(f) NicoloToppi, Bi-blioth. Na-poletana Ifag. 206.(á)Henr.Va-lesii Praf. inAramian.Marcell.
(.«) Toppi,Biblioth.Napolet.pag. 20 6 .
(/) Leonar-do Nicode-mOjAddizio-ni alla Bi-blioth. Na-polctana ,t*&. 170 .
Ç7) vîaklib.isl Auson.
( , ) Léon.Nicodcmo,Addizionialla Biblio-thec. Xapo-170.
(9) Tiré iti
Leonardo
Nìcodemo,
Addition!
allaBiblioth.
Napolet.
M- I 7°-
( 1 ) Poly-bíi Histot.Libr. I V,
Çy. XIII,
50 A C C U R S E. A C H E E.
vent judicieux. Ce Critique faisoit des vers en Latin Sc en Italien (C) : il entendoit Sc la Musi-que Sc l’Optique 5 & il voiagea au Septentrion (D). Ceux , qui nous aprenent cela , pouvoientajouter, qu’il entendoit parfaitement la langue Françoise , l’Espagnole, Sc l’Allemande ; qu’ilramassa un grand nombre d’Antiques , qui furent mises dans le Capitule ; Sc qu’il passa trente-troisans à la Cour de Charles - Quint, auquel il étoit fort agréable , Sc dont il reçut bien des fa-veurs (c). II ne faut pas oublier que son Edition de Marccllin est plus ample de cinq Livres queles précédentes {d) (E). Cette Edition est d’Augsbourg, en 1533. II prétend avoir corrigé cinq millefautes dans cet Historien (e). II publia , en la même année , Sc dans la même ville , les Lettres deCaJJiodore en douze Livres, accompagnées du ‘traité de l'Ame ; Sc c’est à lui que l'on doit la pré-miere Edition de cet Auteur (/). Comme il yavoit de son tems quelques Ecrivains Latins qui ai-moient à se servir des termes les plus íurannez, il se moqua d’eux fort plaisamment dans un Dia-logue qu’il publia l’an 15-31 (F). II y joignit un petit Traité de Volusius Metianus , ancien Ju-risconsulte (g). II a fait aussi un Livre touchant l’invention de l’Imprimerie (G). On l’accusade plagiat, au sujet de son Ausone ; car on débita qu il s etoit aproprie le travail de Fabricio Va-rano , Evêque de Camerin : mais il s’en purgea avec ferment, Sc protesta qu’il n’avoit jamaislu de Livre dont il eût tiré quelque chose qui eut servi à orner le sien. La forme de son sermentest remarquable (H). On auroit vu sortir de dessous la presse plusieurs autres Ouvrages de fa fa-çon , si son fils Casimir , qui étoit homme de lettres ( 1 ), avoit vécu plus long-tems {h).
(C) 'Faisoit des tiers en Latin cy en Italien Voici cequ’Accurse nous aprend fur ce sujet dans une table intitu-lée Testìtdo , qu'il a jointe à ses Diatribes. 11 y raconte lespersécutions qu’il souffroit à Rome , de la part de ses en-vieux , & comment ils lui faisoient un crime des choses lesplus innocentes. Noviftis , dit-il en 5 adressant à deux jeu-nes Princes de la Maison de Brandebourg , ausquels il a dé-dié son Livre , ipfí principes , quam mihì vestitum prope ( utajunt) militarem probro uertermt, tutn fidibus scire , musteencallere , Phdosopho indignum prédirent , quantumque ìnvaferint,epaod g Opticen cum liter arum fiudiis, vernaculoscpue cum La-tinis numeris, conjunxerim. II dit là qu’il travaiÛoit à l’His-toire de la Maison de Brandebourg, sur les mémoires qu’onlui fourniísoit.
(D) Et il voiagea au Septentrion.'] Nous l’avons déjà en-tendu lui-même, faisant savoir à ses lecteurs le giand nom-bre de passages qu’il corrigeoit fur les arçons de la selle , entraversant l’Allemagne & la Pologne. Ce qui suit nousaprendra , qu’il remarquoit jusqu’aux moindres choses, jus-qu’aux chansons avec quoi l’on endormoit les enfans ;mais il n’en tiroir pas de fort bonnes conséquences. Onle va voir : Nttper , dit-il (7) , non in Pannonia folum, atqueadeo apudseptentrionales plerofque populos , verum et'tam ultraSauromatas,non fine admirations audivimus,adfuadendumnu-tricio mort insantibus somnum, dict Li lu, Li lu, tum g La lu,La lu, G La la, La la. Quod noftrates fere Nanna, Nanna,cyNinna, Ninna, etiam mora quadam vocemsuspendentes passimdicere consueverunt. Movit porro nos majori quadam admtra-tione, quod infantes ipfí z? horriduli cy fordiduli vix dum sariincipientes mammam atque tatam Latine balbutiant, ipfis quo-que matribus non ìntelletli. Ut vtderi postìnt cy ha quoque vo-tes naturales magis quam arbitrarie. 11 a tort de s imaginerque les meres n’entendissent pas ce que leurs petits enfansvouloient dire ; c’étoient elles qui leur avoient apris cesmots.
( E ) Son Edition do Marcellin est plus ample de cinq livresque les précédentes.] Le Toppi avoit de mauvais mémoiresfur ce fait. II n’a point dit ce qu’il faloit dire , & il a ditce qu’il ne faloit pas avancer. 11 n’a point dit qu’Accurseeut joint cinq nouveaux Livres à ceux qu’on avoit déjà ; iln’a parlé que du sixième. Or il est faux que le sixième aitété trouvé : il nous manque encore les XIII premiers Li-vres de cet Historien. Léonard Nicodeme a relevé là-des-sus comme il faloit Nicolas Toppi (8).
(E) Dans un Dialogue qu il publia T an içzi. j Commetous ceux , qui auront mon Livre, n’auront pas celui deLéonard Nicodeme, copions amplement le titre de ce Dia-logue. Osco , Volsco , Romanoque Eloquentia interlocutoribus,Dialogue ludis Romanis aôlus. In quo ostendìtur verbis publicamonetapgnatis utendum este, prisca vero nimis cv exoleta tan-quam fcopulos este fugienda. Si quid itaque, leSlor optime, an-tiquitatem amas, ut fane debes, libellum hune ingenti quamvispecunia à Bibliopola te tibi redemiste non pœnitebit. Nam pr&terquam qubd vocibus partim Ofcis, partim Volfcis eonferiptus est,I.anna quoque ìstuc verba exoletiora nimisque prisca quibusAborigines, Picus, Evandrus, Carmentaque ipfa loquebantur,affatim collata funt. Attaque omnia apud Ennimn, Pacuvium,Plautum , aliosve hujus nota prifeos Autores abstrustora legun-tur. Itemque recentìorum cacatas Apulei cy Capella chartas,hujufmodive aliorum. ut certe funt evitanda , ita tamen
ah eo qui doSli nomen ferat agnofeenda funt, ut cum aliquandoin eas ostenderit , de illorum fenfu ei turpiter h&fitandum nonfit. (9). Voici le jugement qu’André Schottus fait de ce Li-vre : De Apuléio metamorphofeos ex Luc'to Patrenfì,feu Lucia-no , feriptore audi, amabo , qm in Dialogo olim ante hos ipfosotfogtnta annos à Mariangelo Accurfio {homme, ut illis tempo-ribus pererudito , qutque Nafonem , Aufonium , ac Solinum ,
Diatriba illustravit ) O/ce ac Volsce conscripto, ut saculi degene-rantis mmium à prima eloquentia infaniam veluti aceto ajpersasatyra perftringeret , audi inquam , G risum cantine si potes ,être. (10).
Notez que ce Livre de notre Accurse est in 8 : maisnotez fur tout ce qui m’a été communiqué par Mr. de laMonnoie. „ Le Dialogue de Marie Ange Accurse con-,, tre ces corrupteurs de la langue Latine , peut avoir été„ imprimé l’an 1531 ; mais il faut croire qu’il avoit„ déjà paru quelques années auparavant, puisque Geoffroi„ Tory le cite dans son Champ fleuri, imprime par lui-mê-„ me , in 4, l’an I çz9. Semblablement, dit-il, mille autres„ façons de dire que Hieronyme Avance, natif de Veronne, al-„ légué au commencement de fes Annotations, qu il a tres-dili-„ gentement faites fur les Oeuvres du Poète Ancian nommé Lu-„ cretius , que je laiste aulx curieux zy amateurs d’Antiquité,,, cy de laquelle chose on peult amplement voir cy lire en un„ Dialogue intitulé Ofcì cy Volfci Dialogue ludis Romanis ac-,, tus. Cette piéce est désignée par Paul Jove dans l’éloge„ de Battiste Pio , qu’elle attaquoit principalement. Le ti-„ tre du Dialogue est affez particulier , & bien honnête-„ ment long ; mais j’ai' peine à en construire les premiers,, mots, Ofco, Volsco, Romanoque eloquentia interlocutoribus.„ II faudroit, ce me semble , cy eloquentia , cyc ”.
(G) Un Livre touchant ï invention de f Imprimerie.] Jene me vante point de lavoir vu : j'avance cela sur la foidu Toppi (11) ; mais voici un fait dont je fuis bien assu-rés On a cru que notre Accurse avoit écrit de sa main auprémier feuillet dune Grammaire de Donat imprimée furvélin , que ce Donat , avec un autre Livre intitulé Confes-sionalia , étoient les prèmiers Livres imprimez ., cy que JeanFaust , Bourgeois de Maience, inventeur de l’art, les avoit misfous la preste ïannée 1450 (12). Mr. Chevilliez observe quecet Accurse vivoit en l’an 1500 (13) ; & , néanmoins, ilmet quelque différence entre son témoignage , 8c celui quifut rendu par Ulric Zel, Libraire de Cologne , l’an 1499 :il y met, dis-je , quelque différence à l’égard du tems. Ily avoit, dit-il, un plus long tems que le Donat étoit impri-mé , lors qu’Accurse éenvoit cela , que lors que Zel en par-loir (14). Chacun comprend qu’une année de plus ou demoins est ici fans conséquence. De plus, doit-on dire qu’unhomme , qui a passé trente-trois années à la Cour de Char-les-Quint, vivoit l’an 1500 ?
{H) La forme de son ferment est remarquable.] La voici :Quod dît hominefque, sas, fidefque audiat, facramenti religio-ns , ac si quid est jusjurando fanâiius , afflrmo, idque rite ta-rifer ac fine dolo malo dici, c&terifque accipi volo, me nec ulliusunquam feripta perlcgiste ac ne confpexiste quidem, undevel tan-tillum lucubratìones noftra redimiri juvarique datum fuerit.Quin immo laboraste f quoad ejus fieri licuerit, ut fìquippiam al-terius, post obfervationem quoque meam , editum occurrerit , ènostris protìnus aboleverimus. Qyod fi pejerem , tum Pontifexperjurio , malus autem genius Diatribis contingat , ufque adeout si qua bona aut faitem mediocria in ipfis fuerint , imperito-rum turba pestìma, bonis leviufcula trictfque viliora cenfeantur,famé si qua manent munera , vento evolent proque vulgi levi-tate ferantur (15). Combien de réfléxions pourroit-onfaire fur ce serment !
(i) Son fils Casimir .... étoit homme de lettres .1 C’estaparemment celui que le docte & le fameux patron desdoctes , Vincent Pinelli, eut pendant quelque tems dansfa maison ; car , encore que le Gualdo donne le nom deFrançois au fils d’Accuife , il a peur de se méprendre , enle lui donnant. Voici comme il parle. Prater hos domi ha-buit BenediSlum Oêlaviannm , res philofophicas theologicafquedottum .... Jkariangeli Accurfii filium Francis cum, nifal-lor , infignem moribus cy doïïrinâ (16).
ACHE'E, en Latin Ach astis, cousin germain de Seleucus Ceraunus, Sc d’Antiochusle Grand {A) , Rois de Syrie , devint un puissant Monarque , & posséda assez long-tems les Etats
dont
{A) Cousin germain de Seleucus Ceraunus , & dAntiochus deux Princes (r). Observons qu’il fut bon fils; car, aiant1e Grand.] II étoit fils d’Andromaque , qui étoit frété de su qu’Andromaque étoit en prison dans Aléxandrie , ilLaodice , femme de Seleucus Callinicus , & mere de ces n’oublia rien pour le tirer de cette captivité. Les Rho-
diens,
f?) H a ? att ?
Titre,
butio, itemvoeabula acnotae pai-tium in rébuspecuniariis,pondéré, nu-méro, men-sura.
(h) Toppi,Bibliotn.Napolet.pag. 206.
( 10 ) Andt,Schottus,Libro l.*Quxst.Tullianar.
59 , apudLéon. Ni—codcmum,Addizionialia Bibl.Napolcta-na, jmj.
17».
(n) ToppiBibliot. Na-polet. pag.206.
(12) Chevil-lier, Origin-de l’Impri-merie de T2-IÌS,/Mg.2I. Ilcite le LivredeBibliothe-câ Vaticanâ*composé parAnge Roc-cha,ér impri~mé à %omc>Van 1591.BoxhorniuS,dam smTheatr.Holf-pag. 138, cite
fort au long teVaJJage d y An-ge Roccha.
(13) Chevil-Jier, Originede l’Impr.dfiParis , pag*zi & 281.
(14) La-mi-
me, pag.2%4*
(iï) Ma-riang. Ac-curlius inTcstudine,ad calcem
Diatrib.
(16) Gual-dus, rnVitiVinc. Pi-,nelii.
pàg. 524, &Libr. Vllft,Cy. VI,
ty- sìu