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Tome premier. A - B.
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abrabanel;

(h) Notez,qu'ìl y sé-journa envi-ron sept ans .Bartolocci,Bibl. Rab-bin. Tarn,M, p. $ 75 .

( c ) C est-à-dire , Le Sa-crifice àc iPâques.

(d) C est-k-

dire 3 L’Re-xìtage desïeres,

(c) C'est-à-dire t LesFontainesdu Salut.

(f)

dire , LePrédicateurdu Salut.

(7) In Sche-vedi Jehu-da , f 11,Cy feqq. apudActa Lips.Nov, 1686,I*g, 52S.

( 8 ) ActaiipfteiïCNov. i685,pag, 5 Z 9 .

(9) HuetiiDernonstr.Evangel.'pag, 70S,Edit. Lifts.An. 1694,

(10) 14 . ib.

(11) ActaLips. I6SS,Pag. f-S-(u) Nicol.Anton.

Bibl. Hi/p.Tom, /,

pag. ô 2 7 .

(13 ) U.

Tom, IItpas, 6 K 6 ,

(14) Ex Ac-tisLípíienC

Nov. 1686,

J. 529. Voies,anjf. le P.'Bartolocci,Bibl. Rab-bin. Tom.Ut, p. 874.

(rs) Act.Lips Nov.1686, pag.530, Barto-Jocci Bi-blioth.Rabbin.

Tom. III ,/--L. * 7 -h

dc 4 f ans (C) , lors que Jean II succéda à son Pere Alfonse. Tous ceux , qui a voient gouvernéles Affaires fous le Régné précédent furent chassés ; Sc, íì nous ajoutions foi à notre Rabin, nouscroirions qu’on machina sourdement leur mort , sous prétexte qu’ils avoient dessein de livrer auRoi d’Espagne la Couronne de Portugal. 11 ne favoit rien de cela , lors que , pour obéïr à Per-dre qu’il avoit reçu de le rendre auprès du Roi, il s’en alloit à Lisbonne en diligence ; mais aiantapris en chemin ce que l’on brassoit contre fa tête, il se sauva promtement dans les Etats du Roide Caltille. Tous ses Biens furent confisqués , dès le retour des Soldats qui avoient eu ordre del’amener mort ou vif. II perdit alors , avec tous ses Livres , un commencement de Commentairefur le Deutéronôme , à quoi il eut beaucoup de regret. Qyelques Auteurs Chrétiens (D) ne con-viennent pas que la caulè de cette disgrâce soit aufiì peu fondée fur sa mauvaise conduite , qu’ille dit. Iís font le même jugement de ses autres persécutions ( E). Quoi qu’il en soit, s’étant éta-bli dans la Castille , il se mit à enseigner , Lc à composer. II fit, en 1484 , son Commentaire furle Livre de Jofué , fur celui des Juges , &fur ceux de Samuel : puis, il fut apellé à la Cour de Fer-dinand & d’Iíabelle, & il y eut des Emplois pendant 8 ans z c’est-à-dire, jusques à ce qu’on chas-sât les Juifs des Etats du Roi Catholique, en 1491. II fit tout ce qu’il put, par ses prières & parses lamentations (F) , pour détourner cette terrible tempête ; mais il n’obtint rien ; & il salutqu’il sortit, comme tous les autres, avec fa Femme & ses Enfans. II se retira à Naples, & y com-posa , en 1493 , son Commentaire fur les Livres des Rois. Comme il étoit Courtisan, il n’oubliapas de sc faire bien valoir par la conoissance qu’il pouvoit avoir aquife de la Cour de Portugal, Sc .de celle d’Aragon ; de sorte qu’il s’iníìnua dans les bonnes grâces de Ferdinand, Roi de Naples ; Scpuis dans celles d’Alfonse. 11 suivit la fortune de ce dernier, lors que Charles VIII, Roi de Fran-ce, le chassa de Naples; car il fit avec lui le trajet de la Sicile (G). Après 1 a mort d’Alfonsc,il se retira à Corfou , Sc y commença son Commentaire fur Efaïe , l’an r 49s. II eut la consola-tion de recouvrer, par je ne su quelle avanture , ce qu’il avoit autrefois écrit fur le Livre duDeutéronome. II repasse en Italie, l’année suivante, Sc s'alla confiner à Monopoli, dans k Fouil-le (£), où il écrivit plusieurs Livres. II acheva son Deutéronome , Sc il composa son Sevach Pe-fach (c) , Le son Nachalath Jvoth {d) , l’an 1496. L’année suivante , il composa son MajeneHajefchua (e) ; Sc, en 1498 , son Mafchmia Jefchua (/), Sc ion Commentaire fur Efaïe. Quelqueteins après, il fit un voiage à Venise , pour y terminer les différens , qui s’étoient émus entreles Vénitiens Sc les Portugais , au sujet des Epiceries ; Sc il fit paraître tant de prudence Sc tantde capacité , qu’il s’aquit l’estime Sc la faveur des Puissances. II compose à Venise son Commen-taire fur Jérémie , l’an 1 f04. Quelques-uns veulent qu’il ait auísi composé alors 1 e Commentairefur Ezéchiel , (J fur les douze petits Prophètes. II fit , en ifo6 , le Commentaire fur VExode Scil mourut à Venise , l’an ifo8 (H) , à l’âge de 71 ans. 11 lai fia trois Fils : soda , Joseph \ ScSamuel (/). L’aîné a été Médécin Lc grand Poète , Lc a composé plusieurs Vers à k <doire d e

son

Rois de Juda ; mais Alfonse n en veut rien croire , & for-me des difficultez. insurmontables contre ces Généalogies (7).Les Juifs, pour se tirer d’embarras, fuposent qu’Abrabanelperdit lés Livres Généalogiques dans le tumulte de lés dé-ménagemens (8). Mr. Huët raporte (9) , que Manassében liraël assure dans son Concilìator , que ces deux Famil-les issues de David se retirèrent en Espagne > après la rui-ne du second Temple. Ce Rabin avoit un intérct tout par-ticulier à ce conte ridicule ; car sa Femme étoit de la Fa-mille des Abrabanel (10). Au reste , il n est pas aisé desavoir qui est cet Alfonse, qui s’entretient û long-tems avecce Thomas , dans le Livre de Salomon ben Virga. Quel-ques-uns l’apellent Roi de Portugal (n) > & , comme ilsveulent que l’Abrabanel, dont Thomas lui parle, soit notreRabin , on ne doit pas douter qu’ils ne le prenent pour leRoi Alfonse V. Don Nicolas Antonio croît qu’il s’agit làd’un tout autre Abrabanel, & que cet Alfonse est le dernierRoi de Castille , qui ait porte ce nom-là (12). II pour-roit avoir raison jusques ici : mais il a tort , quand il metprès de deux Siécles, entre ce Roi, & notre Rabin ; carce dernier vint au monde l’an 1437 , & ce Roi mourut l’an1330 , à l’àge de 38 ans.

(C) Agé de 4; ans.] Nicolas Antonio a inféré à la finde fa Bibliothèque d’Espagne ce que le P. Bartolocci luiavoit dit touchant Isaac Abrabanel. II a corrigé par là quel-ques fautes qui étoient déjà imprimées dans l’Article de ceRabin ; mais il me semble qu’il n’a point parlé exacte-ment , lors qu’il a dit : Juvenis adhuc , Jed bene daâlus inCaJlelU regnum transit, cum Joanni II, Portugallu Regi,pa-rum effet gratus (13). II s’agit là d’un âge , qui pour l’or-dinaìre n’ait pas pu donner le teins d’aquérir de lerudi-tion. C’est ce qu’on ne sauroit dire de sage de 45 ans.II est donc certain , que l’Auteur de la Bibliothèque Espa-gnole a cru que le Rabin étoit fort au dessous de cet âge,quand il s’enfuit en Castille : il s’est donc trompé.

(D) Quelques Auteurs Chrétiens , csfc. ] Us disent qu’A-brabanel méritoit bien le traitement qu’il souffrit ; & qu’ilauroit été puni encore plus sévèrement, lors que fa maliceeut été conue , íì le naturel débonnaire du Roi Jean nel’eût porté à se contenter de le banir. Ils ajoutent que lesremors de la conscience firent prendre à ce Rabin la ré-solution de quitter le Portugal, Lc de se sauver de nuit enCastille avec une promtitude extraordinaire (14).

(E) lis font le même jugement de ses autres persécutions. ]Us disent qu’il se fourra à la Cour de Ferdinand & d’Isa-belle, par le moien de la Banque qu il faisoit dans le Roiau-nie de Castille , qu’il amassa de grands trésors, en se ser-vant adroitement de tous les artifices de la Nation ; qu’iltyranniíbit les pauvres ; que ses usures rougeoient tout ;qu’il eur la vanité d'aspirer aux Titres les plus illustres, &les plus affectez aux Maisons Nobles d’Espagne, & quê-tant d’ailleurs ennemi juré de la Religion Chrétienne, ilcontribua plus qu’aucun autre à la tempête qui l’açcabla avectoute là Nation (15).

(Ej par jes prières zz par jes lamentations, jmême dans l’un de ses Livres (16) , ce qu’il fit en cetterencontre. Salomon ben Virga le raporte dans son Histoiredes Juifs (17) , avec la description tragjque des malheursépouvantables , qui accompagnèrent les trois cens milleJuifs , qui furent contraints de sortir dans un même jour desEtats du Roi Catholique.

(G) Il fit avec lui le trajet de la Sicile.] Nicolas Antonio,corrigeant ,■ fur les conversations qu’il avoit eues avec leP. Bartolocci, son article d’Abrabanel, dit que ce Rabinsuivit en Sicile le Roi Ferdinand , que les François avoientrenversé du Trône , & qu’après la mort de ce Prince il seretira à Corfou (18). Voilà sans doute une faute; on prendFerdinand pour Alfonse : c’est avec Alfonse (19) qu’Abra-banel passa en Sicile, comme le P. Bartolocci le remar-que (2o) , & non pas avec Ferdinand. II demeura à Messi-ne , jusques à ce qu’Alfonse fut mort, au commencementde Tannée 1493 > à puis il s’en alla à Corfou (21). C’est làque fut commenoé le Commentaire fur Efaïe , en 1495.S’il 11’étoit passé en cette Ile, qu’après la moit de Ferdi-nand , on peut tenir pour très-certaìn, qu’il n’auroit pas puy être en 1493. Ainsi l'Appendix de Nicolas Antonio au-roit eu besoin d’un autre Appendix , qui le corrigeât.

(.h) t’an 1508.] Le P. Bartolocci marqua cette annéeà Don Nicolas Antonio , qui avoit déjà fait imprimer, quenotre Rabin étoit Professeur en Langue Hébraïque à Pa-doue , environ l’an 1 yio. _ Nous avons ici une preuve de lanégligence de Mr. Moréri. 11 avoit en main la Bibliothèqued’Espagne de cet Auteur, & il ne prit point la peine deconlhlter les Appendix , qui en font une considérable Partie,8e qui éclaircissent 8e corrigent plusieurs endroits de T Ou-vrage. Ainsi , il nous a donné la faute concernant ce Pro-fessorat de Padoue , fans savoir que T Auteur l’avoit corrigéelui-même à la fin du Livre , & s’en étoit excusé , sur cequ’il avoit suivi Buxtorfe. Venetias inde profeólus memoratur ,ex qua urbe in Germanium aut in Proseffìonem Patavìnam He-braica lìnguét , quod Buxtorfium cz altos sequuti nos literis inBibliothecâ nostrâ- mandavimus, potuit conferre fie. Constat au-tem Venetiis eum feptuaginta 1 11 j annos natum superioris sa-culi anno otlavo diem juum obïtffe. Quocum non bene convenitquod circa annutn decimum Profefforem , ut ibidem dixtmus ,Patavinum egerit (23). C’est ce que dit Nicolas Antonio. IIne nie pas absolument cette Profession de Padoue ; il se con-tente de dire qu’il n’en avoit pas bien marqué le teins. IIne faloít donc point que Mr. Moréri nous vînt dire , qu’en1510 , Abrabanel enjeignoit la Tangue Hébraïque à Padoue.

( 1 ) il laiffa trois Fils: Juda, Joseph, & Samuel.] 11 sembled’abord qu’il en auroit laissé quatre , s’il étoit vrai > commele raporte Nicolas Antonio (24) , que ce Léon , qui a faitdes Dialogues de T Amour , étoit son Fils. Mais il fautsavoir que V Auteur de ces Dialogues pourvoit bien être lemême que Juda, Fils aîné d’Abrabanel. Ce Juda étoit nom-mé vulgairement Meffer leone (23). Son Livre de T Amourest fort conu ; Denis Sauvage, & Pontus de Tard, l’ont

mú

(16) Coitt-imeut. inLibios Re-

gum , inîrlapud Nicol,AntonBibl Hifp.Tom. I,pag. 627.

(17) Aputt

Nicol. An-ton. Bi-blioth. Hiíp,’Tom. I,pag. 627.

(18) Nicol,'Anton.

Bibl, Hiíp,

pag. 689.

(19) 11 étoitle i I de cenom. II suc-céda. à. Perdisnani le Bâ-tard, tfr ettepour Succes-seur Ferdi-nand II.

(20) Barto-'locci, Bibl,Rabbin.

Tom. III,t*g- S 75 -

(21) Idem,ibidem ,

(22) 11 saloiìdire 71.

(23) Nicol,'Anton.

Bibl. Hiíp,Ton. II,pag. 686 .

f 24) N. A aïton. Bibl.Hiíp. Tom.l,pag. 6 30,

( 25 ) Barto-locci , Bibl*Rabbin.

Tom. III, >pag, 880.