z 1 4 VOB. VOC.
UNZELENSIS , siège épiscopal de P Asie mineu-re y dans la Pilidie. II en est fait mention dans le con-cile de Nicée, allégué par Ortelius.
1. VO , lac de la Chine , dans la province de Pe-king, an voisinage de la ville de Hien. Ce lac est très-prolond j & le pere Martini, fans néanmoins garantirles faits, dit que, selon le rapport des Chinois, si onjette une pierre dans ce lac , son eau devient rougecomme du sang ; 8t que si les feuilles des arbres voi-sins y tombent, aussi-tôt on en voit sortir des hiron-delles , qui prennent la volée ; de forte qu’on diroitque les feuilles de ces arbres se changent en cette es-pèce d’oifeaux. * Atlas Slnenjìs.
2. VO, fleuve de la Chine, dans la province deKiangsi. II fe joint, avec le Tao 8c le Lien, au voisi-nage de la ville de Lungnan.
VOADZIRI, nom que l’on donne, dans l’isle deMadagascar, à ceux d’entre les Nègres de la provin-ce d’Aressi , qui font les plus riches 8c les plus puis-fans. Ils font maîtres d’un ou de plusieurs villages, 8cdescendent de ceux qui étoient les possesseurs dupays, avant que les Blancs, ou Zaf’eramini , s’y fus-sent venus habituer. Ces Noirs fe virent ensuite ré-duits fous P obéissance des Blancs. Ils ont la libertéd'égorger lès bêtes qui leur appartiennent en propre,ou qui font à leurs sujets ou à leurs esclaves, lors-qu’iîs fe trouvent éloignés des Blancs ou Zajferami-7 ii, 8c qu’il n’y a dans leur village ni de Rohandrians,ni d’Anacandrians , qui font les deux premiers étatsou degrés de dignité parmi les Blancs. Après la mortde leur roi, ou de leur seigneur, ils ont le pouvoirde se soumettre à celui des grands qu’ils veulentchoisir; 8c en considération de cet hommage , le sei-gneur leur fait un présent, en vertu duquel il hériteaprès leur mort de tout ce qu’ils posíèdoient. * Dap-per, Descr. des isles de l’Afrique, p. 431.
VOARY , ou Boary, royaume du Japon, dansla grande isle de Niphon, au Sud de celui de Mino,au Sud-Est du lac d’Oïtz, àl’Est du royaume de Ka-wadsi , à l’Ouest de celui de Micava, au Nord-Est d’Ixo , 8c au Nord de la Mer du Japon; ce petitétat étoit l’ancien patrimoine du célébré Nobunanga,qui , dans le seizième siécle , fe rendit maître de lameilleure partie du Japon.
VOBERGA, ville de PEspagne Tarragonnoife ,Martial, qui en parle, au premier livre de ses épi-grammes Lìb. 1 , Epìgr. 52, v. 14, fait entendrequ’elle étoit dans un pays de chasse.
Prœstabit illic ipsa fngendasproptPobisca prandenti feras.
Au lieu de Poberget, quelques manuscrits portentPobisca, 8c d’autres P'obercum. Jérôme Paulus , demontìb , 0 fluminib. allégué par Ortelius, dit que P'0-berga étoit dans le territoire de Bilbilis, 8c Varre-rius , aussi-bien que Montanus , la nomment Bo-bierca.
VOBERNUM, ou VobernA, ville d’Italie,
dans la Gaule Transpadane, fur le bord de la riviereClef us ou Clufius , aujourd’hui la Chiefe. On trouvedes traces de cette ancienne ville dans le village deBoarno, au Bressan ; & l’on y a déterré l’inscriptionsuivante :
P. ANTINIUS L. F. F AB.
Hic sïtus est
. . PERLEGE UT RE-
QU1ETUS QUEAS DIGERESyEPE TUIS. FINIBUS ITA-hlM MONUMENTUMVIDI VOBERNA IN QUOEST AT1NI CONDITUM.
VOBRENSIS-SALTUS, lieu de France, fur lebord de la Marne, selon Aimoin, /. 4, c. 41, cité parOrtelius.
VOBRIX, ville de la Mauritanie Tingitane :Ptolomée, /. 4, c. 1 , la marque dans les terres; 8cMarmol dit que c’est présentement le bourg deLampta, au royaume de Fez. Les ruines de Pçbrix
font au-desfus deLampta, furie penchant de la mon-tagne de Zalag.
VOCA, ville de l’Espagne Tarragonnoife : PkO-lomée, /. 3, c. 6 , dit Ortelius, la donne aux CallaidEncenses ; mais Ortelius ne s'est pas apperçu qu’endistinguant P r oca de Poeca , d’une feule ville il enfait deux. Voyez VOECA, qui estl’ortographelaplusgénérale.
VOCANUS-AGER, territoire de l’Afrique pro-pre : Tite-Live, /. 33, c. 48, donne à entendre que ceterritoire n’étoit pas fort éloigné de Acholla, ni deThapfus.
VOCATES, peuples de la Gaule Aquitanique*César, Bel. Gai. /. 3, qui parle de ces peuples, l eSmet au nombre de ceux qui furent subjugués p aCCrasfus. On ne s’accorde pas fur le nom moderne dupays qu’ils habitoient : les plus sages disent qu’si 5ignorent fasituation, quin’apoint été déterminéep^ rles anciens. Scaliger, Notit. Gai. moins modeste, fd’abord soupçonné que les Vocates étoient les mê-mes que les Boates , aujourd’hui Buch, dit-il;comme un simple soupçon ne décidoit pas assez à 1*fantaisie, il n’a point craint d’avancer que son senti-ment étoit certain, quòd ómnino certum efi; mais cequi étoit certain pour lui, est regardé comme très-faux, parles meilleurs Critiques. Voyez les articlesBa^adois 8 c Boatium.
VQCAUDAE. Voyez BAUCADL.
VOCCANCE, bourg de France, dans le Haut-Vivarais, recette de Viviers.
V OCLADE, ancien lieu des Gaules , daflíl’Aquitaine , chez les Pictaves, célébré par la défaited’Alaric , que le roi Clovis tua de fa propre main*Aujourd’hui ce lieu est appellé VOUILLÉ. Vòyez cemot.
VOCONE, bourg d’Italie, dans la Sabine, au*confins du duché de Spolete, à trois lieues, au Midi»,de la ville de Terni. On croit que c’est l’ancien VA-CUNjE-Fanum. Voyez ce mot.
VOCETUS , ou Vocetius , montagne de I*Rhetie, selon Ortelius, qui allègue Tacite en preu-ve; mais quoique Tacite, Hifl. l.i,c. 68, fasse men-tion de cette montagne , il ne dit point qu’elle íû £dans la Rhétie : au contraire, en rapportant que le*Helvétiens, battus par Cecinna, assisté des cohortesRhétiennes, jetteront leurs armes bas, & que la plu-part , blessés ou fuyards, fe retirerent en désordre»’vers le mont Vccetìus : il fait entendre que cettemontagne étoit dans l’Helvétie, 8c non dans la Rhé-tie. Ouvrer, Germ- Ant. I. 2, c. 4, 8c Cellarius, c. 3 *font d’avis que le mont P'ocetus est cette partie dumont Jura , qui est dans le canton de Zug, 8c qu’o stappelle présentement Bctfberg. Quelques-uns ontvoulu confondre le VOCETIUS , avec le VOGESUS »c’est une erreur. Voyez VOGESUS.
VOCONDI. Voyez VOCONTII.
VOCONIS, ou VoconïjE-AqUìE. VoyezViC*le-Comte.
VOCONTII, peuples de la Gaule Narbonnoiff'Ils habitoient à P Orient des Tricastini, Sc à P Occi-dent des Trìcorii ,• ce que nous apprenons de larout ed’Annibal, décrite par Tite-Live, 1. 21, c. 31. Quà # 1jam Alpes peteret, non reSta regìone ìter instituit,ad Ictvam ìn Tricastìnosflexìt: indeperextremamotnn*Pocondorum agri retendit in Tricorios. Cette rouf®est exprimée à peu-près de la même maniéré dans 21-:lius Italiens, 1. 3, v- 366.
Jamque Trlcastinls ïnceditfinìbus agmen;
Jam faciles campos,jam rura Pocontia carprf-Turbidus hîc truncis faxisque Druentia latuntDuâíoris vastavìt iter.
Strabon, 1. 4, p. 178 , écrit 'CWaV,,,, pocontii*p. 203 , ’Ouowtioi , Pocuntii. II dit que ce ,étoit limitrophe des Allobroges, 8c libre , c c -a-dire , que par la libéralité des Romains, “ et . 1exempt de la Jurisdiction du président dc la provin-ce. Aussi Piline, 1- 3, c.4, lui donne-t-B tltre .Cité confédérée. Il ajoute qu’ilsavoient deux capitales Vasio , Vaìjbn , & LUCUS-AUCUSTI, se LuC '