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La même comtesse Blanche avok pourtant depuis ré-duit le nombre des chanoines à quarante ; & enfin,François I, les a réduits à seize.
II y a, outre cela, à Vitry un collège des peres de laDoctrine Chrétienne , qui enseignent les humanités,8c la Philosophie ; & qui prennent des Pensionnaires.Ilsfurentétablis aumois d’Avril en 1665 par Vialart,évêque de Châlons, qui leur donna douze cens livresde rente fur l’hôt'el-de-ville de Paris ; &la ville deVitry leur donna pareille somme à prendre sur les oc-trois. Le couvent des Minimes,composédedouzereli-gieux , est tres-bien bâti. II fut fondé en 1610, parCôme Clauste , évêque de Châlons ; & l’on a uni à cecouvent le prieuré de sainte Croix de Vitri-le-brulé.Ces religieux jouissent d’environ trois mille livres derente. Les Récollets , qui font au nombre de vingt-quatre religieux, surent établis en 1612. Les religieu-ses de la Congrégation , íònt au nombre de cinquan-te. La maison des dames Régentes a été établie &fondée par Vialart, évêque de Châlons. II y a enfindeux hôpitaux , l’un servi par quatre religieux de laCharité , & fondé, vers l’an 1676 , par feu Morel,maître de la chambre aux deniers : on y compte dixlits fondés. L’autre hôpital , est l’hôpital-général,érigé par lettres-patentes du roi, du mois de Septem-bre 1686.
On trouve à Vitry un maître particulier des eaux &forêts, un bailliage, un présidial créé en 1551, & ré-gi par fa coutume particulière, un grenier à sel du dé-partement de Châlons, & une châtellenie pour lesdomaines du roi. La Marne, qui commence à être na-vigable a Vitry, est un grand avantage pour les babi-tans, qui s’en fervent, pour transporter leurs bledsà Paris. On la passe íùr un pont.
VITRY-SUR-LOIRE, paroisse de France, dansla Bourgogne, bailliage & recette de Bourbon-Lan-cy , à deux lieues de la ville de ce nom , près de laLoire , avec titre de baronnie. Les fiefs, qui fontdans cette paroisse, se nomment Fraise, Finge, Forwdys, 8c Ambry, Sc font mouvans de la seigneurie deVitry.
VITRY-SUR-SEIN E, bourg de Piste de France,élection de Paris. Ce bourg est bien peuple.
_ VI TR Y-S UR-L A -SC ARP E , Fiétoriacum , an-cienne bourgade de France , dans la province d’Ar-tois, fur la rivière de Scarpe, à deux lieues de Douai.Ce lieu est remarquable, pour avoir été le séjour deplusieurs princes, de la premiere race des rois deFrance. Grégoire de Tours, parle de ce lieu en plu-sieurs occasions. Jonas , dans la vie de saint Colom-ban, 8c Hairulfe, Rappellent Château-Public, F il-lam Publicam. Sigebert, roi d’Austrasie, y fut poi-gnardé , par des assassins que Frédegonde avoir en-voyés. 11 venoit d’y recevoir l’hominage de tous lesseigneurs du royaame de Soissons. C’eft en ce mêmeendroit que Chilperic fit élever le jeune Clothaire ,de peur que fa vie ne fût exposée à de grands dangersdans un autre lieu. * Mabdl. de Re Biplom. 1 . 4,p. Le P. Daniel , Histoire de France, tome 1,
P ’ VITSENHAUSEN. Voyez WlTZEHAUSEN,VITTARI. Voyez Uttari.
VITTEAUX, ville de France, dans la Bourgo-gne , recette de Setnur, fur la rivière de Braine,dans un pays de montagnes. Cette petite ville a ungrenier à sel 8c une mairie. C’est la vingt-quatriémedes villes qui députent aux Etats de Bourgogne.
Quoiqu’elle n’ait pas plus de mille habitans, elle nelaisse pas d’avoir un couvent de Minimes, des Ur-íulines, 8c un Hôpital. Dans les montagnes, qui l’en-vironnent, on trouve une espèce de marbre noir, mê-lé de blanc. Outre la Braine, il passe à Vitteaux, unruisseau, qui vient de Massigny, 8c cause de grandsdommages après les pluies ; ce qui contraint les habi-rans de faire des digues , pour les opposer à ce tor-rent. Il y a plusieurs chapelles dans l’églife parois-siale; íçavoir, celle de saint Michel, de trois censlivres de revenu j celles de saint Jacques 8c de sainteMagdelaine, qui peuvent valoir cent cinquante li-vres; celles de tous les Saints, des Ferranes 8c desainte Anne , de deux cent quatre livres ; enfin , la
chapelle de sainte Catherine, de quatre-vingt livresde revenu.
1. VITTORIA, ville d’Espagne, dans la petiteprovince d’Alava, fur la route de Mirandaà Tolola.Cette ville, la plus considérable de la province, jouitdu titre de Cité, depuis l’an 1431. Quelques-uns me-me disent qu’elle est la premiere de Castille, Sccomptent la province d’Alava pour une partie de ceroyaume, Quoi qu’il en soit, Vittoria est située aubout d’une belle vallée : elle a une double enceintede murailles, dont l’une est antique , 8c l’autre mo-derne : mais du reste, il n’y a aucune fortification. Laprincipale place est entourée de l’hôtel-cîe-ville , descou vens de saint François 8c de saint Dominique, Scde plusieurs maisons assez bien bâties. Au milieu elleest ornée d’une fort belle íontaine. Ce qui achevé derendre cette ville agréable, ce font les beaux arbresdont les grandes rues font bordées. La ville est parta-gée en deux parties. II y alaVille-Neuve St la Vieil-le-Vilîe. Tout le monde quitte cette derniere, poufaller demeurer dans l’autre. On y trouve de fort ri-ches marchands. Leur commerce se fait à Bilbao, ou 2Saint Sébastien: il consiste, pour la plus grande pat-rie, en marchandises de fer. II s’y fait aussi quelquetrafic de laine Sc de vin; mais le grand commerceconsiste en lames d’épée, qu’on y fabrique en grandequantité. On y tient même un étalon, auquel on lesmesure toutes , quand elles font faites , pour voir 6elles font de la longueur qui est marquée par l’or-donnance. Outre le grand nombre de marchands,qui s’y trouvent, à cause du commerce, la situationagréable, 8c labeauté dulieu, y attire aussi beaucoupde noblesse , qui fe fait un plaisir de venir demeurerdans un si beau séjour. * Délices dé Espagne, p. 94.
La ville de Vittoria doit sa fondation à Don San-dre, roi de Navarre, qui, après avoir conquis la pro-vince d’Alava, fur le-Maures, bâtit cette ville enmémoire de la victoire qu’il avoir remportée fur lesInfidèles. Quelques-uns ajoutent qu’il eut en vue aus-si d’élever un rempart contre le roi de Castille , qUtauroir pû lui disputer fa conquête.
2. VITTORIA, ville de l’Amérique , dans HTerre-ferme , au nouveau royaume de Grenade,dans l’audience de Santa-Fé, entre Caramama 8CMariquita, à cinquante lieues , au Nord-Ouest, deSanta-Fé. On appelloit ordinairement cette ville,Vutoria. de los Remedios. On tient que son territoireabonde en mines de divers métaux. * De lIsle , Ar-ias. De Laet, Desc. des Indes oc. 1 .9, c. 6.
3. VITTORIA , abbaye d’hommes , ordre deCiteaux, dans la Basse - Carinthie, a p diocèse d®Gurck.
VITUDURUM ou ViTUDORUM. Voyez VlTO*VURVM.
VITULARIA-VIA , chemin d’Italie: Cicéronen parle, au troisième livre de ses Epîtres, adOpFratrem, Epist. 1. Ex eo loco [ Manliano J relia F 1 'salaria. via prose cl ìJumus in Fujiiianumfundum.
VITULI-ÌNSULA, Isle de la Grande-Breta-gne, selon Bédé, qui dit que dans le pays on la nom-me Seolefeu. II ajoute , que c’est un lieu tout envi-ronné de la Mer , excepté du côté de l’Occident,qu’il y a une entrée, de la largeur d’un jet de fronde*Locus imdìquç mari cìrcundatus , prœîer ab Occident"e *ubi habet ingresfum amplitudinis jaSlus fundtx. AnMidi de Cliichester, la Mer d’une part, 8c deu#bayes des deux autres côtés, forment une petite prés*qu’Isle, nommée Selsey, au lieu de SeaeESEG; c&qui signifie VIsle des Feaux Marins. Elle n’est P el1 'plée aujourd’hui , que de villages ; mais ancienne-ment On y voyoit fur le rivage oriental , 8c verspointe de la baye, une ville, nommée aus Sdjeyqui fut longtems florissante, ayant eu des évêques epuis le septième siécle , jusqu’au régné de GuiB au .le conquérant. Elle fut ruinée par quelque inondatio
del’Océan, 8c le siège épiscopal fut transfère a >
chester: il n’y reste plus rien que les masures, qn 0peut voir lorsque la Mer est basse ; mais lorsqu eest haute, elle les couvre entierement.. O” fades huîtres qui fe pêchent dans ce quartier,... Vei-laGr. Pr.p.Bii,