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Tome premier. A - B.
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AMPHIARAUS. AMPHILOCHU S.

W

Dons Uyvorau'tf ) d' IUr-tìrfc Me-X-Ampus.

femme, qui pleuroit 1a mort de son fils ( K), demande uné Note. Jé voudrois savoir le détâil duprocès que les Partisans firent à ses Prêtres (L). J’ai montré ailleurs (/) la nullité d’urt raison-nement par lequel on vouloir prouver la certitude de ses prophéties. II laifla bien des enfans ( M ),dont l’un fut le fondateur de Tibur en Italie. Pline fait cette remarque, en raportant des chosesfort singulières touchant la longue vie des arbres.

Ciceto,kpist. VlVl ad‘«miliar.

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luit apud me plus pudor meus quam timor. Veritas fum deejsePompeii faluti, cum ille aliquando non defuistet mett. Itaque,sel ostcio, vel famâ bonorum , vel pudore viilus , ut infabtc-lis Amphiaraus , fie ego prudens (V fetens ad pestem ante oculospostant fumprofeélus (93); Au reste, on a quelque sujet dereprocher à ce Prophète la disproportion de ses lumières,& de l’en railler. 11 prévit, que s’il alloit à la guerre , il yseroit tué : mais il ne prévit pas qu'il y iroit; & qu en dépitde ses précautions, on le contraindroit de s’engager à l’en-treprise (94).

(K) La. maniéré dont il consola une femme .... deman-de une Note. j Plutarque aiant parlé des raisons qui doi-vent être emploiées pour consoler ceux qui s’afsiigent deàe la mort prématurée de leurs enfans, ajout e (95).

Nemo mortalis est, quem non attingat dolòf;Morbulque: multi sunt humandi liberi;

Rursus creandi : morsque est finita omnibus.

Quee generi humano angorem nequicquam afferunt.Reddenda est terne terra (97). Tum vita omnibusMetenda ut fruges : sic jubet nécessitas.

.Et

,, pour ce me semble-il qu’Amphiaraus en un Poème ne,, réconforte & console pas impertinemment la mere d’Ar--, chímorus, laquelle estoit merveilleusement afligée & de-,, solée pour la mort de son fils, qui lui estoit décédé en», son enfance fort loin de maturité ; car il dit ;

,, ll ne fut onc homme de mere né,, A»r ri ait efié en ses jours fortuné„ Diversement : il met ores fur terre„ De ses enfans, ores il en enterre,

,, Luí-mefme âpres en fin s en va mourant ;

„ Et toutesfois les hommes vont plorant,, Ceux qui dedans la biere en terre ils portent,

„ Combien quainft comme les efpics sortent„ D’elle, qui sont puis âpres moissonnez-„ Aussi faut-il que les Uns nouveaux nez„ Viennent en estre-, er les autres en istent,

», Qu’efi-il besoin que les hommes gémissent„ Pour tout cela, qui doit selon le cours,, De la nature ainsi passer tousjours ?

„ ll n y a rien grief à soufrir, ou faire,

-, De ce qui est à Ìhomme nécessaire.

(97) Le ViUGrec rAportéfar Plutar-que, deConsolatio-ns, past. 110 ,O- qui réfoftdà \eci , ejt

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ip) AçoUo-darœ, Lifcr.ïlí.fa.j.iSS.11 ') A.90Y-\o 4 oi.Liíre.lII,V 97 .

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,, Bries, il faut qu’un chacun, soit en pensant en soi-,, mesme, soit en discourant avec autrui, tíene pour cer-„ tain , que la plus longue vie de l’homme n’est pas la„ meilleure „. II me semble que Plutarque a mal placéces Vers-là, puis qu'ils ne contiennent rien qui ait plus derelation à la mort des jeunes gens, qu’à celle des autres.Je puis même dire, que la comparaison des épis seroit ab-surde , s’ii s’agiffoit d’apaiser une affliction fondée sur lajeunesse de la personne que l’on pleurerait ; car selon letrain ordinaire, la moisson des grains ne se fait que quandils sont meurs. II vaudroit mieux faire taire de f attentiona h destinée du fruit des arbres. Comptez les pommesquand elles sont en.bouton, comptez-les ensuite chaquesemaine , vous trouverez que leur nombre va toujours endiminuant. C’est beaucoup fi la moitié se conserve jus-ssu au tems de la cueillete. Quant au reste , les raisonsd Amphiaratìs font assez bonnes : mais elles n’ont rienque de commun : il conclut même par une maxime , quidans un certain sens, est plus capable d’irriter le mal, quede le guérir (96). Nous verrons bientôt de quelle maniéréle Philosophe Carneade les critiquoit.

Amiot n’a_pas bien traduit ce Grec de Plutarque, ° ■*■*-çà rfi 7rer/i n i^ A fLpiccçíaç , par Ampkiaraùs en un Poème.Cette Version insinue manifestement qu’Amphiaraûs a faitun Poème; mais le sens de Plutarque est qu’il y a unPoète, qui a introduit Amphiaratìs se servant de ces rai-sons. Nous allons voir que c’est Euripide. Dicuntur non-nullï ìn mœrore, quum de hac commuai omnium conàitione au -divisent, eâ lege nos este natos, ut nemo tn perpetuum este pof-fet expers malt, gravius etiam tulìffe. Gjuo cìrca Carneades ,ut video nostrum feribere Antiochum , reprehendere Chryfippumfolebat laudantem Eurìpideum carpten ilîud:

Negabat genus hoc orationìs quicquam omnino ad levandamagritudinem pertinere. Id emm ipfum dolendum este dicebat,quod m tam crudelem necejfitatem ìncidifièmus. Nam ill-amquidem orationem ex commemoratìone alienorum malorum admalevolos confolandos este accommodatam (98). Raportons•aussi la réponse qui a été faite à cette critique de Carnea-de. Mihi vero longe videtur fecus. Nam cr nécessitas feren-d& conditionis humant, ; quasi, cum àeo pugnare cohibet, admo -netque e(Jè homimm, qut cogitatio magnopere luélum leva t: &enpmeratio exemplorutn , non ut ammum maîevolum obleèíet ,ajfertur, fed ut ille qui mxret, ferendum ftbï id cenfeat ; quo’dvtdeat multos moderatè ctr tranquille tultfie ( 99 ).

(L) Les Partisans firent un procès à fes Prêtres. ] Qu’ilme soit permis d’apeller ainsi ceux qui lesoient les tributsde la République Romaine dans les Provinces. II y avoirune loi qui éxemtoit de la taille les biens consacrez auxDieux immortels. Sur cela , les Prêtres d’Amphiaraiis pré-tendirent à l’éxemtion, & soutinrent que les terres quiapartenoient à cette Divinité n’étoient soumises à aucunetaxe. Le texte de la lot est clair er précis en notre faveur , di-rent-ils fans doute. Les Partisans répondirent que ces ter- ..res n’étoient nullement dans le cas de la loi, puis qu’elles f}*étoient consacrées à un homme mort, & qu’il est visible c. -5.qu’une personne qui est morte n’est pas du nombre desDieux immortels. Quoi que ce raisonnement leur fût sug- Qs) idcm±géré par l’avarice, & non par le zèle de la Religion, cho- lM -se que des Partisans ne consultent guere quand il s’agit déleurs intérêts, il étoit pourtant fi démonstratif, qu’il de-voir faire gagner leur cause. Je croi néanmoins qu’ils laperdirent. C’est dommage que toutes les pieces ne s’ensoient pas conservées. Nous n’en concisions.que ceci.

An Amphiaraus Deus erit, 0 ? Trophontus ? Nofiri quidem pu-blicani, cum estent agri ìn Bœotia Deorum immortalium exceptélege cenforiâ , negabant immortales este ullos , qui alìquanâo ho-mmes fuistent (100.) Si on les avoir laissé faire, ils a tiraientmis à la taille la plupart des Dieux , & en roture une in-finité de terres sacrées ; car quels titres de divinité , oud’immortalíté, eût-ou pu produire à l’épreuve de leurs ex-ceptions? Que n’eussent-ils pas obtenu au tribunal d’unIntendant qui aurait eu ordre de favoriser leurs poursui-tes? II ne faudrait que mettre en parti la recherche des

( 98 ) CicerdTulcuìan.

(100) Cícë*ro, de Nutu-ïa DeommLil>r. UU

c. i 9 .

tes^

faux cultes, pour y voir bientôt une bonne réduction.Mais de tels partisans, où pourroient-ils être en fureté ?Nous verrons ailleurs (101) combien a paru solide à plu-sieurs Païens ce raisonnement ; ll est mort ; donc il ne doitpas être adoré comme un Dieu.

(M) lllaista bien des enfans."] J'ai fait l’Article d’Atc-meon, & d’A mpuil oc hù s, qui étoient ses fils. Je netrouve pas que les Auteurs Grecs qui nous restent aientparlé de Tiburtus, qui étoit aussi son fils ; mais ils fontmention d’Eurydice, de Demonassa, & d’Alcmene > fillesd’Amphiaraiis & d’Eriphyle (102). Voions ce que Plineconte de Tiburtus. Ttburtes orìgmem multo ante urbem Ro-main habent. Apud eos exstant ilices tres , etiam Tiburto con-ditore eorum vétuftiores, apud quas inauguratus traditur. Fuis-se autem eum tradunt filium Amphiarat , qui apud Thebas obié-rit unâ atate ante lliacum bcllum (103). Je cíoi que Plinenous conte là un mensonge : les trois chênes, fous les-quels Tiburtus, fondateur de Tibur , & fils d’Amphíaralis,auroit été inauguré, eussent-ils pu vivre jusques au temsde Vespasien ? Notez que Solin prétend que Tiburtus étoitpetit-fils, & non pas fils d’Amphiaraiis. Je rapottétai fesparoles dans l’Article T1 e u r.

(lOl) D AtíSla Hjmarqftà(^A) deC Article

Tropho-

NIUS.

(102) Fau-iilnias, Libr,V,pagi 16s.

(ipì) rií-

nius, LibrtXVI, Cap.XLLV.

A M P HIL O C H U S, fils d’Amphiaraus & a ^ ^ ^hre devra. II ac-j

ÍsÛ’onW corficAL «rulsTa

1 Oracle qu il avoit a Mallus, dans la Cilicie {AI), imi, f

cette ville, après la guerre de Troie (e). Ils se queielleient,

je l’ai dit ailleurs (/)• Quelques-uns assurent qu’Amphilojchus fu

hZl£ ír - S^it ensemble la Roiauté Lc la Prophétie {b) ; car il fut Roi d’Argos. II est vrai qu’il

0 tauf a .

>> 4 ,

st A) llavoit Un Oracle a Mallus, dans la Cilicie. ] Pausa-soas assure que de son tems il n’y avoir point d’Oracle aussisidele que celui-là. D’où nous pouvons inférer, ^ue tousses Oracles du Paganisme ne cessèrent point jtar l’etablisse-rnent de la foi Chrétienne. Tçï ìs Mppi x«.\ n «.p

A ■S'ijvrt.íoiç ir'tf ly tÎj orÓÁet (iatpLÒç , tetfi KtXtx.taç ey MctsAAa,Vxtjíia, àstsvê'éç'ctíjov rbJv toc ítjLté. (ij. Amphtlocho ìn ipfaa pud Athenienfes ara sua est: in Cilicit ver'o^ urbe Mallotjujdem Oraculum quod omnium est, qut atate mou txt<tnt,mi-

entre-tuerent en duel, commetué par Apollon (g). II joi-

ne putpas

t*g. 465. Q) Cícero, de Divinat. Libr. I. C. XL.

nime fallax. Les réponses de cet Oracle se donnoient énsonge, B ctv 5y MxXàÔj rtéXu tÎjç KíAíxícís AsAtXópry ££îj-5-1íf<oy ux't xçœ bt óvíi^árat. Est Malli , quod est oppidum Ci-licU, Oraculum Amphilochì,quodpersomma confulentibus ref-pondet (2). Les consultans passoient la nuit d,ms le tem-ple, & ce qu’ils songeoient devoir être l’éclaircissement dela question. Dion Cassius a parlé d’une peinture où SextusCondianus avoir fait représenter la réponse qu’il avoir re-çue de cet Oracle sous l'empire de Commode (z). VoiciDb I «a

(«) Sttabo,Libr. XIV,fAst. 464.

Votez, aujjlCicéron dePivinuf.LiiuL C.XL»

(f) Van*ì* Article

Môpsus.

(g) Strabo aLibnXlV,

(2 J Xipht-iin. in Epi-lome Dio-nis ,pag.i%sï286 .

(3) Idem jibidem: