io6
GRIPPA.
W Agrippa,Epist. LlLibri V,gog. 93 2 .
(aa)Confpefto,five audit onomtne r/ieo ,prœcipitt irârepente d't rupitpapy rum to-jam , ìnquicnsyse uerjuatjuamsignalurum infavorem Di-vinatoris .Epist, XXXLibri V,fag. 920 .
(bb) Epist.LXXXIVLibri V,
t“S‘ 95 r.(rc)Epist.XF
Libri VI,
pag. 969 .
(U) Epist.XX Libri VI,P^g- 974-
(«) Epist.
XIV LibriVI,gag. $C3.
(ff) Voir zla "Klmarqnc
(SJ.
(L) H ú r
pa , Epist/XX Libri Vh
( 40 ) Vdez.}a LIl &
U LXII daIV Livre ,
( 4 r) Epist,LXII , Libr.IV , pag. 8 S 4 ,Votez, la LULettre dt* Li-vre V , toutepleine de fu-reur , dr laXIII du mê-me Livre , oitil dit que cet-tePrìnccjse je-roit fort malconseillée , fielle le repre-nois a son fer-
(+*) Agrippa,Epist. XXIILibri //,
$*£• 979 .
Í43
dire, Charles-Quint»
Í44)Agrippa,Epist. xvLibri VI,
ce que son humeur mal endurante lui suggéroit ; mais enfin il salut songer à un nouvel établisse-’ment. II jetta les yeux fur le Païs-Bas 5 & , aiant obtenu à Paris, après une infinité de lon-gueurs , le passeport qui lui étoit nécessaire , il arriva a Anvers au mois de Juillet 1 p 2.8 (2). Unedes causes de ces longueurs fut la brusquerie du Duc de Vendôme , qui , au lieu de signer le pasiè-port, le déchira , en disant qu'il ne vouloit point signer pour un Devin (aa . En l'année 15-2.9,
Agrippa se vit apcllé tout à la sois par Henri Roi d’Angleterre, parle Chancelier de PEmpe-reur, par un Marquis Italien, & par Marguerite d’Autriche , Gouvernante du Pais - Bas {bb).
II choisit ce dernier parti, & acdfcpta la Charge d’Hiítoriographe de l’Empereur , que cette Prin-cesse lui fit donner. II publia pour prélude Y Histoire du Gouvernement de Charles-Quint : & bien-tôt après , il salut qu’il fit YOraison funebre de cette Dame , dont la mort fut en quelque maniéréla vie de notre Agrippa 3 car on avoit terriblement prévenu contre lui l’esprit de cette Prin-cesse (L). On lui rendit les mômes mauvais offices auprès de Sa Majesté Impériale (u). LeTraité de la Vanité des Sciences, qu’il fit imprimer en 1 f 30 , irrita furieusement ses ennemis (cid). Epi fixitCelui qu’il publia bien-tôt après à Anvers (ee), de la Philosophie occulte {ff) , leur fournit en- ubri VI score plus de prétextes de le diffamer. Bien lui valut que le Cardinal Campege, Légat du e|í sx’xiPape , & le Cardinal de la Mark , Evêque de Licge , parlassent pour lui (gg). Leurs bons offi- L, s ri Jfices ne firent pas qu’il pût recevoir un sou de fa pension d’Historiographe, & n’empéchérent pointqu’il ne fût mis dans les prisons de Bruxelles, Pan 1 f 31 (hb). II n’y demeura pas long - tems.
II fit une visite Tannée suivante à P Archevêque de Cologne (ii). II lui avoit dédié sa Philosophie Libri vï,occulte , & il en avoit reçu une Lettre remplie d’honnêtetez {kk). La crainte des créanciers fut m ' s8 °'cause qu’il se tint dans le pais de Cologne plus long-tems qu’il n’auroit voulu (//). II s’opofa (>>) Epist . nvigoureusement aux Inquisiteurs, qui avoient soit arrêter Pimprefiìon de fa Philosophie occulte , Ijt "' VIUlors qu’il en faifoit frire à Cologne une nouvelle Edition . mrrio-éf* &r -mo-m^nt-,4^ \T s „,r.r, i.,
XXVI Lettre de son septième Livre , & les suivantes. Enc’est celle de Pan 15"33. II fe tint à Bonn, jusques en Tannée 1 f3f
retourner à Lion. On l’cmprisonna en France, pour quelque chose qu’il avoit écrite contre 1amere de François I 3 mais il fut élargi, à la prière de quelques personnes , & il s’en alla à Gre-noble , où il mourut la même année 1 f 3 f (mm). Quelques-uns disent qu’il mourut à l'Hôpital 3 wíesessoc
C-1-- /—-i-.-i-i \r 1/. r..,. _/„— 7. T >.. -2../..-7 j„ 7~ o..—.:,.— ,7„ 7, r, , Magis,
Libri VIL(kk) EP^
Libri VIL
(U) Epist.XXI LibriVII,gag. 1024 *
(mm) Joh-
mais , selon Gabriel Naudé , ce fut chez le Receveur général de la Province de Dauphiné , le fils du- squel a été prémier Président de Grenoble {nn). Mr. Allard , page 4 de la Bibliothèque de Dau- P a &- >b.phiné , aflûre qu’Agrippa mourut à Grenoble , dans la maison qui apartient à la famille de Ferrand , („„)Nau<ií>rue des Clercs , qui étoit alors au Président Vachon , fst qu'il sut enterré aux Jacobins. 11 vécut ton- Apoiog.jours dans la Communion Romaine : ainsi on n’a pas dû dire qu’il a été Luthérien (M). Je ne Hommes.
croi P‘V- 4 2 ?-
adjuver attxilio , fíialo aliqtio utar confite , pquidem & malisartibus notmunquam bona fortuna farta est. Après qu’il cutsu sa destitution, il écrivit pluíieurs Lettres foudroiantes, &menaça de faire des Livres où il découvriroit tous les dé-fauts des Courtisans qui l’avoient perdu (40). II se portajusques à dire brutalement , qu’il tiendroit déformais laPrincesse , dont il avoit été Conseiller 8c Médecin , pourune cruelle 8c perfide Jefabel. Nec ultra illam ego pro Prin-cipe m eu, (jam enim este defiit, ) fed pro atrocistimâ cr perfidâquâdam jjefabele m'thi habendam decrevi (41). Que n’auroit-il point fait dans une telle colere > 8c dans un tel defir devengeance , s’il avoit eu autant de crédit auprès des Dé-mons , qu’on a voulu le persuader ? Je ne sache point quequelqu’un ait dit, que cette indignation d’Agrippa devintfuneste à quelques personnes de la Cour de France. Cemalheureux homme ne fut pas plus satisfait de 1 a Cour deCharles-Quint. II présenta une requête au Conseil Privéde ce Prince, dans laquelle i! fe fit tout blanc de son épée, 8creprésenta qu’il pouvoit faire du bien 8c du mal. 8es me-naces étoient les plus intelligibles du monde ; mais 011 yfut insensible impunément. Cogeretis me acceptam ea repulfainjuriam ad novarum rerum lìcentiam transferre, cv malo ali-quo conjilio (ceu quale Hermocles dédit Pausania ) uti oportere . . .6 )um ex malis artibus stpijstme bona fortuna farta est .. .Sed interea memineritis inter JEfopi Apologos ejfemurem alicpuan-do fubveniste leoni, ex fearabeum expugnajfe aquilam (41).
(M) On avoit . . . prévenu contre lui l'esprit de cette Pr 'm-cejse.] Voilà ce qu’il nous aprend là-deffus, après s’être plaintqu’on le laissoit mourir de faim. §luod ad tescribam non ha-beo aliud , nife quod ego hic egregïè esurio , ab ìstis aulicis ditstotus prateritus. Quid magnus ille Jupiter (43), fufpicari nequeo.Kgo quanta fuerim in periculo , jam primum refeivi ; tantumenim diíttum est mihì ; pravaluerant cuculliones illi apud Vomi-nam , fed muliebriter religiofam Principem , ut nifi illa mox pe-riistet, jam ego , quod maximum crimen est, monachalis majes-tatis sacraque cuculU reus tanquam in religionetn Cbrtftianamimpius pertturits fuiffem (44). Ordinairement une maîtresseest plus à craindre qu’un maître , quand on est accuséd’irreligion. _
{N) 0-r n a pas du dire qu tla été Luthériens, J’avoue queje n’ai point remarqué dans ies Lettres, que quand il parlede Luther, il fe serve de paroles ou de réflexions injurieu-ses, J’avoue aussi , qu il s informe aile?, curieusement de ceque Luther, ou les Sectateurs de Luther, publioient fur lesmatières de controverie ; niais cela ne veut pas dire qu’ilaprouvàt les dogmes de ce Réformateur. Les plus rigidesProtestans de k Confession de Geneve ne pourroient-ils pasdonner ordre qu’on leur achetât tout ce que les Sectaires deTransilvanie font imprimer ; 8c ne scroit-on pas bien ridi-cule de prétendre fur cela , qu’ils font du sentiment de ceshérétiques ? Ceux qui embrassoient la réformation de Lu-ther , ne traitoient pas ce Docteur avec cette indifférenceque l’on voit dans les Lettres d’Agrippa ; c’est-à-dire, fans lelouer, ni le blâmer. Si Agrippa étoit l’Auteur de 1 a LXXXIILettre du III Livre , il ne faudroit plus être en doute qu’iln’cût été un bon & franc Luthérien ; mais, encore qu’on
SÍt mis au titre , Agrippa ai Amicum , il est certain qu’ellen’est pas d’Agrippa : en voici la démonstration. Celui quia écrit cette Lettre , marque que fa femme étoit accouchéed’un fils au mois de Novembre 152.5. Or k femme d’A-grippa étoit accouchée d’un fils au mois de Juillet précé-dent : cck est clair par k Lettre LXXV 1 du III Livre,où l’on voit même que le Cardinal de Lorraine fut parrainde cet enfant. II est donc incontestable qu’Agrippa n’apoint écrit k Lettre en question. Je laisse à dire qu’il n’é-toit point à Strasbourg , mais à Lion , au tems que cetteLettre fut écrite de Strasbourg. Ainfi ceux qui voudroientprocurer une telle preuve à Sixte de Sienne , qui a ditqu’Agrippa étoit Luthérien (45) , («) ne lui fourniroientrien qui vaille. Quenstedt a réfuté Sixte de Sienne par leVI chapitre du Traité de la Vanité des Sciences, où Agrippatraite Luther d’Héréfiarque. Cette réfutation est infinimentplus solide, que celle dont s’est servi un Théologien d’U-treclit, en alléguant k profession de Théologie à laquelleAgrippa fut élevé à Dole 8c à Pavìe , 8c remploi qu’il eutauprès du Cardinal de Sainte Croix , pour le Concile dePise (46}, Cela ne prouve rien du tout » parce que tousces honneurs d’Agrippa précédèrent la prémiere prédica-tion de Luther contre le Pape. Si l’on me demande pour-quoi Agrippa parle plus durement de Luther dans son Li-vre de la Vanité des Sciences, que dans ses Lettres , je nerépondrai point que c’est un Ouvrage où il se proposoit decritiquer tout le monde : j’aime mieux me servir dune au-tre raison. Quand il composa ce Traité , il étoit aparem-ment revenu de l’espérance qu’il avoir d’abord conçue deLuther. Je croi, qu’auffi bien qu’Erasine , il avoit regar-dé au commencement ce Réformateur comme un Héros,qui feroit cesser k tyrannie que les Moines mendians, &le reste du Clergé, éxerçoient fur l’esprit 8c fur 1 a conscien-ce. lgnorans 8c voluptueux , ils fomentoient mille baffessuperstitions, 8c ne poavoient souffrir qu’on étudiât les bel-le Lettres : ils ne vouloient, ni sortir de la barbarie , nisouffrir que les autres en fortifient; de forte qu’il suffiioitd ette bel esprit, savant, poli, pour être l’objet de leursviolentes déclamations. Agrippa , Erasme, & quelquesautres grans Génies , furent ravis que Luther eût rompu laglace : ils en attendirent une crise, qui délivreroit de l’o-preffion les honnêtes gens ; mais quand ils virent que leschoses ne prenoient pas le train qu’ils auroient voulu , ilsfurent les premiers à jetter ía pierre contre Luther. Di-sons pourtant qu’Agrippa fut sujet à diverses alternatives.
11 protestoit à Erasme , en lui envoiant sa Déclamation surk Vanité des Sciences, qu’il n'avoit point d’autres senti-mens que ceux de l’Eglife Catholique. lUud te admonitmnvolo , me de hìs qua ad Keligtonem attinent nequaquam J,écussentire quàm sentit Ecclepa Catholica (47). II lbuhaitoit endédiant F Apologie de cette Déclamation au Légat du Pape,que Dieu purgeât son Eglise de l’impiété des Héréti-ques (48) ; 8 c , peu après , il écrivit à Melanchthon le plushonnêtement du monde (49) : il le pria de saluer de sa partFinvincible Hérétique Martin Luther : Salutabis mihi invic-tum illum hureticum Martinum Lmberum , qui , m in Atìi-
bus
( 45 ) Sixtî.Seneníís Bi"blioth. SdB^ta , L ; br. K
lAnnoîtit.
LXXII1,apud Quenf-teát detriis illustr.Virorum >
M- J 44-DeJrio, P lSquif. Libr,
o»*/*- XVI :
dr Tanneiu 5 ,fur le Trfit*de St. Tho-mas de P°'tentiâ Aìvgelorom»
Ut*
font
pa, Lrotei-
tiint. Votez*Voet. Piíp.fart. M,gag. 616 .
(461 VoetfiDisputât.ThéologiePan. IA,gag. 61 C.
(47) Agnf-pa, Epi»-XXXVILibri VI,gag. 999-
(48) EPj st '
XII Ldr< ^ru,gag.' l0U ‘
(49) rei* *Lettre X
d .» VllL< v,h
K- IO V>
u pnroit V
à ’^ V Z
TUligiao da!.. l ettres