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B A S T E R.'
(V Ex LibreJulien, cuiTituba Woc-thies ofEugland.
(b) Valez. la.Remorque
(Á).
(c) ïnllcijWotthies ofEngland.
(il) C'est aìnfiq ne porte leCatalogued’Oxfoid. Hsalait direîencateuchi.
s e) Voitz. leCataloguede la Bi-bliothèqued’Oxfoidi
gvégea à la Communion Romaine * & n’y trouva point ce qu’il avoit espéré. 11 s’en dégoûtabientôt : il ne s’accommoda point d’une Discipline, qui né lui passoit en compte aucun des dégrésou il étoit déjà monté. Aparemment, il ne s’accommodòit pas mieux de ce culte des créatures,que les Protestans font accoutumez de regarder avec horreur ; ainsi il repassa en Angleterre , poury reprendre fa prémiere Religion. II y obtint un Canonicat dans l’Eglise de Saint Paul, & puisla Cure de Tharsield , dans la Province de Hartford. II entendoit fort bien la langue Hébraïque - ymais il se gâta l’esprit par l’étude de la Cabale , dont il s’entêta. On en vit des preuves dans leSermon qu’il fit, quand il fut reçu Docteur en Théologie à Cambridge. II prit pour texte lecommencement du premier Livre des Chroniques , Adam , Sel h , Enos -, &, âpres avoir touchéle sens literai, ii se jetta dans le mystique , soutint qu’Adam íîgnifioit là malheur & misère , 8 cainsi des autres (a). Sa méthode d’expliquer l’Ecriture ne fut point au goût des Catholiques Ro-mains (A ) : je dirai dans les Remarques ce qu’ils en pensèrent, & comment il se tiroit de l’ob-jection que l’on fait furies trois jours 6c trois nuits que Jesur r '' " J J -— 1 —~ J -
la terre , comme Jonas au ventre de la baleine /iA T "grand cas de ses Vers. II fit une Trag—
un College de Cambridge fut accompagnée d’un accident tres-notable (t),qui fut si épouventée du dernier mot de la Tragédie , Sequar^ Sequar , ta
air furieux-, qu’elle en perdit l’esprit pour toute .
apparat us in Revelationent Jefushrifti fut imprimé à
Christ devoir être dans le ventre de
_ _ (b). Je ne dois point oublier qu’on faisoit un très-
II fit une Tragédie Latine , intitulée Roxama , dont la représentation dans
J - -- • i - —--.-u. /- \ u ^ i-.
il y eut une Dame jtant il fut prononcé d’unía vie. Alabaíter vivoit encore en 1630. Sonj»j~-. j- - 1 Anvers, l’an 1607. Quant au Spìraculum
tubarum , feu sons fpivitualium Expojìtionum ex esquìuocis Pentaglotti (d) Jïgnìfìcationibus , Sc fou fie cesponfus venit , feu tuba pulcrîtudìnis , bot est démon f ratio quod non fit tllicitum nec ìmpofijìbilc computareduratìonem tnundi £í? tempus fecundi adventus Cthrijli , ils font imprimez a Londres (r). On peut ju-ger par ces seuls Titres quel étoit lc goût du personnage ; mais on en jugera mieux par les parolesd’André Rivet, que je citerai (B). II ne faut pas oublier son Lexicon tkbrdicum , in folio. Jen’ai point parlé des Motifs de Conversion , qu’il publia après avoir embrassé le Catholicisme : on sait
assez
( 1 ) VôliS l&trouverez, àla fin de cetteULemdrqtíc.
(t) Garasse,Doctrinecurieuse, _imprimée apur 1 5 , chez.Chapelet , l*anÍ6zî , in 4,
54 L. 59 Z» 594 -
(j)BÒnfíC-lUiS, dans leiProlégomènesde f>n Com-mentaire furîe Pentateu-<[ue , impri-mé en 1625,în fol.
{A) Sa méthode d'expliquer t Ecriture m fut point m goûtdes Catholiques Romains .] François Garasse, Jésuite , aprèsavoir raporté une opinion assez grotesque d’Isidore de ?clu-se (1) , continue aìnfi. ,, L’expoiition d’Alabaster est encó-„ r es plus eiloignée du sens commun ; car il s'en va ra-„ vaudant fur des fantaisies Rabìnesques , qui font à la,, vérité plaisantes, si elles estoient aussi solidement fon-„ dées , comme elles font subtilement controuvées. U dit„ en son Apparat, ch.ix, que Jonas 8c N. S. ont demeu-i, ré ponctuellement trois jours 8c trois nuicts, l’un dans,, le ventre de la terre, & l’autrc dans le ventre de la .,, baleine , en la façon qui s’eníuit. Jonas , dit-il , fut,, porté jusques au centre du monde , comme il le dépose luy„ mesme : Ad extrema montium descendi, terrse vestes. „ circumdederunt me. Or eft-il , qu estant en cet endroit, il„ avoit le jour ex la nuiti tout a la fois ; car regardant„ vers noftre hemìfphere, il avoit le jour en face, exlanuitt,, à dos : ex puis lé lendemain , tout au contraire ; de façon„ que ri ayant que demeuré un jour ex demi, il y a demeure„ trois jours entiers , d'autant qu il faut doubler ïespace, sour-ce qu’il avoit tout à, la fois ce que nous avons fuccejstvement.Ainfi, nostre Seigneur estant dans le ventre de la terre, a eu,, comme Jonas le jour ex la nuiSi tout à la fois ; d’autant que„ son ame s'en est allée jusques au centre de la terre j afin d’a-„ voir le jour d’un costé , ex la nuid de l’autre , ex par ainfi„ accourcir le terme de fa demeure fans forcer la vérité , tant„ il avoit d’impatience de laisser ses Disciples désolez. Je dis„ que cette invention faict tort à FEicriture sainte , d’au-„ tant qu’elle est trop contraindre 8c sophistiquée, 8c res-,, semble justement les fantaisies des Rabins ; 8c partant,
„ ce n’est pas fans sujet que le Livre d’Alabaster a esté con-„ damné à Rome : mais il fut fi idolastre de ses inven-„ tions i qu’il fit encores pis que Heliodore, pource qu’il„ quitta fa religion , pour ne quitter pas ses grotesques dan-„ gereuses, qu’il a fait fur l’Ecriture sainte (z) ”. Joignonsle jugement d’un Jésuite du Païs-Bas à celui de ce JésuiteFrançois. Bonfreríûs, aiant condamné ceux qui par lesmachines de la Cabale trouvent tout dans chaque passagede l’Ecrìuire, poursuit ainsi : Sjuoil nuper fecit insulse nimisex irreligios't Guilielmus Alabaíter , qui in illo suo Appara-tu ex tnanihus hujufmodi jìmstamenfts , ne dicam quisquì-lììs , conatus est nobis suain myftìcam theologìam , ex ( itaìpse vocat ) tntiriotem Scriptura fensum ad medullam ( re ip-sa aliud nihìl quam delirameuta ex somma) exprimere. Quaex re maie audiit ex Rome. censoriam Ecoles*, virgulam mé-rita expertus est. Emis enim fera t quempìam in re tam serin,Scnptur* tnquam interpretatione , pro probatis mcrcibus ven-dors qttt ipfe parum fano cerebro delirarit (z) l II raporteensuite quelques exemples des explications chimériques decet homme.
Nous entendrons bien-tôt un Protestant, qui reprocheaux Catholiques Romains d’avoir toléré les visions de cetAlabaíter.
J’ai été averti par un habile homme que les Lecteursn’aìment pas qu’on leur'indique en général qu’un tel ou untel ont avancé une opinion chimérique. Cela réveille leurcuriosité : ils voudroient la contenter fur le champ , Scquelquefois même fans être obligés d’aller prendre un au-tre Livre , qu’ils ont dans leur cabinet. Ces habile hom-me ' ’
de P cluse , . , , .
tiion étoit grotesque , je l’eusse raportée , vú principale-ment que le Livre de Garasse ne se trouve guere dans lecabinet des particuliers. Je profite de cet avis; j’en saí parexpérience les fondemens : & c’est pourquoi, en plusieursautres rencontres, j’ai mieux aimé joindre des queues à
mes Commentaires, qu’exciter en vain l’avidité des Lec-teurs. Isidore de Pelut'e , pour trouver le nombre complet,a suposé que les ténèbres de la passion doivent être prisespour une nuit, & que le retour de la lumière jusques aucoucher dií Soleil, doit être pris pour un jour. Lisez ce quisuit : „ Je respons qu’il est vrai que ce passage (4) a bien„ donné de la peine, pour raccorder ávec la vérité de l’his-„ toire , 8c que ç’a esté un des principaux argumens dontj, Julian l’Apostat a tasché de renverser la vérité de l’Evan-,, gile ; mais qu’il n’est point si désespéré , qu’on n’en tire’ „ bien une vraye & naturelle exposition, lans recourir aux„ fantaisies : ce que quelques-uns ont faict; à la bonne foy ,s ; comme tious avons veu cy-dessus touchant l’heure de la„ résurrection. S. Isidore de Pcluse , au premier Livre de„ ses Epistres, en l’Epistre cxiv , en rapporte une expoíi-„ tion nouvelle, en ces termes : Sic habeto , fextâ horâ Pa-,, rafieves in cructm atius est Dominus , ab hac horâ ufque aij, nonam tenebra extiterunt; has tu nollem intellïge : rurfus ho-,, râ nonà lux , hac tu pro die habe : nox rurfum Parafceves ;
,, tum dits Sabbatki , tum nox Sabbathi Dominici diei : Suy-,, vant cette exposition, il est vray que Jhsus-Christ„ demeura trois jours Lc trois nuicts dans les entrailles de„ la terre ; mais ce font des jours & des nuicts réduictes„ au petit pied (5)
(f?) On jugera de son goût par les paroles d’André Rivet ique je citerai .] Anno 1607 , dit-il (61 , quidam PonftficìusAnglus , Guilielmus Alabastrus , edidit Antverpiét Librumcui titulum fecit, Apparatus in Revelationem Christi, in quoprosttetur fi novarn & admirabilem rationem afferre investi-gandi Prophetiarum mysteria ex Scripturâ se ipfam interpré-tante. ibi novarn Cabbalam instituts , ex quâ quidlibet exquolibet educit, ex mutatis vel ìnverfis aut fiparatis ex dis-juníîis Ebraorum vocabulorum literis aut syllabis , vel etìamin iisdem variorum nmnerorum ratione excogitata, novis etìam-fignifìcatìonibus cóntrá grammaúc& rationem affignatis, diver-fis nominìbtis aut verbis omnia pervertit , ex ipst adeo com-mentum places ut quamvis ftpe excipiat fi nolle prajudicare La-tin& verfioni , cum tamen videat. ex ea nullis fidiculis fensumquem fibiproponit poste erui, non veretur dicerepag. 61, Deum,Christi Sc Religionis Christiante mysteria per illam verbo-rum formam in Ebrteo legis codice expreffisse , quae sen-sum carnalem 8c à divina mente alienum lectori primafronte offerret, atqùe ita voluìsie ut in Ecclesia Chris-tiana nulla passim legeretur verfío quam quse secundumEbrteorum verborum corticcm conciperetur , ut hoc modo'lapientia divina non esset cuiviS profano obvia. Sed posteaidem , per totum illud opus ita sapientiarn illam divinamex Scripturâ , fi Deo placet, penetralibus haurit, ut ne ulltqtsidem hablcnus ex Patnbus finflijstmis, vel unius loti talisinterpretatìo in mentem unquam vencrit, ne ipfis quidem om-nifiiis Ponûficibm. Mr. Rivet, aiant donné deux éxemplesdes visions de ce personnage (7), continue ainsi son dis-cours : AÏui httjusfarina, multa , pag. 57 CT fiqq. afferunturà nugatore blafphemo , quibus fyllabas unius nominìs ex verbìfiorfim accipicns,ex à sua radice divellens , omnia surfnm deor-sum vertit. Et tamen in regno Pontistcìo toleratur hac novitas ,ubi fimplex scripturâ ex ipsa scripturâ interpretatìo harefios ìn-stmulatur. Sed de his hactenus. Vitkant Pontifiât an fuo Ala-bastro non debeant nigrum prafigerefiheta.; nos hominis ìnfilcn■
O Celui dtOjdpjîre XHde St. Mât*thieii, ileft dit queJésus-Chrisdevait d/vx*’fer diîslS lC
ventre de 12
terre trois.
jours & txoí*Luà
(s) GarasiéjDoctrinecurieuse tssz, S9h
( 6 ) RivetíIfagogc âi
ScrjpmriiistSacrum .Cap. XVyOperuniTom. líy9 Z 7 ,
jlV re , qu us îssn'eusse rien dît d’Isidore tìstìmam audaúam detestaihur, etfi cum Jefutta Poffevmus fuis
■auvoit donc vodu, ousiue>eu h t éatholicis Scriptoribus mfiruern , Appar Sacn Tomo prrno
’eìufc , ou qu aiant marque ea S e ^rai, q T TOuvrace . dont ceci oft tire. narut r,nnr 1 .
M fim ‘i 1
J J R9 A» Wf.xxxvi 1 'd, InGertle.foutre , Jst
le Verset ,du Chap-du ment* ‘
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Notez, I, que l’Ouvrage , dont ceci est tiré, parut pour íapremiere fois en i6z6 , & que l’Edition in folio , dont jeme fers, imprimée Fan íó, avoit été revue , corrigée& augmentée par l’Auteur : II, que ] e Livre’d’Alabasteravoit été condamné à Rome, le 30 cìe Janvier í 610 ; 8c que
í’AureiÍL