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ou Julìa Restìtuta , quoique quelques auteurs placentcette ancienne ville à C acérés , petite ville de la mê-me contrée. * Baudrand , Dict.
On dit, dans cet article, que Zafra est l’ancienneSegeda ou Julìa Restìtuta , comme fi c’etoit deuxnoms différens ; cependant Julìa Restìtuta , n’eítqu’un surnom, que Pline donne à une ville de la Bé-tique , qu'il nomme Segeda.
ZAFY, Aj’afia , ville de Barbarie , au royaumede Maroc. Voyez SAFIE.
ZAGACUPADA , ville de P Afrique propre.Ptolomée, /. 4, c. 3, la range parmi les villes de laNouvelle-Numidie. Le manuscrit de la bibliothèquePalatine , lit Aa? L acuacda , au lieu de Zagacu -pada.
ZAGARA, montagne de la Turquie , en Euro-pe, dans laLivadie, & connue anciennement fousle fameux nom d’Hélicon. Le nom moderne de Za-gara , lui a été donné , à cause de la grande quantitéde lièvres, qu’on y trouve. II ne laisse pas néan-moins, d’y avoir d’autres chasses; on y rencontre ,surtout, des sangliers & des cerfs. Par la descrip-tion, que Strabon nous a donnée, del’Hélicon, ilest aisé de juger que c’est aujourd’hui la montagneZagara. L’Hélicon étoit sur le golfe Crisséen oude Corinthe, & bordoit laPhocide, qu’elle regar-doit au Nord, inclinant un peu à l’Ouest. Ses hau-tes croupes pendoient fur le dernier port de la Pho-cide , qui, de-là, s’appelloit Mycus. Elle n’étoitpas fort éloignée du Parnasse, 8c ne lui cédoit nien hauteur, ni en étendue; enfin, ces deux monta-gnes n’étoient presque que rochers , 8c leurs croupesse trouvoient toujours couvertes de neiges. C’est-làl’état de la montagne de Zagara. Mais il ne faudroitpas y chercher les monumens d'Orphée, ni ceux desMuses, ni ceux d’Hésiode, que Pausanias dit y avoirvus de son tems. Pour ce qui est de la fontaine d’Hip-pocréne, où les Muses avoient coutume de s'assem-bler , Wheler, ( Voyage d’Athènes, dans les lieuxvoisins, t. 2, 1-3,) qui me fournit cet article, réas-sure pas l avoir distinguée ; il n'en parle que par con-jecture. « Ayant avancé une lieue 8c demie, dit-il,„ vers le haut da la montagne , jusqu'aux neiges ,» il fallut m’arrêter 8c me contenter de descendre„ de cheval, 8c de tâcher de grimper fur quelque» rocher plus haut, d'où je pusse découvrir le pays
de dessous, 8c le haut des montagnes ; en forte,, que l’espace , qui y étoit renfermé, me parut„ comme un lac glacé 8c couvert de neiges. Mais,, mon guide me disant qufil n’avoit passé par ce„ chemin, qu’en tems d’Eté, avec M. deNointel,,, ambassadeur de France , 8c qu’il y avoit vu une„ belle vallée,- couverte de verdure 8c de fleurs,„ avec une belle fontaine au milieu, je me trouvais, porté à croire que c’étoit-làla fontaine d’Hippo-„ crène, 8c le bois délicieux des Muses ». II croît,fur cette montagne , quantité de sapins mâles,dont la gomme ou le benjoin a 1 odeur de la musca-de, 8c celle de pherbe, que les Anglois appellentLeopards-hane , dont la racine ressemble à un scor-pion. Du haut de la montagne , on decouvre les plai-nes de la Livadie , au Nord : directement a l’Ëst ,on voit le mont Delphi d’Egripo, 8c une autre mon-tagne de la même isle, à PEst-Nord-Est. En laissantle chemin de San-Georgio ; 8c tournant à main-gau-che, on descend dans une plaine, qui se trouve en-tre le mont Zagara 8c une autre petite montagne ,dont l’extrêmité orientale n’est pas éloignée. Elles’appelloit anciennement Laphytìus , de ce côté-la,8c du côté de l’Occident, on lui donnoit le nom deTelphysium. En descendant de la montagne de Zaga-ra, on trouve, du côté qui regarde Lìvadia , quel-ques fontaines , qui sourdent de terre, 8c dont il yen a, qui se rendent dans la plaine de Livadie, 8cdans le lac où elles se perdent, tandis que d’autresse rassemblent dans une riviere de la vallée. II y ena une, qui fait une belle cascade , presque du hautde la montagne, 8c qui fort apparemment du lac,qui est fur le haut du mont Zagara. Il croît quantitéde narcisses , furie bord de cette riviere : ils ont uneodeur agréable, 8c multiplient extrêmement.
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ZAGARAH, nom d’urie ville, située fur ies còn»fins de la Nubie , de l’Ethiopie 8c de la Nigritie ,8c qui a, dans ses dépendances , plusieurs bourgadestrès-peuplées, dont tous les habitans font appeliésZagarin. Ils ont quantité de troupeaux de chameaux,qu’ils louent aux marchands , leurs voisins. Carpour euX, ils ne font négoce , que de marchandisesviles 8c de bas prix. Cette ville n’est éloignée que desix journées de celle d’Engimi, 8c de huit de cellede Mathan, ou le seigneur du pays, que l’on appellele prince de Zagarah , fait fa demeure Ordinaire.
* D 1 Herbelot, biblioth. or.
OnavU, en France, un prince d’Ethiopié, quiportoit le titre ou le nom de Zagarah. On l’appelloitZaga-Christ. Les Ethiopiens ont accoutumé d’ajouterle nom de Christ ou Crostos, í leurs noms 8c qua-lités.
ZAGARI , nom qUe Pon donnoit aux Hippcpo »des, selon Eustathe , in Dionysi Voyez HlPPOPO-DES.
ZAGARIS. Voyez SANGAR.
ZAGAROLO , bourg d’Italie, dans l’état dál’église. On le trouve dans la campagne de Rome, àdix-sept ou dix-huit milles de la ville de ce nom, ducôté de l’Orient, 8c environ à huit milles , au Cou-chant de Palestrina. Ce bourg, qui a titre de duché,appartenoit ci-devant aux Ludovisio , 8c est possédéaujourd’hui, par les Rospiglìosi . Quelques-uns pren-nent ce bourg, pour l’ancien Labicum , que d’autreâplacent a Val-Montone ; mais Holstenius veut quece soit la Colonna. * Magin ì Carte de la Campagnede Rome.
ZAGATAIS. LeS TartareS, íujetS dé Zagatdi -Chan , second fils de Zingis-Chan , qui eut la grandeBoucharie, 8c le pays de Charaís’m en partage, gar-dèrent , après la mort de leur maître, le nom de Za-gataïs , qu’ils avoient adopté pendant fa vie ; enforte que ces provinces porterent toujours, depuis cetems-là, le nom du pays des Zagataïs, 8c les Tarta-res, qui les habitoient, le nom de Tartares-Zaga-taïs, jusqu’à ce que Schabacht-Sultan, à la tête desTartares-Usbecks , ayant conquis ces provinces ,âpres en avoir chassé les descendans de Tamerlan ,le nom des Zagataïs fut engloutti, par celui des Us-becks ; de maniéré qu’il n’est plus question, à pré-lent , du nom de Tartares-Zag-ataïs., dans la grandeBoucharie , ni dans le pays de Charafs’m, que pourconserver P arbre généalogique de diverses tribusTartares , qui font établies dans ces provinces , &pour distinguer les Tartares premiers occupans de côpays, d’avec les Tartares, qui en font actuellementles maîtres. Du reste, ces deux branches de Tarta-res , font si bien mêlées ensemble, à l’heure qu’ilest, qu’elles ne font absolument qu’un seul 8c mêmecorps , qui est compris fous le nom de Tartares-Usbecks. C’est ce que nos géographes n’observencpas, lorsqu’ils continuent toujours de donner le nomdu pays de Zagataïs, à la grande Boucharie, quoi-qu’il y ait plus de deux siécles que ce nom soit aboli.On ne peut entendre présentement, par le mot Za-gataïs, que les troupes du Grand-Mogol : car com-me les Tartares de la grande Boucharie portoientencore le nom de Zagataïs, lorsqu’ils firent la con-quête de l’Indostan, fous la conduite de Tamerlan,8c que ce font leurs descendans, qui possedent en-core actuellement cet empire, sous la dominationdes Grands-Mogols, dont la maison est Puniquebranche de la postérité de Tamerlan, qui subsisteencore, à l’heure qu’il est, les Tartares, aussi-bienque les autres Orientaux , leur conservent tonjourále nom de Zagataïs, pour les distinguer, d’uncôté,des Tartares-Usbecks , qui possèdent présentementla grande Boucharie, 8c de P autre côté, des ancienshabitans de l’empire de l’Indostan, qui font, àl’heu-re qu’il est, les sujets des Zagataïs; mais entr’eux ,ils prennent le nom de Mogoules. * Hist- Génial, desTartares, p-667 & P-7J<).
ZAGATIS , fleuve de la Colchide, 8c qui fe
jettoìt dans le Pont-Euxin. Arrien , 1, Peripl,p,y }
place l’embouchure de ce fleuve , entre Athenct 8cAnchìanì-Regìa , ( Anchialos ) à sept stades feule-