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Tome sixième. T - Z.
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en dehors qu’en dedans, & il y a un joli clocher avecune horloge. La maison des Orphelins qui eít assezbienrentée, eít gouvernée par quatre directeurs. Cel-le du gouverneur peut passer pour belle. Elle a étébâtie par le prince Maurice. C’est de-là qu’on rap-pelle la maison du prince. Le magaíin eít íìtué à uneextrémité de la ville. Près de ce magasin il y aune jo-lie place, où se tient le marché , & où aboutit le Ha-vre qui peut contenir un assez bon nombre de ba-teaux. L’entrée eit entre deux digues , íùr l’une des-quelles il y a une redouté ; fur l’autre eít la porte dePeau. II y a une seconde porte qui conduit dans lepays, Sc ces deux portes sont d’une belle architec-ture. Les armes de Willemstad sont coupé d'azur aulion passant d’or, armé 8c lampassé de gueules , ac-compagné de huit billettes d’or, trois , deux & trois;8c d’argent à trois sautoirs de gueules , deux & unen abîme. Pour cimier un oranger chargé de feuilles& de fruits.

La Régence est: composée d’un bailli , de deuxbourgmestres 8c de six échevins , avec un sociétaire,qui fait aussi, la fonction de maître des ventes publi-ques, ou de Stockkouder. Le bailli est le cheí de lapolice 8c de la justice, 8c eít établi à vie par lesoigneur , de même que le íecretaire. Les bourgmes-tres , dont l’un eít pour la police , 8c l’autre présidentdes échevins, sont changés ou continués tous les ans ,suivant le bon plaisir du Seigneur, sur une double no-mination du bailli ; 8c il en est de même des éche-vins , du trésorier 8c des directeurs des Orphelins.On appelle au conseil de Brabant des sentences civi-les prononcées par les échevins. II y a un Dyckgra-veà vie, trois jurés 8c un secrétaire, qui est en même-tems trésorier pour l’inspection des digues. Le rece-veur est chargé de la recette de Verponding Sc desautres revenus du Seigneur ; mais les droits de con-somption 8c autres impôts sont donnés à ferme à ceuxqui en offrent le plus.

WILLISAW, ville de Suisse, dans le canton deLucerne, entre les hautes montagnes , dont cellesqui sont à 1 Occident, bornent ce canton, du côtede celui de Berne. Cette petite ville, qui est jolie 8cpropre, est arrosée de la petite riviere de ÙViger,qui va de-là à Zoffingue. Elle a eu autrefois des com-tes , dont la maison étoitfort ancienne ; 8c dans lafuite , elle appartint aux comtes de Valengin. Depuisla bataille de Sempach, elle est soumise aux Lucer-nois. On garde, dans l’église neuve, qui est devantla ville , le sang, qui tomba, dit-on , autrefois duciel, fur une table, au milieu de quelques joueurs ,après que l’un d’eux, outré de rage, à cause des per-tes qu’il faisoit, eût jetté son épée contre le ciel, enblasphémant d’une maniéré affreuse. On ajoute quece sang n’a jamais pu s’effacer. Au commencementde ce siécle, le feu prit à Willisaw, 8c y fit beaucoupde mal. Les habitans, au lieu de travailler à l’étein-dre, se contentoient de faire des processions, dechanter des litanies , 8c de jetter, dans le feu , desimages de saints. L’embrafement auroit fait de bienplus grands ravages , fans le secours des Protestansdes lieux voisins, dépendans du canton de Berne,qui accoururent St arrêtèrent l’incendie, par la voiela plus ordinaire 8c la plus sûre. * Etat & Délices de la.Suisse , t. 2, p- 396, 8c suiv.

WILLY ouWlLLYBORN, riviere d’Angleterre.Elle prend sa source aux frontières du duché de Som-mersct, 8c reçoit d’abord un ruisseau, nommé Di-yer ou Dever-rill. Après avoir coulé quelque temsdans le Wiltshire, le Willyborn se perd sous terre,y coule la longueur d’un mille, 8c ressort près dubourg de Warmistet; d’où, prenant son cours versì’Orient, il mouille au-delà du milieu de fa course,les restes d’un campement Romain, fort ample, 8cfermé d’un double fossé très-profond , 8c que leshabitans appellent Yanesbury-Cafll. Le Willybornva ensuite porter ses eaux dans le Nadder, près deSalisbury ; 8c c’est au confluent de ces deux rivières,que sc trouve Wilton. * Délices de la Grande-Breta-Fne, p. 687.

i. WILNA ou VlLNA, ruisseau du'grand-duchéde Lithuanie, dans le Palatinat de Wilna, où il ar-

rose la capitale de ce Palatinat, à laquelle il donneson nom , 8c s’y perd, dans la riviere de Wilia.

2. YVILNA, E’ilna , ville du grand-duché de Li-thuanie , dans le Palatinat de Wilna, fur le bord dela Wilia , dans 1 endroit où cette riviere reçoit leruisseau de Wilna. Cette ville, située au 54 dégré30 m. de latit. 8c au 44 d. 15 m. de longit. non-seulement la capitale du Palatinat de même nom,mais encore celle du grand-duché, est le siège d’unévêché suffragant de Gnesne. Elle est appellée W/'A/y-kì ou Wìlenski , par les Lithuaniens, 8c Jf^ìlde , parles Allemans. H y a, à Wilna, un ancien château 8íun palais, ou logeoient ses souverains. La ville estvaste ; elle cede cependant à Cracovie, pour la gran-deur, pour la propreté 8c pour la magnificence desédifices. Les fauxbourgs sont aussi d’une grande éten-due, 8cremplis, comme la ville, d’une infinité depetites maisons ou cabanes, bâties 8c couvertes debois. Ces maisons n’ont qu’une seule chambre , quîest commune au maître, à fa famille, aux chevaux 8caux autres animaux domestiques. On remarquequelques places, dont les maisons, bâties de pierres,sont propres, 8c habitées par des étrangers , íur-toutpar des Allemans. Des deux châteaux du palais, l’unest au bas de la ville, 8c l’autre au haut. Le premierest bâti de briques, 8c renferme un espace assezgrand; le second est aussi de briques, 8c flanqué detours. Au-dessous de celui-ci, est l’Arsenal. Ce fut leroi, SigismondI, qui jettalesfondemensdupalais,qui est au bas de la ville, 8c son fils, Sigismond Au-guste , y mit la derniere main, 8c y plaça une belle8c nombreuse bibliothèque. En général, on peut di-re que les maisons de la ville 8c des fauxbourgs sontmal disposées ; parcs que n’étant que de bois, cha-cun les place 8c les transporte où il juge à propos.Les fortifications de Wilna sont peu de choie; 8cses portes ne le ferment qu’en tems de guerre. Cettenégligence vient de la confiance que l’on a dans lenombre 8c dans la valeur des habitans. Les égliseslont bâties, partie en pierre , partie en bois. La ca-thédrale est sous i’invocation de saint Stanislas. Sesrevenus sont considérables ; 8c elle les doit principa-lement à la libéralité du roi Jagellon, ou UladislasV. Son premier évêque , fut André vjîllo , noblePolonnois, que le roi Jagellon nomma à l’évêché deWilna, l’an 1487. (Quoique cet évêque soit Romain,il a, sous ía jurisdiction, tous les évêques de la Rus-sie Polonoiíe, qui sont de la religion Grecque. Ce-pendant l’évêque de líiovie, qui se dit métropoli-tain de Russie, lui dispute ce droit. Dans l'église ca-thédrale , est le corps de saint Casimir, prince dePologne, canonisé par le pape, Léon X. Le roi, Si-gismond III, fit mettre, fur le tombeau de ce saint,une tombe d’argent, du poids de trois mille livres ;il y ajouta un autel du même métal, orna la chapelled’un fort beau marbre, 8c donna encore une cloche,d’une grosseur si enorme , qu’il faut vingt-quatrehommes robustes pour la sonner. L’église des Jésui-tes , bâtie au milieu de la place publique., est ma-gnifique. Leur college se trouve dans la rue, qui con-duit au palais. Le pape, Grégoire XIII, l’honoradu titre d’universite, l’an 1579-H y a, outre six pro-fesseurs en théologie , un professeur en langue Hé-braïque, quatre en jurisprudence , cinq en philoso-phie , 8c sept pour les humanités. Entre les monastè-res , on remarque celui des Bernardins, tout bâti depierres de taille. Les autres édifices publics sont : lamaison des Russiens , qui y vendent toutes sortes depelleteries, qu’ils apportent de Moscovie, R chan-cellerie , la maison des Allemans , le palais épisco-pal , la résidence du palatin, le palais où se rend 1?justice, 8c l’église des Grecs, .qui y font l e servicedivin, selon leur Rit. On volt, en différens endroitsde la ville , des fontaines , dont la source se trouveprès de la porte des Allemans ; mais l’eau de cettesource n'est pas excellente. Quelque grande 8c quel-que peuplée que soit la Wilna, on n’y a point enco-re établi d’hópitaux. Les Protestans y avoient ci-de-vant une église 8c un college ; mais ils ont été privesde l’un 8c de l’autre, par un decret de la diète géné-rale de^Pologne. IIy a, dans cette ville > des La-