A L Y P I U S.
fi i) Voflìuj,de Scient.Miithem.
» 4 -
(z) Amm.Maree,lin.Libr. XXIII,Cf. I ,pag.350 j ad ann.36}.
( 3 ) Idem ,Libr. XXIX,
c*e-1,
x->5- sss >
ad ann. z/r.
(4) Voisins,de Scient.Mathem.M- 248.
(5) Amm,Marcellin.Libr. XXIII,Cap. I.
fi) Maim-bourg , His-toire duPontificatde St. Léon,Livr. 1 3
t*!: 3 SEdit. deHellandí .
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cet Ouvrage soit k Description du vieux Monde, que Jaques Godefroi a traduite de Grec enLatin ( B ). Je ne conois pas bien cet Alypius, qui fit un Traité de Musique , intitulé íi<rx?a>yqfj.ua . Introdiikìio mu/ìca , dont Caffiodore parle : Meursius est le premier qui l’a publié en Grec{d). Mr. Hofinan eût mieux fiut d’oublier entièrement cet Article (C). Voiez lés fautes dans laprémiere Edition de mon Dictionaire (e).
(e) Onatrttqu on feraitmieux de Usremettre ci-dtjfùiit dotU \emar-
que (C)'
Britannias curaverat fro PrtfeBis. Cura itaque rei idem sor-tit er inftaret Alypius , juvaretque provincia reclor , metuendiglobi fia.mma.rum prope fundamenta crebris ajsultibus erumpen-tes fecere locum exuftis aliquoties operanttbus inaccestum (2).Voici comme il parle dans le XXIX livre: Ecce asttem Aly-pius quoque ex Vicario Britanniarum, placiditatis homo joctm-da,post otiofam cr repofitam vitam(quoniam hue usque injufii-tia tetenderat manus ) in fqualore maximo volutatus ut venefi-cii reus citatus efi tum Hierocle filio (3).
(B) Je ne eroi pas que cette Géographie soit la Description du•vieux Monde,que Jaques Godefroi a traduite de Grec en Latin]Cette Description est un Ouvrage anonyme, composé sousles Empereurs Constantius & Constans. On en avoir uneancienne Traduction Latine fort barbare, que Saumaisecommuniqua au docte Jaques Godefroi. Celui-ci la fitsortir de dessous la presse , avec le Texte Grec , & avecune nouvelle Version accompagnée de Notes (4). Voisinsne s’éloigne pas de croire , que l’Auteur de cette Descrip-tion est le même Alypius, qui envola à Julien l’Apostat unOuvrage de Géographie : mais, fi cela est , ajoûte-t-il, il fautdire, selon la remarque de Jaques Godefroi , qu Alypius lacomposa avant que de commander en Angleterre ; car on n yparle de cette lie, que sur la foi d'autrui. „ Britannia, Pro-,', vincia , ficut qui fuerunt narrant , valde maxima. „ Pourmoi, je conclurois volontiers de ce passage , qu’Alypiusn’a point fait cette Description : voici sur quoi je me fon-de. II avoir été Lieutenant en Angleterre depuis long-tems, lors que Julien lui donna la commission de faire bâ-tir le Temple de Jérusalem. Negotìumque maturandum Aly-pio dederat Antiochenfi, qui 011 m Britannias curaverat proPrafeetis (5). II envola fa Géographie à cet Empereur,pendant qu’il commandoit fous lui dans quelque Province.II étoit donc en état de parler de l’Angleterre comme té-moin oculaire. 11 n’est donc point l’Auteur de la Descrip-tion du vieux Monde, dans laquelle on ne parle de cetteIle, que fur la foi de ceux qui y avoient voiagé. Qu’on
ne me dise point qu’il a fait deux Livres, l’un avant quedaller en Angleterre, l’autre fous Julien l’Apostat; & quele premier est la Description publiée par Godefroi : car ily a beaucoup d’aparence que s’il eût fait cette Description,il l'eút insérée dans l’Ouvrage qu’il envola à Julien; Scqu’ainii, l’on ne se tut plus soucié du premier Ouvrage. IIse seroit donc perdu , Sc l’on 11’auroit pas aujourd’hui leLivre que Godefroi a traduit Sc orné de Notes. Au reste,nous aprenons de Julien, qu’Alypius étoit Poète: É'x el . x
yàç , CÌit—il (6) , xctt toí hayça/nfíx'lx, rdti stootGcv fiéX !iov , r.x) (QL 1xctlefíûo-acroe ? ttiro irçotrSui; rite ioiuSuf. Sunt enim in eâ (ta- kQQbulà) tum descriptionesprioribus meltores , tum jambì quibus '*eajfi exornasti. 11 aprouve ensuite la maniéré dont Alypiustraitoit les peuples, Sc le loue de se servir tantôt de dou-ceur, Sc tantOt de fermete. ^ Xïepc bi tjjv bíoiy.r.triv tújv 'îr^a.y-
fUtTù/V ,OTl b'ças'nplotç C6U-UX.CCÍ 7T^ctut, ciSTOLvfcC ST£pcCÍÏStV trooôv-
fj .ij TwnbòfA.Éècc. ya° srçacoT>i]c& ,ca: Tatpçotrôvi jv bcvòçtícu
Kiù pdfítí , X.XÍ T7} fíh xsno-éa. 1 trfoc rSf izrcux.t s-á-raç, «J b'èéVí tuv sro'tnpSs àsrapcCtiììTooç srçoç £TtsCìieçôartv u fjuxçôíç êVÌ(puVííiç, «T àpeìoí ’éçyev. De reipublica autem administratio-ne quod diligenter o? humaniter tranfigere omnia stades gratumest. Etenim lenìtatem ac moderationtm cum fortitudine e rrobore ita temperare ut illâ erga bonos viras utare , hanc adpravossever'e corrigendos adhìbeas , non mediocris ingénié ac vir-tutis est.
( C ) Mr. Hofman eût mieux fait d'oublier entièrement cetArticle .] I. En prémier lieu, il écrit Alipius. II. H ditqu’Alipius d’Antioche est l’Auteur de la Description duvieux Monde. III. Que cette Description fut publiéeen Latin, sous Constantius & Constans. IV. (Ju’il y aun autre Alipius d’Antiûche, qui a composé quelqueTraité de Géographie. V. Que c’est Ammien Marcel-in! qui sassére. Mr. Hofman ne dit que cela : il tom-be donc dans plusieurs fautes d’omiffion ; mais le pisest que le peu qu’il dit est tout plein de fautes de com-mission.
ALYPIUS, Philosophe d’Alexandrie, contemporain de Jamblique, & l’un des plus subtilsDialecticiens de son teins, étoit petit comme un nain ; mais son esprit réparoit ce défàut-là. IIeut beaucoup de sectateurs, ausquels il se contentoit de donner des instructions de vive voix íànsleur rien dicter. Cela fit qu’on le quitta, pour s’attachcr à Jamblique, fous qui l’on pouvoitprofiter en plus de maniérés, par des Leçons & par des Ecrits. Jamblique, aiant eu quelquesentretiens avec notre Alypius, fit grand cas de son jugement, & de son génie, 6c composa même («) £«««*..sa Vie, où il loua de plus fa vertu 6c la fermeté de Ion ame. Alypius mourut fort âgé, dans la SstcTville d’Alexandrie (a)•
ALYPIUS, Evêque de Tagaste fa patrie (a), fut un des bons amis de St. Augustin. II (-) M!fut batisé à Milan, avec lui, l’an z88. II fit un voiage dans la Palestine, cinq ans après ; 6c, fi ^d’un côté le grand bien qu’il dit de St. Augustin à St. Jérôme servit de ciment à l’amitié de cesdeux Peres, il semble de l’autre, qu’à son retour en Afrique, il refroidit un peu le cœur de St.
Augustin. On croit que ce sut en lui raportant le mal que disoient de St. Jérôme les adver-saires qu’il avoir à Jérusalem. Alypius ne parvint à l’Episcopat de Tagaste, qu’en 394, un anaprès son voiage de Palestine. II assista, l’an 403, au Concile de Carthage, où l’on chercha lesmoiens de faire rentrer les Donatiiles dans l’Unité. Les grans biens, que fit Pinianùs à l’Eglisede Tagaste, lors qu’il y alla en 409, accompagné des deux Melanies 6c d’Albine la belle-mere,exposèrent Alypius à la médisance5 comme si, par ses beaux discours, 6c par son adreílè, il avoirtrop extorqué de ces bonnes 6c charitables personnes. Les habitans d’Hippone murmurèrent fu-rieusement contre lui, parce qu’ils le regardèrent comme la cause qui leur avoir fait manquer kproie qu’ils croioient avoir entre les mains. Ils avoient obligé Pinianùs, bongré malgré qu’il eneût à promettre qu’il embrasseroit k Prêtrise dans leur ville : ses grans biens les avoient portez alui faire cette violence. Dès le lendemain, il sortit d’Hippone, 6c s’en retourna à Tagaste. IIne sc crut point obligé par une promesse aussi forcée que savoir été k sienne. Alypius fut l’undes sept Prélats Catholiques, qui disputèrent en 411 avec sept Evêques Donatistcs, dans k fa-meuse Conférence de Carthage. II fut député, en 419, aUonorius, par les Eglises d’Afrique.
Le Pape Boniface le reçut avec mille marques d’amitié , & le chargea d’envoier à St. Augustinquelques Lettres artificieuses, que les Pekgiens répandoient par les Eglises. On souhaitoit queSt. Augustin, la meilleure plume du tems, les réfutât. II n’y manqua point: il y emploia toutes (b)Ti fl ' !d %ses forces (b ) ; mais Alypius réfuta encore plus fortement cette Hérésie, par les arrêts sévères ^"nius >au ’st obtint à k Cour d’Honorius contre les Pekgiens {A). Nous conoîtrions mieux ses actions «•* ^‘Lr
M o. <* ^
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(.A ) ll obtint . des arrêts sévères contre les Pélagiens.']
Baronìus n’affirme point que les Eglises 6’Astique aientenvoié Alypius à l’Empereur , pont lui demander 1 ’usagedu bras séculier contre les sectateurs de Pelage : il se con-tente de le conjecturer, & de fonder sa conjecture sur lesordres qui fuient expédiés en la même année par TEmpe-reur Honorius contre les Pelagiens d’Afrique. Mais Mr.Maimbourg ne parle point de ceci comme d’une chosedouteuse ; puis qu’après avoir comparé odieusement la con-duite des Ministres -avec celle des Pelagiens : il ajoute ( 1 ) :,, Ce qui a comblé de joie toute la France, est qu’uneOr-„ donnance si juste a été bien-tôt après suivre de ce grand
Edit d’Octobre, qui a donné k dernier coup fatal àl’Hé-résie, en défendant l’éxercice public de la Prétendue Ré-„ formée, renversant tous ses Temples, & bamssant ceuxd’entre ses Ministres qui ne voudroient pas renoncer à”, leurs erreurs. Et c’est là justement ce que TEmpereur" Honorius fit contre les Pelagiens, à la requête du Clergé” d’Afrique, présentée par Alypius. Car, par l’Edit quece Prince lui accorda pour le bien de toute l’Eglise, cette" Hérésie fut exterminée de T Empire: on défendit à tous” ceux qui pouvóient encore en être suspects de s’assem-” blet & l’on chassa de leurs Sìeges ces faux Evêques, qui" ne voulurent pas souscrire à sa condamnation, „