AMPHITRYON. ANABAPTISTES.
son mari (d). Les débris de leur maison se voioient encore à Thebes du tems de Pausanias (e).
]1 fuit se souvenir qu’Amphitryon étoit né à Argos (/). 11 y a des Auteurs , qui l’apellent Roi (g> serviu»
de Thebes (g).
f. 103.
(à) Pai’.&n.
Libr. í, f. 35-(e) Idem ,
Lìbr. ZX,f*g- 29 ».
deux sentimens : Quelques-ans, diront-ìls , attribuent cetteinvention k Amphitíyon ; d'autres l’attribuent k Amphitryon,Voici les paroles de Cafaubon : Sfuod mox de Amphytrionis(je raportc Forthographe comme je la trouve) invento tem-perandi vinum sequitur quo pertinent Jubobsmrum eft. SpeStat
autem eo ne quis miretur qttod poftea dicit, Homerum variatemperamenta vini habuijje nota. Car enim hoc miremur, cum oatsub.tí;s t S oins ìnventor fit Amphitryo, quem ante llia- ; n Athem
ca tempera Thebis regnajfe nemo dubitat ( 12 ,). p«g-3Z3» 32 ‘*'
(t) Viiex, son*.Article .
(£) Moréri'
<t tort de direque cet Hé-résiarque fevantoit, en-viron Pan1542. j q ne IcSaint Espritlui révélois,&c.
(1) Frider.SpanhemiuSjde Origine,ProgreíTu,Sectis, ScNominibusAnabaptis-tarnm,t*l- ISâ.
Je me f ?rs deVEdition in-férée dans laGangrxnaTiieologixAnabaptis-ticx deCloppen-bourg.
(2) Maim-bourg, H.ist.du Lutbé-,ranisme,
pat. 114hditìon deHollande.
sj) Votez,Spanhem.de OrigineAnabaptis*tarum,
?*&• ISS.
(* 4 ) Votez* laRemarque( KJO deT' Article
Mahomet*
ANABAPTISTES, Secte dont la naissance suivit de fort près les commencemens duLuthéranisme. Nicolas Storch , Marc Stubner , Sc Thomas Munzer , la fondèrent, l’an iyzi.Ils abusèrent d’une doctrine qu’ils avoient lue dans le Livre De Libertate Chrifìianâ , que Lutheravoit publié l’an iyzo. Cette Proposition, qu’ils y trouvèrent, U homme Chrétien e fl le maîtrede toutes choses , & n'eft soumis à personne , & que Luther prenoit dans un fort bon sens {A) , leurparut propre à gagner la populace. C’est à quoi ils emploiérent leur industrie , chacun selon sestalcns. Storch , n’aiant point de science , le vanta d’inspirations. Stubner , qui avoit de l’es-prit & de l’étude, chercha des explications adroites de 1a Parole de Dieu. Munzer, hardi &emporté , paia d’audace , & lâcha la bride aux passions les plus remuantes. Ils ne se contentè-rent pas de décrier la tyrannie Ecclésiastique de la Cour de Rome , & l’autorité des Consistoires ;ils enseignèrent aussi que la puissance des Princes étoit une usurpation, & que les hommes fousl’Evangile doivent jouir d’une pleine liberté. Ils rebaissèrent leurs sectateurs ; Lc, pour mieuxfaire passer cette pratique , ils enseignèrent que le batême conféré à des enfans est nul. Quantau reste , ils insistèrent beaucoup fur la morale rigide : ils recommandèrent les macérations , lesjeûnes , & la simplicité des habits ; & ils séduisirent par là une infinité de monde. Après ces heu-reux commencemens, Munzer devint si téméraire, qu'il exhorta hautement les peuples à résisteraux Magistrats , & à contraindre les Souverains à fe défaire de l’autorité. Un tel Evangile plutsi fort aux païsans d’Allemagne , qui trouvoient un peu trop rude le joug de leurs maîtres , qu’ilsse soulevèrent en mille lieux , & qu’ils commirent une infinité de violences. On leva des trou-pes contre eux , on les bâtit aisément, on en fit mourir un très-grand nombre. Munzer , qui lesavoit abusez, & qui s’étoit tant vanté d’enthousiasmes (a) , fut pris , & décapité , l’an 1 y zy (b).Les disciples, qu’il avoit laissés en Suisse , y multiplièrent la secte , & y causèrent beaucoup detroubles ; Lc il salut recourir aux loix pénales les plus sévères, pour arrêter les progrès de l’Ana-baptisme. II faim sistre là même choie dam plusieurs villes d’Allemagne , & ailleurs. Les Mi-nistres , à la vérité , réfutoient soigneusement ces sectaires ; mais comme cela ne produisoit pasle fruit que l’on souhaitoit, les Magistrats ssipléoient à ce défaut par les voies de l’autorité (B).
Les
(A ) lis abusèrent d'une Proposition. ; i . , que Luther fré-mit dans un fort bon sensé] C’est ce qu’il fit voir par l’ex-.plication de fa pensée , dès qu’il eut vu comment ces gens-là avoient abusé de ses expressions. §m verbà fano fensu àLuthero . . . . script a ey prolixa declarata, oppofi-
toque apborismo , eumdem omnium íervum esse , & omni-bus subjectum expofita , cletorta fuere in sensuntsequiosem abhominibus sua pariter cr aliéna quietis impatientibus (1). Sesadversaires les plus passionnai demeurent, d’accord , qu’ildesaprouva la conduite séditieuse qui par accident sembloitêtre née de sa doctrine. Le Pere Maimbourg raconte queles rebelles, aiant envoié leur manifeste à Martin Luther,turent tromper, dans Fespérance qu’ils avoient eue de le luifaire aprouver (2) ; car , ajoute-t-il , Luther voiant que plu-sieurs ïaccusaient d'avoir donné lieu a cette révolte par les Li-vres qu il avoit écrits en langue vulgaire pour la liberté Evan-gélique , contre la tyrannie de ceux qui fopprimaient par destraditions humaines, leur répondit par un long écrit, où il leurmontre que ÏE/criture les oblige de se soumettre aux Princes eraux Magistrats , quand même ils abuseraient du.pouvoir queDieu leur a donné sur eux ; qiìils doivent s'adresser k Dieu, L?cependant souffrir en patience , en attendant qu il y mette ordrecomme il luy plaira ; gy que la voye des armes, qu ils ont prise,sera cause de leur damnation , s'ils ne les mettent bas. Nousverrons dans F Article Munzer. , qu’il rejetta bientôt lesPropositions de ce fanatique.
(B) Les Ministres . . , réfutoient soigneusement ces sectai-res ; mais . . , les Magistrats recouraient k la voie de ïauto-rité. ] Les plus ardens ennemis du Luthéranisme auroienteu bien de la peine à imaginer une méthode aussi capablede l’étoufer dans le berceau > que F étoit le schisme queMunzer & ses adhérans formèrent. 11 s prêchoient une doc-trine qui tendoit au renversement total des sociétez , & ilsla mettoient en pratique avec des ravages inconcevables.Ils avoient eu des liaisons avec Luther, & ils convenoientavec lui que le Christianisme devoit être réformé selon lapure Parole de Dieu (3). Ainsi toute la haine que Foueoncevoit contre eux retomboit sur lui & surses sembla-bles í & » quand on voioit les suites funestes que F entre-prise de la Réformation avoit produites 11 promtement, onétoit tenté de croire que ce n’étoit point l’ouvrage deDieu'. Cela , fans doute , retarda beaucoup les progrès dela Réforme. II ne faut pas s’étonner "que les Ministresaient dit que c’étoient là lys profondeurs de Satan , & quel’ennemi de notre salut s’étoit servi de cette ruse , pourmaintenir son Empire contre les nouveaux Apôtres que Dieuavoit suscitez (4). Ce langage coule naturellement des hy-pothèses théologiques. Les Controverfístes du parti Ro-main se prévalurent de la conjoncture avec une adresse ex-traordinaire , pour décrier la Réformation , & pour ani-mer contre elle toutes les Puissances. Mais les Réforma-teurs ne furent pas moins vigilans, pour se garantir de Fo-probre sous lequel on vouloit les envcldper. Ils crièrent
de toute leur force contre les Anabaptistes : ils les réfutè-rent par écrit; ils les engagèrent à la dispute par tout oùils purent. Ut labem istam fibì aquè ac doSirina Evangelìcxadjperfam absterfum irent Heroes illì , qui in Templo Dei reme-tiendo fidem ac integritatem fuam er Dei causam publicis sterip-tis fibi agendam censuêre. újMod inter alios alacriter pr&ftitereLutherus, Melanchthon, Zwinglius, Bullingerus, Menius,
Regius , alii, eA in seditiones zy feditiofos graviter inveCti ,fabditos pcrduelles , de fuo erga potestates superions officia , exDei verbo monendo , tribunitios illos concionatores perftringen-do , es? omnes ad quìetem esr debitam Principibus fuis reveren-tiam hortando , nihìl reliqui secêre , ut impetum hominum adJceler a or cruces furibundis animis ruentium suffiaminarent.
Lutherus vel imprimis concitatior non ira.°a,ntTix.à tantumfiripta contra feditiofos , veritm etiam <rcâarevrcxà. emifit , &peculiari Libello contra Latrones & homicidas Rusticos vul-gato ipfe clflfficum in illos cecinit , Principes hortatus , ut vies'armis latrociniorum ifiorum impetum fifterent , & eos ad quie-tem cogèrent , qui perfuaderi nollent (5). Le Ministre, qui ( s ) Sp« ir .me fournit ce Latin , nomme quelques villes où ces sec- hem.taires furent confondus dans des disputes publiques ; mais 0r ‘S ,De t is-son refrein est toujours, qu’après cela les Magistrats firentleur devoir. II nous conte qu’à Zurich , les chefs desAnabaptistes aiant disputé trois fois à leur confusion avec ” í? 'Zuingle (6) , furent condamnez à se taire par un Edit so- («) f»lennel. Sénatus Tigurinus solenni ediíîo Padobaptismum Jan- via, ^tccit , cr Anabaptismi dobîoribus filentium or quietem imperat Nove,a ”(7). Balthasar Hubmeyer , l’un deux , aiant promis defe rétracter publiquement, & aiant au contraire prêché ses ( 7 ) Sp in 'erreurs, fut contraint à l’abjuration, & puis chassé de la hem- icville (8). Et, parce que cette Secte fe multiplioìt de jouren jour, en dépit de tous les obstacles, on recourut à desremedes plus violens. Le Sénat fit un Edit, qui condam- ^ z°r.noit à la mort les Docteurs Anabaptistes , & à de grossesamendes ceux qui leur donneraient retraite. Capitis pœna ( 8 ) litn ’ rin Anabaptistarum Doólores décréta , esr gravibus in eorumreceptatores muklis (9). Cette ordonnance fut faite Fan (í ,
1530. Oecolampade disputa dans Bâle avec ces Héréti- ;eii.ques, Fan 1525 , Fan 1527 , & Fan 1529. II soutint très-bien là cause ; mais il ne surmonta point Fopiniâtreté deces gens-là. C’est pourquoi, les Magistrats les réprimèrentde telle forte que F Eglise recouvra la paix. Causa quidemabunde satisfecit , aCloribus vero fervicacibus non item , ita inPrudentiffimi Sénatus , c? strenuì glor'u divins, vindicis , inAnabaptistarum seílariis edèreendis authoritate , Ecclesta Bafì-lienfis tranquillitati stmul & puritati confulendum ibidem sue- -yl j
rit (10). On les réfuta à Berne, dans une dispute publi- (t°)que , Fan 1527 , mais ils disoient en secret que leurs rai- p# 1sons leur sembloient encore bonnes. Afin'donc que letriomphe de la vérité fût plus authentique , on ordonnaune autre dispute, Fan 1532 : elle dura neuf jours. On enpublia les Actes : cela servit de beaucoup ; mais les Editsjigoureux du Sénat de Berne furent fans comparaison plus
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