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barques, qui y vont ou qui en viennent. Ils font su- ZlPEouZlEPE, lieu des Pays-Bas , dans lajets de l’empereur du Mogol, qui ne laisse pas de Northollande. C’est proprement cette pointe de laleur faire souvent des présens , pour les obliger de Northollande ou Westfrise , qui est au Midi, & vis-s’abst'enir cl’exercer leurs pirateries ; ce qui n’empê- à-vis de l'isle de Texel, & qui est mouillée d’unche pas qu’ils ne volent continuellement, & qu’ils côté, par l’Océan Germanique , & d’autre , parlene fassent de nouvelles prises. Zuiderzée.
ZINHAGIENS ou ZaNHAGIENS. Voyez Zan- i. ZIPH, ville de la Palestine , dans la tribu deHAGIENS. Juda. Josué, c. , v.24, compte la ville de Ziph
ZINGI. Voyez SïNDI. __ parmi celles qui étoient à l’extrémité de la terre deà
ZINGIDUNUM. Voyez SlNGIDUNUM. enfans de Juda, le long des frontières d’Edom, du
ZINGIS. Voyez ZENGIZA. côté du Midi. Dom Calmet remarque que saint Jerô-
ZINI, forteresse, près Abbadan , fur une isle me dit que l'on montroih encore, desontems, laronde , à l’embouchure du Tigre , dans l'Iraque bourgade de Ziph , à huit milles d’Hébron , vers
Babylonienne. * Manuscrits de h Bibliothèque du l'Orient. David, 1. lleg-, c- 23, y. 14 $ 15 , se retira
Roi. dans le désert de Ziph, & y demeura caché, dans la
ZINIS. Voyez JUSTINOPOLIS. montagne de ce désert, qui étoit fort couverte d’ar-
ZINU , capitale du Zinumazin, contrée de la bres. Vovez ZrPHENE.
Grande-Tartarie. Elle ne subsiste plus aujourd’hui.Il y a lieu de croire qu’elle étoit située quelque partdans le Tangut, dont le pays Zinumazin faisoit fansdoute une portion ; & qu’elle n’étoit pas éloignéedes déserts de Gobi. L’air de ce pays est très-dange-reux à ceux qui n’y font pas accoutumés. * Hifi. GY-néalog. des Tartares , p. 382.
Z1NZEL , riviere de France, dans la Basse-Al-sace. Elle prend sa source dans les montagnes de laLorraine , près de la petite Pierre, passe à Dossen-heim, arrose la ville de Neuviller, & tombe dans laSour ou Soor, à un quart de lieue au-dessous deStimbourg. C’est le cours que les auteurs du Dic-tionnaire de la France donnent à cette petite riviere.Ils ne s’accordent pas avec de l’isle , Carte de laBasfe-Alsace , qui place Dossenheim & Neuvilleríiir deux rivières différentes , qui ne se joignent,qu’après avoir mouillé ces deux lieux.
ZENZICH, Sinciacus , bourg d’Allemagne, dansle cercle électoral de Cologne, fur le Rhin , à l’en-droit où ce fleuve reçoit l’Ahr, à trois lieues au-des-sous de Bonne, & presque vis-à-vis de Lintz. * Jail-lot, Atlas.
ZIOBERIS, fleuve d'Asie , dans l’Hyrcanie.Quinte-Curse , /. 6, c. 4, décrit ainfi ce fleuve. II ya, dans une vallée, qui est àl’entree del’Hyrcanie,une forêt de haute-futaye , arrosée d'une infinité deruisseaux, qui, tombant des rochers voisins, en-graissent toute la vallée. Du pied de ces montagnes,descend le fleuve Zioberis , qui, par l’espace dequelques trois stades, coule tout entier dans son lit;puis, venant à se rompre contre un roc, se fend endeux bras, St fait comme une juste distribution deses eaux. De-là, venant plus rapide, & se rendanttoujours plus impétueux, par la rencontre des ro-chers , qu’il trouve dans son chemin, il se précipitesous terre, où il roule , St se tient caché durant lalongueur de trois cens stades. Après, il vient commeà renaître d’une autre source, 8t se fait un nouveaulit, plus spacieux que le premier ; car il a treize sta-des de largeur : puis, après s’être encore resserré ,dans un canal plus étroit, il tombe enfin dans unautre fleuve, nommé Rhydage. Leshabitans du pays,continue Quinte-Curse, asíùroient que tout ce qu’onjettoit dans la caverne , où le Zioberis se perd, &qui est plus proche de fa source, alloit ressortir parl’autre embouchure de cette riviere ; de sortequ’Alexandre y ayant fait jetter deux taureaux, ceuxqu’il envoya, pour en savoir la vérité, les virentsortir par cette autre ouverture. Ce fleuve est appelleStiboetes 3 par Diodore de Sicile, /. 17, c.77, quien donne une description semblable.
ZIONCELLUS , fleuve de la Thrace, aux en-virons de Dmzipara. II est parlé de ce fleuve, dansla vie de saint Alexandre, martyr. * Ortel. The-saur.
ZIPANGRI. Marco Paolo appelle ainsi le Japon,au troisième livre de ses voyages ; & ce nom a beau-coup d’affinité avec celui de Nipon , qui est la prin-cipale de diverses isles, dont est composé l’empiredu Japon, & que les habitans du Tunquin & desprovinces méridionales de la Chine nomment encoreaujourd’hui Supon ou Z ipon.
2. ZIPH, ville de la Palestine, selon Josué, c. 15,v. Ç4, qui la donne à la tribu de Juda. II place cetteville de Ziph dans les .montagnes , aux environs deMaon & du Carmel.
3. ZIPH, désert de la Palestine. Voyez ZlPH,
N?. 1.
Le désert & les deux villes de Ziph , tiroient ap-paremment leur nom de Ziph ou Zipha, fils de Jalé-léel, de la tribu de Juda, & dont il est parlé, aupremier livre des Paralippomènes, c. 4, v■ 16.
ZIPHAR, montagne de l’Ethiopie intérieure,selon Ptolome'e, /. 4, c. g.
ZIPHENE. Joseph, ant. 1 . 6 , c. 14, nommeainíile territoire de la ville de Ziph. Etienne le géogra-phe écrit Xiphejie , pour Z iphene, & cite le livresixième, de l’histoire des Juifs, par Joseph. On saitque les Grecs ont souvent employé la lettre S, aulieu de la lettre Z ; mais ce qui est surprenant, c’estqu’Etienne le Géographe ait eu un manuscrit de Jo-seph, où il ait trouvé que le nom nationnal étoitZi'prwcuoç ,, tandis que tous les manuscrits , qui nousrestent, portent Zuçwíç.
ZIPQETIUM, ville de l’Asie-Mxneure, dans laBlthinie, selon Etienne le géographe, qui dir qu’elleavoit été fondée par le roi Zipoteus. Cette dernierecirconstance donne lieu de croire qu’Etienne le géo-graphe a pris cet article dans Memnon, où on lit queZipoetes fonda, près du mont Lyperus^ une villeconsidérable, à laquelle il donna son nom. Je crois,dit Berkelius , qu’il n’y a que Memnon & Etiennele géographe, qui ayent parlé de cette ville.
ZlPPORlS , nom que les anciens Rabins don-nent à la ville de Se/ora ou Saujsorì , ou plutôt Se-phoris ; car c’est ainsi qu’il la faut nommer. Cetteville, si nous en croyons Joseph, Bel.Jud.l-3,c-3>étoit la plus forte de toute la Gallilée ; & fa situa-tion avantageuse la faisoit regarder comme la clef decette province. Hérode le Tetrarque, frere de Phi-lippe, y ajouta plusieurs fortifications, & en fit lacapitale de la Gallilée. Elle étoit fur une montagne ;& ce devoit être une belle ville , comme on en peucjuger par ses ruines, & par les morceaux de colom-nes & de pilastres, parmi lesquels on en trouve quel-ques-uns d’entiers, de même qu’une arcade, qui, àce qu’on dit, est un reste de l’églife de saint Joa-chim. Il y en a, qui croyent que c’est l’ancienne villede Saffet. Quoi qu’il en soit, on a, de-là, une agréa-blp vue, sur la vallée de Zabulon, & sur les monta-gnes de Damas, qui font toujours couvertes de net-ges.* Le Bruyn, Voyages, t. 2, p. 332.
Rabbi-Benjamin marque la situation de ZipporìstIl dit qu’elle n’étoit éloignée de Jezréel, que detrois parasanges & de cinq de Tibériade. Lorsque léssRomains porterent la guerre dans la Judee, elle sucla derniere des villes de cette province", qui se rendicà Tite. Le pere Hardouin rapporte des médailles decette ville, frappées fous Domitien & fous Trajan»avec ce mot, C.En<î>onHNfìN, Sephorenorum.LLzs\s\^fuite, on appella cette ville Diocésarée : Getlt ìn se-cundo Sephoriam milliario-, qucthodie appellatur LLio-ccésarea , euntibusper Tiberìadem , dit saint Jerome,dans ses questions Hébraïques, HégésipeôcSocratedisent la même chose..