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Tome sixième. T - Z.
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devant chacune «lesquelles est une "belle fontaine ,qui jette de Peau fort claire. II y en a deux autresdans la ville , ornées de quantité de statues antiquesde marbre, les unes entiercs, les autres rompues ,outre plusieurs bas reliefs, épitaphes & inscriptions.Te dôme de Volterre fut réparé & aggranai en 1254 ,par Nicolas Piian. II y a dans la Cathédrale un beautabernacle de marbre, de l’architecture de Mino deFiesoli, qui le fit en 1480, le tombeau de marbrede Raphaël Volaterran, fameux écrivain du feiziemesiécle , •& qui étoit de Volterre , a été taillé par An-dré de Fiesoli. Le pape S. Lin, successeur immédiatdu Prince des Apôtres , étoit aussi de Volterre, ainstque Perse , poète fatyrique. Entre les tableaux deprix, qu’on volt dans la même église , on remarquetine dépoíìtion de la croix du Rosfo Florentin, unchrist en croix , & une réfurreâion du Vafari. Dansla chapelle de P archevêque Inghiramo , il y a uneconversion de S. Paul du Dominicain. Dans une cha-pelle de PEglise de S. François , on voit un tableaude la Circoncision retouché par Sodorne. A la porteFlorentine ^on trouve une petite chapelle peintepar Balthasar , Peruzzi dit le Siénois, quoique né àVolterre , 8càS. Augustin, on remarque un tableau& d’autres histoires de la passion par Luc Signotel-li. Hors de la ville est Pabbaye de S. Just des Ca-maldoli, où font deux tableaux de Dominique Ghir-landai, que Laurent de Médicis y envoya, à causequelecardinal Jean de Médicis son fils en étoit abbé.

C’est celui qui fut depuis pape fous le nom deLéon X , Volterre étoit évêché dès le cinquièmesiécle. Quelques-uns le disent suffragant de Floren-ce ; mais d'autres veulent qu 1 il soit exemt. * M a gui ,carte du Florentin.

1. VOLTORNO, ou VultuRNO, fleuve d’Ita-lie, au royaume de Naples, dans la terre de La-bour, anciennement Vulturnus. Voyez ce mot. LeVoltorno se forme de la rencontre de diverses peti-tes rivières, qui s’assemblent aux confins de la terrede Labour 8c du comté de Molise , entre Isernia 8cVenafre, pour ne plus couler que dans le meme lit.De-là le Voltorno coule en serpentant vers le midioriental, jusqu’à ce qu'il se soit approche des confinsde la principauté ultérieure, ou il commence à cou-rir vers l’Occident, pour aller se jetter daus la merinférieure, entre l’embouchure du Saône, oû Livig-nano , & celle du Cl^nio, ou Patria- Dans fa coursece fleuve arrose Venafre & Capoue , & quelquesmilles au-desssis de son embouchure , il reçoit à ladroite la rivière Cales, ou Calvi. * Ma gin , Carte dela terre de Labour.

2. VOLTORNO , (Castel del) Château d’Ita-îie, au Reyaume de Naples, dans la terre de La-bour, à l’embouchure & à la gauche du fleuve Vol-torno qui lui donne son nom.

VOLTRI, bourg d’Italie , dans l’état de Gênes ,à dix milles au couchant de la ville de ce nom, furla côte, & à vingt milles de Savonne. Quelques-unscroyent que c’est: le lieu qui a été habité par les Vci -turìi.

VOLTUMNdï FANUM , lieu d’Italie , dansl’Etrurie, aux environs de Viterbe , à moins que cene soit la ville même de Viterbe , comme quelques-uns le veulent. Cependant Viterbe n'est pas une vil-le si ancienne , car on ne lui donne guere que 600ans. Voyez Viterbe. Les assemblées générales desEtrusques se tenoient souvent à Voltumnx, Fanum ,selon Tite-Live, 1 . 4, c. 23,45 , & 61.

, VOLTURARA, ou Vulturaria, ville d’Ita-lie , au Royaume de Naples , dans la Capitanate.Cette petite ville située dans l’Apennin , vers lesconfins du comté de Molise, étoit évêché dès ledixieme fíécle , fous la Métropole, de Bénevent.

V OLTURENA, Vallis Tyrrena, ville du pays desGrisons, fur le bord du lac de Corne. Cette villebâtie par les Tyrreniens, a donné selon quelques-uns le nom à la Valteline. * Délices de la Suisse, t.4. p. 140, & suiv.

VOLTURNUS.^ Voyez Vulturnus.

VOLUBILIS , ville de la Mauritanie Tsengitane,

VOL.

selon Fomponius Mêla, 1 . 3, c. 10, & Ptolomée,

I.4, c. 1 , qui écrit Volobdis. Elìè est marquée dansì’itinéraire d’Antonin, fur la route de Tocololida aTingi;, entre Tocolosida 8c Aquet Dacicx ,, à troismilles du premier de ces lieux , 8c à seize milles dusecond. C’étoitune colonie romaine. Pline, 1 . Ç, c. x ,qui ì'appeíle Volubile oppidum, la met à trente-cinqmilles deBanaza, 8c aune pareille distance de chacu-ne des deux mers , ce qui est impossible ; car uneplace à trente-cinq milles de Banaza, qui étoit à qua-tre-vingt quatorze milles de Tingis, ne "pouvoir êtreà trente-cinq mille s de chacune des deux mers. Lepere Hardouin, qui ne s’est pas apperçu de ce mé-compte , a conclu que le gros des géographes avoirtort de prendre la ville de Fe's pour P ancienne Vlubilìs , parce que Fés est à plus de cent vingt milse?de l’Océan de la mer méditerranée. Mais s’il eût fairattention que l’itine'raire d'Antonia marque Volubi-lis Colonial cent quarante-cinq milles de Tingis»vers le midi oriental de cette ville , dans les terres ,8c par conséquent à une égale distance des deuxmers , il eût aisément compris que cette ville pOUçvoit fort bien être la même que Fés ; mais ce qu 1coûtoit au pere Hardouin , il auroit fallu en même-rems dire que Plines’étoit trompé, ou que du moinsses copistes avoient oublié la lettre C dans le nom-bre des milles qu’il dit être entre Bana\a 8c Volubi-lis. En effet, li du premier X on fair un C, il &trouvera que Volubilis étoit à cent vingt-cinq milse sde Banaza, 8c à pareille distance de l’Océan 8c rsela Méditerranée , 8c qu’ainfi l’on n’est pas trop ma 1fondé à dire que Fés tient fa place. Wesfeling qui *donné dans le sentiment du pere Hardouin , fans seciter, abandonne dans cette occasion trop aisémentl’itinéraire d'Antonin, poursuivre Pline. Cependantla route de 1 Itinéraire íe soutient parfaitement : a®lieu que Pline se trompe si grossièrement, que sefaute iaute aux yeux.

Y^^UCE , ville de l’Espagne Tarragonnoise •I.Itineraire d'Antonin la marque fur la route d’AstU-rica a Sarragosse, entre Uxama&LMumantia , à vingt-cinq milles de chacun de ces lieux. Cette ville estnommée o’vs*?**, Veluca par Ptolomée, 1 . 2, c. 6,qui la donne aux Arevacce ; 8c je ne ferois pas fortéloigné de croire que ses habitans étoient les Volciu-nì, ou V olsciani de Tite-Live. Voyez VOLCIANI*

VOLVESTRE , petit pays de France, dans seLanguedoc. La ville de Rieux, ditDavity, 8c seterritoire de cette ville, ont porté autrefois le non*de Volvestre, ainsi que le quartier du diocèse doRieux , ou la ville de Montesquiou est située. Cett£derniere ville, qu’on appelle Montesquiou de Volves-tre,en garde encorele nom. On voit, selon M. de Lon-guerue, Descr. de la France , part. 1, p. 202 , pa(le testament de Roger, comte de Carcasfonne , qu’ 1 *possedoit la terre de Volvestfe. Le nom de Volves-tre pouroit bien venir de celui de la rivière de Vol?qui arrose une partie du diocèse de Rieux.

VOL VIC, village de France, dans l’Auver g a f, fprès de la ville de Riom. Il est connu par ses carriè-res de pierre, d’où on prétend dans le pays,qu’o sta tiré les pierres dont font bâties les tours de No-tre-Dame de Paris. Amable de Bourzeis, abbé doSaint Martin de Cores , 8c l’un des quarante de XS-cadémie françoise , étoit né à Volvic. * Piganiol »Descr. de la France, t. 6, p. zzx.

VOLUMNII, peuples d’Italie, selon Diodor®de Sicile, 1 . 12, c. 30,allégué par Ortelius, quique les Romains firent la guerre à ces peuples , f? uSle Consulat de Titus Quintius 8c d’Agrippa Furiu 5 *Je ne fai de quelle édition Ortélius s’est servi : car j®trouve dans Diodorede Sicile que les Romains, f ollSle consulat de Titus-Quintius & d’Agrippa Furius»firent la guerre aux Volsces , 8c non aux Volu mr f tl ‘

VOLUNTII, peuples de FHibernie : Ptosemee»1. 2 , c. 2 , les place fur la côte orientale, au m 1 1des Darnii.

VOLTJSTAN^E. Voyez Camluvii movtES.

VOLUZZA, montagnes dela Turquie Européen-ne, dans le Comenolitsri, près de la source de la P *

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