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Tome premier. A - B.
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M Panurel.de cl. Leg.lnterpr. Liór.

V>C«p.xix,

T‘ Contmg. deVili prude*»f-Ut, aiPope BloiCeni; ce]

L"--

A C C U R S E.

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fiîti (d). II diíoit qu’on n’avoit que faire de la Théologie , pour conoître les choies divines (G) jpuis que les Loix Romaines nous en inítruisoient assez. Mr. Moréri allégué très-mal le SieurCatel (H). François Hotman n’a pas eu raison de dire qu’Odofred enseigna Azo ôc Accurse j carOdofred & Accurse furent tous deux disciples d’Azo , & puis Professeurs en même tems à Bou-logne. Albéric Gentil a remarqué cette faute de François Flotman (s).

(G) SJu'on n avoit que faire de la Théologie , four conoîtreles choses divines.] Conringius l’en a censuré comme il sa-loir. Voici ses paroles : Ridicula est Accursii gloriatio in gl.ad 1 . io. sect. 2. ff. de J. & J. nihil opus este Théologie studio ,ad cognofcenda dìvìna , ut qua ex Legum Romanarum libris af-fatim queat peti (19).

(H) Mr. Moréri allégué très-mal le Sieur Catel. ] Compa-rons le texte de ces deux Auteurs l’un avec l’autre : il nefaut que cela , pour conoître la bévue. Catel, aiant ditque Montpellier est une des prémieres villes de France , enlaquelle le Droit Romain a été lu publiquement, ajoute :„ Car nous trouvons que le grand & ancien Jurisconsulte„ Placentin , qui vivoit avant le Glossateur Accurse , a lu,» publiquement le Droit dans la ville de Montpellier , de,, laquelle il fait souvent mention dans fa Somme, qu’il„ composa , ( selon qu’il en a escrit sur les Institutes » ) de-

„ meurant à Montpellier ; ainsi qu’ont remarqué Ceux qui„ ont escrit sa Vie. II mourut dans Montpellier , le 12 Fé-,, virer 1192 , & est enterré dans le cimetiere Saint Barthé-„ lemi (20) Or voici les paroles de Moréri : Te SieurCatel soutient qu Accurse mourut à Montpellier en 1192. Cequ’il ajoute a bon besoin de correction : D'autres , dit-il,comme Fischard, & Tritheme, le placent dans le fiéclesuivant ;même le dernier dit qu'tl prosestoit à Bologne en 1240. Maispeut-être se sont-ils trompez, en confondant ce grand hommeavec François Accurse son fils , qui avoit beaucoup de science C9*de mérite , £9* qui fut Professeur en Droit a Bologne etr Conseil-ler de Richard Roi d’Angleterre. On a dû placer le pere auXIII siécle', & on ne couroit en cela précisément aucunrisque de le confondre avec le fils : de forte que le doutede Mr. Moréri est très-mal fondé. II n’y avoit point ence tems-là un Roi d’Angleterre nommé Richard.

ACCURSE (Cervot) fils du précédent, se hâta beaucoup plus que son pere de se fairegraduer ; car il voulut être Docteur en Droit, avant l’âge de 17 ans : & il vint à bout de íà de-mande , après qu’on eut long-tems discuté si les Loix le permettoient (a). II se mêla de faire desGloses, & les joignit avec celles de son pere ; mais on n’en fit pas beaucoup de cas. DeteriorInierpres ineptas Glojsas & longé à veto distantes paternìs addidit , qute Cervotiana vocatee ut plurimumrejiáuntur {b).

ACCURSE (François) frere aîné du précédent, fut si essimé par ceux de Boulogne,que lors qu’ils eurent apris qu’il devoit suivre le Roi d’Angleterre en France , pour y enseigner leDroit, ils lui défendirent de s’absenter , & le menacèrent de lui confisquer tous ses biens, s’il for-tuit hors de leur ville. II crut être plus fin qu’eux , en Vendant tous ses biens à un ami -, mais íàfinesse fut nulle : on ne laiíìà pas de les confisquer. Cela le contraignit de revenir ; Sc il en obtintla restitution. 11 avoit enseigné à Toulouse, Sc s’étoit trouvé un jour fort embarrassé , en ex-pliquant la matière des intérêts. Jaques de Ravanne, l’un des plus doétes Jurisconsultes de sontems , se fourra parmi les auditeurs incognitò , en faisant de l'Ecolier , Sc lui fit des objections quidemeurèrent fans bonne réponse. Quelques - uns ont dit ; qu’Accurse , à son retour à Boulogne , yfut Professeur en Droit avec Bartole ; Sc qu’aiant eu avec lui une dispute , fur la leçon d’une Loi,il salut envoler à Pise , pour y consulter l’ancien Manuscrit des Pandectes. Mais quelle aparencequ’il ait vécu jusques au tems que Bartole étoit Professeur (A) (a) ?

îjl îanzirol.

cl. Leg.lnterpr. Cap.t-XVli.

(*) Idem,•*«£ Cap.

hl «o»,

^“t- Cap

Xi. 11 .

(A) &uil ait vécu jusques au tems que Bartole étoit Prosesseur ? ] Bartole naquit l’an 1313 , & fut reçu Docteur enDroit à l’âge de vint & un an , c’est-à-dire l’an 1334 (1) :il faudroit donc qu’Accurse le fils eut vécu pour le moinssix vints ans, s’il avoit vu Bartole enseigner le Droit; car ilavoit été émancipé de son pere (2). Prenons qu’il n’eut quequinze ans, lors qu’il fut émancipé , & que l’année de sonémancipation ait été la derniere de son pere , c’est-à-direTan 1229, nous ne laisserons point dé trouver, qu’en 1334,il auroit eu six vints ans. La conjecture de Panzirole est as-sez bonne : c’est que T Accurse , qui fut collègue de Barto-le , étoit fils d’un Accurse , qui enfeignoit le Droit àReggio , fa patrie , vers Tan 1273 , & qui lut aussi à Pa-doue (3). Guillaume Durant! fait souvent mention de lui.

Donnons encore id une observation de Mr. de la Mon-noie. „ Antoine Augustin parle en plusieurs endroits (4),, de ses Emendationes de cette dispute de Bartole tou-„ chant la leçon d’un certain mot du paragraphe dernier„ de la loi fi credìtor au D. de distrait, pign., & incline à croi-„ re que ce fut plutôt avec Balde , qu’avec François fils„ d’Accurse, que Bartole eut cette dispute. Alexandre,, d’Imola , cité par le même Antoine Augustin, a aussi„ cru , que c’est entre Balde & Bartole , que la contesta-„ tion étoit survenue. Mais Bartole lui - même aiant po-,, sitivement écrit que c’étoit avec François fils d’Accurse,„ l’expédient que Pancirole fournit paroit le plus receva-„ ble” : & , comme on le vient de voir, c’est aussi le partiqui m’a paru le plus probable.

ACCURSE (Marie Ange, en Latin Mariangelus, ) est un des Critiques quiont vécu au XVI siécle. II étoit d’Aquila (A) , dans le Roiaume de Naples. Sa grande passionétoit de chercher & de conférer les vieux Manuscrits , afin de corriger les pasiàges des Anciens.Les Diatribes , qu’il fit imprimer à Rome, in folio, l’an ijzs^fur Ausone^Jur Solon , & fur Ovi-de , montrèrent de quoi il etoit capable en ce genre d’érudition. II avoit fort travaillé fur Clau-dien ( B) ; mais cet Ouvrage rfa point été publié ,. encore que l’Auteur eût fait savoir qu’il yavoit corrigé environ sept cens passages sor les anciens Manuscrits. Barthius a témoigné du cha-grin de ce qu’un pareil Ouvrage n’est point sorti de dessous la presse (a) , & de ce qu’on ne rim-primoit point les autres (b). II ne méprise point Accurse du côté de l’eíprit, & il le trouve sou-vent

(A) Il etoit d’Aquila. ] Outre le témoignage du Toppi,aprouvé par le silence de Léonard Nicodeme , voici desvers qui confirment cette vérité.

Ut volucrum Regina fitpervolat sthera , zy altiImmotum lumen Solis in orbe tenet ;

Sic illa genitus Mariangelus Urbe -

Alite qua à Jovia nobile nomen habet ,

Felici ingenio folers speculatur , zyc.

Ils font dans une piéce de François Arsillus (1) , impriméeá la fin d’un Recueil de vers , intitulé Coryciana , qui futpublié à Rome , Tan 1524. II y a dans ce Recueil un Pro-trepticon de notre Accurse ad Coricium (2) , qui contient87 vers. La piéce d'Arsillus a pour titre , De Pdètis urbanisa d Paulumfovium. Pierius Valerianus, contemporain d’Ac-cise , le surnomme Aquilanus , non seulement dans sonCommentaire sur le XII Livre de TEneïde ; mais aussi ,dans des vers Latins (3) , qu’il lui adresse. Comptons donca coup sûr p 0Ur une faute ce que Barthius a dit de la ca-TQM. 4

trie d’Accurse. - Il Ta fait naître à Amiterné (4). Konig,n’aiant point su que cela fut faux , Ta adopté tout du long.Ces paroles d’Accurse , Nec placuit reticere , ne quis ( quodSalluflius cìvis ait meus f) modestiam in conscientiamduceret(s),ont trompé Barthius. Or , voici pourquoi Accurse a traitéSalluste de compatriote ; Salluste , dis-je , qui étoit natifd’Amiterne : c’est que la ville d’Aquila a profité de la ruined’Amiterne , & lui a été substituée en quelque façon. Ellen’est qu’à cinq milles des masures d’Amiterne. ConsultezMr. Baudrand.

. (E) il avoit fort travaillé fur Claudien. ] Puis que les fa-tigues de son voiage d’Allemagne & de Pologne ne l’em-pêchérent pas de corriger près de sept cens fautes dans cePoète , on peut s’imaginer que, pendant un meilleur loisir,il s’apliqua fortement au meme travail. . Talis , dit-il (6) ,non Ales legitur in codicibus (Claudian ì)etiam novifstmê recog-nitis. S}ui tantum abeft ut non etiam nunc verfibusfìnt claudiac déformés , ut eos ex vetuflis exemplaribus, dum GermaniumSarmatiafque nuper peragramus , feptingentis fere mendis intertquitandum eluerimut.

£

( í) Albe*ric. GentiLin Dialog.de Juris In-terpretibus,sel . 60.

(20) Catel,Mémoir. del’Hist. duLanguedoc,fl- W.

(a) Panr.îr.de cl. Leg,IntetprLibr. II,Cep. XlX.

(b) Idem ,ibidem.

(a) Tiré diPanzirol.de clar.Leg. In-terpr. Libri,I I > (“p,XlX.

(4) Et furtout au Livr %IV , Cbap %

Xvu.

(b) On Pufait à P égarA«sAusonedam P Edi-tion d’Ams-terdam , em1671 ; matsnon pas f;lot»toute Ûéteu-duedttTitre 9qui prometNotas in-tégras Ac-curiíi.

(4) Zp/t Sahlustii cìvis %s-Amit ernì-nus nempe •Barth. utStac. Tom»U, pag.

S 99.

(s) Ma-riang. Ac-curíTia Te*»tudine.

(í) AccuilîlDiatr. inAusonium.On a retran-ché ces paroles,dam PEdi-tiofi d’Aufo-»C de i«7lq