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Tome premier. A - B.
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(ifí Tanaq.Fab. Not,ia Amìci'.Mile. le Fe-vre sa. fillen'est pas encela toxjoursct accord aveclui. Volez, faFréface furAnacréon.

(19) Colo-miés, Opus-cules , pag.I08.

(30) Volez,le Journalde Leipíïcde tan 169Z,

/Mg. Z}6.

(31) L ailler,ìnfans cé-lébrés , p.tg,

ÌS9.

(a) En LatinTaberna.De là vientqV il fie fur -nomme Ta-bernas.

2.06

ANACREON. ANANIA. ANAXAGORAS.

plusieurs Traductions de ses Poësies (L) ; mais il y a des Critiques , qui ne croient pas que tous1 — -- -- -.-«—-m,,u sous son nom soient de lui (d). Ceux qui ont parlé de ses

les Vers qui courent aujourd’huiamours pour Sappho , n’ont point consulté la Chronologie , comme nous le ferons voir dans l’Ar-ticle de cette femme. On dit qu’un préíènt, que Polycrate lui avoit fait en argent, l’embarrassade telle forte , qu’il fut quelques nuits fans pouvoir dormir , & qu’il alla le rendre à ce Prince.Cela n’est gueres vraisemblable , quoi que Stobée nous en ait donné Aristote pour garant. Giral-di ne cite pour cela que les Recueils Grecs d’Arfenius (e).

po'ètis deducitur , or vobis traàitur veluti or robore or virtuteor alto omni genere felicitatìs instrubtissimum. Je pâlie fous

Traduction en Vers François est de l’autre : on trouve desObservations critiques à la fin de chaque piéce (32). Mr.

silence , qu’011 pourroit être descendu de Solon , & d'Ana- Régnier des Marais, Sécrétasse perpétuel de l’Àcadémie,1,, ,-Ata nitpmpi. fane mip Snicm & Anacréon fus- Françoise , donna en 1693 une Traduction d’Anacréon en

Vers Italiens , avec des Remarques.

creon , du côté paternel, fans que Solon 8c Anacréon fussent parens. Chaque personne a deux fortes de parens pa-ternels , la famille de son aieul paternel, Sc celle de sonaieule paternelle.

(£) On a plusieurs Traductions de ses Poésies.] Voici cel-les que Mademoiselle le Fevre marque. Mon Lecteur serabien aise de lavoir le jugement qu’elie en fait. il y a long-tems, dit-elle, qu Anacréon a été traduit en François par Ré-mi Felleau ; mais outre que J a Traduction est en Vers , or parconséquent peu fidele , elle est en si vieux langage , qu il est im-possible d’y trouver aucun agrément. On l'a aussi traduit en Ita-lien depuis quelques années , or le Traducteur ne s'est pas plusattaché au Grec , que Rémi Belleau : fa Version ne laisse pasnéanmoins à’être assez. agréable , quoi qu il s‘éloigne fort sou-vent du sens d’Anacréon , or qu il prene même k tous momensdes libertez, qui doivent la fatre pajjèr plûtot pour une Para-phrase , que pour une Version. La Iraduttion Latine, dont unepartie a été faite par Henri Etienne , c? ïautre par Elias An-dréas , or qui est celle dont on se sert ordinairement , me paroítla meilleure : elle n est pourtant pas fans défauts ; or , commeelle est aussi en Vers , elle est souvent sort obscure , or dit enbeaucoup d'endroits ce qu Anacréon ria jamais pensé. C’est ainsique parle Mademoiselle le Fevre dans la Fréface de sonAnacréon. Elle le publia à Paris, Tan 1681, avec le Tex-te Grec d'tin côté , & fa Version en prose Françoise del’autre. Elle a fait des Remarques fur chaque Poème d’A-nacreon. J’ajoûterai quelque chose au passage que j’ai ci-té. La Traduction de Rémi Belleau parut l’an 1556. Ona débité que Daurat étoit le véritable Auteur de la Versionqu’Henri Etienne s’attribua. Mr. Colomiés témoigne qu’I-saac Voisins lui avoit dit, qu il avoit possédé un Anacréon oùScaliger avoit marqué de fa main qu Henri Etienne n étoit pasVAuteur de la Version Latine des Odes de ce Poète, mats fehanDorât (29). La Verlion Italienne, dont Mademoisellele Fevre parle , est celle de Barthelemi Corsini , queMr. Régnier des Marais fit imprimer à Paris l’an 1672 (30).Je ne m’étonne pas que Mademoiselle le Fevre n’ait pointparlé de la Traduction d"Anacréon faite par un enfant, quiest devenu depuis extraordinairement célèbre fous le nomd’Abbé d e l a T r a p p e ; car je ne croi pas que cetteVerlion ait jamais été imprimée. Mr. Bailler nous apren-dra bien des choses là-deílus. il feeut fi bien , dit-il (31)en parlant d’Armand Bouthiiier de Rancé , coopérer avec sesmaîtres par ï assiduité or l’application quil aporta k l’élude ,qu k l'Âge de dix ans il savoit sort bien les Poètes Grecs , orHomere fur tous les autres ; or qu k peine avoit-il douze outreize ans , lors qutl publia une nouvelle Edition des Poésiesd’Anacréon , avec des Remarques en Grec, qui furent admiréesdes Savans. Cette Edition parut in 8,á Parts, en 1Ó39 ; orletems ria rien diminué jusqu icy de ï étonnement que ces Remar-ques donnent encore tous les jours k ceux qui les confèrent avecla tendresse de l’âge où étoit alors leur Auteur, fie ne vous par-le pas d'une Traduction Françoise , quil fit alors du même Poè-te , quoi quelle se trouvât fort au goût de ceux qui travail-laient en ce tems k la perfection de notre langue , or quelle fitvoir quil n avoit pas moins de politesse pour elle , que d’éxerciceor d habitude pour la Greque or ta Latine. Mr. Bailler , n’a-joútant pas le lieu ni l’année de Timpreffion , & ne disantpas même en général que cet Ouvrage ait été publié, mefait croire qu’on n’en a vu que des copies manuscrites : &je me confirme dans cette pensée, lors que je voi que Mr.de Longe-Pierre ne dit pas un mot de cette Version ; lui,qui remarque qu’Henri Etienne avoit mis en Vers Françoisles mêmes Odes d’Anacreon qu’íl rendit ensuite Latines. II re-marque aussi que Ronsard en a traduit un bon nombre.C’est dans la Préface de fa Version qu’il dit cela. Son Ou-vrage vit le jour l’an 1684. Le Grec est d’un côté ; fa

Voici une fort belle Addition. Je remprunte mot-à-mot d’une Lettre que j'ai reçue de Mr. de la Monnoie.„ On n’a pas eu de foin jusqu'ici de recueillir , Sc d’éxami-„ ner pluiíeurs particulantez curieuses touchant les Poësies„ qui nous relient d’Anacreon. L’on a bien dit que Henri,, Etienne les a déterrées le premier ; mais peu de person-„ ncs lavent où , 2 c comment. Ce fut fur la couverture„ d’un Livre ancien , qu’il trouva T O de A lyso-iv A ymcTt-,, xt ; , au raport de Victorius , qui Ta inférée au XVII„ Chap. du XX Livre de ses diverses Leçons. Jusques-là,„ on n avoit rien vu d’Anacreon , que ce qu’Aulugelle, 8c„ TAnthologie , en avoient conservé. Le hasard fit tom-,, ber entre les mains du même Henri Etienne deux ma-„ nuícrits contenans diverses Pièces de ce Poète. II eut,, Tobligation du prémier à Jean Clément, Anglois, do-„ mestique de Thomas Motus, 8c aporta le second d’Italie„ en France , après un long volage. Aiant conféré foi-„ gneusement Tun avec l’autre , il cn forma TEdition qu’il,, publia pour la prémiere fois à Parts, Tan 1334. Ce Li-„ vre fut reçu diversement. La plupart des Savans le„ regardèrent comme une heureuse découverte. Quel-„ ques-uns s’en défièrent. Robortel, dans fa Dissertation„ de T Art de corriger les Livres, ne reconnut pas celui-ci„ pour légitime. Fulvius Ursinus, dans son Edition des,, Lyriques Grecs, n’y fit entrer des Poésies d’Anacreon ,„ que celles dont il trouva des vestiges dans les anciens Au-„ leurs, comme s’il avoit tenu toutes les autres pour sus-„ pestes. II lèroit à souhaiter que les deux Manuscrits,„ dont nous avons parlé, Lc qui font les seuls qu’on ait vus,„ eussent été conservez. Henri Etienne par malheur étant„ tombé dans une espece d’aliénatìon d’esprit sur la fin de„ ses jours, les laissa périr avec beaucoup d’autres, qu’il ne„ communiquoit à personne , pas même à son gendre Ca-„ faubon. 11 avoit traduit cn Vers François les mêmes,, Odes d’Anacreon qu’il a mises en Vers Latins. Eas Ana-„ creontis Odas , dit-il dans la Préface de ses Annotations„ fur Anacréon de TEdition de Paris in 4 , cn 1334 , quas„ jam ante Gallicas feccramfm aliquoi amicorum gratiam La-,, tine quoque aggreffus fttm vertere. Ce qu’on ra porte d’I-„ iaac Voiiìus, qui disoit avoir possédé un Anacréon où„ Scaliger avoit marqué de sa main que Jean Dorât étoit,, Auteur de la Traduction Latine de ce Poète attribuée à„ Henri Etienne , doit être compté pour rien. OuVos-„ iìus se trompoit, ou Scaliger avoit été mal informé.„ Henri Etienne , qui «Tailleurs n’étoit point plagiaire,„ étoit très-capable dune Version telle que celle-là ; 8c Do-,, rat, si elle avoit été de lui > n a tiroir pas manqué de la„ réclamer. C’est fur elle que Rémi Belleau fit la sienne„ en Vers François, qui parut peut-être si belle à Henri„ Etienne , qu’après lavoir lue , il n’osa publier celle qu’il„ avoit faite en Ta même langue. Richard Renvoisy, Maî-„ tre des Enfans de Chœur de 1 a Sainte Chapelle de Dijon,„ fit, selon le témoignage d’Antoine du Verdict, page 34,, dp sa Bibliothèque , une autre Traduction Françoise des„ Odes d’Anacrebn. En quoi du Verdier aparemment s’est„ mépris. C’est, comme il est à présumer, la Traduction„ de Belleau, que Renvoisy mit en Musique, Tan 1338, ou„ 39, 8e du Verdier même le donne assez à entendre, lors„ qu’á Ta page 1222 il cite ce Renvoisy simplement com-„ me Musicien. A T égard de Ta Traduction Françoise du„ même Poète , faite par Mr. Bouthillier de Rancé à Tâge„ de 12 à 13 ans > elle n’a jamais été imprimée , 8c il est,, vraisemblable , s’il y cn a eu une , qu’elle étoit en prose,

„ quoi que ceux qui en ont parlé ne Talent pas dit positi-„ vement”.

M Lyralck.

Histor. Foet.Diitlog.pag. 47 r -

(12) VdeClis Nouvel-les de laRépubliquedes Lettres,Novtr»b' lii *s^irtidt Ydlt

ANANIA (Jean Laurent d’) natif de Taverna (a) dans la Calabre , a vécu vers lafin du XVI siécle. II est Auteur d’un Livre de Géographie en Italien , & d’un Ouvrage Latinintitulé Ds naturâ Dtemonum , qui fut imprimé à Venise , l'an if8z, in 8. L’autre Ouvrageest intitulé Cofmographia , overo f universále Fabrica del Mondo , & fut imprimé à Venise , l’an\<s~j 6 , in 4 (b). Voisins n’a point parlé de cet Auteur dans fa Liste des Géographes.

ANAXAGORAS, l’un des plus illustres Philosophes de l’antiquité, naquit à Cla-zomene , dans l’Ionie environ la 70 Olympiade , & fut disciple d’Anaximenes. La noblesse deson extraction , ses richesses, & la générosité qui le porta à résigner tout son patrimoine à fesparens (z?) , le rendirent fort considérable. II s’apliqua tout entier à la recherche de la nature ,

fans

leurs biens, afin de vaquer plus librement à l’étude de lasagesse , 8c à Ta recherche de la vérité. Ils av oient cru queles soins d’une famille , 8c d’un héritage , étoient des en-traves qui empêchoient de s’avancer vers le but qui est leplus digne de notre amour. Anaxagoras 8í Démocrite ( 1 )

furent

(A) Il résigna tout son patrimoine k ses parens.] Avantque TEvangile eût apris aux hommes, qu’il faut renoncerau monde Le à ses richesses , si l’on veut marcher bien vîtedans le chemin de la perfection , il y avoit eu des Philoso-phes qui aroient compris cela , & qtii s‘étoient défaits de

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