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vaisseaux , qui se trouvent en parage, vont faire deseau, justifie que Vol o eíl Pagajk ; car Strabon re-marque qu'on y voyoit des sources très-abondantes ;& par toute cette côte il n’y a point de sources plussecondes que celles de V olo. La forteresse est à censpas dg la Marine. Son enceinte est une grosse nm-tail'e à l’antique , qui a , du côté de l'Ouest, deux.grandes tours carrées, garnies de bon canon ; mais,pour plus de sûreté , les Turcs ont encore fait une ci-tadelle à côté, 8c ils y tiennent une fort bonne garni-son. Le peuple est partagé en deux Korions ou bour-gades détachées l'une de l’autre. Au-delà, on trouveUne grande plaine très-fertile, 8c des colines chargéesde vignes 8c de quantité d’arbres fruitiers. O'est àVolo qu'on fait le biscuit pour les flottes du grand-ssigneur ; 8c les magasins , où on l’enferme, y fonttrès-beaux. Outre les bleds des environs , qu'on yconsume, on en rapporte encore dé Macédoine 8cd’Lsclavonie. Vol o fut pris 8c pillé par l’armée nava-le des Vénitiens, en 1655 j mais les Turcs l’ont bienrétabli depuis. * La GuUletiere , Lacédémone anc. 8c
Nouvelle, P- Z46.
Le Golfe de Folo court auNord. On le nommoitanciennement Sinus Pelasgicus. On y trouve de fortbons ancrages; mais le meilleur est à Volo. EdouardErown, Descr. de Larìsfe , p. 82, dit : le port le pluse stimé 8c le plus proche cie Lariste, est celui de Volo,dans le Golfe d’Admire. C’est près de ce portqu’étoitPancienneyírg-ar Pelasgìcum, d’oùles Argo-nautes firent voile , pour le fameux voyage de Col-chos. C’est aussi dans ce port qu’arrivoient les nou-velles qu'on apportoit de Candie augrand-seigneur,aussi-bien que les lettres qui lui venoient d’Asie 8cd’Afrique ; 8c c’est encore près de-là , c’est-à-dire ,au voisinage du promontoire Sepias, que s’est fait leplus grand naufrage dont on ait entendu parler ; carXerxès y perdit cinq cens vaisseaux, par une tempê-te, qui arriva d’un vent d’Est.
VOLOBILIS. Voyez Volubilis.
VOLOBRIA, municipe, dont il est fait mentionfur une médaille de Tibère, rapportée dans le trésorde Goltzius.
VOLOCK, ville de l’empireRussien, dans la pro-vince de Rzeva, aux confins du duché de Moskou,au midi de Rzeva, près du lac Fronovo, au bord dela forêt de Volkonskiles.
VOLOGDA. Voyez WOLOGDA.
VOLOGESIA , VOLOGESOCERTA 8c VOLO-GESSIA. Voyez VOLGESIA.
VOLONICUM , lieu de France , dans l’Au-vergne : Surius en parle dans la vie de S. Project.
VOLP , riviere de France , dans le Languedoc,a u diocèse de Rieux. Elle se jette dans la Garonne,Près de Tersac. Catel prétend que son nom latindoit-être Foluestria , qui a donné le nom à un quar-
ter du diocèse de Rieux.
VOLPILLAC , bourg de France, dans le Roaer-gue, élection de Ville-Franche.
VOLSCI, peuples d’Italie , compris dans le nou-veau Latium. Ils habitoient depuis la mer d’Antiumìusqu'à la source du Liris 8c aU-delà. La grandeur duPays qu’ils occupoient a été cause que Pomponiusy[ela , /. 2 , c. 4 , l’a distinguée du Latium , commes fl eût fait encore de même qu’autrefois une con-trée séparée ; car il détaille ainsi les divers pays de* Italie : Etruria , pojt Latium , F ob ci , Campania.r- e Périple de Scylax en fait autant, en disant que* es latins font voisins des Volsques, 8c les Vols-flues voisins des habitans de la Companie. Les Vois-ines étoient une nation fiere 8c indépendante quibravoit Rome , 8c qui dédaignoit d’entrer dans laconfédération que plusieurs autres Peuples avoientjute avec elle. Tarquin , selon quelques historiens ,Ut le premier des rois de Rome, qui fit la guerreVolsques. Quoi qu’il en soit, il est certain que.orne ne trouva point en Italie d’ennemis plus obs-tlr, és. Deux cens ans suffirent à peine à les dompter°u à le S détruire.
p ^OLSAS-SINUS , Golfe de la grande Bretagne,rvlontée le marque fur la côte septentrionale, en-
V O L. 2.0.3
tre les embouchures des fleuves Ity-s } 8e Nab&us.Cepourroit être aujourd'hui Saniset-Head .VGLSANITiE. Voyez GurASium.
VOLSCENTES. Voyez VOLCI 2.VOLSINENSIS LACUS , ou Vulsiníensis,Lac US , Lac dTtalie , dans l’Etrurie. II tiroir sonnom de la ville Foljìnii , ou Fuljiniì , située auEi or d de ce lac, 8c appellée aujourd’hui Bolsena .Voyez Bolsena. Pline , /. 36, c. 22 , 8c Vitruve,/. 2, c. 2, de Lapidicìn , rapportent quelques parti-cularités de ce Lac, 8c Tite-Live, /. 27, c. 23, unprodige ; car il écrit qu’on avoit appris qu’à Fuísinìi>Peau du Lac s’étoit changée en sang : Fuljìnìs , san-guine lacum manasj'e. II y avoit donc fur ce Lac uneville nommée Fulsnii ou Folsnú. Ses habitans les.plus opulens des Etrusques , selon Florus, /. 1 , c.2.1 , font appellés Foljìnii par cet Auteur , 8c Ful-jïnienjes dans la table des triomphes du Capitole, oùon lit de Fuljinienjibus & Fulcientib. CCCCLXXIIIaT acite, Annal. I. 4, fait aussi mention de la villeFuljìnii , qu’il dit avoir été la patrie de Séjan : genï~tus Fuljiniis , 8c Juvénal dit,
Qui s timet aut timuìtgelida P r ornes te ruinam ,Autpofitisnemorosa inter juga Foljiniis .
VOLSINII. Voyez Volsiniensïs-Lacus 8eBolsena.
VOLSONES , peuples dTtalie, dans la Bouille,auprès de Luceria , selon la remarque de Sigonius,p. 158. Ed : Henr.' Step/i , fur les fastes. 8e les triom-phes romains, où il est dit que M. Attilius triomphade Folsombus & Samnitibus.
VOLTA , riviere d’Afrique, dans la Guinée.Cette riviere est la véritable borne de la côte d’Orà l’Est. On ne convient pas du nom qu’elle portoicavant que les Portugais lui eussent donné celui deVolta qu’elle conserve aujourd’hui, 8c sous lequelelle est connue de tous les Européens qui trafiquentfur les côtes d’Afrique. C’est la prodigieuse rapiditéde son courant qui a porté les Portugais à l’appellerVolta. Cette rapidité est telle , qu’on connoît aisé-ment les eaux de cette riviere à plus de deux lieuesdans la mer : elles font blanches 8c douces pendantque celles qui les environnent font verdâtres 8c salées.Son embouchure qui est extrêmement large , estcoupee dans son milieu par une petite Isle escarpésde tous côtés, déserte 8c chargée d’arbres : elle estcouverte d’un banc qui avance environ deux lieuesen mer, contre lequel son courant se rompt avec im-pétuosité, 8c rejette ses eaux du côté de l’Est. La rivie-re Volta vient de fort loin; mais en ignore lalongueurde son cours, aussi bien que les pays par lesquels ellepasse : on sait seulement que ses débordemens cau-sent bien du ravage. Cela paroît par les gros arbresque le courant entraîne à la mer. La riviere est alorsimpraticable ; 8c il n’y a point de nègres assez hardi»pour oser la traverser en canot. La saison despluyesétant passée , on y peut naviger plus aisément, par-ce qu’alors la rapidité de son courant étant diminuée,le choc que font ses eaux avec celles de la mer étantbien moindre , le clapotage l’est aussi. Peut-être quesi le pays étoitplus riche qu’il n’est, 8c que le com-merce y attirât plus de négocians, on trouve toit lesmoyens de faire passage 8c de remonter cette rivie-re. * Le chevalier des Marchais , Voyage en Gui-née , t. 2, p. 2.
VOLTAGIO, bourg dTtalie, dansl’etat de Gê-nes , fur le bord du Lemo, a la gauche. Ce bourgqui a un château, est situé dans les montagnes del’Apennin. Augustin Jusriniani croit que c’est le lieuqu’ont habité les Feiturii. * Magin t Carte dei’étaçde Gênes.
VOLTERRE , ou VOLTERRA , ville dTtalie;dans la Toscane, près d un ruisseau nomm h Z ambra tsur une montagne, environ à dix milles au midi oc-cidental de Colle, en latin_ Folaterrcz. Voyez cemot. Ses murailles font de pierres carrées, la plu-part longues de six pieds, 8c si bien liées les unes auxautres avec du bitume, qu’on ne peut rien voir doplus beau. On entre dans cette ville P ar cinq portes 3