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des martyrs, toutes celles des empereurs romains,'après qu’o n eut inutilement essayé les plus horriblessupplices contre la foi des fidèles , on eut recoursa cette bouche d’enfer. On y précipitoit les uns .* onarrosoir les autres de la matière embrassée qu'on enttroit , & ce supplice duroit quelquefois plufieurspurs de fuite , quoique dès le premier les corps desmartyrs fusícnt dans un état à faire horreur. II y a furla même montagne & aux environs, plufieurs fon-taines , les unes chaudes, & les autres froides : onEmployé quelques-unes des premieres contre lesmaux vénériens ; mais il faut commencerpar prendreles bains d'Obama. Voyez ce mot. A quelques dis-tances de ces bains chauds , il y a des bonzes qui°nt donné à chaque fontaine des noms particuliers ,Pns , ou de leur qualité, ou de l’écume qui nage furmur surface , ou de leur fond, ou du bruit qu’ellesfont en sortant de terre , & ils les ont destinées com-
mue autant de purgatoires pour les pénitens, dont laprofession est sujette à certains vices qui semblentavoir quelque rapport avec les qualités de ces fon-taines. * Le pere de Charlevoix , Hiífc. du Japon ,1
bNGH, riviere de la haute-Hongrie. Elle prendlà source aux confins de la Pologne, dans les montsCrapack , dans la partie septentrionale du comtéd’Unghwar, auquel elle donne son nom. Elle tra-verse ce comté du Nord oriental au midi occiden-tal , &. entre dans celui de Zemblyn, où elle fe jettedans le Bodrog , entre Eembouchure de la rivieretatoreza & la ville de Zemplin. * De l ÏJle, Atlas.
1. UNGHWAR, ville de la haute-Hongrie, aucomté dû même nom , dont elle est la capitale, dansUne petite Iíle que forme au milieu du comté la ri-viere d’Ungh, à dix lieues de Casfovie vers le le-vant.
2. UNGHWAR, comté de la haute Hongrie ,aux frontières de la Pologne, dans les monts Cra-
Pack, dont il comprend le haut & le bas Kreyna. IIprend son nom de íà capitale, qui tire le sien de celuide la riviere d’Ungh , qui traverse ce comté. II estaussi traversé par la riviere Latorcza. _UNGOR 1 I-VALLIS. Ortelius dit, valée de laScythie Européenne , près du Danaster , ou Dnies-ter. II fe fonde fur ce passage d’Ammien Marcellin,i- 31, c. 3, où on lifoit : Castris denique prope Da-na sti marglnes agere ut Ungoriivallem long', us oppor-tune metatis , &c. Mais ce passage étoit entièrementdéfiguré , & on peut dire que c’est celui que M. deValois a le plus heureusement rétabli. L’anciennemaniéré de lire n’avoit aucun sens ; au lieu qu'il n’ya rien de plus clair , ni de plus assuré, que celle queUous devons à ce savant critique. Voici de quellefaçon il a rétabli ce passage : Castris denique propeDanasti margines , ac Greut/'umgorum vallem longius°Vportune metatis , ô c. Cette correction s’accorded’autant mieux avec Ammien Marcellin , que lesftuns dont il parle un peu plus haut, s’étoient emparésdu pays des Alani , après avoir passé le Tanais, &avoienr ensuite attaqué les Greut/umgi, voisins desAlani. Voyez GRUTHUNGI.
UNGRI, peuples qui habitoient fur le bord du■Danube , selon Zonare, allégué par Ortelius, quidit que le même auteur leur donne le nom de Turci-UNGYVEN, ville de la Chine, dans la Provin-Ce de Quantung, au département de Xaocheu, se-conde métropole de la Province. Elle est de 3, d. 15’,Nus occidentale que Péking , fous les 24, d. 28’ delatitude septentrionale. * Atlas Sìnenfìs.
UNIA, selon Wheler ; & UNIE, selon le pere Co-Vssi e lli, Iíle du Golfe de Venise , au midi de celled Osoro , ou Osfero , & à l’Occident de celle de■-ansego. II n’y a qu’un village dans cette Iíle , & leîerroit de ses environs est aise z fertile : il abonde ented & en vin ; mais le reste de Piste est pierreux &^'uàle. Elle peut avoir environ cinq lieues de tour.j °yage de Dalmatìe , 1.
u Nlx^i : ce nom fe trouve parmi ceux de diversu ples Barbares de la Scandinavie , rapportés partuandès , de Reb. Getic. c. 3, page IQ, édit.Vul-
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caniì , & qui font, pour la plupart, corrompus.
UNIZIBERENSIS , siège épiscopal d’Afrique ,dans la Byzacene. Donatus, son évêque, souscrivit àla lettre adressée à l’empereur Constantin. La noticed’Afrique parle ausfí de Cypnanus , évêque du mêmelieu. tíarduin , Collecta conc. c. 3, p. 740, tom. 2 ,p. 872.
UNNA , ville d’Alîemagne, dans le cercle dêWestphalie, au comté de la Marck, environ à trôislieues à l’Orient de Dormund, fur une petite riviere,qui se perd dans celle de Siseke. Cette ville étoit au-trefois Anséatique > & assez considérable ; mais elleest fort déchue de ce qu’elle a été.
U N R E S T , Isle de la Mer des Indes, à troislieues à l’Ouest de Batavia. Le capitaine WóodesRogers, dans son voyage autour du Monde, tom. 2 ,p. 130 , dit que que tous les vaisseaux de la compa-gnie des Indes orientales , établie en Hollande , fedonnent le radoub à l’isle d’Unrest.
UNST, Isle de la Mer d’Ecosíe, & l’úrte dê celleSqu'o n cortnoit fous le nom d’isle de Schetland. C’estla plus agréable de toutes. On lui donne huit millesde longueur. On y volt trois églises, & autant de ha-vres. Les habitans disent que les chats n’y peuventvivre. * Etat présent de la Grande-Bretagne , tom. Z ,p . 307.
1. UNSTRUTT, riviere d’Allemagne, daflslecercle de la Haute-Saxe, au Landgraviat deThurin-ge. Elle prend fa source à quelques lieues au Nordoccidental du territoire de Mulhausen, qu’elle tra-verle d'Occident en Orient, ainsi que les états duduc de Saxe-Hall, où elle tourne vers le Nord, pouraller mouiller la partie méridionale du comté deMansfeld : de là, prenant son cours vers le Midioriental , elle rentre dans les états du duc de Saxe-Hall, & enfin, dans ceux du duc de Saxe-Naum-burg, où elle fe perd dans la Sala, vis-à-vis de laville de Naumburg. * Jaillot, Atlas.
2. UNSTRUTT, contrée d’Allemagne, au cer-cle de la Haute-Saxe, dans la Thuringe. Elle prendson nom de la riviere d’Unstrutt, qui ì’arrofe. Cettecontrée s’étend , d’Occident en Orient , depuis lasource de cette riviere , jusqu’au comté de Mansfeld.
UJMTER-EHENHEIM, bourg de France, dansla Lasse-Alsace. C’est un fief, du diocèse de Stras-bourg, appartenant à la famille noble des Lansperg,de la noblesse immédiate de l’Empire : ils y ont unchâteau fortifié , qui fut saccagé avec le bourg, l’ast1622 , par les troupes du comte Ernest de Mansfeld.* Zeyler, Topogr. d’Alsace, p. 15.
UNUCA, ville de l’Afrique propre. Elle est mas-quée , dans í’Itinéraire d’Antonin , fur la route deCarthage à Césarée , entre Carthage & Sicilibra, àvingt-deux milles de la premiere de ces places, & asept milles de la seconde. Quelques exemplaires li-sent Unaca, & d’autres, Vìnca & U tic a : mais com-me la ville d'U tique étoit bien à plus de vingt-deuxmilles de Carthage, les Critiques préfèrent Unuca.Surira semble néanmoins douter s’il ne faudrait paslire Utica. Le cardinal Noris fait pis ; car après avoiruit, Ani-nad. in Garnier , que les auteurs ecclésiasti-ques appellent cette ville Ucula, il lit ensuite, avec latable de beutinger, (mica , & il en fait une ville cut-ferente d ’Ucula -, ainsi, tout-à-la-sois dê deux villesil n’en fait qu’une, & d’une ville il en fàit deux. Latable de Peutinger ne dit rien qui puisse taire conclu-re qs Inuca & Unuca fussent deux villes distinctes.Elle marque Inuca entre Pertusa & S cihbra, commedans une autre route, l’Itínéraire d’Antonin met pa-reillement Unuca entre ces deux places ; ce qui pour-roit donner lieu de croire qu 'Inuca & Unuca font lamême ville, & qu’on pourroit en quelque forte préfé-rer Inuca , non-feulement à cause de la table dePeu-tinger, mais encore parce que, dans la conférence deCarthage, c. 187, Valentinianus est qualifié Inucenjîs
Epi J CopiLS «
UN URICOFOLITANUS, siège épiscopald’Afrique , dans la Byfacène. Son évêque est nommeServitius, dans la notice des évêchés de cette Pro-vince.