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Tome sixième. T - Z.
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de C-arlile ; Warlton Caste & Gervaux Abbey> aUcomte d’Ailesbury; Lawnborough Boulton , BardenTower, au comte Burlington ; Hornby Castle , Pa-trix Bronton, Hacforth , And.erhyle-M.eer s, Aston,Aughtcn , EP-alesmanno-r & Hardwich , au comte deHolderneís; Aske & Ela.ugli-Ma.nnor , au duc de"Warthon ; Kockwold-Hall, Oulstone-Hall, Ald-wark, Murton, Neiiborough-Abbey, au vicomte deFaîckenberg ; IMeldrake , au lord Howard d’Ese-rick ; Holm ìn Spaldìng Moor & Dalton , au lordLangdale ; Wilton C as fie , au lord Cornwalis; Bis-p/iops Torp, à l’évêque d’Yorck, &c.

YORIMAN , ( L’ ) province de l'Amérique,dans la Guiane. Ella est contiguë à celle de Coros-trare, en descendant la grande riviere des Amazo-nes. Elle n’a que soixante lieues de longueur ; mais•elle est fort estimée parmi les Indiens , à cause de lavaleur & de la force de ses habitans. Ils font beaux decorps , bien formés , & d’une taille avantageuse.Leur adresse est grande, surtout dans les armes ; &ils-yont tOut nuds , tant hommes que femmes. Cettenation est fort nombreuse. Pendant que les Portugaisnavigeoient, le long de cette province, en montantla grande riviere des Amazones, il y venoit tous lesjours plus de deux cens canots, chargés d’enfans &de lemmes , avec des fruits , du poisson , de la fa-rine , & autres choses semblables, qu’ils échan-geoient avec des haches & des couteaux. Ces Yori-manes n’habitent pas seulement la terre-ferme decette province, ils remplissent ausst les plus grandesIsles, que forme la riviere des Amazones, par diversbras étendus. Leur premier village est fur P embou-chure d’un fleuve, qui doit venir de fort loin, pourla force avec laquelle il pousse les eaux pesantes decelui des Amazones- La plus notable de leurs habi-tations , contient plus d’une lieue en longueur, furle rivage , & chacune de ses maisons est habitée parquatre ou cinq familles. Ce fut en ce lieu, abondanten toutes choies, que, la flotte des Portugais, s'ar-rêtant cinq ou lîx jours, en descendant la rivieredes Amazones, qu’elle avoir montée heureusement,aucun de tout ce grand peuple n’abandonna sa mai-son , par la crainte de son arrivée. Elle obtintd’eux libéralement tout ce qui lui étoit nécessaire ,& chargea, sur ses vaisseaux, cinq cens sacs de fa-rine , faite de mandioque. Les autres habitations desYorimans ne sont pas inférieures à celle-ci. Elles fonttoujours fprt fréquentes, du côté de la terre-ferme ,& encore plus nombreuses, dans une isle assez gran-de , qui est trente lieues plus bas, où il semble quesoient les principales forces de cette belliqueuse na-tion , tant ceux qui l’occupent sont en grand nom-bre & pleins de valeur. * Le comte de Pagan , Rela-tion géogr. du fleuve des Amazones.

Y O U G H A L, selon Baudrand , Maty &Corneille. Le nouvel Etat d’Irlande, p. 49, écrit,Yough/l.

Y OUGHILL , ville d'Irlande , dans la provin-ce de Mounster , au comté de Corck, à l’embou-chure de la riviere de Blackwater , près des confinsde Waterford , à trente milles , au Sud-Est, deMallo , & à huit milles, presque à l’Orient, deGîoyn. C’est une ville riche & bien peuplée, encein-te d’une bonne muraille. Sa figure est. un peu lon-gue : elle a un port très-commode, & un quai bienfortifié. Elle envoie deux députés au parlement.

YOURE. ( L’ ) Quelques- uns donnent ce nomà la riviere d’Ouse. Voyez ce mot.

Y OUIN ou YOUN-Garbani. L’historien deTimurbec nomme ainsi un certain nombre de villa-ges du Khorassan, près de la ville de Tous.

YOUSET, paroisse de France, dans le Bas-Lan-guedoc, au,diocèse d’Uíez. Il y a une fontaine d’eauminérale, qu’on croit assez bonne, pour les opila-tions, les vieilles dissenteries , les fièvres intermit-tantes, les maux de poitrine, P asthme, laptisie,&c.

YPRES, ville desPay S _Bas, sous la dominationde l’empereur, depuis le traité á’Utrecht, quoiqu’ily ait garnison Hollandoisç en vertu du traité deBarrière. Elie a été autrefois grande, très-peuplée

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& très-marchande ; mais elle a beaucoup perdu deson lustre, par les fréquentes séditions & révoltes deses habitans, & par les grandes pertes qu’elle a souf-fert es. Cette ville est située fur un petit ruisseau, ap-pellé Yper , qui lui a donné son nom, & est à quatrelieues de Menin, à sept de Bergues & de Nieuport,à neuf de Dunkerque , de Saint-Omer & de Bruges,& à treize de Gand. Son circuit, qui étoit autrefoistriple de ce qu’il est aujourd’hui, & dont on voit en-core les vestiges, est présentement réduit à deuxmilles six cens nonante-trois toises, non-compriscelui de la basse-ville. Son enceinte, à laquelle onn’a ajouté que des bastions , ces dernieres années,est la même , à laquelle Philippe-le-Hardy , duc deBourgogne, comte de Flandre, la réduisit, lorsqu’ilfit bâtir, vers l’an 1385 , & les suivantes, les mu-railles de brique, avec des tourelles, dont une par-tie subsiste encore, du côté du Midi & de l’Occi-dent. L’autre côté a été démoli ou le fera, pouryfaireles nouvelles fortifications , que le roi y a ordon-nées. * Corneille , fur des Mémoires communi-qués.

L’an 800, les Normands saccagèrent cette ville ,ainsi que le reste de la Flandre, par la facilité qu’ilstrouvèrent, à se rendre maîtres de toutes les villes ,qui étoient ouvertes & mal défendues. Elle fut forti-fiée , après leur retraite, par Baudouin V, comte deFlandre , & par les comtes, ses successeurs , d’unrempart de terre, & d’une baye vive. Louis VI, roide France, la prit, er> 1128, avec Guillaume-le-Normand, & on en pilla & brûla plus de la moitié.Philippe-Áuguste s’en rendit le maître, en 1213, &le tiers de la ville fut brûlé, par accident, l’an 1240.Ses fauxbourgs le furent aussi, en 1207, par les gar-nisons, que Philippe le Bel tenoit fur la Lys. L’an1325, ses bourgeois se révoltèrent, ainsi que la plusgrande partie de la Flandre, contre Louis de Ne-vers, vingt-sixiéme comte , & firent abbattre lavieille enceinte , pour en faire une nouvelle , danslaquelle ils envelopperont les fauxbourgs , quicroient grands & extrêmement peuplés, par les tis-serans & autres gens de métier , servant aux manu-factures de draps & de serges , qui florisfoient alorsdans toute la Flandre, surtout à Ypres. Lebas-peu-ple est fort mutin, & sujet aux séditions. En 1383 ,les Anglois, secondés par les Gantois , qui persis-tèrent dans leur rébellion, descendirent en Flan-dre, & s’emparerent de toutes les places, depuis laMer, jusqu’à Ypres, qu’ils assiégèrent. Jean Van-houlze, qui en étoit vicomte, raza & brûla tous lesfauxbourgs, dont il retira les habitans dans la ville,se réduisant à en défendrel’ancienne enceinte, qu’ilavoit fortifiée d’un rempart & d’un fossé. Le siègedura six semaines ; & après plusieurs assauts, les An-glois furent obligés de le lever. II s’y fait encore ,tous les ans, une procession, en action de grâces decette délivrance ; & c’est à cette fête, que commen-ce la Kermesse d’Ypres. Les Anglois, qui furentcontraints de quitter la Flandre, cette même année,emporterent beaucoup d’outils & d’instrumens, pourles manufactures de draps , qu’ils ont établies , de-puis ce tems , en Angleterre. Philippe de Bourgo-gne , devenu maître de la Flandre, l’année suivante,par son mariage, avec l’héritiére du dernier comte ,fortifia Ypres; & parce que l’enceinte, à laquelleil se réduisit, se trouva trop petite, pour contenirtout le peuple, qui demeuroit auparavant dans lesfauxbourgs, il ne voulut pas perdre l’occasion de sé-parer tous les ouvriers, que leur grand nombre ren-doit insolens & difficiles à gouverner. II les envoyas’établir dans les bourgades & petites villes voisines,comme Poperingue, Werwic, Confines & Menin,8t autres endroits. Cela fut cause que la manufacturede draps, qui étoit fort en vogue, à Ypres & auXenvirons, s’annéantit insensiblement : de sorte quele peu, qu’il y en reste aujourd’hui, ne sert qu afaire connoître qu’on y fait aussi bien travailler endrap, qu’en aucun autre lieu. L’an iÇ77% l a villetomba au pouvoir des Religionnaires, qui se révol-tèrent contre Philippe II, roi d’Espagne. Ils- démo-lirent les cou vens, chassèrent les religieux, & abo-lirent