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ZUMI, peuples de la Germanie : Strabon, l, y ,p. 290, les compte parmi les peuples qui furent subju-gués par Marab.o.duus.-
ZTJ M MEN SIS, siège épiscopal d’Afrique, dansla Numidie, Félix est qualifié Z ummensis Epìscopus,dans-la conférence de Carthage , N°- 114. II eíl dé-claré absent, pour cause de maladie; Lc ion adver-saire dònatiste, se nommoit Silvanus.
ZUNDERT, village des Pays-Bas, au Brabant-Hollandoìs, dans la baronie de Breda. Ce village& celui de Rysbergen, ne forment qu'u n seul tribu-nal. Le'preijiier est ( assez considérable : on l’appellele grand Zunder , pour fie distinguer du.:petitZun~der, qui. riNsn'"eíl qu’à une petite demi-lieue. Prèsde Rysbergen, il y a un moulin à eau , fur la rivierede Vegreyíe.. Jeanne, duçhossç de Brabant, enga-gea , en 1387 , pour la somme de mille francs deFrance , lé village de Zundert , avec ceux de Haag-je, Sprundel & Nispen, â Jean de Polanen; 8c de-puis ce tems-là', tous ces villages ont été unis à labaronie de Breda. Cependant, comme cette princes-se avoir stipulé pour elle & ses héritiers, qu'en rem-boursant cette somme dé prille francs, ces villagesíêroient réunis à Ion dorq^inq, Charles II, rqi d’Es-pagne, fit offrir, en 1664, céremboursement au prin-ce d'Orange'; mais les offres ne furent point accep-tées , parçe : que la baronie de- Breda étoit alors fousla domination des états-géaéraux , à qui Philippe IVavoir cédé, par le traité de Munster ,- tout le Bra-bant-blollandois. Le hameau de Vernhout est unedépendance de Zundert , & n’en est éloignée qued’une demi-lieue. Ce hameau est une seigneurie par-ticulière , qui a un schout, un secrétaire & un rece-veur des domaines. * J aniçon , Etat présent des Prov-Un. p. 108.
ZUNGRA , lieu fortifié, dans la Çilicie , selonOrtelius, qui cite Nicetas.
ZíJPHGNES. Voyez NOMADES.
ZUR-KIRCHEN , village du pays des Grisons ,dans la Ligue-Haute ou Grise , au val de Saint Pier-re, dans la dépendance de la communauté de Lu-gnitz. II se trouve , dans ce village banis sem-blables à ceux de Cumbels-Baiden. Etat & deuces
de la SuisJ'e , t. 4, p. 16.
ZURARA, ville de Portugal, dans la provinced’Entre-Douro & Minho. Cette petite ville, situéefur la rive gauche de la riviere d’Ave, vi-à-vis def^llla-da-Conie , se trouve à quatre lieues de Porto.C’est une place de peu à’ïvcvgortzncz A Délices de Por-tugal, p. 70-;.
ZURDES, château de France, dans la Provence,& qui appartient aujourd’hui â l’évêque de Sisteron.Ce château fut bâti par le comte Guillaume, qui yjoignit une belle église, en reconnoissance d’une fa-veur du ciel, qui 1 avoir préservé, en ce lieu, detomber entre les mains des Sarrasins. II reçut, àtems, un secours considérable, avec lequel il les dé-
fit en 963.
ZURF.ND, ville de Perse, dans la province deKerman. Les géographes du pays , selon Tavernier,Foyâge. de Perse, l. 3, la marquent à 73 d. 40 . delongitude > &&3Ç d. 13* de latitude. II le fait ^ danscette ville , de très-belle poterie , qui surpasse lafayence ; & il s’y trouve aussi quantité d 'Anna , quiest une couleur rouge, dont les Persans se rougis-sent les ongles, ce qu’ils estiment un grand orne-ment. Ils en rougissent aussi, par parade, le devantdes chevaux , la queuë & le dessous du ventre, jus-qu’au lieu où touche l’éperon. On en fait de mêmeaux chevaux du roi ; mais on y ajoute une petitebordure dentelée tout au tour, & qui va en pointes,comme celles de nos anciennes couronnes ducales ;ce qu’il ne seroit p as permis de faire aux chevauxdes particuliers.
ZURENSlS, siège épiscopal d’Afrique , dans laprovince Proconsulaire, selon la conférence de Car-thage, N°. 133 , où l’onyoitque Trifolius, Episco-pus Aborensis , après avoir souscrit pour lui, souscri-vit pareillement pour Paulinus Zurenfis, qui étoitprésent; mais qui ne savoir pas écrire, ni peut-êtrelire : car il est dit, litteras nesciens.
i. ZURICH, canton de la Suisse, & celui qui ale premier rang entre les cantons. II est borné, auNord , par le Rhin , qui le sépare du canton deSchaffhouse & du pays de Kletgaw; âl’Orient, parleThourgaw & par le comté de Toggenbourg ; au M idi,par le canton de Schwitz ; à l’Ôccident, par celuide Zug , & par les provinces libres. Le territoire dece canton, fait partie du pays des anciens Tigurìni ,qui, plusieuts années avant que Jules-César com-mandât dans les Gaules, avoient défait l’armée Ro-maine , & tué le consul Lucius Cassius , qui la com-mandoit, & son lieutenant Piscn, qui avoir été con-sul. Les mêmes Tigurìni se-joignirent aux Cimbres& aux Teutons , & furent du nombre des Helvé-tiens, que César battit & contraignit de retournerdans leur pays. La plupart veulent qu’ils ayent prisleur nom d’une ville, nommée Tìgurum ; mais cenom n’est employé que par des écrivains modernes ,qui se sont imaginés que Zurich a été appellé Tigu-rum ; ce que l’on n’a jamais dit, ni dans la premiersni dans la moyenne antiquité. Le pays des T'igu inì ,appellé anciennement pdgus Tìgurìnus, s’étendoicjusqu’au lac de Constance ; & les anciens y marquentdeux villes ; l’une, appellée Forum Tìberìi ; & J’au-tre, Arbor-fodix , qui est Arbon. II y en a qui y ajou-tent Vitodurus ; & fous les fils de Constant! ■ on ybâtit Constance. * Etats délices de l Suisse , t. 2 ,p. 2 , Longuerué , Description de la France, part. 2,P- 25 J-
Sous les rois François, le P agas Tigurìnus s’ap-pella Durgau ou Turgau: car Tung où Turreg, au-jourd’hui Zurich , étoit, comme on voit dans lespatentes des Carlovingiens, situé dais le pays deTurgau, in Pago Du'.rgugenjì , & dans le duché d’Al-lemagne , in Ducatic Allamannlco ; ce qu’01 lit dansune charte de Louis le (germanique , datée de lavingtième annee de son régné, dans la France orien-tale, & rapportée entiere, par Guilliman.
Ce pays , qui avoir son comte, sous les rois & lesducs, étoit divisé en plusieurs territoires , que l’onapp^lloit aussi P agi ou pays. Le territoire des envi-rons de Zurich , étoit nommé Zuricgou ou Zurìc-gauge, comme on le voit, dans un acte daté de latrente-septiéme année du roi, Louis le Germanique,un Jeudi, le 3 de Décembre 86ç. Cet acte est dans lacollection Allemannique de Goldast, N°. 18. Maisau nombre 37, le même auteur rapporteur» autre acte,dans lequel le pays est nommé Turgau, Pagus Dur -gauve , & k contrée de Zurich est appellée Sieur. Cequi est certain, c’est que le nom de Turgau vient dela riviere de Thur, laquelle traverse le pays de cenom d’un bout à l’autre ; ce qui n’a aucun rapport ,ni avec les Tigurìni , ni avec la ville de Turig ouZurich. II est certain aussi, par cette charte de Louisle Germanique , que l’on avoir commencé à pronon-cer Zurige , pour Turige, suivant la coutume Teu-tonique, où l’on change le T en Z.
Les descendans des anciens Tigurìni ont soutenu,dans tous les siécles, la réputation de gens de cœur ;& peut-être est-ce autant pour cette raison, que pourla puissance, la grandeur & la richesse de leur ville,que les autres cantons leur ont cédé le premier rang,quoique Zurich soit entrée la derniere dans l’alliancedes cantons Suisses. Les habitans ont fait tout leurpossible, pour donner à leur ville le titre de Mé-tropole de toute 1 a Suisse. Mais le corps Helvétiques’est constamment opposé à cette vaine prétention ,& n’a jamais passé au canton de Zurich, que le titrede premier entre lesé^aux. C’est toujours le premierdéputé de Zurich, qui préside aux diètes : il proposeles;, matières qui doivent y être débattues ; il re-cueille les voix, forme les résolutions, & fait tou-tes les autres fonctions de président d’une assemblée.Ce canton ne préside pas aux diètes seulement, maisen tous les tems & en tous les lieux : car c’est lui,qui a le foin de convoquer les diètes, en écrivant deslettres circulaires aux cantons , pour les informerdes raisons pour lesquelles on les assemble. Cepen-dant, pour que la ville de Zurich ne puisse se dire laMétropole de la Suisse, on a laissé à chaque cantonla liberté de former une assemblée générale. La régie