ZíR.
ZIRA ou ZéIRÀ. Voyez GirA.
ZlRANMI, (Les) peuple de l’empire líussieri ,qui occupe un pays considérable de même nom, auCouchant de la province de Permski ouPermie, &au Nord-Ouelt de celle de Viatka. Ce peuple a unlangage particulier. II a été longtems indépendant ;aujourd’hui, il est tributaire du Czar. Il habite uneforêt , à laquelle on donne cent soixante lieues delongueur. * Olearius, De l’isle , Atlas.
ZÍRBAAD. Quelques-uns ont donné ce nom à lapartie la plus orientale de$ Indes, qui est appelléëcommunément, par les Européens , la Presqu 7 Islede-là le Gange. Ce pays comprend, du côté du Sep-tentrion , les états des rois d’Ava & dePégu; ducôté du Midi, ceux du roi de Siam ; & du côté deFOrient, les royaumes de Tunquin & de la Cochin-chine. Le mot Zirbaad, signifie, en langage In-dien, P ays fous le vent. Les géographes Hollandois ,dans la nouvelle carte , qu’il nous ont donnée de cepays, ont appellé, Mare Zirbaadad,^ cette partiede l’Océan Indien, que nous connoissons depuislongtems , fous le nom de Golfe de Bengale , íiir le-quel une partie de ce pays est situee.
ZIRCHNITZ , ville d’Allemagne, dans la Bas-se-Carniole, à F Occident septentrional d’un grandlac. On écrit indifféremment Zirc/init^ Cfinûc'i , &Cfr.iitr. Cette ville , qui n’est composée que d’en-viron trois cens maisons , donne Ion nom au lacliirlequel elle est bâtie, qui est remarquable, 8c qui faitF article suivant.
ZIRCHNITZERSEE , lac d’Allemagne , dansla Basse-Carniole , vers les confins du Windisch-marck, & au Nord de la Forêt By r pamerwaldt. Celac a deux milles d’Allemagne de longueur, fur unmille de largeur. II est environné de montagnes,qui en font cependant un peu. éloignées. Du côtéà Midi, régné une partie de la forêt de L/ràu-mer.
On volt tous les ans, pendant le mois de Juin ,les eaux de ce lac descendre fous terre, par plusieursgrands trous, qui font au fond, & revenir ensuitepar ces mêmes trous , pendant le ,mois de Septem-bre : l’eau remonte bien plus vite qu’elle ne des-cend, Scelle couvre bientôt toute la terre , qu’elletenoit auparavant; si-tôt qu’elle est ecoulee, la terreproduit beaucoup d’herbes, qui servent à nourrir lebétail en Hiver ; Sc c’est dans ce tems que les lièvres,les cerfs 8c les sangliers viennent de tout le pays desenvirons, fur-tout de la forêt de Birnbaumer , pourhabiter ces terres desséchées , où le peuple en prendun grand nombre.
Le Lac de Zìrchnìtryrfée fournit beaucoup depoisson; mais on n’oíèroit y sécher, qu’avec per-mission du prince d'Eckenberg, qui en est le sei-gneur, aussi-bien que de la plus grande partie du paysdes environs ; cependant tout le monde peut pêcheravec liberté, dans le tems que l’eau s’en va fous ter-re : pour cet effet , on fe met dans seau, tout prèsdes trous, 8c on empêche le poisson de passer ; on enprend, ainsi, une grande quantité. On ne dit pointque seau , en revenant, apporte avec elle quelquespoissons extraordinaires ; Sc il n’enrevient que del’es-péce de ceux qui íont partis, comme des carpes, destanches, des anguilles Sc de tous les autres poissons,qu’on trouve communément dans les autres lacs : sice n’étoit la défense qu’il y a de pêcher en tout au-tre tems , on y perdroit plus qu’on n’y gagneroit, àprendre le poisson àson départ; car lorsqu’ilrevient,il est bien meilleur Sc en plus grand nombre : ilpasse sous terre, dans le tems qu’il vient de faire fesoeufs, tems où il est moins délicat.
Comme la terre, qui est fous ce lac, est fort iné-gale , il y a des endroits où l'on ne trouve que quatrepieds d’eau , Sc d’autres, qui ont jusqu’à quinze au-nes de profondeur : cela forme comme des monta-gnes & des vallées. Les poissons cherchent plutôtcelles-ci, que les endroits élevés ; Sc les pêcheurs,qui les savent connoître , ne s’y trompent pas : cesfortes de vallées font au nombre de sept ; on leur adonné à chacune un nom particulier. Lesvoiçi, enSclavon, qui est la langue du pays ;
Vodanasj Ribishkiàmâ*
Reshetu , Naknishu,
Sitarza, Levishe,
Kotteî.
Edouard Brown, qui me fournit cet article, ditavòifvu , dans une de ces vallées, une pierre fort estiméedans le pays, 8c qu’on nomme la pierre despêcheurs :ils peuvent conjecturer , en la voyant, si seau des-cendra bientôt ; il ajoute qu’il s’approcha d’Une mon-tagne, qui devient une islefort agréable, si-tôt quel’eau est haute.
Les habitans du pays disent que ce lac ri’a jamaismanqué à faire descendre fes eaux fous terre , Sc àles faire revenir : ils n’ont même aucune tradition ,qui leur apprenne si ce lac a été de tout tems sujet àcette révolution. II y a des lacs, qui fe forment parquelque tremblement de terre ; mais il est assez pro-bable que celui-ci a toujours subsisté; &, autantqu’on peut le conjecturer, c’est le lac , que Strabonappelle Lugevs Lacus . Mais il n’a point parlé de ladisparition de fes eaux. La Mer, la plus proche dece lac, est celle que les Latins ont appellée SinusTergestinus , 8c Sinus Flanatìcus , le golfe de Eries-te , ou le golfe de Quevero ; Sc qu’il y a plusieursrivières , qui tirent leurs sources de ces quartiers-là,comme celle de Labach , celle de C or cor as ou Lxurck ,celle de C olapis ou Gulp , celle de Vìpao oU Amnisfrigidus , Sc autres , qu’il fèroit trop long de nom-mer. Edouard Brown ne put apprendre si toutes cesrivières tiroient leurs sources de ces trous, dans les-quels le lac s’écoule ; mais il a remarqué qu’autourde ce lac , la terre est très-creuse, 8c pleine de ca-vernes ; 8c que dans divers autres endroits de la Car-niole, on trouve plusieurs trous, aussi grands que ce-lui d’Elden, dans la province de Barby, en Angle-terre. Un prince d’Eckenberg eut, dit-on, un jourla curiosité d’entrer dans un de ces trous, 8c il en sor-tit par le côté d’une montagne. * Voyage de Vienne ,8cc. p. 182- A
ZIRIC-ZEE , ville des Pays-Bas , dans la pro-vince de Zclande, Sc la capitale de l’isle de Scho-wen, nommée, en latin, SccWa , nom qui lui dete donne, a cause de sa situation à l’embouchure dtf1 Escaut: on veut, dans le pays, que Ziric-zée aitcommence fous le régné de Lorhaire, vers le milieudu neuvième siécle , Sc qu’elle ait été bâtie 8c entou-rée de murailles , en 859, par Un nommé Ziringus ,dont elle a tiré le nom; mais tout cela n’est point ap-puyé fur des témoignages bien autentiques : on voitfeulement que Baudouin de FIsle , comte de Flan-dre, fit bâtir, vefs le milieu del’onziéme siécle, unpalais, à Ziric-zée , 8c qu’elle pâssoit pour la princi-pale place deZélande , lorsqu’elle fut attaquée inu-tilement, en 1303, par Guy de Dampierre, comtede Flandre , qui, Fannée íuivante , y fut battu 8cfait prisonnier par les Zélandois, secourus par la flottede France , commandée par Roger de Lauriâ, ami-ral dePhilippe-le-Bel. En 1^76, Ziric-zée fut prise,par Louis de Requelens, grand-commandeur de Cas-tille , Sc gouverneur-général des Pays-Bas, après unsiège de sept mois, soutenu par Arend-van-der-Dop,commandant de la place. Les Espagnols , fous laconduite de Chiapin Vitelli, marquis de Cetone, 8cde Christophe de Mondragon, passerent à gué lescanaux de la Mer , qui séparent l’isle de Scbowend’avec celle de Duveland ; 8c quoiqu’ils eussent sou-vent de l’eau jusqu’aiix épaules, 8c que les ennemisles attendissent de pied-ferme, de l’autre côté du ri-vage, ils passerent, 8c repoussèrent les Zélandois,dont Famiral (Louis de BoiJ'ot) f ut rué : commeaprès la mort du commandeur de Requesens , quíarriva la même année, les Espagnols, en garnison àZiric-zée, fe mutinèrent, faute de payement, Zxabandonnèrent la place , pour fe retirer dans le Bra-bant: les états s’en emparèrent de nouveau, 8c lamirent ensuite en très-bòn état de défense. * Lon-guerue , Description de la France, 1. 2 , part. xp.25.
Sous les princes des maisons de Bourgogne &d’Autriche, cette ville céda le premier rang à Mid-
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