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A L T I E R I. A L T I L I U S. A L T I N G.
(á) Et nonsas dn XIV,comme ditMoréii.
(Slíontanus,Praf. Trac-tatus deMa-gnificentiâ.
(c) U fit PE-
pitaphe cPMÍ-tilins , & illui dédia leTraité deMagnificcn-tiâ. Votez,ctttjfi sonDialoguejEgidilis,fag. I 47 -.
(d) Elttg.XIVers. XVII,& Epigtain.
VU.
(T) Pnulijovii, Elog.Cap. CXXV.
(z) Ughelliítalia sacra,Tiira. lu.pag. 796.
( } ) Toppi,BîblìothecaNapoletana,pag. 101.
fit) Jovius,«'« Elogiis,Cap. CXXV.
(5) Voiez. ci-dcjseus, Cita-tion (17).
( 6 ) In Teploìtalix.
(7) Alex.ab Alex.Génial. Die-rnm, Lili. V,Cap. J.
(8) Jovius,Elogior.
Cap. CXXV.
(9) Jul. Cre-íar. Scalig.EoeticesVbr. VI,pag. 736.
( 10 ) Votez,la 'démarque(H) de
F .Art icleAleias-VKR A nAlex an-Pro , versla fin.
(n) Paul.j ovius,ElogiorumCap. CXXV.
(iz) Bailler,Jugem. íutles l'oetes,T om. t, pag.1Z8. Voiez.anffiTomlU,pag. Sa.
ALTIE'RI. On a parlé de deux Cardinaux de ce Nom dans le Dictíonaire de Moréri.L’un mourut l’an irifq ; l’autre fut le Pape Clément X. On eût pu joindre à ces deux-là le Car-dinal Altiéri, qui mourut à Rome le 29 de Juin 1698.
ALTILIUS (Gabriel) natif du Roiaume de Naples , a fleuri vers la fin du XV sié-cle (a). II se fit principalement eitimer par fes Fers Latins , qui montrèrent qu’il cultivoit labelle Litérature , & qu’il lisoit les Anciens avec beaucoup de profit. Cela lui fut avantageux pourfe pousser à la Cour de Ferdinand Roi de Naples, laquelle íè rellèntoit encore du bon goût qu’onavoit acquis fous le Roi Alfonfe. II fut choisi pour Précepteur du jeune Prince Ferdinand {A). IIparoit même qu’il fut emploie à des affaires d’Etat, 6í qu’il accompagna Jovien Pontanus à Ro-me , pour une négotiation de paix entre le Roi Ferdinand , 6c le Pape Innocent VIII (b). IIeut beaucoup de part à l’amitié 6c à l’estime du même Pontanus : on en a des marques publiquesdans les Ecrits de ce dernier {c). Sannazar ne lui a pas donné de moindres marques de son estimedans fes Poésies (d) : 6c ces deux-là ne sont pas les seuls qui l’aient loué (B). L’un des plus beauxPoèmes de Gabriel Altiiius est celui qu’il composa fur le mariage d’Isabelle d’Aragon (C). On necroiroit pas aisément que des Vers Latins l’eussent éleve à la Prélature ; mais il est sûr qu’ils luiservirent beaucoup à obtenir l’Evêché de Policastro. Quelques-uns ont trouvé mauvais, que de-puis cette élévation , il ait négligé les Muses, qui lui avoient été si utiles (D). Ils ont trouvé del'ingratitude 6c de l’impudence {e) dans la maniéré précipitée dont il les abandonna 6c fa souteleur paroitroit irrémissible , s’ils n’avoient égard aux excuses qu’il pouvoit faire , sor ce que l’Epis-copat exigeoit de lui qu’il s’apliquât promtement à Tétude des saintes Lettres. Je tâcheraide rectifier ce qu’on a dit touchant le tems de fa mort (/). On n’a inféré dans le Recueil de Gru-terus , 6c dans celui de Jean Matthieu Toscan, que l’Epithalame d’Isobelle d’Aragon (E). II y abeaucoup d’aparence que la plupart des autres Vers d’Altiiius sont péris.
(A) il fut choisi pour Précepteur du jeune Prince Ferdinand.]C’est ce qu’a voulu dire Paul J ove > en se servant de cetteexpression , jttnioris Ferdinandi Régis (1). Ughelli s’en sertaussi (z). Le Toppi est d’un autre sentiment : Fu maestro,dit-il, di Ré Ferdinando I d'Aragona, e Vefcovo di Policastro,nel 1471 (3). Je croi qu’il se trompe. Ferdinand I mourutl’an 1494 , âgé de plus de 70 ans : il étoit donc né environl’an 1474 ; il saudroit donc qu'Altiiius eût été son Précep-teur environ l’an 1440. Le Précepteur d’un fils de Roi n’estpas ordinairement fort jeune : il faut qu’il ait eu le teinsde faire paroítre son érudition : 8c , sans doute, le Roi Al-fonse , qui étoit savant, 8c environné de savans, n’auroitpas choisi. Altiiius , fans avoir éxaminé les preuves de fanoblesse litéraire. On peut donc suposer , qu’cn 1440, Al-tilius auroit eu 30 ans. Or à peine étoit-il né : il nevêquit qu’un peu plus de 60 ans (4) ; 8c il mourut l’an1501 (5).
(B) Pontanus íV Sannazar ne font pas les seuls qui Talentloué.] Le Giraldi en parle très-avantageusement. BasileZanchius a fait plusieurs Vers à la louange d’Altilius, quife trouvent dans les Délices des Poètes d’Italie. Jean Mat-thieu Toscan dit beaucoup de bien de lui, tant en versqu’en prose (6) ; mais ceux qui voudront voir l’éloge deson esprit & de son cœur en même tems . doivent lire Ale-xander.ab Alexandro , qui a décrit assez amplement la ma-niéré dont lui 8c quelques autres furent régalez par Altiiius,quand ils le furent féliciter de fa Prélature (7). II leur don-na un souper plus conforme à son premier état, qu’à ladignité Episcopale dont il étoit alors revêtu : il n’avoit pasencore répudié les Muses, ses prémieres maîtresses, ( ssi-posé qu’il les ait jamais répudiées ; ) ainsi l’entretien roulafur quelques Vers de Martial, qui avoient été chantez parun jeune Musicien.
(C) L'un des plus beaux Poèmes d’Altiiius est celui qu ilcomposa fur k mariage d.’Isabelle d’Aragon.] C’est par là , 8cpar fes Elégies, qu’il aquit fa réputation. Usque adeo molli-ter ac admiramPe m Elegis ív heroico carmine excellait,ficuti exEpithalamio IfabelU Aragonit perfp'tci potefl , ut Pontani at-que AEíii teftìmonio antiquis vatibus aquaretur (8). Jules Sca-liger a trouvé trop de profusion dans l’Epithalame : voicile jugement qu’il en a fait : Gabriel Altiiius Epithalamiumcecínit longe optimum , excellentiffìmum -vero futurum , fi fibiille temperajfiet. Hum enim vult omnia dicere , ajstcit audito-rem aliquando fastìdio tanto quanta in aliis voluptate. Est enimnimius , quod vttium Mi genti est peculiare. Est enim totis ìl-lis Italia traâlibus perpétua loquendì famés (9). Cela n’estgueres obligeant pour ceux de Naples (10).
(-D) On lui a reproché d’avoir négligé les Muses, qui luiavoient été’st utiles.] On a de la peine à digérer qu’un Evê-que soit l’Auteur de ce reproche , 3 c qu’il sait exprimé entermes si durs : Is virtutis mérita Policaftri ( ea urbs olim Bu-xentumfuit) antistes faéíus , à Mujìs per quas profecerat, ce-leritcr 1 m pu d e n t e r qjj e distefsit , magno hercle in-grat 1 animi piaculo, nist ad fipem non injusta venta obid culpa tegeretur , quod ad sacras litteras nequaquam ordinìsoblitus tempefiive confugiffet (11). Voiez fur cela les réflé-xions judicieuses de M. Bailler (iz). Ces 4 Vers de La-tomus ne font pas mauvais.
Audiit Altiiius defiertis iransfuga Mttfiis,
In quarum tabulis nobìle nomen erat.
Sed q'uìd peccavit , fil demereatur ut olimCarminibus Phoebum , nunc pietate Henni ?
Altiiius auroit été plus blâmable , fi , après avoir obtenu laMitre à force de prêcher, il eut fait comme bien d’autres,qui ne prêchent plus, dès qu’ils se voient au rang d’Evêque.Ils savent, qu’asin de conserver cette sorte de domination,il n’est pas besoin d’emploier les mêmes expédiens dont ons’est servi pour y parvenir (13).
Paul J ove n’a guere été plus heureux quant à la questionde fait. II prétend qu’Altihus ne fit plus de Vers, depuisson élévation à l’Episcopat, 8c que le plus beau de ses Poè-mes est l’Epithalame d’isabelle d’Aragon (14). Je ne doutepas que cette Isabelle ne soit celle qui fut accordée le 1 deNovembre 147Z avec Jean Galeas Sforce , Duc de Milan.Je ne saurois donc me persuader qu’Altiiius soit coupablede la désertion qu’on lui impute. II devint Evêque fan1471 : le plus beau de fes Poèmes fut composé depuis cetems-là : peut-on donc se plaindre que la Mitre Pair faitabandonner le Parnasse ? Notez qu’il fit cet Epithalame,non pas au tems des fiançailles, mais au tems des nocesd’Ifàbelle d’Aragon , c’est-a-dire , l’an 1489 (15). Cela feprouve par les prémiers Vers : '
Purpureos jam Ut a sinus Tithonia conjux ,
Extulerat , rofieoqiie àiem patefecerat ortu ,
Coeruleum tremulo percurrens luminepontum ,
Qui cupido Jita vota viro defiponfaque d u d u hConnubia , optatosqjut. locos <sr gaudia ferres.
Par là , nous convainquons d’une grosse faute l’AbbéUghelli , qui a dit qu’Altilius mourut dans son Evêché dePolicastro , l’an 1484 (16). On peut prouver qu’il n& mou-rut qu’environ l’an 1501 ; car Jovien Pontanus observe,en parlant de la nouvelle de sa mort, que Sannazar s’en al-loit en France avec le Roi Frideric (17).
(E) On ria inséré dans les Recueils de Gruterus cv de J.M. Toscan, que T Epithalame d’Isabelle d’Aragon.] J’entens parle Recueil de Gruterus l’Ouvrage qu’on intitule D dieu CC.Italorum Poètarum , colleSlore Ranutio Ghero. Le Recueil deJean Matthieu Toscan est intitulé, Carmina illustrìum Poèta-rum Italorum. Cet Auteur dit dans son Péplum, qu’il n’a luque l’Epithalame , & quelque peu d’Epigrammes d’Altilius.Celui qui a procuré en 1689 une nouvelle Edition desPoésies Latines de Sannazar («), 8c qui les a ornées de quel-ques Notes, observe qu’il ne se souvient point d’avoir vud’autres Pièces imprimées d’Altilius, que l’Epithalame 8cune Epigramme ; d’où il inféré , qu’il s’en est perdu beau-coup , puis que Paul Jove parle des Elégies de ce Poète ,8c que Sannazar lui attribue des Odes (t 8). Pour répareren quelque façon cette perte , on nous a donné dans lesNotes fur Sannazar trois ou quatre Pièces d’AItilius, qu'onavoit en manuscrit. Le Toppi fait mention de trois Piè-ces d’Altilius , insérées ne’ fiori ddle Rime de’ Po'éti illustréraccolti iv ordinati da Girolamo Rufcelli, flampati in Venetia,nel 1558 , in 8 (19). Ces trois Pièces font, Gabrielis Al-tilii Lamentatio , ejusdem Epithalamium , ejusdem Elegia.
§. («) C’est feu Mr. Broeckhusius. Rem. crit.
ALTING (Henri) Professeur en Théologie à Heidelberg, & à Groningue, nacrait àErnbden , 1 e 17 dc Eevner iy8 3 . Sa famille étoit depuis long-tems fort considérable dans laFrise. Des le berceau , il fut destine a une charge où son pere s’étoit signalé , ie veux dire ansoint Ministère {J). I °tir cet effet, on l’envoia de fort bonne heure aux Ecoles j 6c , après qu’il
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qui avoir été donne en otage au Duc de Gueldre , par le s 1 er de Reinold le Gras, Duc de Gueldre , 8c s’e'toit retiré
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