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Tome premier. A - B.
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AMPHILOCHUS.

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pas se maintenir dans ce Roiaume. II en íbrtit mécontent, & alla fonder une ville dans le golfed’Ambfacie (B). Tite Live a pris le change dans un passage que je citerai (C). On aura quel-que chose à censurer à Mr. Moréri(Z)). il ne saut point confondre notre devin avec cet Am-philochus, dont une oie fut amoureuses#,'. Je raporterai ci-dessous dans une Remarquece que Pline & quelques autres anciens Auteurs en ont dit.

deux Amphilochus, l’un fils d’Amphiaraus, & l’autre filsd’Alcmeon ; 8c que les Auteurs ont quelquefois donné à

(4) Lucian,in rhilo-pleude, pag.joo,T«». II.

(5) Van Dale,de Oraculis,f“g- ss.

(ú) Lucian.in DeoramConcilio,»Î 7 ,Ton j. II.

(7) Plut. deOraculor.defectu,AK- 434 .C.

(g) Thucy-dides, Libr.

II.

(9) StraBo,Libr. VII,pag. 22 5 -

(10) Berke-îius , inSteph. By-zant. pag.114.

( 11 ) Epho-

IUS . npiíí

Strabonem,Libr. VU,pag. Z2 S *5

(iz) Berke-lius le ditpourtant dansses ilotes furEtienne deByzance,pag. 124.

(13) Apol-todor. Libr.III, pag. zol,

f 14) Thucy-did. Libr. II.

(15) Strabo,Libr. XIV,pag. 484- 485 .

fi 6) Euripi-des, apudApollodo-sum , Libr.III,pag. zoi.

(17) Dans la‘Remarqueprécédente,Citation (&).

un passage. dc Lucien , qui nous persuadera qu’Amphilo-chu S pailoit alors pour un grand Prophète. oVotí yàp

£j Ai'yórfis Izravbstv ótxait , ctxrtùáiv to ev .M UA/.oi tStû jxcev-líiov, izrupméí'ciróìi Te, xaì àZ.viS-ífa}ov ùvat , xai xpôí’t ivap-y£ç or pot; evrof àvn>xptvíu.íVov , b u àv iyy palets Tic hc roypacc/xaTelav vrapaia tùj orpoÇriTy , xaÀcëç av ix slv nyho-afxx vsv zrapcoTTÁùt vreipalbìivai rS xprirripw , reçu ri zrepi fxtÀhov'javtrvtipovlévra,r 3 -at rû îhfi (4). Cum ex Mgypto redirent do-mum, audiremque illud in Mallo Oraculum apertìjfimum stmul-que ejse verijfimum , zjr fie evidenter re/ponsa dare, ut ad ver-*bum refpondeat iis, qu&cunque prophète quispiam insthedulaminscrìpta tradìderit : reâïe me saâlurum putavi , fi dum pr&ter -navigabam,experirer Oraculum, Deumque defuturìs quidquamconfulerem. Notez bien la circonstance que Lucien a ra-portée : c’est qu’on proposoit par écrit les choses fur les-quelles on demandoit la réponse d’Amphilochus. Qu’onne dise pas que Lucien a forgé lui-même les contes qu’il adébitez dans cet Ouvrage ; car cela n’aífoiblit point no-tre preuve , puis qu’il est sûr qu’il n’eut pas feint que cetOracle étoit célèbre , fi depuis cent ans personne n’avoitété le consulter. C’est ainsi que Mr. Van Dale . satisfait àcette objection (5). II cite un autre passage tiré de l’His-toire du faux devin Alexandre , dans laquelle Lucien té-moigne que l’O racle de Mallus étoit fameux. On eût puciter un troisième endroit : je le trouve si favorable à cet-te Remarque , que je le raporterai tout au long. Tov T pt-f dávttv, è itu , reçu o fcaMru pis À 7 T 07 rvlyei , tùv A’/o,ÇÍàox»v.oc ìvayovc UvEpcoTtov , rcocc pcqTÇcOtoiov vtbç uv , â-siwrtqiê'sl òyenciïo; ev Kihtxia , vj/Eviofitvoç tu, ttoXXu , xaì yoìjTevavtoÍv ovolv cjíoÀelv vtix.a. (6). De Trophonio , Jupiter , quoi-que me potijfimum angit, de Amphilocho : qui quamquam sce-ksti bomimí or matricule est films, in Cilicià pr&clarus ille va-ticìnatur , multa mentuns , e/ pro dtiobus abolis praftigiatoremagens. Nous examinerons ci-dessous la prétention de Lu-cien , qu’Amphilochus n’étoit pas le fils, mais le petit-filsd’Amphiaraus. Disons en attendant, qu’au tems de Plu-tarque , l’Oracle d’Amphilochus florissoit encore. "En F

yx-pucgeii èpíS ttuç Óït«5 , tcuì to Mótpx x-ut to A’pcÇttlcó%ts ptuy-Ttlot (7). Cum autem effem in patrià , florebant adbuc MopfiiV Amphilochì Oracula.

(E) ll sortit mécontent d’Argos , & alla fonder une villedans le golfe d’Ambracie.^ C’est d’un Historien grave , quenous aprenons cela. Â'çyoç to A’pzÇiÁoxt’òby x.uì a ’pvpiÂo-

X’’U.t t;;v uÁ/.pt eyj]urs peso. tu T tpuix.ee ótrcutí'e uvuxupr.TU;,reçu èsrc uçetrrcoptscoç Ty ev  J çyet rcu]ucuTei A’pt(piMx°C 0A'pctpiupefá , ev tm Afi^pux.ix.cp rcoKorcp, bpctvvvpcov tx, euvjg7 TUTpib'í Apyc; bvopcutxuc. K.ui r.v y, vroXiç uvTxt pa.eytvri £ f,A’puptXoxíut; , xuì Ttí; b'vvUTa']u]ésc etyyv oixxTopu; (8). Ar-gos Amphilochicum c? reliquam Amphilochiam AmphilochusAmphiarai filius , poft hélium Trojanum domum reverses, cumrerum status, qui Argis erat, eì non placer et, condidit in finuAmbracicOfiirbem de eodem patriœ sua nomme Argos nominans,cr erat bac urbs omnium Amphilochia réglants maxima, ZV po-tenûfimos habebat incolas. Strabon allégué ce témoignagede Thucydide; mais il ajoute quelque chose : c’est qu’Am-philochus, mal satisfait du gouvernement établi dans Argos,s r en alla en Acamanie , où il recueillit la succession de sonfrété (9). Thucydide ne dit point ceci ; & , par consé-quent , Strabon a tort de le lui attribuer. Ceux qui pré-tendent qu’il adopte l’opinion de Thucydide (10), se trom-pent ; car il paroit lui préférer "Historien Ephorus, quia dit que la ville d’Argos Amphilochium fat bâtie par Alc-meon , & que son fondateur lui fit porter le nom de sonfrere. M.-Í* eè TÌV A’pt^puxv.av tò Á'pyoc eVÌ to AficpcXo-Xix-ov >é]úvptM Pc Ax.tJcuiojvo; reçu tSv tuÍóojj (il). Pofl Am-bracìam Argos fequìtur Amphilochicum urbs ab Alcmaoneejusque liberts condita. II ne faut pas dire qu’Apollodoren’a suivi, ni Thucydide , ni aucun autre Ecrivain , en as-surant qu’Amphilochus étoit le fils d’Alcmeon (12.) ; caril ne conte cela que fur la foi d’Euripide (13). Notez qu’ilobserve que cet Amphilochus alla demeurer à Argos Am-philochium , par le conseil d’Apollon.

Observons une grande différence entre Thucydide &Strabon. L’un dit qu’Amphilochus, étant retourné à Ar-gos , après la prise de Troie , & n’y trouvant pas les cho-ses dans 1 état qu’il auroit voulu, se retira vers le Golfed’Ambracie , & y bâtit une ville (14). L’autre racontequ’Amphilochus, aiant bâti Mallus dans la Cilicie, aprèsla prise de Troie , revint à Argos, & s’y chagrina de Pétâtdes choses, & s’en retourna en Cilicie , où il fut tué , &enterré (15). Voici d’autres brouilleries. Euripide ditqu’Alcmeon , devenu furieux, coucha avec Manto, fille deTirefias, & en eut un fils & une fille : celui-là' nomméAmphilochus, & celle-ci Tisiphone (16). Cet Amphilo-chus , obéissant à un Oracle , fut s’établir dans Argos Am-philochium. Nous avons vu (17) que Lucien prétendentque P Amphilochus, dont l’Oracle étoit fi célèbre à Mallus,étoit fils d’Alcmeon. Les autres disent qu’il étoit fils d’Am-phiaraûs. II y a deux partis à prendre parmi toutes cesconfusions. L’un est de. dire qu’il n’y a eu qu’un Amphi-lochus , dont l’histoire n’a été raportée que par morceaux ;c’est-à-dire , que par des Auteurs qui ont omis une partiede fes avantures. L’autre est de prétendre qu’il y a ca

l’un ce qui convenoit à Pautre. On nie persuaderoit faci-lement , que P Amphilochus, qui eut un Oracle dans la Ci-licie , est fils d’Amphíaraùs ; & que celui, qui fut s’établirdans P Acamanie , est fils d’Alcmeon. La ville d’Argos dece païs-là fut bâtie par Alcmeon , & par fes fils, To "a pyof

to ’a pvpiÀoxtxov xsìítrpcu ’Aàxfouiavoí reçu t£v sruià'&jv (l 8). Ar-gos Amphilochicum urbs ab Alcmaone ejusque liberis condita.C’est ma prémiere preuve. Amphilochus fils d’Alcmeonfut averti par l’Oracle d’aller demeurer dans cette Villed’Argos (19). Voilà ma seconde preuve. Pausanias ob-serve que la postérité de Meîampus régna dans Argos, jus-

( lS )S traWiLibr. VU,çag. 225.

( 19 ) Apola

lodorus,Libr. Uí,

ques à ce qu’Amphilochus, âpres la prise de Troie , se re-

(zo) n«rT.ibr.ll*

pag.

60.

(zi) lit**

(zz) Tito»

Eivius, D”'XLV, C- 1 1 '

tira au pais qu’on nomma à cause de lui Amphilochie (zo).

C’est P Argos Amphilochium , & le voisinage. Or il y a fan.' Libr-six générations depuis Meîampus jusqu’à cet Amphilochus.

A’tto b'e MeÁÚfíoroìoc yeveuí Te É'| xuì uvìpeç ’éutri ftíxf‘9

A’piÇnÁÍx# tS A’tipMpáx (aï)- 4Í Melampode fexpertoti-dem atates usque ad Amphilochum Amphiarai filìum. II fautdonc que celui-ci ne soit pas fils d’Amphiaraus, commePausanias l’assure ; mais d’Alcmeon. En effet Meîampusfut pere d'Antiphates, qui le fut d’Oïcles, qui le futd’Amphiaraùs ,.qui le fut d’Alcmeon , qui le fut d’Amphi-lochus. Si vous finissez par Amphilochus second fils d’Am-phiaraùs, vous ne trouverez point les six áégrés dont par-le Pausanias. C’est ma troisième preuve.

(C) Tite Live a pris le change à son sujet, dans un pas-sage que je citerai.] II a pris le fils pour le pere dans cesparoles du XIV Livre : Inde Oropum Attica ventum est, ubtpr.o Deo vates Amphilochus colitur , templumque vetustum estfontibus rivisque circa amœnum (22). II est fur que la prin-cipale Divinité du Temple dont cet Historien fait mentionétoit Amphiaraiis : il devoir donc dire , ubi pro Deo vatesAmphiaraus, & non pas Amphilochus colitur. Pausanias,qui s’étoit fait une étude particulière de ces choses , & quiavoir beaucoup de talens pour y réussir, est beaucoup plusdigne de foi que Tite Live. Or non seulement il assureque les habitans d’Orope bâtirent un Temple au devin Am-phiaraiis; mais aussi il semble dire qu’Amphilochus n’eut T3li .point de part à l’Autel qui fut divisé en cinq portions, cha- ubr.ltcime desquelles apartenoit à quelque Héros, ou à quelqueDieu (23). Nous trouvons bien dans ce partage les enfansd’Amphilochus ; mais non pas Amphilochus. J’avoueque la fuite du raisonnement est propre à persuader quePausanias ne l’a point omis : je ferois volontiers une cor-rection dans le texte Grec de cet Auteur ; je lirois xuì toòvruiàíc A , zv filio Amphilocho, & non pas xuì tSv

■tcuíÌoív A'uQixíx* filiis Amphilochì : voiez la marge (24);mais, après tout, ce ne fera pas donner Amphilochus pour Amp» il0 'le Dieu du Temple d’Orope. cho.

■££&

Libr. XVrií. 24 *-

lan. Libr- 1pag. 33 .

faat-Uttr

duire leUs de P*!*nias par, "ex fihis -

t

(D) On aura quelque chose à censurer à son sujet à Mr.Moréri.] I. Amphilochus n est pas un certain Capitaine Grec,dom Homere fasse mention dans ÏOdyjfée ; car Homere adit seulement qu’Alcmeon 8t Amphilochus furent fils d Am-phiaraiis (2;). II. Cela étant, il ne saloit pas s’exprimerainsi , On dit qu il étoit fils d’Amphiaraé zv d’Kriphile. II sa-loir faire plus d’honneur à l’autorité d’Homere ; & ja-

(26) On

corrigé

cett*

mais Auteur tant soit peu versé dans la lecture des An-ciens n’auroit emploie ici un On dit. III. L'Amphilochusdont Plutarque fait mention, ne difére point de celui d’Ho-mere ; il ne saloit donc pas le débiter pour un autre. C’é-toit celui dont on consultoit l’Oracle à Mallus dans la Cili-cie. IV. 11 ne saloit point dire qu’il apporta l’Oracle à un cer-tain Thefpefius de Solos (26). C’est changer un Dieu en Mes-sager. V. On a omis une circonstance qui devoir être expri-mée nécessairement : c’est que Thefpefius mena une bonnevie après fa résurrection. Voiez Plutarque (27).

(E) Il ne faut pas le confondre avec cet Amphilochusdont une oie fut amoureuse. ] Voici ce que Pline dit de. cela :epuin zv fama amoris (anseri) Mgn dileâla forma pueri Oltfmi (28). C’est ainsi que le Pere Hardoûin a corrigé cepassage : il y avoir dans les autres Editions , Argis dileâlaforma pueri nomme Oleni. On avoir donc inséré deux fau-tes dans le texte de Pline ; l’une , touchant le lieu où l’oiefut amoureuse ; l’autre , touchant le nom du garçon aimé.

Ceci arriva , non dans Argos ; mais dans la ville d’/E-gium (29). Celui qu’une oie aimoìt s’apelloit Amphilo-chus , & non pas Olenus ; mais parce qu’il étoit natif d’O-lene , on lui a donné le surnom d’Olenus. Un passaged’Elien a fourni au Pere Hardoûin tous ces éclaircìsse-mens. E’v 'Aiyaca t ï’ç ’A^stías •vrutb'óç Í 2 ’A tvín yévoç , ’ów-fíu ’ApiÇnúxu ipáo-% xì>. GilÇpue-oç Xéya tSto (30). ApudALgmm Achaia oppidum anfer amavìt puerum , Olentum gen-te , Amphilochum nomme. Theophrastus hue narrat. Athé-née raconte la même Histoire, & cite Clearque & Thco-phraste ; mais corrigez une faute qui s’est glissée dans sonLivre : lisez ìv ’a iytíy , & non pas h ’Apysti». Sans ce-la , l’on pourroit dire que le Pere Hardoûin s’avance tropdans ces paroles , Neque enim Argis fed Mgiìprope Sicyonemres gesta narratur (31). Ne voions - nous pas dans la Ver- ÌJr-lion d’Athenée, apud Argivos puerum amavìt anfer , 8c dans tap-le Grec, i> ‘Apytíq, ìì natif >ìçás-Shv xí> (32) ? HÌ - 60

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