(“O Micti-'!' Hist.^ Cc lc(iast,734 .
BiL Gesi,c «
Jolio Z8 '
l'.Î.Hospi.
î' ani »L.
^crain.
11 >H 84.'
ssi Groso
Év Riv cti
, ot[ i,r'' l0îS >
VHt,
fe Gr otiì
Î? 3 S
ïTá* :
&" ,a -
a pud
Bl,
tCysi ?*"•
-m;* •*
ALTHAME'RUS, A L T H U S I U S. 167
ALTHAME'RUS (André') Ministre Luthérien à Nuremberg, avant le milieu duXVI siécle (a) , publia non seulement quelques Ouvrages de Théologie (A) , mais aussi des Notesíur le Traité deTacite de Situ,Moribus,& Bopulis Germanise. Elles furent imprimées à Nuremberg,l’an 1 f29, & Tan iyz6, in 4 (b) , & à Amberg, l’an 1609 , in 8 (c) -, & elles ont été inférées parSimon Schardius au I Tome des Ecrivains d’Allemagne. II fut si ardent à rejetter la doctrine dumérite des œuvres, qu’il s’emporta contre l’Apôtre St. Jaques avec la derniere brutalité (d).Cela nous donne l’occasion d’éxaminer un endroit des disputes de Grotius & d’André Rivet (if).On verra dans cet éxamen , que notre Althamérus assista en 15-28 aux Conférences de Berne,qui furent le précurseur de la Réforme Ecclésiastique de ce Canton-là.
(A) Il publia quelques Ouvrages de Théologies En voici lesTitres : Concìliationes Locorum Scripturs, qui fpec'te tenus interfe pugnare videntur. Annotationes m D. Jacobi Epiftolam. DePeccato Origmis. De Sacramento Altaris. II fit ausiì un Dic-tionaire des noms propres que l'on trouve dans la Bible,Sylva Biblicorum Nominutn , wc. Cet Ouvrage fut impriméà Baie, Fan 1535. Les Concìliationes Locorum Scripturs fu-rent imprimées a Nuremberg, la même année, 8c à Wittcm-berg, l’an 1582. L’Epitome de Gefner ne marque que cesdeux Editions; mais il est certain quelles a voient été précé-dées d’une autre, qui avoit paru avant Tannée 1528 (1).
(B) Nous examinerons un endroit des disputes de Grotius cv
d.'André Rivet. ] La prémiere piéce de cette partie de leurprocès contient ces paroles (2) : Gaudeo D. Rivetum non ac-cedere iis qui Jacobi Epiftolam rejecerunt , quorum quidam hocamplius dixere, „ Mentirìs Jacobc in caput tuum ,, ; c’est-à-dire , „ Je fuis bien aise que Mr. Rivet ne suive pas ceux
„ qui rejettent l’Epitre de St. Jaques , parmi lesquels quel-„ ques-uns ont dit de plus , Jaques , tu mens par ta tête ”.Voici la seconde piéce. Rivet demanda (3), qui font ceuxqui ont parlé de la forte ? combien sont-ils?ík il ajoûta, qu’aiantcherche dans les Ecrits des Jésuite;, 8c des autres Contro-versistes , qui recueillent avidement de pareils faits , fi l’onavoit reproché aux Protestans un blasphème de cette na-ture , il n’avoit rien découvert. La troifiéme piéce est queGrotius ne nomma personne , lors qu il répliqua à son Ad-versaire (4), qui l’avoit sommé si expressément & si vive-ment. Ce silence fit conclurre à André Rivet, que Gro-tius n’avoit nul Auteur à alléguer. Gjuod nunc Autores nonindicés harum contumeliarum , dit-il (5) , oftendit fe nullosbabere. La quatrième piéce est que Grotius , répliquanttout de nouveau , cita les paroles d’André Althamérus :,, Is, qui Jacobum accusavit mendacii , fuit Andréas Al-„ thamerus (6). Liber editus est Argentorati, Anno cid„ 1 d x x v 11. Verba ej us inter c aetera sunt : Vult nunc pro-„ b are fuam fententiam , fed direcle contra Scripturam agit.„ Non poffumus hic defendere Jacobum. Citât enim Scripturas» saisi ; w folus , Spiritui Sanâlo, Legi, Prophetis, Christo,„ Apofiolisque omnibus , contradicit. Tefiìmonmm ipfius va-,, num e/l. Uni tpfi tejii non ejfe credendum , supra annotavi-,, mus , prsfertim cum quo ipfe Spiritus Sanílus c? tot teftes ve-,, ritatis dijfentiant. Credendum multitudini. Paitlus multl„ dignihs fanâiiùsque rem traSíat. Si Abraham ex operibus>, jufiijïcatus, habèt quod glorietur, fed non apud Deum~, quidi, enim dicit Scriptura ? Credidit Abraham Dco, videlicet pro-,, mtffionì divins, de femine ; v reputatum , fcìlicet quia credi-„ dit, illi ad justitiam. Non quod ex filii immolatione justi-„ ficatum dicit , reêiì mentìtus est in caput fuum. Gfuindecïm„ enim annos ante immolatum IJaachum justificatus fuit Abra-,, ham , etìam nondum nato Ifaacho ; non ex circumcifione,,, neque filii immolatione , fed ex folafide. Dicit enim Scrip-„ tura, Credidit, 8tC, ut nihil habeat Jacobus ad quod refu-
„ giat. Nos fidet magistrum constituimus ; & jam fuis ipfistì-,, mis verbis feimus , nefeiviffe quid fit fides. Et in fine Li-„ bri, Ne igitur fuccenfeas nobis, Leâlor,st durihs ejr vehemen-,, tius calamo quandoque in Auêlorem inveiti fumus. Mere-„ tur enim hoc odium V banc fpiritus vehementiam , dum,, aliam perfeélionem atque justitiam à nobis contendit , quam„ stdei”. La derniere piéce sera que Rivet, voiant enfinune citation formelle , répondit (7) qu’elle ne suffisoit pas ;que Grotiùs s’étoit servi du nombre pluriel ; & qu’un rrefait pas plusieurs : unus non funt multi , II condamna lesparoles d’Althamérus ; mais il se plaignit que Grotius n’eutpas déclaré que ce n’étoit pas un Calviniste. 11 prouve quec’étoit un Luthérien ; 8c il lui attribue de s’être chargé auxConférences de Berne de parler pour le parti des Papistes,8c de soutenir le dogme de la Présence réelle. %ui cum inDijputatione Bernenst (8) ; quam fequuta est Reformatio anni1528 , libéra ei fa f la ejfet difputandt copia, volens pajfus est feà parte Pontificia deligi, ut Oratoris muntre in fuggestu fun<-geretur , carnalemque Christi prsfentiam in cxnà defenderet.,, L’injure qu’il fait à St. Jaques,, , conclut Rivet, ,,ne„ nous touche nullement. Toute ]’ignominie en rejaillit-, fur les Papistes , 8c fur les Luthériens , dont il a plaidé,, la cause ”.
Sur ces produéfions, il est aisé déjuger : I, Que Rivets’engagea fans aucune nécessité dans un incident. II pouvoitlaislèr passer cette Remarque de Grotius, fans faire nul pré-judice à fa Cause ; 8c il suffisoit de lui demander le nom deceux qui avoient eu l’audace de traiter un Apôtre si indi-gnement. II , Qu’il se trompa , lors qu’il crut que sonAdversaire ne pouvoit nommer personne. III, Qu a for-ce de le presser , il se fit convaincre d’avoir ignoré un pointde fait, dont la conoissance pouvoit faire honneur à salecture , 8c à sa Bibliothèque. IV, qu’il se réfugia dansde petites chicaneries , qui ne servoient qu’à alonger lesdisputes, 8c qu’à multiplier les accessoires inutiles. IIest siìr , que dans Passage ordinaire, l’on a droit de dire,lors qu’on fait qu’un Ecrivain a débité quelque chose , qu’ily a des gens qui Font débitée. L’on n’est obligé à citerplus d’un témoin , que lors qu’on a dit que beaucoup degens, que plusieurs peisonnes, la reprochent. Mais Gro-tius n’avoit point parlé ainsi ; son expression étoit vague :quidam dixere, il y en a qui ont dit , ou quelques-uns ont dit.11 se tirait pleinement d’affaire , quoi que l’Auteur qu’il ci-rait ne fût pas Calviniste , mais Luthérien ; 8c c’est vaine-ment que Rivet allégué ce qui se passa aux Conférences deBerne. Cela ne prouve point qu’Althamérus fût Papiste 5on en peut seulement conclure , qu’il étoit si opposé auxZuingliens, fur le chapitre de la Réalité , qu’il ne faisoitpoint scrupule de la soutenir, même en faveur du Papisme.Si Rivet a été content de lui-même dans cette partie de fadispute , c’est une marque que les Controversisles ne dis-cernent gueres l’essentiel d’avec les pointilleries.
ALTHUSIUS (Jean) Jurisconsulte d’Allemagne, florissoit vers la fin du XVT siécle.II a fait un Livre de Politique. Quelques Jurisconsultes de son pais s’emportent étrangementcontre lui, parce qu’il a soutenu que la Souveraineté des Etats apartient aux peuples (A). 11 a
fait un Traité De ‘Jurìsstrudenliâ Romand , un autre De civili Conversatione , un autre qu’il intituleDicceologia , &c. /
J’oubliai de dire, dans les deux prémieres Editions, qu’il etoit de la Religion Protestante}qu’après avoir été Professeur en Droit à Herborn , il eut à Brême la dignité de Syndic z & queles Jésuites , en répondant à l’Anti- Coton , le mirent dans le Catalogue des Protestans, qui ontMal parlé de la Puissance Roiale (B).
(A) Sjuelques Jurisconsultes . . . s'emportent étrangementcontre lui, parce qu il donne la Souveraineté des Etats auxPeuples. ] Boeder soutient que le principe d’AlthusiusN’est propre qu’à rompre tous les liens de la société civile ;Sc que son Ouvrage » bien loin de mériter qu’on le recom-mande aux Etudians, comme font plusieurs, est digne du
feu. Omnes Reges nihil aliud este quam Magistratus .
Althufio inter folennia carmina placet, cujus Politica non tra-dìt fane , qui civitatis finis er félicitas er tranquillisas obtìneridebeat , fed quibtes modis omne vinculum focietatis acfalutiscivilis distolvi ac everti postit. Demagogica appelles mérita-,t amen , quia JurisconJulti nomen prsfert, an qusdam fubindein ostentaûonem eius fcientU jacit, commendari juventuti Aca-démies. auâimus librum orco damnandum judicio eorum qui ve-nena à cibis distinguere didicerunt (1). Voici le jugementqu en fait le docte Conringius ; Eundamentum doôlrins fuspolitics collocat in eo quod Jumma Reip. cujusvis jure fit penesfolum populum : qui error pestìlens est çrturbando orbi aptus(z).y n autre Ecrivain Allemand s’est exprimé avec plus deforce. i n c i a jf em istam, dit-il (3) , referendi funt illiPolittcorunt , majestatìs ordures biuiìix'i» populum faciunt ,
inde Polìticì populares , V, quiajugulum omnium Principumac Regum petunt, Monarchomachi d'tSli. Horum homtnumnefanda dogmata refertim habet Althusius i» fuâ Politicâ,VuUcano publico ediâlo confecrandâ.
(B) Les Jésuites . ... le mirent dans le Catalogue des Pro-testans qui ont mal parlé de la Puistance Roiale. ] Voici lesparoles de celui qui présenta à la Reine Mere une RéponseApologétique à F Anti-Coton : „ Après Hotoman „ , dit-il (4) , ,, adjoustons les enseignemens 8c propres paroles de,, Jean Arthusius (5) , Docteur ès Droits, en fa Politique„ méthodiquement digérée , imprimée à Herborn, Fan„ 1603 , au chapitre des Ephores, où , pour ne rien dire„ du surplus , il escrit entr’autres choses , qu il est loisible,, d’oster le Tyran de fa charge , le priver de ladministration„ qui lui a esté commise, voire mefme le mettre à mort, st au -„ tre remède m fe trouve , et/ en substituer un autre à sa„ place”. Voici les propres termes d’Althusius (6) : Ejus-modi Tyrannum ab ojficio removere , administratione de*mandata privare , imo etiam , fi aliter contra vim fe de-fendere non postunt, interficere , 0 alìum in ejus locum fub -Jlttuere postunt ,
AL-
OI HertEíî
Biblioth.
German.
{d) Veineta r keírsarq»i
W.
( 7 ) RiveriGrotianœDiscussionsAtú^vtriç ,fag. Í20ZTomi t llOpcrum
(l)Ils' ferr,fans le citerydes propresparoles
í^Hoípinien*Historias Sa-
cramentur,Par., //,M*
f 4) Réponse,Apologéti-que à P An-ti-Coton,
pa%es 185,185 ,
($) // faíoit
dire, Althu*ÍÌU 9 .
(6) AlfhuííjtPoliticamethodiífcdigesta,
Cap, XlVi