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Tome sixième. T - Z.
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étangs, qui ne se gelent pas ; & lorsqu’elles passentpar-dessus certaines campagnes, elles tombent à ter-re, au grand, étonnement de ceux qui les voyent.

, De Whitby , en descendant au Midi, le long durivage, on trouve l’embouchure de la petite rivierecle Teise, où la.Mer fait une baye, qu’on appelle Ro-binhoods - Bay : elle a environ mille pas d’étendue.De-là, jusqu’à Scarboroug, la côte eíl fort élevée, 8ctoute bordée de rochers.

WHITE-HART, vallée d'Angleterre, dans Dor-setshire. La terre de cette province s’avance fort àl’Occident de Stourminster , & forme une agréablevallée , appellée WHITE - Hart , c’est-à-dire , leC'er/'-Blûjic. Ce nom lui vient d’une forêt, qu’on yvoyoit autrefois, 8c qu’on appelloit de la forte. Laforêt a été fort éclaircie avec le tems , 8c il en resteaujourd’hui peu de chose. On l’appelle autrementBíackmore.

WHITE-HAVEN, bourg d’Angleterre, dans laprovince de Cumberland , au-dessous de Moresby ,avec un bon port de Mer , dont les habitans fontgrand trafic de sel 8c de charbon de terre , avec lesRcossois 8c avec les Irlandois. A deux milles au-des-sous de White-Haven , la terre s’avance à l’Ouest ,8c forme une petite pointe, qu’on nomme S. Bees-head , c’eíl-à-dire, le cap de S. Bege ; 8c derriere cecap eíl le château d’Egremont. Le bourg de White-Haven a droit de marché. * Délices de la. Gr.Br.p. zoo.

WHITHERN ou White-Herne, en latin, Can-dida-Casa, ville d’Ecosse, dans la province de Gallo-way. La terre avance , dans la Mer , au-dessous deWigh-toun ; Sc à trois milles au-dessus du cap, onvoit la petite ville de Vhithérn, qu’on croit être l’an-cienne Lucopidia de Ptolomée. Sous l’empire deThéodose le jeune , un Breton , nommé Niniaii,homme zélé, fe retira dans ce lieu , après avoir con-verti les Pictes méridionnaux à la religion chrétien-ne, 8c il y bâtit une église. La mémoire de ce sainthomme sut fi chere à la postérité , qu’on y bâtit uneéglise épiscopale, fous le titre de saint Ninian. Dutems de la religion catholique , c’étoit un pèlerina-ge célébré. * Délices 'de la Grande-Bretagne , t. 6,p. 117g.

WIA, riviere de VAmérique, dans la Terre-Fer-me. C” eíl une des plus considérables de la Franceéquinoxiale. Elle coule du Sud au Nord, 8c va sedécharger dans la Mer, à la côte orientale de l’isle deCayenne, à deux lieues plus haut que celle de Cau-vo, à 4. d. 4°'* de la ligne, vers le Nord. Ses rivagesfont très-fertiles ; 8c son embouchure a la largeurd’une baye. Laurent Keymis rapporte qu’à l’Oueíl décette baye , il y a une bonne rade, au-dessous dequelques isles, qui font au-devant du continent. Laplus grande, appellée Gua-waïeri , eíl habitée par desSauvages Shebalos, 8c abonde en sangliers 8c autresbêtes sauvages ; en oiíeaux , 8c en toutes sortes devivres. La Mer, qui l’environne, est fort sablonneu-se. Elle a un bon port, fort assuré, profond de quatreou cinq brasses , 8c capable de tenir plusieurs vais-seaux : les trois dernieres , à l’Oueíl, situées en for-me de triangle, font fournies des mêmes animaux 8cde vivres. Il y a aussi une bonne rade , mais qui n'estpas comparable au port de la grande. Harcourt donnele nom de Mattoory , à l’isle qui est entre Wia 8cCajana. C’est une terre fort haute, 8c d’environ sei-ze lieues de tour. D’autres la nomment Mayeri. Lesmontagnes, qui font au-dessus de la baye, font appel-lées Moriori , 8c celles qui font presqu’au milieu del’isle Matorwi ; ce qui ne différé pas beaucoup dupremier nom de cette isle. Les Hollandois ont rap-porté qu’elle est habitée par la nation des Caribes, 8cqu’il y avoit naturellement presque par-tout des ar-brisseaux , de deux pieds de haut, qui portent desfruits semblables aux prunes , de couleur pourprée,8c presque du même goût que les myrabolans. Laplus orientale des petites isles, qui font au-devant dela grande, est nommée, par quelques-uns, Sanna-Tvomj la plus occidentale, Spenefari, 8c les deux au-tres, qui font au-devant des premieres, vers la Mer ,font appellées Eponeregemera. Ce font des noms

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sauvages ; car les Chrétiens varient fort dans lesnoms de ces isles. * De Laet , Descr. des Indes occ.

1.17,0.9. . , .

WIAFOCO, riviere de l’Amerique, dans la Ter-re-Ferme, à 4. d. 40’. au Nord de la ligne. C’est ainsique de Laet appelle la riviere , que nous connois-íbns fous le nom d ’ Yapoco ou Oyapoc. Voyez ce der-nier.

WIAT HK A , province de FempireRussien,VoyezWlATKA.

WLBLINGEN, abbaye d’hommes, ordre de saintBenoît, dans la Suabe, au diocèse de Constance, àdemi-lieue de la ville d’Ulm, à la droite du Danube,près de l’embouchure de l’Iler , dans ce fleuve. Ellefut fondée , à la fin du XI siécle , en l’honneur de lacroix de S. Martin. C’est une riche abbaye, 8c bâtie àneuf.

1. WIBORG ou WlEURG, ville de l’empireRussien, danslaCarelieFinoise, aufondd’un golfe,que forme celui de Finlande , à quinze lieues, auCouchant méridional, de Kexholm , avec évêché ,suffragant d’Upsal. Cette ville , qui eíl la capitale dela Carelie Finoise , est une place forte, munie d’unebonne citadelle, 8c a résisté, diverses fois, à des ar-mées de cent mille Russiens ; mais enfin elle céda aubonheur 8c à la force des armes du Czar, Pierre leGrand , 8c passa fous fa domination. Son fondateur,selon Zeyier, Descr. Sueciai , sutTurgill-Kuntson,qui la bâtit vers l’an 1193, pour contenir, dans le de-voir , les habitans de la Carelie , 8c pour servir deboulevard contre les irruptions des Russes. OlausMagnus, /. 2, c. 4 8c 5, rapporte qu’aux environs decette ville, il y a une caverne, dans laquelle , lors-qu’on y jette quelque animal vivant, il fe fait un bruitsi horrible, que tous les hommes, qui l’entendent, enperdentl’ouie, la parole 8claconnoissance , 8c mê-me en meurent quelquefois ; qu’à l’approche des en-nemis, le gouverneur de la ville ordonnoit à un cha-cun de se boucher les oreilles de cire, 8c d’entrer dansla caverne ; 8c que lui-même , après avoir pris la mê-me précaution, s’approchoit de l’ouverture de la ca-verne, 8c y jettoit quelque animal. Alors il en sortoitun bruit si épouvantable, que les ennemis tomboientpar terre comme morts, 8c demeuroient en cet état ,aussiìongtemsqu’ilplaisoitaux habitans, qui ne per-doient pas l’occasion de les dépouiller. Olaus Mag-nus ajoute que cette merveilleuse caverne avoit étéenvironnée de murailles, 8c que la garde en étoitdonnée à un homme de confiance. Mais n’en déplaiseà Olaus Magnus, si ce récit étoit véritable, com-ment les Danois auroient-ilspû s’emparer de cetteville, en 1456, 8c brûler fa forteresse ? 8c commentles Russiens auroient-ils pu s’en rendre maîtres dànsce siécle ? car on ne voit point que ni les uns ni lesautres eussent, dans ces occasions , fait provision decire, pour se boucher les oreilles. Du reste, Wiborgest une ville commerçante 8c riche. Elle fut cédée auxRussiens, en 1721, par le traité de Nieustadt. * Del’Isle, Atlas. Meurfius, 1 - 1. Hist. Dan.

2. WIBORG ou WiBURG, ville du Danne-marck, dansleNord-Jutland, dont elle est la capita-le* ainíï que celle du diocèse* auquel elle donne ionnom. Elle fut anciennement la capitale des Ombres ;8c on croit que son ancien nom est Cimmerberga, ouCimbrìsberga. Aujourd’hui, elle est le siège du tribu-nal supérieur de la province. Ce tribunal juge souve-rainement , Sc on ne peut point appeller de ses juge-mens qu’au roi seul. Ce fut auprès de cette ville,dans le village de Finderop , qu’on assassina le roiEric Glipping, le 22 Novembre 1286. Le corps de ceprince fut apporté a Wiborg, 8c inhumé dans l’églisecathédrale. * Rutg. Hermanid. Descr. Daniae, p- 7^4-8c íeq.

Le Diocèse de Wiborg est situé entre le diocèsed’Alborg, dont il est séparé par le Lymsord: le dio-cèse de Rypen , auquel il confine, du côté du Midi,8c celui d’Arhus, quile borne à l’Orient, fia longueurd'Orient en Occident, où il est baigné, par l’Océanseptentrional, est de douze mille germaniques. Cediocèse renferme seize petits bailliages, deux centdix-huit paroisses , trois forteresses ou châteaux , Sc