussi dans le diocèse de Squilacci. C’étoit une abbayede l’Ordre de S. Benoît, située au voisinage de lamer , vers l’embouchure du fleuve Pellena, près nésmontagnes appellée Castellenses Montes , 8c au voisi-nage de la terre ou du village appelle présentementStallati. Le nom de Fivarienfe lui avoit à ete donnéà cause d’un vivier que Caffiodore avoit fait fairedans cet endroit, 8c dont il donne la description ,Epis. I.12, Ep. ad Maximum. * Le P. Lubin, Abat.Ital. Notit. ,
VIVARIENSIS , siégé épiscopal de la GauleNarbonnoise. Voyez VIVIERS.
VIVARO , petite ìíle du royaume de Naples ,íur la côte de la terre de Labour , dont elle détend,à deux milles de l’iste d’Iscbia , entre cette iste,8ecelle de ?xocitz.Coronelli Ijolar. t. 1.
VIVENTANI, peuple d’Italie,dans l’Umbrie,selon Pline, è. Z, c. 14.
VIVERO ou BiVERO , ville d’Espagne, dans laGalice , à neuf lieues nord.ouest de Ribadeo , 8c àsept lieues sud-est du cap d’Ortegal 'Wvero est
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