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Tome sixième. T - Z.
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ZIGEÍRA ou ZíGlRA, ville de l’Afrique propre,telle est mise, par Ptolomée, /. 4, c. 3 , au nombred'es villes situées entre la ville de Thabraca & lefleuve Bagrada.

ZIGERE, ville de la Thraee. Pline, 1 .â,c. ii,la place dans les terres, 8c au voisinage de la Basse-Mœsie. II ajoute que c’étoit une des villes desScythes Arotéres , qui s’étoient établis dans cequartier.

ZIGETH, ville de la Basse - Hongrie. VoyezSigeth.

ZIGGENSIS. Voyez ZiCENSlS.

1. ZlGIRA. Voyez Zigeira.

2. ZIGIRA, ville de l’Assyrîe : Ptolomée, /.6,c. 1, la place vers le Nord , & à une grande distan-ce du Tigre.

ZIJE-RAES. Corneille le Brun , t. 5, p. 147,écrit ainsi le nom de la ville de Chiras.

ZíKA , bourgade, de la Basse-Hongrie , selonLazius, cité par Baudrand, qui la place siir la Sar-vritza , entre Aìbe-Royale & Sarwar. On la prendpour l’ancienne Mc.gni.cna de Ptolomée , 8c pourla Mogetlana ou Mogentiana de lTtinéraire d’An-tonin.

Z IEEE ou ZlLlE, fleuve d*Afrique 3 dans la Bar-barie, au royaume d’Alger. Ce fleuve, qUe l’onprend peur le Cariants des anciens, est grand, &fort du mont Gnanecexis ; 8c descendant par desplaines désertes, il se va jetter dans la Mer, àl’Orient de Mostagan, fur les frontières de Tréme-cen 8c de Tenez. Les deux bords de ce fleuve fontpeuplés d’Arabes riches 8c vaillans, qui peuventmettre en campagne deux ou trois mille chevaux.* Dapper, Afrique, p. ICO.

ZILEIA. Voyez Siloés.

Z 1 LIA. Voyez Zilís.

ZILIS , ville de la Mauritanie Tingitane, prèsîá.côte de l’Océan Atlantique. E'Itinéraire d’Antoninla marque à vingt-quatre milles de Tingis, entreT ab a ms. 8c ai Mercnrì,z quatorze milles du premierde ces lieux, 8c à six milles du second. C’éít la villeque Strabon nomme ZELES. Voyez ce mot. Elle estapp eìléeZilia, par Ptolomée, /. 4, c. 1, qui la placedans les terres, au bord d’un fleuve de même nom.Elle ne devoir pas être éloignée de la Met : cas Pli-ne, /. 5, c. 1 , la met fur la côte de l’Océan , ìn oraOceani. II nous apprend, outre celà, que c’étoitunecolonie établie par Auguste, 8c qu'o n la nommoítJulia Constantin Zilis. Selon le même auteur, elleétoit exempte de la jurisdiction des rois de Mauri-tanie , Sc dépendoir de l’Espagne Bétique. Une ins-cription, rapportée dans le trésor de Goltzius, faitmention de cette ville , fous ce titre : Col. Constan-tin Zili Augusta. Cette ville retient encore à présentson ancien nom : car on veut que ce foi t aujourd’huiAttila, nom augmenté del’article des Arabes. Quantà ce que dit Strabon, /. 3, p. 140, qu’onl’appellaJulia Jorg. , voyez, au mot Julia , les articles JU«liaTraducta.

ZILMISSUS, coline de la Thrace.. Macrobe,Saturnal. L 1 , c. 18, dit qu’fly avoir, fur cette co-line , un temple , dédié au Dieu Se b a de us. O steliusremarque que Gyraldus , Sintag. 8, Deor. lit Cilmts-J'us, au lieu de Z ìlniisfus.

ZIMARA, ville de la Grande-Arménie, selonSolin, qui la place au pied du mont Capotes, oùì’Euphrate prend fa source. On lisoit, ci-devant,dans les exemplaires imprimés, de Pline, /. 5, c. 24,ZtmyrA ou ZlMlRA ; mais, comme l’a remarqué leR. Pere Hardouin , c’étoit une faute insigne : car Si-myra est une ville de Syrie , au bord de la Mer Mé-diterranée. La correction , que ce savant religieux afaite , est appuyée sur les meilleurs manuscrits, quilisent Zìmarai C’est ainsi qu’écrit Ptolomée , ,

c. 7, qui marque Zimara dans la petite Arménie , aubord de l’Euphrate ; mais assez loin de la sourcdece fleuve. Tout cela s’açcorde avec les Itinéraires.Celui d’Antonin metZìmarii, dans la petite Armé-nie , fur la route de Satala à Méliténe, en prenant lelong d u r ivage, dans çet çrdrç :

Tarn. Fl.

ZIN,

Znalìbâ »

Z imara ,

M. P.

XVI.

Teucila ,

M. P.

Xvi.

■Sabus ,

M. P.

XXVIIlV

Dascusa.

M. P.

xvi.

Dans la table de Peutinger, on trouve è

SïmarcLy XVIII.

Zenocopi , XVIII.

yereuso, XIII.

Saba, XVIII.

Dascusa . XVIIÎ.

Unê chofë, eíi quoi ces auteurs ne conviennent pas $■c’est le nombre des milles. LTtinéraire d’Antonincompte soixante milles de Zimara à Dascusa : la ta-ble de Peutinger met soixante-sept milles, 8c veutqu’il y ait soixante 8t quinze milles.f ZIMARUM. On trouve ce mot dans quelqueséditions de Dictys de Crete , / 6, 8c Ortelius en dConclu que c’étoit Un lieu maritime, entre l’isle déCrete 8c le pays des Lotophages ; ce qui seroit uneposition bien vague. Mais cela ne doit pas fans douténous embarrasser; caries meilleures éditions de Dic-tys de Crete, aU lieu de Zimarum , YCent Ismarurn,& comptent cette ville pouf un des lieux òù Ulysseaborda.

TIMBRE , îsle de la Mer Méditerranée, près dela cote du royaume de Tunis, selon Jovì t de Roche-fort, cite par Corneille. Elle est éloignée du cap deBonde quinze milles, 8c de quarante-cinq milles dela Goulette, qui est le port de Tunis , quoique laGoulette en soit à plus de vingt milles. Cette isleest inhabitée ; mais on y trouve de bonne eau : ce quifait que plusieurs vaisseaux y relâchent, pour se ra-fraîchir.

ZIMIRI, contrée de l’Ethiopie : Pline, /.36,c. 16 , après avoir dit que cette contrée est sablonneu-se, remarque qu’on y trouve une sorte de pierre d’ai-mant , surnommée hçtmatites , à cause qu’elle étoitrouge comme du sang.

ZYMYRA, ville de l’Asie, selon Ptolomée, 1 . 6 ,c. 17.

ZIN,. Orteíiug, quì cite Sérapion, dit : lieu. dontles habitanslont appelés M Aérai, 8c où l’ambré croîtdans la Mer.

ZIN ARA, Ztniràou ZenAra , Isle de l’Archi-pel, à quelqúé distance de celle de Lero, du côtéde l’Occident, selon Dapper, Dejcr. de t Archipel±p. 183. C’est l’isle Cinara de Pline. Baudrand, qui lamet environ à cinq lieues de l’isle de Morgo ouAmorgòs , du côté de l’Orient, dit qn’elle étoitautrefois peuplée, mais qu’elle est présentement dé»serre.

ZINCHA, ville d’Afrique : Strabon ? 17,7.831,la compte parmi celles qui furent détruites dufant laguerre de César, contre Scipion.

ZINCHI ou ZlCCHl : car le Grec porte 2Ay/o,'peuples de la Sarmatie Asiatique, au bord du Pont-Euxìn. Arrlen, 1 Peripl.p. 19,.nous apprend que lefleuve Achoeeus séparoit les Zinchi des Sanickœ. IIajoute que le roi des Zicchi étoit Stachemphax, quidevoit fa dignité à l’eíhpefeur Adrien.

ZINDI 8c JAMNE. Le livre des propriétés des élé-tnens , attribué à Aristote, mais qui pourroit bienêtre l’ouvrage de qiielqu’Arabe moderne, donne le'snoms de Zindi 8c de Jamne à deux contrées d’un cli-mat chaud , où les hommes font noirs , 8c ontles cheveux crépus. On vóit assez qu’il est questiondû pays de Zend & de quelque contrée voisine.Voyez Zend. _

z IXG AN , lieu de Perse, fur la route de Cásbinà Ardevil) entre Karaboelâg & Muhul. U y a, à Zin-gan, un carâvaníeray; ce n’est, Tailleurs, qu’uiïmisérable village , qui n'a rien de remarquable,* Corn. U J 9 rí/m Voyages, t. 5, P- 204.

ZINGANES, peuples des Indes. Ils habitent,selon Thevenôt, F'oyage du Levant , t. 2, au voisi-nage d n Sindy ou 5 inde, & volent la plupart de*

Bbb.