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Tome sixième. T - Z.
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VOL. VOL. 2,19

ou environ de distance l’un de l’autre , dont celuidu milieu qu’on nomme Sapoticolan court Nord &ôud à l’égard de ces plaines.

Volcan de Boulogne, Volcan d’itaiie,

au territoire de la ville de Boulogne.

VOLCAN DE CATACULO , Volcan de l’A-

àerique septentrionale , dans la nouvelle Espagne,P r ès de la mer du Sud, à trois lieues à l’Eíl de lamontagne Vernel,. 8c à deux lieues de la Barre d’I-baltique.

VOLCAN DE COLIMA, Volcan de l’Améri-flue septentrionale , dans la nouvelle Espagne, dansune vallée près de la ville de même nom. VoyezGolima. Wafer , Voyage , p. 256 , dit que ce Vol-can jette de terns en tems des cendres avec une épais-se fumée ; 8c que ces cendres font poussées íî loin ,flu’elles font du tort aux biens de la terre , à plus detrente lieues aux environs. Dampier, Voyage autourdu Monde , í. 1, p. 322 , ajoute que le Volcan deColima est une très-haute montagne, à environ 18d. 36’ de latitude Nord, à cinq ou six lieues de lamer, 8c au milieu d’un agréable valon. On y voltdeux petites pointes , de chacune desqueiles sortenttoujours des flammes ou de la fumee. Le valon oùest ce Volcan se nomme la vale'e de Colima, dunomde la ville qui n'en est pas éloignée.

VOLCAN DE GROENLAND , Volcan dansles terres arctiques , appellées Groënland , près dulieu ou étoit le couvent des dominicains , selonBarthelemi Zénete , Vénitien,_ amiral du royaumede Dannemarck , & qui avoir été fut les lieux.Voici les propres paroles de cet officier , citées parle pere Kircher, Mundifuite <•, 1 . 4, p. 194. Hic vi-Jìtur Monasterium S. Thomas Dominìcanorum , & ab*0 nonproculmons ignivomus, ex cujuspede bons ignì-tus erumpit. Hujtts Fontis aquis per tubas derivatis ,•non modo omnes celLz Monachorum, instar hypocaus-torum calefiunt, sed etiam cibi imo & ìpsepanis coqui-tur : tophumfeu pumicemmons evomit , ex quo toturn esteonstruâlum Canobium toplú enìm ni aqua ìlla perfu-Jï , quajì adhibito bitumine conglutinantur. ITlc envnHorti pulcherrimi , aqua ferventi rigati , ìri quibus^flores ê frutfus omnis generis. Hxc autem aqua ,, ubiPer hortos dceurrit , cadit iiívicinum finum feu por-tum , quo fit ut nunquani gelu concrejcat , ideoque ap-pelluntpisces § volucres innurruri ; qulbus incolst aifatietatem viflitant.

VOLCAN DE GUATIMALA, Volcan de l’A-mérique septentrionale, près de la mer du Sud, àhuit lieues des Ànabacas , la côte courant Ouestquart au Nord-ouest, 8c Sud-est quart au Sud-est. DuVolcan de Guatimala à la barre d Estapa il y a huitlieues , 8c la côte court Ouest quart au Nord-ouest8c Est-quart au Sud-est. De cette barre à la rivierede Monticalco il y a dix lieues , la côte courant•Nord-ouest quart à l’Ouest 8c Sud-est quart à l’Est.Ne cette riviere au Volcan de Guatimala, qui setrouve sur la côte Sud-est , il y a dix lieues, le ri-vage courant Nord 8c Sud avec la barre d’Estapa ,flui est le port de Guatimala. Ce Volcan est dou-ble en quelque forte ; du moins donne-t-on dans lePays aux deux montagnes , entre lesquelles est laValée de Panchoi, le nom de Volcan. Cette valléeest celle où se trouve située la ville de Saint Jac-ques , capitale de la Province de Guatimala. Cepen-dant il n’y a qu’une des montagnes qui jette du feu :l’autre ne jette que de l’eau. Celli-ci s’appelle Al-7,1 olonca . On lui donne quatre lieues de hauteur ,8t dix-huit de circonférence : P autre vomit fans ces-se des tourbillons de fiâmes jusqu’à la hauteur d’unePique. On les apperçoit de loin, 8c la fumée qui lessurmonte semble avoir de la continuité avec lesnu es , tant elle s’éleve dans les airs. De quart-d’heu-r fl.en quart d’heure , plus ou moins il part de cetteeffrayante fournaise un bruit pareil à celui d’une cou-levrine , ce qui cause de l’étonnement , 8c mêmeHue sorte d’épouvante à ceux qui n’y sont pas accou-tumés. * Wafer. vovaee . o. 210.

. Voyez

VOLCANS DU JAPON. i". II y a près de Fi-

volcan

•Islande

D’PÌËCLA , ou f Islande

rando une très-petite Iste, qui pendant plusieurs fié”clés a brûlé 8c a été agitée par de fréquentes 8c deviolentes secousses : on n’y remarque plus rien desemblable aujourd’hui. * Le pere de Charlevoix , Hist.du Japon, L. préliminaire.

2°. II y aune autre Iste vis-à-vis du Saxuma , queles gens du pays nomment b’uogo , nom qu’ils ontemprunté des Portugais ; elle a une montagne quijette continuellement du feu, 8c qui en a jette parintervalle pendant plusieurs siécles.

Z '. Dans la Province de Fingo, on volt furie som-met d’une autre montagne une large ouverture, quiétoit autrefois la bouche d’un Volcan ; mais depuisun siécle il n’en fort plus rien.

4". Dans la Province de Chiangen , près d’un lieuappellé Kujanosa, il y avoit une mine de charbon deterre, laquelle ayant pris feu par la négligence desouvriers qui y travailloient, n’a point cessé de brû-ler depuis ce tems-là.

5 J . Dans le voisinage de Surunga, il y a une mon-tagne nommée Fefi , qui ne le cède qu’au Pic deTeneriffe, dont la figure a quelque chose de fortsingulier, 8c qui est charmante à la vue : le sommeten est toute P année couvert de neige , & cette nei-ge voltigeant au gré du vent, ce qui est assez re-marquable , vû l’élévation du lieu, représente com-me un chapeau qui fume sans cesse ; on dit qu’il ensortoit autrefois des flammes ; mais que le feu s’é-tant fait une ouverture au côté de la montagne , lesflammes disparurent: il en fort encore quelquefoisune fumee noire , accompagnée d’une puanteur in-supportable.

VOLCAN-ISALCOS , Volcan de l’Amériquaseptentrionale , dans la nouvelle Espagne, près dela mer du Sud, à quatre lieues du port de Sonsona-te. Au sortir de la riviere de ce nom, on doit pren-dre garde aux bancs 8c aux rochers qui font autourde la pointe de Remedio, 8c de cette pointe il fautcourir Est-quart au Sud-est pour aller à la barre d’I-baltique , qui en est à trente-quatre lieues, 8c où ijy a divers bancs qui s’avancent plus de deux lieuesen mer. A trois lieues à l’Est au-delà de cette poin-te , on voit la montagne Vernel, qni est d’une hau-teur médiocre, mais la terre est basse , 8c à troislieues plus avant à l’Est on trouve le Volcan de Ca-teculo. * JVodes Rogers , Supplément aux voyagesautour du monde , p. 9.

1. VOLCAN DE L’ISLE BRULANTE , Vol-can de P Océan Indien , dans une Iste , fur la côteseptentrionale de la nouvelle Guinée. Dampier quien parle n’en donne pas la juste position. Nous vî-mes encore, dit-il, une autre Iste d’où il sortit toutd’un coup une grosse fumée , qui «'évanouit bien-tôt , 8c qui ne parut plus.

2. VOLCAN DE L’ISLE BRULANTE , Vol-can de l’océan Indien , fur la côte septentrionale dela nouvelle Guinée , à quelques lieues à l’Ouest dePiste du chevalier Robert Rich. L’iste où se trouvece Volcan est haute 8c pointue. Quand on est à sonnord, on ne peut pas bien discerner la fumée, nivoir la flamme qui jette le Volcan, parce que sonsoupirail est du côté du Sud. On voit trois autresIstes au voisinage ; 8c toutes font hautes, pleines debeaux arbres 8c de íavannes verdoyantes, fans enexcepter Piste du Volcan , dont le terroir est beauprès du rivage, 8c même jusqu’aux deux tiers de lahauteur de la montagne, qui est plus ronde que lesautres 8c pointue au sommet. * Dampier , suite duvoyage à la N. Hollande ; t- 5, p. 128.

3. VOLCAN DE L’ISLE BRULANTE , Vol-can de l’Océan Indien , dans 1 Iste qui lui donneson nom, 8c qui est une des Istes Moluques ou del’Epicerie. Cette Iste est haute, mais petite , 8c à 6,d. 3Ó’ de latitude méridionale. Depuis le bas elle vaun peu en talus vers le sommet. Elle se partage aumilieu en deux pointes ; & c’est de l’entre-deux, ditDampier , fuite du voyage de la. N. Hollande , p. 71 ,qu’il sortoit autant de fumée que j’en aye vu sortird’aucun Volcan. Le côté septentrional de l’Iste pa-roît verdoyant, tout le reste est sec 8c stérile. CettçIsle est située droit au Nord de Piste de Terra AI-