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Tome premier. A - B.
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n6 ALAINS. ALAIS. ALALCOMENE. ALAMANDUS.

des Hun: ; & il remarque qu’ils éxerçoient leurs brigandages jusqu’aúx Palus Meotides, & jus-ques dans la Médie 6c dans l’Arménie.

’ ploioient cette dépouille à des ornemens de leurs chevaux.Ils n’avoient aucun Temple ; & ils ne rendoient du cultequ’à une épée nue fichée en terre. C’étoit leur Dieu Mars,patron des pais où ils habitoient. Ils devinoient l’avenir,par le moien de quelques verges choisies avec des enchan-temens. Judicatnr ibi beátus , qui in p radio profuderit ani-trlam ; senefeentes en'tm cr fortuitis mortibus mundo digrejfos,ut dégénérés zá ignavos conviciis atrocibus inseblantur : necquidquam est quod elatius j a tient, qukm homme quolibet occifo :proque exuviis gloriofis , interfetîorum avulfis capitibus detrac -

tas pelles pro phaleris jumentls accommodant lellatoriìs. fveeTemplum apudeos vifitur , aut delubrum, Ztrc (?). C’est là la (y) lbidt*.Peinture qu’Ammien Marcellin nous fait de ces Barbares ;

6 c il est bon de représenter à ceux qui ne voient que des peu-ples civilisés, qu’il y en a d’autres fi féroces, qu’on a plusde sujet de les prendre pour des bêtes brutes, que pour unepartie du genre humain. Cela peut fournir bien des réfle-xions , tant physiques que morales, & faire admirer les plisinfinis dont notre nature est susceptible, & dont pour un bonl’on peut compter plus de cent mille de mauvais.

M Ex Bau- A L AIS, ville de France, dans les Sevennes, ail Diocèse de Nîmes, à cinq lieues d’Usés (a),xkoGe L o-’ est la capitale d’une ancienne Seigneurie, qui a été érigée en Comté, & possédée par Charles degraphico. Valois, Duc d'Angoulême, fils naturel de Charles IX. C’est fous le nom de Comte d’Alais qu’a( 6 ) C'est celui été long-tcms conu Louis Emanuël de Valois (£), Colonel Général de la Cavalerie légere deà oâu- France, 6c Gouverneur de Provence, fils de ce Duc d’Angoulême, 6c pere de Françoise Marie

dé Valois, femme de Louis de Lorraine j Duc de Joyeuse. Par ce mariage, le Comté d’Alais

áeitumj fondit dansda Maison dc Lorraine établie en FranCe ; car du mariage du Duc de Joyeuse, avecL«/r,Lu- Françoise Marie de Valois, sortit Louis Joseph de Lorraine, Duc de Guise, qui mourut L Paris,dovic° Va- de i a p etite vérole, le 30 de Juillet 1671 , âgé de 2.1 an {c). (c) u r*t

La ville d’Alais est devenue Episcopale depuis la révocation de l’Edit de Nantes (A). Quel-* GeSog^

ques-uns veulent qu’elle soit l’ Alefia décrite par Jules César au VII Livre de ses Commentaires, de i a mù-Mr. de Mandajors, qui en est Maire, a fait une Dissertation fur Ce íiijet. Voiez le Journal des France,Savans du 9 dé Mai í 69s, à la page 32.1 de l’Edition de Hollande. ' m- ns,v 6 '

{A) La -ville d'Alais est devenue Episcopale depuis la revo-is ) F ehe cation de l’Edit de Nantes (1).] Ce n’est pas fans cause, quelAn i«8j. j e m;11 -q ue rette époque; car il est certain que la supres-íion de cet Edit a donné lieu à la création de ce nouvelEvéché. Ce païs-là étoit rempli de gens de la Religion,qui avoient été forcés par une mission dragonne à signerun formulaire Papistique. On crut donc qu’il seroít utilede ne lesj:enir pas auíïì éloignés de leur Prélat, qu’ils l’eus-fent été, s’ils avoient été soumis au Diocèse de Nîmes.Cette nouvelle Eglise Episcopale a été composée de deux Egli-

ses Collégiales : de celle de Psaltnodì , ©“ de celle de la ville d’A-

lez; c? a 23 Chanoines <& iz Prébendiers. Son prémier Eve-

qu e, François Chevalier de Saulx, Abbé de Psalmoàì,zADoc- 00 Journal

teur de Sorbonne , fut sacré par Mr. le Cardinal de Eonzi ,

Archevêque de Narbonne , dans l’Eglise des Religieuses de la Vi-station de Montpelier , le 19 d’Août 1694. Il est ijsu d’u- 322. Edit.ne des plus anciennes cr des plus nobles familles de Poitou (1). de Hollande.Voiez la Lettre que Mr. rontier lui a écrite , Sc qu’il a ... <_publiée à Paris, en 1695. Le Journal des Savans en a fait 'jjmention (z). “>!&•

(a) Stéphaii.Byzant. VoieA AetÀfcO-fedviOV,Paníìin.

Lìbrì IX,fag. 308.

(b) Piuiíân.

L/br. IXfpag.308 1 selohl y interpréta-tion dêScAÌìg.in Eusetvnv.m, 1 ip,

(c) Strabo,Ubri IX,pag. 28S.

(d) Paufan.Ubri IX,pag. 308.

(e) A‘ 7 rópÔn-

cìi) éit-'tÍAtrtv » 1 TQ-A;? . .. 'TìtV

<sè &tìì

ALALCOMENE, petite Ville de Bcotie. On la nòmtila ainsi, ou à cause d’Alalcome-née, qui fut le pere nourrisses de Minerve, selon quelques - uns (a ), ou à cause d’Alalcomenie,l’une des filles d’Ogyges, laquelle nourrit Minerve (Aí), selon quelques autres {b). Cette Déelseétoit née en ce lieu-là (c J, 6c y avoit un Temple, 6c un simulacre d’ivoire, extrêmement respec-tez des peuples (d). Ce respect fut cause, à ce que dit Strabon, qu’Alalcomene, quoi que facile àemporter,ne fut jamais íaCcagcejêC que tout le monde s'abstint d’emploiesTa violence contre ce lieu-.là (e). Mais Pausanias assure que la statue de Minerve cn fut enlevée par Sylla, 6c qu’ensuitele Temple commença d'être négligé. II ajoute que de son tems les murailles s’en étoient fendues,à cause qu’un gros tronc de lierre avoit poussé ses branches entre les pierres. Parmi les épitheteide Minerve, celle d 'Alalcomenienne, a’a*a xo^enj»?, qu’Homere lui donne, n’est pas la moins dignede considération (/). Plutarque ráporte qu’Ulysse, étant né dans Alalcomene,voulut qu’une villed’Ithaque portât ce nom, afin de mieux conserver la mémoire du lieu où fa mere étoit acouchéède lui (g).- Etienne de Byzance ne dit rien dc cela, lors qu’il parle d’Alalcomene, 6c il nommeAlcomene la ville de l’Ile d’Ithaque. Ce que dit Mr. Moréri, qu’Alalcomene étoit considérablepar le tombeau de Tiresias, & que selon Plutarque elle eut depuis le nom d’Ithaque, est faux (b).Mr. Hofman fait encore plus de fautes (B ).

(1) Scaligerin Euseb.nnm 229.png. 2t.

(2) Cette Villeest tantôt duGenre neutreA XaXxo-fítviov , tan-tôt dit fémininAlt singulierA’XaXxà-pesn oistantôt aU plu-riel AXaX-x.oya.t'txt,

Voiez Berke-lius fur E-tienne dcByzance p. Sp,

(A) Alalcoménie... nourrit Minerves] Scaliger prétend,I, quePausanias avoue que quelques-uns ont attribué Féducationde Minerve à Alalcomenie , fille d’Ogyges ; mais c’estplutôt devines ce qu’on croit qUe Pausanias a dû, ou avoulu dire, que s'attacher à la lettre de son Texte, Com-me le reconnoitront tous ceux qui éxamineront l’original :II, qu’Etienne de Byzance fait mention de cette fille d’O-gyges (1) ; c’est ce qui ne fe trouve point dans l’endroit oùcet Auteur parle de la ville d'Alalcomene.

(BJ Mr. tíosman sait encore plus de fautes. ] II dit,I, qu’Alalcomene etoit une ville de Beotie, qui avoit prisson npnr de FAlalcomene des Béotiens, denontinata à Bœo-torum Alalcomen&o . II est très certain qu’il prend, aprèsMr. Lloyd, ce dernier mot, non pas pour le nom d’unhomme , mais pour celui d’une ville '(z)- ^ r - Lloyd araison; car voici ca qu’il dit. Alalcomem urbs Ithacd de-nominata à Bœotorum Alalcomenaeo, ut Plut. in Hellen. refert

il a oublie de dire tine Pkrtarq.Qua:st.Gra:c.y.3oi,r4 nommée A’XûtZxojMÍrtiov.

pag. J37. Edit. Steph. afferens fimul causam nominis. Toutcela est vrai ; mais comme Mr. Hofman, au lieu de ceSparoles de Mr. Lloyd, Urbs Ithaca , a mis Urbs BaeotU , 8 ia gardé la fuite fans changentent, ií est tombé dans cette*double méprise : c’est que d’un côté, il aísúre qu’une villede Beotie a pris son nom d’elle-même, & del’autre, quec’est Plutarque qui l'a dit. 11 . II impute faussement à Plu-tarque d’avoir avancé dans la page 537 , que le sépulcre deTiresias & le Temple de Minerve ont rendu célèbre cetteville de Beotie, d’où est venu que le Poète a dit A’xaXuo-fatrdU A’ê-óro. Mr. Lloyd attribue toutes ces mêmes chosesà Plutarque, excepté celle qui concerne le tombeau de Ti-resias. III. Mr. Hofman nous donne comme une autreville celle qu’il nomme Alalcomenium , op. Bœot ’u ,ad lacumCopaidem inter Haliartum c? Coronaam , Templo Minerve, cla-rwm. C’est multiplier les êtres fans nécessité. Je ne pensepas qu’aucun des Auteurs citez par Moréri dise,que le PrinceAlalcomene mit dáns la Ville de Ce nom la statue de Venus.

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Strabo, Libt.IX,pag. 285-(/) Home f *

II. X,is. 8-

Stat. Theb-Libr. VII,Vers. 33 °', ■

(g) rlutarcmQuatstion.

GratcarunG

pag. 301.

(h) VoieX,

P Article

Tiresias*

ALAMANDUS f L ouï s) en François Aleman , Archevêque d’Arles , & Cardinal dutitre de Ste. Cécile, a été un des grans hommes du XV siecle. Ceux qui parlent des astai-W res où il fut mêle, l’apellent ordinairement lo Cardinal d’Arles. II n’étoit point Bourguignon,

à, V/i comme l’ont débité quelques Auteurs; mais il ne s’en faloít gueres, puis que le pais de Bugei lui""medee a donné la naissance. C’est ce que Cuichenon a fait voir dans son Histoire de Bresse, commeAme 6 ' Mr. Moréri l’a remarqué. Pour ne pas répéter ce qu’il en dit, je m’arrêterai à d’autres choses.

Le Cardinal d’Arles présida au Concile de Baie, qui déposa Eugène IV, & qui élut PAntipapesìiviu' 1 ” 5 Félix V (a). II a été fort loiié par Enée Silvius, comme un homme tout-à-fait propre à prési-Geftiìf Bail- der à de telles Compagnies, ferme 6c vigoureux, illustre par fa vertu, savant, & d’une mémoireadmirable pour récapituler tout ce que les Orateurs 6c les Difputans avoient dit (b). Un jour,qu’il harangua contre la sopériorité du Pape fur le Concile, il fe fit admirer de telle sorte que plu-sieurs