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delbourg, qui s’étoit accrue , & ctoit devenue fortriche, par la décadence du négoce de Ziric-zée, dontles sables avoient comblé le port ; cependant celle-ci est encore fort marchande; elle est assez jolie &bien peuplée : les fortifications , qui la défendent,font bonnes, & le débit du sel & du poisson y est fortconsidérable : -son église principale a été dédiée au-trefois à saint Livin. Albert de Bavière y fonda, en1378 , un chapitre de vingt-quatre chanoines : il yavoit, avant la révolution arrivée dans la religiondu pays, six belles maisons religieuses.
Le savant Pierre Peckius, docteur en droit dansl’université de Louvain, puis conseiller au parlementde Malines, étoit né à Ziric-zée. Il mourut en 1589,laissant Pierre Peckius, son fils, héritier de son nom,de sa science 8c de ses biens.
ZIRIDAVA, ville de laDace, selon Ptolomée,/. 3, c. 8. Le nom moderne est Scaresten, si nousen croyons Lazius, 12. Reip. Romance.
ZIRÏNIA. Voyez ZeirinïA.
ZIRKÉES , village des Indes , dans la provincede Guzurate , à une lieue 8c demie de la ville d'Ama-dabat. Ce village est célébré, par un beau sepulchrequ’on y volt, & qui est l’ouvrage d’un roi de Guzu-rate , qui le fit bâtir en mémoire d’un Kasi, quiavoit été son précepteur j & que plusieurs prétendusmiracles , laits après fa mort, ont rendu fameux.Tout le bâtiment, dans lequel on compte jusqu’àquatre cent quarante colomnes , de la hauteur detrente pieds, est de marbre , aussi-bien que le pavé,& sert de tombeau à trois autres rois, qui ont vouluy être enterrés avec leurs familles. A P entrée de ceiiiperbe tombeau , est une grande citerne pleined'eau, & fermée d’une muraille, qui est percée detous côtés de plusieurs fenêtres. Les Mahométans deces quartiers-là y vont faire des pèlerinages. C estdans le village de Zirkécs, que se sait le meilleurindigo du pays. A une lieue de-là, il y a un grandjardin , accompagné d’une belle maison , que legrand-mogol Chou-Chimauw fit faire, .en mémoirede la victoire qu’il remporta, dans celieu-la, íur lesultan Mahomet Begeran, dernier rot de Guzurate,& après laquelle il unit ce royaume a ses autres états.* Mandesto , Voyage de Perse LUX Ind. orient, p. 8z,édit. 1727.
Z IRMA, fleuve d’Asie , vers l’Hyrcanie : carAgathias, l. ^, j'ub finem., le place aux environs desmonts Carduchi.
ZIRONA, Isle du golfe de Venise, sur la côtede la Dalmatie, 8c de la dépendance du comté deTraw. Cette isle , qui n'est pas grande, est placée ,par le pere Coronelli, entre les isles de Bua, deSolta, Olynta 8c de Pianca ; au Midi occidental dela premiere ; à V Occident septentrional de la secon-de, & à P Orient de la troisième. * Carte de la Dal-matie.
ZIS. Voyez Zvz.
ZISPERHAUS, Zapolìa, ville de la Haute-Hon-grie, au comté de Scépuze. * Hijl. 6 DeJ’cr. de laHongrie, 1 . 3, édit. 1688. .
ZIT JE, peuples, dont il est parle dans 1 histoireMiscellanée , /. 22, qui paroît les placer au voisina-ge de la Bulgarie.
ZITHA, ville de la Mésopotamie: Ptolomée,/. 5, c. 18 , la compte parmi les villes situées aubord de l’Euphrate , 8c la place entre Banabe &B&thautha. Elle est appellée Sltha , par Zosime,
1.3, c - 1 *.
ZITHIUM. Voyez ZOITHIUM.
ZlTHUNiUM. Voyez Zetunium.ZITRACHa, Zitrach ou ZiTRACHAN. VoyezAlbante, N°. 1.
ZITTAU , Zittavìa , ville d’Allemagne , SUmarquisat de la Haute.Lusace, sur la Neiff, à qua-tre lieues au-desíus de Gorlitz, fur la frontière deBohême. Wenceslas, roi de Bohême, la fit aggran-dir en 1253 , & la fit entourer de murailles en 12^5.Elle est renommée pour fa bonne bierre. * D } Âudi-fret, géogr. t. 3.
ZITURON , lieu de la Perse. II en est parlé dansl’histoire Miscellanée, /. 18, qui le met au voisinage
ZIZ.
de Ctésiphonte. Elle est nommée Siaftr , dansCédrène.
1. ZIZ ou ZlS , montagnes d’Afrique , dans laBarbarie, au royaume de"Fez. C’eít une chaîne dequinze montagnes froides & rudes , qui prennentleur nom de la riviere de Ziz , qui en fort, 8c bor-dent la province de Fez , clu côté du mont Atlas.Elles commencent, vers le Couchant, à la provincede Tedla , dans le royaume de Maroc , où la mon-tagne de Dédès le sépare de celui de Fez , 8c elless’étendent jusqu’aux confins de Mezetalça. La pro-vince de Sugulmesse les borne au Midi ; au Nord ,elles ont les plaines d’Ecdescen & de Gureygure :de forte qu’elles peuvent avoir trente-cinq lieuesdu Levant au Couchant, fur quatorze de largeur.Elles font peuplées de Zénégues si endurcis au froid,que parmi tant de neiges 8c de glaces , ils ne rhabil-lent pas plus chaudement que les autres Bérébéres ,excepté qu’ils portent des bottines de cuir, 8c s’en-tortillent les jambes de haillons, lacés avec des cor-des ; mais ils vont tête nue, toute l’année. Ils fontgrands voleurs , 8c ont toujours guerre avec lesArabes , dont ils vont enlever la nuit les troupeauxdans la plaine ; aussi celui que les Arabes rencon-trent , paye pour tous , & est bien-tót mis en pièces.Leurs montagnes font toutes couvertes d’herbes ;mais il y a peu de bois. On y trouve une fi grandequantité de couleuvres , qu’elles vont par les mai-sons , comme les chiens 8c les chats : elles rappro-chent lorsqu’on mange , afin qu’on leur jette quel-que chose, & ne font aucun mal, à moins qu’on neles attaque. II y a plusieurs villages, dont les mai-sons font faites de bois ou de cloisons, enduites deterre 8c de plâtre, 8c couvertes de pailles ; mais lesplus riches ont des cabannes de nates de jonc. Ilsnourrissent quantité de menu bétail, 8c trafiquent àFez 8c à Sugulmesse , où ils portent de la laine 8c ditbeurre, 8c menent des ânes 8c des mules; mais ilsne vont point à la derniere de ces villes, que lesArabes ne se soient retirés dans les déserts, parcsqu’ils leur feroient un mauvais parti ; 8c quelquefoisceux-ci envoyeur devant leurs tentas 8c leurs trou-peaux , 8c attendent les Zénégues au passage, pourse venger de leurs larcins. Ceux-ci font robustes, 8csi brutaux , qu’ils ne demandent ni ne donnent la viedans le combat. Ils lancent des dards, dont ils fontaussi assurés que s’ils droient avec des arbalètes. Ilsfont autant d’effet, 8c ils ont, outre cela, quelquesarquebuses. Ils font plus de trente mille combattans,tous gens de pied, & battent toujours les Arabesdans les montagnes , comme ils en font battus dansla plaine , parce qu’ils n’ont point de cavalerie ;mais le commerce les^jblige quelquefois à faire trê-ve. Toutes les caravannes, qui passent dans ces mon-tagnes , leur paye tribut, pour chaque charge dechameau , 8c tout ce qui passe fans passe-port est dé-trousse. II y a deux de leurs montagnes qui ont desmines d’argent; savoir, celle d’Aden 8c d’Aruca-nez ; mais ces mines leur apportent peu de profit.On y voit encore les ruines d’une ville, appelléeCalaat-Aben-Tavyla, 8c dont les murs íonr de bois,lié avec du plâtre. II y demeure quelques pauvresgens .* Marmol, Afrique, t. 2, I.4, c. 119.
2. ZIZ ou ZlS , riviere d’Afrique, dans la Bar-barie, 8c qui sépare en partie le royaume de Fez decelui de Trémécen. Elle a sa source dans les monta-gnes des Zénégues ; 8c, après avoir passé par la villede Garciluyn, & par les états de Quinena, de Ma-tagara 8c de Reteb , elle va mouiller Sugulmesse, 8cde-là, elle se rend dans les déserts, où elle se con-vertit en un lac. Dapper. Afrìq. p. 204, dit que la ri-viere de Ziz fort d’une montagne de l'Atlas, quiporte le même nom, 8c que prenant son cours entredes montagnes , elle arrose ses pays dont il viencd’être parlé, passe près du fort de Suahila, 8c vase jetter dans un lac , entouré de tous côtés de sa-blons.
3. ZIZ ou ZEZ, riviere d’Afrique, dans la Bar-barie, au royaume d’Alger. Elle traverse la provin-ce de Trémécen, du Midi au Nord, en serpentant,8c va se jetter dans la Mer Méditerranée, près de