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encore aujourd’hui une grande & beile ville , avecUn port très-commode , à 1’embou.chure de l’Urrin ,ou Slany. Wexford est à foixante-deux milles, ouenviron, au Sud de Dublin. Elle donnoit le titre decomte à feu Charles Talbot, duc de Shrewbury.Le port de Wexford eít un Havre de barre. Sonentrée eít couverte de deux grands bancs de fable ,qui laissent entr’eux un canal de quatre ou cinq bras-ses d’eau. Après les bancs de fable, on rencontre unécueil qui borde l’entrée du même Havre , & auprèsduquel il y a ordinairement seize pieds d’eau dansle teins de la pleine mer. Le Havre n’a que dix piedsde profondeur dans son canal, quoiqu’il en ait da-vantage devant Wexford : c’eít pour cela que lesvaisseaux, qui tirent plus de dix pieds d'eau , sontobligés de s’arrêter en chemin. Ceux qui vont jusqu’àWexford sont fort en sûreté mouillant l’ancre à l’a-bri de la ville & d'un château qui couvre le Port. Onrapporte une chose particulière de ce port , savoirque le flux & reflux se font dans son canal troisheures plutôt que dans l’Océan.
WEXIO , ou Wexsio, Wexio, ville du Suéde,clans la province de Smalande , ou Gothie méridio-nale , à dix lieues de Calmar du côté de l’Occident,fur le bord du lac de Salen. C’eít un siège épiscopalsuffragant de T archevêché d’Upsal.
WE Y , rivière d’Angleterre , dans Dorfetshire.Elle donne' son nom à une ville qui est bâtie à sonembouchure, & dont onvoit l’article ci-dessous.
WEYDA , petite ville d’Allemagne , dans lahaute Saxe , au cercle de Woigtland fur une rivièrede même nom , avec un château , où le dernier ducde Saxe Zeitz tenoit fa cour , après qu’il eût embrasséïa religion catholique.
WEYERSHEIM A LA HAUTE TOUR, bour-gade de France, dans la haute Alsace , au bailliagede Wantzenau , entre Haguenau & Strasbourg. En1635 , un corps nombreux de troupes impériales pritdes quartiers dans le territoire de Weyersheim, &laissa en se retirant plus de 500 cadavres exposes al’air , & morts de peste St de famine. * Zeyler , To-pogr. Alfat. p. 67.
WEYHAUSEN , maison royale d’Allemagne ,dans le duché de Lunebourg. Il y a un riche monas-tère de filles protestantes , qui dans son origine a étéune abbaye de filles fondée au XIII siécle, par laduchesse Agnès qui y est inhumée.
WEYMOUTH, ville d’Angleterre, dans Dor-fetshire , entre Dorchester, au Nord , & l’Isle dePortland au Sud. C’eít un bon port situé à l’embou-chure de la rivière de Wey, d’où vient le nom deWeymouth. Cette ville a titre de vicomté , droit dedéputer au Parlement, St celui de tenir marché pu-blic. * EtatpréJ'ent de la Grande Bretagne , 1 .1 ,p. Çg.
De Lubworth, les côtés sont fort droites jusqu’àSutton. Dans cet endroit la terre s’avance considéra-blement au Sud , pour faire un bon port à Wey-mouth, 8 c une presqu’isle à Portland. JVeymouth&cMelcomb-Regis sont deux bons*'bourgs , situés auxdeux bords cf’une petite rivière qu’on appelle Wey ,& tout près de son embouchure. Ils ont fait long-tems deux bourgs séparés ; mais ils furent incor-porés en un seul bourg ou ville vers le commence-ment du dix-septiéme siécle. On y fit un pont fur leWey pour les joindre, & ils ont retenu le nom deWeymouth, quoique Melcomb-Regis fût plus grand& plus beau que l’autre. Ainsi délivrez de la jalousiedu voisinage quiétoit une pierre d’achopementpourtous deux , ils se sont appliqués à embellir leur ville,& à faire valoir leur port qui est devenu très-farneux.Ils ont pourtant conservé le droit d’envoyer chacundeux députés au Parlement , comme ils les en-voyoient avant leur union.* Del. de Gr . Br. t. 3,p. 766.
WEYTERFELD , ville d’Allemagne , dans labasse Stirie, fur se Muer, selon Corneille, qui ne ci-te aucun garant. Jaillotnefait de Weytterfeld qu’unvillage , & il 1e place fur un ruisseau qui un peu au-dessous se jette dans se Muer , à la gauche entreMurck & Rackelsburg.
WEZEL. Voyez WESEt.
WHI.
WHALS’; Isle d’Ecosse, & l’une de celles qusl’on comprend sous le nom général d’Isles de Schet-land. Elle est située à ì’entrée du détroit qui sépare1’Isle de Mminland de celle d’Yell. * Blaeu , Atlas.
WHARFE, rivière d’Angleterre , dans Yorkshi-re, au midi du Nyd, avec lequel elle tient un courspresque parallèle , & descend comme lui des monta-gnes de Craven. La Wharfe que les Saxons appellentGaerf, est une rivière fort rapide, qui coule souventavec elle de gros quartiers de roche , particulière-ment en hyver, lorsqu’elle est grossie par les eauxqui tombent dans cette saison j & en été il n’est pastoujours fort sûr de la passer à gué. Cependant onne rencontre pas beaucoup de places de quelque im-portance le long de son cours , dans l’espace decinquante milles qu’il y a de fa source à son confluentavec s O u se.. * Delìces delaGr. Bretagne, p. 218.
W’HEALLEP-CASTLE , lieu d’Angleterre ,dans la province de Westmorland, au quartier duNord, près de Kirby-Thore. On voir dans ce lieude beaux restes d’une ancienne .ville, & l'on y a dé-terré plusieurs médailles , avec l’inseription suivante:
Deo Belatucad.
Ro. Lib. votu
M.FECITJûLUS.
U v a apparence que c’estla ville dontîes anciens ontparlé fous le nom de Galagum , ou Calatum ; & ilfaut que cette place ait été considérable , puisque lesRomains tirèrent de-là jusqu’àla muraille un cheminpavé au travers des montagnes marécageuses, de lalongueur de vingt milles ou environ. On appelleaujourd’hui ce chemin Maiden-JZay, c’est-à-dire lechemin dessilles ; peut-être a-t-on dit Maiden-Waypar corruption , au lieu de Headen-ÌVay , 1e chemindes Payens. Tout près de-là, dans un lieu nomméCrawediin-dale-Waìth , on trouve des remparts, desfossés , & d’autres pareils ouvrages militaires ; d’otiTon peut juger qu’il y a eu autrefois dans cet endroitun campement. On y a déterré ce morceau d’inserip-tien.
7 ; 7 . VARRONïUS
* . . . ECTUS LEG. XX. * V- Vr
. . ael Lucanus: . P. Lmg. 11. Aug. C. !
* PRiEFECTUS
* Valentis victricis:
WHITBY, bourg d s Angleterre , dans Yorcks-hire, íùr le bord de la Mer, à l’endroit où elle fait unpetit golfe, que les anciens ont appell é Dunus-Sinus,& les Saxons, Streanes-heale ; ce qui a fait donner lenom de Dundy à un petit village , qui est près de-là.Withby, en François , signifie une Habitation blan-che. Il s’y fait un grand commerce d'alun & de beur-re. On y voyoit autrefois une très-belle abbaye dereligieuses. * Délices de la Grandc-Brctagne , t. 1,P- ì 97- ^
On trouve, fur cette cote, des pierres merveilleu-ses, qui représentent des serpens pliés en rond , avectant de justesse , qu’il semble , à les voir , que cesoient des vrais serpens, qui ont été pétrifiés. Ontrouve aussi quantité de Gagates. C’est uníRÚerrefossile, qu’on nomme plus communément Jeus ouJayet: elle est légere & noire ; elle sent 1e bitume ,& reçoit une fort belle polissure; mais quand elle eítmise près du feu, elle s’allume d’abord. On la trouvedans les fentes des rochers, & elle a quelque rapportavec l’ambre-gris. II y a des gens , qui croyent quec’est la même chose que le charbon de pierre; maisils se trompent : 1e charbon de pierre ne sent point lebitume, & ne s’allume point , si Ton ne souffle se f eu *Les anciens ont cru que 1e Jais s’allumoit dans 1 eau ,& qu’il s’éteignoit dans l’huile : T expérience dementces opinions. Il y a encore, dans ces quartiers , uneautre merveille de la nature. En hiver , des troupesd’oyes sauvages viennent du Nord , allant vers lesprovinces méridionales, chercher des lacs 8 c des