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pu découvrir quel homme c’ctoit, ni quelle étoi'des illustres Médecins , & Wolfgang Justus , daníme chose (b). Mr. Moreau , dans son Traité decu environ l’an noó (C).
Tan 1567. Ilsl’avoient déja été ailleurs, en 3 volumes in 8.
Us ont été aussi imprimez séparément plus d'une fois. Lesprincipaux sont, De Aòìiontbus er Affeèïibus Spiritus anìmalisejufque Nutrttione , Libri IL De Urinis , Libri VII, traduitspremièrement en Latin par Ambroise Léon , & imprimezà Venise , lan 1319 , & puis revus & ornez de Notes parJaques Goupil. De Medicamentorum Compofitìom ; Ruel atraduit ce Traité : Methodi medendi Libri VI , traduits parHenri Mathistus, de Bruges, & imprimez à Venise , l’an1554 (;)- ^
(C) Sjutla vécu environ l’an iioo.J Mr. du Gange n’osele placer sous 1 empire d’Aléxis (ó) , encore que son Livrede Affeòlibus Spiritus anìmalis, soit dédié à Joseph Racendy-
t sa patrie (a). Pierre Castellan , dans la Vieî la Chronologie des Médecins , avouent lamé*la Saignée durant la pleurésie, croit qu’il a vê-tes , & que Nicetas * au Livre II de l’Histoire d’Aléxis -,nombr. 5, parle d’un Racendytes. 11 aprouve ce que Lam-bécius a décidé touchant le tems de ce Médecin (7) : c'estqu’il a vécu fous l’empire d’Andronic le Vieil ; puis que,dans le manuscrit de l'un de ses Livres , qui eil à la Biblio-thèque de l’Empereur , il y a un titre qui montre qu’il estdédié » Apocauchus. Or on fait qu’Apocauchus a vécufous cet Andronic. Mr. du Gange a observé qu’Actuaríusraconte au commencement de fa méthode des remedes,qu’il fut envolé par l’Empereur son maître aux ScythesHyperboréens. Voilà Mr. Moreau un peu éloigné de soncompte ; car Andronic le Vieil ne commença son empirequ’en l’an 1x83 , & ne mourut qu’en 133a.
ACUNA (a) ( Christophe e de) Jéíûite Espagnol, natif de Burgos , entra dans laSociété l’an 1612 , âgé de if ans. Après avoir donné quelques années à l’étude, il passa en Amé-rique , & travailla aux conversions dans le Roiaume de Chili Sc dans le Pérou , & fut Professeuren Théologie morale. II revint en Espagne , l’an 1640 , St rendit compte au Roi son maître dela commission qu’il avoit reçue d’éxaminer la riviere des Amazones. II publia l’année suivante àMadrit une Relation de cette riviere. II fut envoié à Rome , en qualité de Procureur de se Pro-vince $ ôc, aiant passé en Espagne, honoré du titre de Qualificateur de TInquisition, il s’en retour-na aux Indes Occidentales. II étoit à Lima , lors que le P. Sotuel, dont j’ai tiré ce qu’on vientde lire , publioit à Rome , Tan 167s, la Bibliothèque des Auteurs Jésuites. La Relation de notreAcuna est intitulée , Nuevo Defcubrimicnto delgran Rìo de las Amazoms. L’Auteur fut dix moisde fuite fur cette riviere , Sc eut ordre de s’instruire exactement de tout ce qui le pourfoit mettretn état de fiiire savoir au Roi les moiens d’en rendre la navigation aisée & avantageuse. Pour ceteffet, on le fit embarquer à Quito (b) avec Pierre Texeira , qui avoit remonté cette riviere jus-ques là, .8c qu’on fut bien aise de renvoies. L’embarquement se fit au mois de Février i6;p (A).Ils n’arrivérent à Para , qu’au mois de Décembre suivant. On croit que les révolutions de Portu-gal , qui firent, perdre aux Espagnols tout le Brésil, 6c la Colonie de Para à Tembouchure de lariviere des Amazones , furent cause qu’on fuprima la Relation de ce Jésuite (c) : on craignit, quene pouvant plus servir aux Espagnols, elle ne fût d’ailleurs très-utile aux Portugais. Les exem-plaires en devinrent extrêmement rares ; de forte que ceux, qui ont publié à Paris (d) la VersionFrançoise de ce Livre , ont débité qu’il n’en restoit plus aucun , excepté celui dont le Traducteurs’étoit servi , Sc peut-être celui de la Bibliothèque du Vatican. Mr. de Gomberville est T Auteurde cette Version Françoise : on ne Ta publiée qu’après fa mort, & Ton y a joint une longue Dis-sertation , qui mérite d’être lue. La Relation le mérite aussi beaucoup. Ceux , qui ne l’aurontpas , en pourront prendre quelque teinture dans le Journal de Paris (e ), darts celui de Leipsic (f) ,& dans T Histoire de Mr. Chévreau (§).
(j) (fi) mois de lévrier 1639.] J’avoue franchement
d’Acu- que je n’ai pas la Relation du Pere Christophle de Acu-' u M| \iV n a (1) ; ainsi je prens cette datte dans Mr. Ghévfeau , & jeSÌ 7 n ed T‘ l a préféré au mois de Janvier, marqué dans le Journal deAntonio°A s Leipsic ; parce que la faute , que les Imprimeurs de ce1,1 Journal ont laisse glisser à la page précédente, me donne
quelque sujet de me défier. Je voi dans la page 314 de cee -*pts- Journal » que le Gouverneur du Brésil fit remonter la rivièret’ a ■ ntre
Articlf dc , dr un nom propre commenpant par une Voielle.
des Amazones à Pierre Texeira Tan 1639 , & que Texeirane put arriver à Quito qu’au bout d’un an (z): 11 ne serembarqua donc point à Quito au mois de Janvier 1639 ,comme on l’assûre dans la page 315. Mr. Chévreau estplus croiable , quand il débite , que Pierre Texeira partitau mois d’Octobre 1637 , & rendit compte de son voiageau Viceroi du Pérou (3), > Tan 1638 , en Septembre (4).Mr. Chévreau ne nomme pas bien TAuteur de la Relation*puis qu’il l’apelle Christofe d ‘Alterna.
(í) VoseT.Mercklimis »dans son Lia-'denius iciìo-vatus, pafrty
(7) Lam-
bec. de BibliCssac. L tir*Vhf*$. m
( 4 ) On pronort*u Acugim.çmats tes Ejpargnels écriventAcuiU*
(t) C est uniVille du Pe-ss) Volez. UPréface de laTraductionFrançoise,
(d) En lfiÍ2jin ir.
(e) Du 19•Avril i68j„
( 7 ) Pag- rr,•Anni
U) Ché-vreau, H 11t.du Monde,Tom.lV, p.ç.171 Edit. diDoit.
(i)ASa éru-dit. Lits. anniI6SJ.‘
(}) U s'apehlait le Comte deLbinchon.f4) Cliévr.Hist. duMonde, Tom.IV,pag.slS.
i?) Diodor.
(j) Valesiiin
" at P°crat.
t«g- s 9 .
(r) .
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ADA , fille d’Hecatomne (a ), 6c sœur d’Artemisc , Reine de Carie, épousa son propre frétéIdriée , Sc régna avec lui dans la Carie , après la mort d’Artemise , qui né iurvêcut que deux ansà Mauíòle son Mari (b). Idriée régna sept ans (A) , 6c mourut de maladie , sens laisser postérité»Sa veuve , aiant régné environ quatre ans, fut chaffée du trône par Pexodare son cadet (c ), qui,pour fe maintenir dans l’ufurpation , s’allia avec un Seigneur Persan , nommé Orontobate , auquelil donna se fille cn mariage (B). Elle avoit nom Ada , comme la Reine détrônée, Sc avoit pourmere Aphncis, fille de Synnesis , Roi de Cappadoce. Orontobate succéda à son beau-pere dans
le
(A) Idriée régna sept ans. ] C’est Diodore de Sicile quile dit (1). Mr. Chévreau, qui a converti les années enmois (z) , auroit eu peut-être plus de raison d’allongerleterme , qu’il n’en a eu de raccourcir - car Idriée étoit en-core vivant, lors qu’Isocrate fit fa Philippique. Or, fi Tonen croit Hermippus (3) , il la fit peu avant fa mort, & peuavant la mort de Philippe : il faudroit donc qu’Idriée eûtvécu jusques à la 110 Olympiade; puis qu’Isocrate mourutpeu de jours après la bataille de Cheronée, qui fe donnaTan z de la 110 Olympiade , deux ans seulement avant lamort de Philippe. Comme donc le régné d'Idriée n’a com-mencé qu’environ Tan 3 de la 107 Olympiade, ( car j’aimontré dans les Remarques de T Article d’ARTEMisE , queson mari Mausole , auquel elle survécut deux ans, ne mou-rut qu’à la fin de la 106 , ) on Isa pas assez des sept annéesque Diodore lui donne. Je croi néanmoins fa Chronologieplus certaine que celle d’Hermippus. Où est-ce qu’Her-ìnippus placeroit le régné d’Ada , & celui de Pexodare ,qui ont duré , l’un quatre ans, & Tautre fix , & qui ontPrécédé l’expédition d'Aléxandre ?
(L) Il donna fa fille en mariage. Mr. de Valois a cru quePhilippe, Roi de Macédoine, demanda cette même fille dePexodare pour Aridée son frere , 8c il a cité Plutarque (4).Ott Historien ne nous aprend pas si la fille de Pexodare,de laquelle il fait mention , s’apelloit Ada ; mais on peûttres-bien l’inférer de ce qu’il dit qu’dle étoit Taînée Cîí r
car on fait d’ailleurs qu’Orontossite, aiant épousé une fillede Pexodare nommée Ada , se crut possesseur légitime duRoiaume de Carie. Jusques là donc, Mr. de Valois me sem-ble très-bien fondé ; mais il n’a pas eu raison de dire quePhilippe rechercha cette alliance pour Aridée son frere : cefut Pexodare, qui la rechercha, & qui envola pour cet effetun Ambassadeur à Philippe» D’autre côté , Aridée n’étoitpoint le frere , mais le fils de Philippe. Plutarque le dit ex-pressément. II ajoûte une chose , qu’il n’est pas inutile desavoir * pour mieux conoître les obliquité! des Cours» Lesamis d’Aléxandre Tallarmérent fur les propositions de T Am-bassadeur de Pexodare : ils lui mirent dans la tête que Phi-lippe ne vouloir avancer Aridée par un gros mariage , quVfin de le mettre plus en état de succéder au Roiaume.Aléxandre , pour rompre ce coup , dépêcha un homme àPexodare , afin de lui représenter qu’il devoir plutôt j et terles yeux sur Aléxandre , que sur Aridée, qui étoit bâtard *& presque fou. Pexodare ne balança point sur le choix »mais Philippe, aiant eu le vent de ce mahege * censuravivement Aléxandre , Lc lui dit qu’il seroit bien lâché , Lsbien indigne de lui succéder * s’il fe contentoit de la filled’un Catien , vassal d’un Prince barbare. Én même tems,il éxila tous les confidens de son fils, & écrivit aux Corin-thiens de lui envoler pieds & poings liés l’homme qu’A-léxandre avoit dépêche en Carie. C’étoit un Comédien,nommé Thessajus,
Ì4)Strab. Lib aXlVipa&e 45
(b) Diodor.Sicttl. Liír.XVI. C est delui que je tirtla aurée desautres Tiefnti.
(c) Strab, s?"Diod. ibidi