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Tome sixième. T - Z.
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URI

Le canton d’Uri est catholique. II dépend , pourses affaires ecclésiastiques, de révoque de Constance.Cependant il est arrivé quelquefois que dans les as-semblées générales on a vuidé des causes matrimo-niales.

Le roi, Louis le Germanique, fils de l’empereur leDébonnaire , donna le petit pays d’Uri , BagdluinUranìœ ,, aux religieuses de Zurich , par fa patente,datée de l’an855. Les religieuses en ayant îongtemsjoui, il fut alliéné & cédé au comte de Râperswill.* Longuerue , Description de la France , part. 2 ,

р. 2,72.

Henri Vandelbare, comte de Raperswill,. donnala vallée & la terre d’Uri à l’abbaye de Wettingen ,nommée autrement Maris-Stella , de l’ordre de (li-teaux ; & les habitans, amoureux de la liberté, con-sentant de bon cœur à passer d’un seigneur laïque àun ecclésiastique, firent serment de fidélité à cet ab-bé , l’an 1242 , comme on le volt par les lettres deConrad, abbé de Wettingen. Il n’étoit pas néan-moins souverain de ce pays, dont le haut domaine Ltla haute justice appartenoient à l’empire.

Les habitans d’Uri s’étant mis en pleine liberté , Sts’étant cantonnés en même-tems que leurs voisins deSchwitz 8t d’Underwald, méprisèrent les moines deWettingen, à qui ils ne payoient presque rien ; c’estpourquoi Albert de Mengen , abbé de Wettingen,& tout son couvent, avec l’approbation de BertholdTutzen, abbé de Salem ou Salmansviler, pere-abbé& supérieur immédiat de ce monastère , vendit à lacommunauté d’Uri tout ce qui appartenoit dans cettevallée à son monastère de W ettingen, moyennant lasomme de 8468 florins , payables en quatre termes,dont le dernier fut payé Tan 1362, à la S. Martin.De-puis cette acquisition , ceux d’Uri furent vraiementindépenáans.

2. URI, peuple voisin duPont-Euxin, selon Or-phée, ìn Argcnaut. cité par Ortelius.

3. URI, peuple de l’Inde : Pline , livre 6 ,chap. 20, le place fur 1 j bord du fleuve Indus, vers fasource.

1. URIA , ville de la Fouille Daunienne , selonPline, /. 3, c. 11 , Il y en a qui veulent que ce soiel 'ïìyrhim de Ptolomée, ot. Y H y ria d’Hérodote, /. 7,

с. 170, quoique d’autres mettent cette derniere dansìaCalabre. Quoi qu’il en soit, Yliynum de Ptoloméeparoit être la même ville que YHyrium de Denys lePériégete, vers 37c), qui, en lui donnant Tépithéte deMarìtimum , paroit donner à entendre qu’il y avoirún autre Hyrium dans les terres , qui étoit peut-êtreT Uria de Pline. Du reste, si 1 ’Hynum de Ptolomée ,& Y Uria de Pline font la même ville, l’un de ces Au-teurs s’est trompé pour la position. Ptolomée , hvre3 , chap. 1, 1 a marque entre le mont Ga.rganus , 8tl’em-bouchuredu Phìternus , au lieu que Pline la met entrele fleuve Cerbalus , & la ville Sipontuv1. Je croi-rois , néanmoins , qu’elle étoit fur le golfe Urìas ,auquel elle donnoit apparemment son nom. VoyezHyriuM&UriAS.* Cellar. Geogr. Ant. 1 . 2,chap.q.

2. URIA, ville d’Italie , dans la Messapie ou laCalabre, sor la Voye Appienne , entre latente &Brindes, selon Strabon, L fi, p. 283, Les Cretois, na-viguant au voisinage de la Japygie, s’y arrêtèrent, &y sondèrent cette ville. C’est ce qu’on disoit du temsd’Hérodote, qui la nomme Hyria. AppienZ 5, Bel.Civil. p. x 121, écrit aussi Hyria j mais on lit Varia ,dans Pline, l. 3, c.11, qui lui donne le surnom d 'Apu-lée. Voyez VARïA. 2.

3- URIA. Strabon, Z 1 o, />. 459 , nomme ainsi unlac de T Acarnanie; 8t il dit, qu’il étoit plus petit queles lacs Melite & Cynia.

VRIAS , golfe d’Italie, sor la côte de la FouilleDaunienne. Pomponius Mêla, Zi, c. 4, qui en parle,dit que ce golfe étoit petit , mais qu’il étoit difficiled’y entrer.

VRICONIUM, VROCONIUM , ou VlROCO-*Rum , ville de la Grande-Bretagne. L’Itinéraired’Antonio la marque sor la route du Retranchementa Portas Rutupis , entre Rutunium & Uxacona , à on-ze milles de chacun de ces lieux. C’est la ville Vira-'

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conium de Ptolomée. La Saverne, après avoir mouil-lé Shrewsbury , reçoit la riviere de Terne. C’est auconfluent de ces deux rivières, que les Romainsavoient bâti la ville de Vrìconium , afin de pouvoirpasser & repasser la Saverne, qui, depuis fa jonctionavec la Terne, n’est plus guéable. Cette ville ne sub-siste plus ; qn volt seulement quelques pans de murail-les, Stune bourgade , qui a retenu le nom de la vil-le: car on la nomme Uroxcester. Dans le lieu où étoitla ville , la terre y est plus noire qu’ailleurs , 8t rap-porte de fort bonne orge. A Tune des extrémités , osttrouve des levees de terre, des remparts, des pans dému mille s, faits en voûte par dedans ; & on peut jugerque c’etoit la citadelle de la ville. On a déterré quel-ques médailles Romaines, parmi ces ruines.

VRIDIOS. Voyez Dian^-fanum. j.

URIEZ , ( détroit d’) détroit de T Asie, auNorddu Japon, par les 4Ç degrés de latitude septentrionale.En 1643, Martin Heritzoom de Vriez, commandantle vaisseau de Castricoom , de la compagnie des Indesorientales de Hollande, partit de Batavia, & , aprèsavoir rangé toute la côte orientale du Japon , s’élevajusqu’aux 45 dégrés , & se trouva entre deux terres,séparées par un dérroit de 14 lieues , auquel il donnason surnom d’Uriez. Une carte de Russie le place à170 degrés de longitude, & le cap Mendocin, qui estla pointe la plus occidentale de la Californie, par les250. Uriez nomma la terre , qu’il avoir à la gauche,Y Isle des Etats , 8t appella celle qui étoit à fa droite ,Terre de la Compagnie ; mais la plupart des Géogra-phes appellent Détroit d’Uriez , tout ce qui est en-tre la terre de la Compagnie , & la grande terred Yesso j ainsi, 1 isle des Etats se trouve au milieu dece Détroit.

URIEN. Voyez Ur.

URIMA. Voyez UîlEMA.

VRIMESNIL, Ulrici MANSILE , paroisse duduché de Lorraine , au bailliage de Vosges. Sonéglise est dédiée à Saint Evre. Les hameaux Sc lesgranges dépendent de cette paroisse.

VRIMORUM EPISOOPUS.SocrateleScholas-tique, 1 . 2, c. 3, allégué par Ortelius, donne ce ti-tre à urx certain Abramius. Les Vrini ne tiroient-iis point leur nom de la Hrema de Ptolomée ? C’estla pensee d’Orteïius; mais il se trompe Ce siège étoitcertainement dans la ville d ’ U rima, ou Urema com-me il paroit par des notices grecques , & par le con-cile d’Antioche, tenu Tan 363 , auquel souscrivitAbramius évêque de cette ville. * Hardouin collechconc. t. î ,p. 742.

VRION , Simonie Métaphraste, ìn Vìta S. Epi-phaniì , appelle ainsi la capitale de la Perse.

VRIRA, riviere de laProvince de Veragua, dansl’Amérique septentrionale. Elle se décharge dans lamer du nord , & ona trouvé beaucoup de mines d’ofen la remontant. Voyez Veragua.

VRITANUS AGER , territoire d’Italie. II enest parlé dans Appien , Bel. Civ. I. 2 , & dans Vel-leius Paterculus, Z 2, Il n'y a pas de doute, ditCluvier, Ital. Ant. Li,c. 28, que ce territoire étoitaux environs de Ravenne & de Faenza.

VRITES , peuples de l'Italie extérieure , selonTite-Live, /. 42 , c. 48 , Turnèbe soupçonne que cemot est corrompu , St qu’au lieu d ab Hitribus , ilfaudroit lire d Brunis. Cluvier est pour ab Thuriu,S'il est question de corriger & d’avoir le nom d’unpeuple maritime , pourquoi ne pas mettre ab Uria-tibusì car il y avoir dans lapouille une ville H ria ,St un golfe nommé Hrias.

x. URIUM, ville de l’Espagne Bétique. Ptold-mée, l.z, c. 4, qui la place dans ses terres, auxconfins de la Lusitanie la donne aux Turdetani.Villeneuve veut que ce soit ì’Oria de Strabon.Ortelius n’en convient pas , fit Casaubon y estencore plus opposé ; car il soutient que l’Oriade Strabon, Uv. 3 , P- 152, est Tsseâ/v de Pto-lomée , liv • 2. c. 16. Or Oretum ville des Oré-tains , étoit dans l’Espagne Tarraconnoisc, & nondans la Bétique.

2. URIUM, fleuve de l’Espagne Betique ; Pline,I.3 , c. 1, dit que c’est un des deux fleuves qui cou-

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