Xanthì, qui est le Génitif de son nom , dans la no-tice de Léon le Sage. Mais elle est nomméeXantìuis, dans celle d Hieroclès : elle est du Mente-lili, dans la Natolie, fur la côte méridionale.
4. XANTHUS , rivìere d’Epire. Helenus , quis’étoit établi dans ce pays-là, après le sac de Troye >avoit donné le nom de Xanthe à un petit ruisseau.C’est ce que Virgile, JEneid , £3, v. 3 50, exprimepar ce vers :
Arèntem Xanthi cognomine rhumAgnosco.
ç. XANTHUS, ville ancienne, del’islede Les-bos, selon Etienne le Géographe.
6. XANTHUS. Quelques modernes ontdonné ce nom à la ville de Santen, au duché deClèves.
XANTODORUM ou Sacrum Claris. Onprétend que c’est l’anciennom de Sancerre, ville deFrance, nans le Berry.
XANTONES. Voyez SANTONES & SaîN-TONGE.
XANTSUI, ville de la Chine, au départementd’Yencheu , seconde capitale de la province deXantung ou Channton. Son vrai nom est Xeu-CHANG.
XANTUNG ou Xantum. Voyez Chann-ton.
XANX ARIDES THERMIE, bains, dont parlesaint Grégoire de Nazianze, dans une de ses lettres.II n’en dit point assez , pour en faire connoître laposition. * Ortel. Thés.
1. XANXUI ouSANXUI, ville de la Chine, audépartement de Quangcheou, premiere métropolede la province de Quantung ou Canton. Elle est de3 d. «j6’- plus occidentale que Pékin , par les 23 d.33’. de latitude. L'ambassade des Hollandois, à laChine , porte qu'elle est au côté droit de la rivierede T ai, que les Chinois nomment Xin, dans unevallée fort agréable ; du côté de la terre , elle a descollines & des montagnes, qui font un bel objet à lavue. Elle n’est pas grande , & cependant elle est pluspeuplée, & a plus de commerce que beaucoup degrandes villes. *Corn. Dict.
2. XANXUI, ville de la Chine, dans la pro-vince deXensi, au département deSigan, premieremétropole de la province. Elle est plus occidentaleque Pékin , de 8 d. 24’. par les 36 d. 42'. de latit.Atlas Sinenjis.
XANYANG, ville de la Chine, dans la provin-ce de Xensi, au département de Sigan, premieremétropole de la province- Elle est plus occidentaleque Pékin , de 7 d. 30’. par les 35 d. 1’. de latitude.Atlas Sinenjis.
XAOA. Voyez XoA.
XAOCHEU , ville de la Chine, dans la Provin-ce de Quanton , dont elle est la seconde métropole.Elle est de 3 d. 42' plus occidentale que Pékin , &compte 24. d. 42' de latitude. La plus ancienne men-tion qui se trouve de cette ville, c’est sous la famillede Cheu, & elle est appellée Pegao. Elle fut ensuiteLux rois de Ceu. Sous la famille de Cin elle étoit desterres de Nanhay. La famille de Han la nommaQueìang. Elle a eu de la famille de Vanga le nomqu’elle porte aujourd’hui. Le Pere Nicolas Tricaulten a fait une belle description. Elle est située entredeux rivières navigables qui s’y joignent ; l’une estle Chin qui vient de Nanhiung, & coule à l’Orientde la ville ; l'autre est le Vu , qui vient du côté dela Province de Huquang, & coule au couchant. Laville est dans un champ que ces rivières laissent en-tr’elles. On y compte quinze mille familles. Le ter-ritoire est fertile en ris & en fruits j on y a le poisson,la viande & les jardinages en abondance ; mais Pairy est mal íàin. Du côté du couchant, les habitans setrouvant trop bornés , ont pris P autre côté de la ri-viere où ils ont bâti. Ce quartier est joint au restepar un pont de bateaux. L’endroit où ces deux ri-vières se joignent est très-dangéreux. II s’y est faitbien des naufrages. C’est pour cela.qu’il aíurle bord
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un temple d’Idoles à qui ceUX qui veulent passer s’a-dressent avec desprésens, pour en obtenir un heureuxpassage.
Le territoire de cette ville â quantité de monta*,gnes , & comprend six villes, savoir:
Xaochèu, Juiven,
Lochang, Ungyven,"
Ginhoa, Ingte.
Cette ville si florissante anciennement, fut bien sa-cagéepar les Tartares. Les peres Jésuites y ont unemaison.
XAOCHING, selon Corneille.
XAOHING , selon le P. Martini, ville de la Chi-ne , dans la Province de Chekiang, dont elle est lahuitième métropole. Elle est plus orientale que Pé-kin , de 3 d. 30’ fous les 30 d. 16’ de latitude. Ellen’est pas si grande que Hangcheu , capitale de la Pro-vince ; mais elle est plus belle. Elle est célébré parle grand nombre de Lettrés qui y ont fait leur demeu-re. Sa situation est commode , au milieu d’une très-bonne eau , bâtie à peu-près comme Venise ; maiselle la surpasse par la bonté de ses eaux , & par lanetteté qu’on y trouve en tout. Les édifices y sont depierres de taille carées, assez semblables aux pierresde Tivoli. II n’y a point de place qui n’aitson canal :des deux côtés font des rues pavées de pierres de tail-le. Les murailles des maisons en font aussi, ce qu!est rare à la Chine. II y a dans la ville quantité deponts de la meme pierre ; mais les grands sont horsla ville, & en grand nombre. Par le canal on peutnaviguer à trois journées de-là vers l’Orient : il estbordé de quais revêtus de pierres. Au bout il est fer-mé par une digue de pierre qui empêche l’eau de s’é-couler, & de laisser à sec le lit du canal. Là il y a desgens pour élever les barques, & pour les faire passerdans un autre canal. Par celui-ci les petites barquespeuvent aller jusqu’à Ningpo , & les grandes passentdans la mer. Près de la ville il y a de beaux arcs detriomphe. Le territoire de la ville est principalementen pleine, bien arrosé par-tout ; la ville même estornée de beaux édifices , tant publics que particu-E’air y est pur & salubre. Ce lieu fournit à laChine les meilleurs avocats de tout le pays ; 8c iln y a guere de gouverneurs qui n’ayent auprès d’euxquelque jurisconsulte de Xaohing. Son départementcontient sept villes, savoir;
Xaohing, Juyao j
Siaoxan, Xangyu,’
Chuki, Xing,
Sinchang.
Au midi occidental de la ville est lé mont Heiki, quidonnoit autrefois son nom à la Province qui renfer-ment ces cantons orientaux. * Atlas Sinenjis.
XAOU’U’ , ville de la Chine, dans la provincede Fokien, dont elle est la huitième métropole : elleest de 2 m. plus occid. que Pékin , fous les 27 d.10’ de latitude. C’est la ville la plus septent. de laProvince. Ce n’étoit qu’un lieu inconnu sous la Dy-nastie de Min. Ce ne fut que sous la famille de Tang,qu’elle eut le titre de ville, & fut entourée de mu-raille. Elle a toujours gardé le même nom. Son terri-toire comprend quatre villes, savoir.
Xaoùù, T aining,
Quangce, & Kienning.
Comme elle est dans un lieu naturellement fort &commode, dans le voisinage des lieux où le passageest difficile, elle a quelques forteresses. Ces forteres-ses à la Chine ne différent des villes qu’en ce qu’ellesont toujours une garnison ; du reste les murs 8c lesrues ne différent point de ceux des villes ,- car cen’est pas comme en Europe, où les places fortes fontdistinguées par la forme & le nombre de leurs forti-fications. Cette ville est aussi appellée la Clef Occiden-tale de la province. Le Cìao , riviere dont le cours estfort paisible , entre dans la ville, & se répand dans
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