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Tome sixième. T - Z.
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.‘embouchure de ce fleuve , à celle du Ja-xarfes : ceíont deux fautes , que le pere Hardoui'n a corrigées ,fur un passage o’Eratosthéne , ciré par Pline, & rap-porté par Strabon: on voit , par cepasiage, quedans f line , au lieu de adostìum Zc nijíuminìs, ilfaut lire aí ostium Oxì Jíuminìs ; & qu’au lieu deM. CCCC. [ Jlad. j il faut lire MM. CCCC. [fiad. ]

ZONS ou ZOONS , ville d’Allemagne , clansl’électorat de Cologne, à la gauche du Rhin, entreCologne & Nuys , à trois lieues communes d'Alle-magne , au-dessous de la premiere de ces villes, &à deux lieues au-dessus de la seconde. Cette petiteville eíl renommée, par l’on péage & par ion château.* Jcìllot, Atlas.

ZONZEN, ville de Perse, dans la province deMazandran, selon Tavernier , Voyage de Perse,/. 3 , qui cite les géographes Perdons, & la marque à83 cl. 15’. de longitude, fous les 35 d. <59'. de latitude.Cette ville eít aslez jolie.

ZOPARISTUS , ville d’Asie, dans la petite Ar-ménie: Ptolomée, /. 5, c. 7, la marque dans la Méli-téne, en-deçàdel'Euphrate.

ZOPHOIM, contrée des princes, dans la terred’Edom, selon S. Jerôme ( In quasi. tìebr. ) qui ditque, de son tems, on la nommoit Gabalena : LesSeptante & Euíebe ne lisent pas Zophoim, mais Z&-pko'im ,• du reste , ni l’un ni P autre de ces noms, neparoi t avoir aucune affinité avec le mot Hébreu, Hi-ram , que l’on trouve dans la Vulgate , Sc où ílìr&mn’eíl pas le nom d’une contrée, mais le nom d’unhomme, l’un des princes d’Edom, qui paroìt cepen-dant avoir donné son nom à un pays & à un peuple.Voyez le chapitre trente-sixiéme, y. 40 & suiv. de laGenéi'é.

ZOQUES, peuples de l’Amérique septentrionale,dans la Nouvelle-Espagne , & dans la partie septen-trionale du gouvernement de Chiapa, aux confins decelui de Tabasco r au pays de Chiapa, dit ThomasGage, est jointe la province des Zoques , la plus ri-che de celles de Chiapa. Elle s’étend , d’un côte , a

Tabasco, d’on, par la riviere de Grijalua^on trans-porte en sûreté les marchandises du pays, à S. JeandeUlhua, ou la Vera-Crux : les habitans trafiquentaussi avec ceux du pays de Jucatan, par le Havre ,qu’on appelle le Port-íloyal , qui est entre Grijaluaèc Jucatan. Quoique cette riviere de Tabasco ouGrijalua, & le Port-Royal soient fort commodes,pour le commerce de la province des Zoques, lesEspagnols ne se sont jamais guéres fortifiés de cecôté, ce qui a autrefois tenté les Anglois & les Hol-kndois d’y faire descente ; mais comme la riviereest peu profonde, que 1e. climat est chaud, que lesbourgades fe trouvent fort incommodées des mou-cherons , & que la principale marchandise de ce pays,ne consiste.qu’en cacao , ces difficultés firent qu’aprèsêtre entrés dans la riviere , ils ne passeront pas outre.Les bourgades de cette province des Zoques font pe-tites ; mais font riches, parce qu’il y a quantité deíòye, & la meilleure cochenille de toute l’Amérique,& il n’y a point de province , où il s’en trouve plusqu’en celle-ci: il y a peu d’Indiens , qui n’ayentleurs vergers plantés de mûriers, nonqu’ilsl’estimentbeaucoup d’eux-mêmes, mais parce qu’ils ont vu queles Espagnols en faisoient grand cas, & leur en of-sroient de largeur , les contraignant même de lescultiver dans les endroits où ils avoient reconnu queces arbres croissoient mieux qu’ailleurs: il y a tant desoye dans ce pays, que le principal trafic des Indiens,consiste en des tapis de soye, de toutes couleurs,que font les femmes, & qu’ils vendent aux Espa-gnols, qui les envoyent en Espagne: c’estune choseadmirable, de voir la diversité des ouvrages de cesIndiennes. Le peuple de ce pays est spirituel, ingé-nieux , 8c bien fait de corps ; le climat est chaud ,vers Tabasco 3 mais, au-dedans du pays, il y a desendroits où il fait très-froid : on ffiy recueille pointde froment ; en récompense , on y a une grandeabondance de mahis ; aussi n’y trouve-t-on pas uneaussi grande quantité de bétail, qu’aux environs deChiapa ; pour du gibier, de la volaille 8c des coqs4’Inde , U s’y cn trouve autant qu’en aucun endroit

du nouveau monde. * De PIsle, Mexique. Relat. desIndes occ. 2. part. c. 18.

De Laet, dans ía description des Indes occiden-tales , /. 7 , c. Ç , dit que les Zoques ou Zoaques,font Je second peuple ce la province de Chiapa; queleur pays est peuplé de vingt-cinq bourgades , darsla premiere desquelles , nommée Tecpatlan, les Do-minicains ont une maison : ce pays , ajoure-t-il, eítchaud 8c humide, à cause de Pabondance des pluies,& de la quantité des rivières & des torrens, qui ren-dent les chemins fort difficiles , 8c fournissent pour-tant de très-bons poissons.

ZORAMRUS , fleuve de la Carmanie : Ptolo-mée, 1 . 6 , c. 8, marque l’embouchure de ce fleuve,entre le port Cophanta & la ville Badara : le manus-crit de la bibliothèque Palatine, porte Zoramba ,pour Zoramhus.

ZORIGA, ville de la Grande-Arménie : Ptolo-mée, /. <5, c. 13 , paroit la placer dans la Basili-se'ne , à la gauche , & à quelque distance de l’Eu-phrate.

ZOROA.NDA, Leu cPAsie, dans le mont Tau-rus , selon Pline , 1 . 6 , c. 27, qui semble entendre ,par-là, l’endroit où le Tigre se perd sous terre, 8cd'où il paroìt de nouveau : ce lieu étoit dans la Cha-lomtide , selon Strabon , /. n , p. 529. Les manus-crits de Pline , consultés par le pere Hardouin,lisent Zoaranda , au lieu de Zoroanda , Sc Solinécrit Zomada.

ZQROLUS , fleuve de Thrace : il en est parlé,dans la vie de S. Alexandre, martyr. Ortelius soup-çonne que ce fleuve pourroit avoir été ainsi nommé ,de Zurulurn ou T^urulum, ville de ces quartiers-là.Cette riviere le perdoit dans le Bìthyas ; & on Rap-pelle aujourd’hui Chiourlie. Voyez ce mot.

ZOROMBA. Voyez ZORAMEVS.

ZOROPASSQS , ville de la Petite-Arménie:Ptolomee, /. 5 , c. 7, l’attribue à la préfecture Mu-rianne.

ZOROPASSENUS, siège épiscopal d’Asie, dansÌTsaurie. Athenctus, son évêque , souscrivit au con-cile de Nicée, tenu l’an 325.

ZOROYMA, siège épiscopal de Syrie, fous lamétropole de Bostra, selon Guillaume de Tyr, citépar Ortelius, Thej'aur.

ZORTA. Voyez ZURTA.

ZOSILERPUM, ville de Thrace, selon Orte-lius , qui cite le quatrième livre des édifices de Jus-tinien, par Procope. Cousin , dans fa traduction,/. 4 , c. 11 , écrit Zojìtersum : cette ville, ouplûtôt ce fort , étoit dans la province de Rho-dope.

ZOSTER, promontoire de l’Atique : Strabon,/. 9 , p. 398 , le place fur la côte du golfe Saronique ,& dit que c'est un long promontoire , entre la bour-gade a’AÏ\aiie qu d ’AExone, & un autre promon-toire voisin de Thoreet: c’est à peu-près tout ce quenous savons de la situation du promontoire Zoster ,dont Etienne le Géographe fait un Isthme; cettesituation s'accorde avec celle que Pausanias, /. 1 ,c. 31 , semble donner au Zoster , & dont il fait unlieu, situé sur le bord de la Mer, entre Alimeìz.Prospalte: Minerve, Apollon, Diane 8c Latone ,ajoute-t-il, y sont particulièrement honorés, & yont des autels : on ne croit pas que Latone y ait saie> ses couches ; mais on dit que , sentant son terme ap-procher, elle y délia sa ceinture: c’est de-là, quece lieu avoir pris son nom, 8c qu’on donna à Latonele surnom de Sosteria , de même qu’à Minerve, áDiane & à Apollon-

ZOSTIUM, nom d’un lieu, selon Suidas, quinele désigne pas autrement.

ZOsH, nom d'une nation, qui habitoit autre-fois dans les pays marécageux, qui sont entre lesvilles de Vasseth 8c de BasloraR Cette nation s’étantrévoltée, fut défaite 8c réduite en servitude, parMotassem, huitième Xalise des Abbassides : sauteurdu Mircat dit que cette nation habite Sôwad, Urak,dans les villages de l’Iraque Babylonienne ; cepen-dant le nom de Zoth convient aussi à un peuple desIndes ; 8c on appelle, en Arabe , Zothi, une forte