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Tome premier. A - B.
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208
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(b) Diogen.Laërr.

Libr. II,nwn. i o,

(c) Clem.Alexandi.Stromat.Libr. II,fag. 41 6.

(d) Diog.Laëitius,Libr. II,nma. 7 -

(e) Plutarch.j'nThemistoCi

t“&- 112.

</) rà,

tri i-’ericle,

m- -!4-

(&) r ° itx -ia Remar-que (E) deCtAnide deIericles,

À U fin.

(b) Votez, lesRemarques(A) & (B)de C ArticleTericles.

(i) Votez, laCitation ( 19).

( U Diog.Laertius,Liír II,

n#m. 8 .

{2î) Diog.

Laertius,Libr. //,

fwm. 8.

(26) If.Caíaubon.in hune locttmDiogen.Laërtii.

(2.7) Dans IaT^cmarque^I).

(z8) Xeno-phont. Me-morabil.Libr. IK

(29) Tov

/ttey îjAíôv',XiB-ov 1 pqcrtv.£ivoti ri?G'êÁiivqy ,y*jv. Solemqmdem Upi-dem ejst dì-eir , Lunamvero ■errata .ylato, inApoîogiâSocratis,fAg. 21 j sA.

fzo) Idem yibid.

fîO

tarch. deSuperait.fag. 169, E.

(32) Cyril-lus, Libr. VIcontra Ju-*lian.

( 53 ) Augnst.de Civitat.Del, Libr.XVIII, Cap.XLl.

(î 4 Ì Char-pentier, viede Socratç,/«• 7-

2.08

anaxagoras.

il mettoit le souverain bien , ou la fin de la vie

(!) Ciceiít

Acadeni. 'Qua-ltion.Libr. H > ^X XIII &XXXI.Lactant.Libr. V,Cas. W-t m) SexWJfmpilicus»

jyrifion.

HvpotyP 01,

L,br. I, W

Xlli-

la Lune &? le Ciel (h) Conformément à cela

humaine , dans la contemplation , & dans l’éçat libre que la contemplation produit (c). II n'a-voit que vingt ans , lors qu’il commença de philosopher dans Athènes {d). II y a des Auteurs,qui disent q Ail fut le premier qui y transporta l’Ecôle philosophique , qui avoit fleuri dans l’Io-nie depuis son fondateur Thaïes. C’eit ce que j'examinerai dans l’Article cì’Archelaus lePhilosophe. Ce qu’il y a de certain est qu’il eut d’illustres Disciples dans Athènes , & nommé-ment Pcricles & Euripide. Quelques-uns y a joutent Themiitocle, & Socratc ; mais la Chro-nologie les réfute à l’égard de Themiitocle (e). II n’y a guere de choses, qui puissent donnerune idée plus avantageuse de son habileté , que le caractère des progrès qu’il fait faire au grand Pe-ricles ; car il lui inipira ces maniérés graves & majestueuses, qui le rendirent si capable de gou-verner la République (f) : il le prépara à cette éloquence sublime & victorieuse , qui le rendit sipuissant ( g) , & il lui aprit à craindre les Dieux , sans superstition (h). Joignez à cela que, ses ,l v 'conseils l’aidèrent beaucoup à soutenir le pelant fardeau du Gouvernement ( ì ). II se signala parla nouveauté & par la singularité de ses dogmes. II enseigna qu’il y avoit des colines, & des val-lées, & des habitans,dans la Lune > & que le Soleil étoit une masse de matière tout-à-fait en feu [B),

& plus grande que le Peloponnese (k). II difoit que la neige est noire (/) , & il en donnoit uneraison peu solide ; car il le fondoit d’un côté sur ce que la neige est une eau condensée , & il supo-soit de l’autre que le noir est la couleur propre de l’eau (m). II croioit en général que les yeux nesont point capables de discerner la vraie couleur des objets, & que nos sens font trompeurs j &qu’ainsi c’est à la raison , & non pas à eux , à juger des choses (n). II difoit aussi que les cieuxétoient de pierre (o) , & que c’étoit la vitesse de leur mouvement qui les empêchoit de tomber (p).D’autres assurent qu’il avouoit que le Ciel efi de nature de feu quant à son essence , mais que par la vé-hémence de là révolution ravissent des pierres de la terre & les aiant allumées elles devinrent As-tres {q) ; & qu’au commencement les animaux furent formez de la terre, & d’une humidité chau-de (r) -, & qu’ensuite, ils s’engendrèrent les uns les autres, les mâles au côté dróit, & les femelles aucôté gauche (r). II admettoit autant de fortes de principes, que de corps composez j car il suposoitque chaque espece de corps étoit formée de plusieurs petites parties semblables , qu’il apelloit bo-mœomerìes , à cause de cette conformité. Mais cela l’engageoit à convenir d’une chose qui embaras-soit son Système (/), c’est que les semences, ou les principes de toutes les especcs, sc trouvoient danschaque corps. Mr. Moréri a très-mal représenté ce sentiment (C). Lucrèce l’avoit néanmoins très-

bien

( 75 ) ll enseignoit que le Soleil étoit une masse de matière tout-à-faitenfeu.] Je me fuis servi de cette expression généra-le , parce que les Interprètes ne s’accordent pas fur le véri-table sens de ces paroles de Diogcne Laërce : tò* -iA,->, y.6-àvai S'tázrvpot (25). Les uns veulent quelles lignifientune malle de fer brûlant : d’autres aiment mieux une pier-re toute enflammée ; d’autres un globe de feu , qui n’é-toit ni fer , ni pierre. Videtur mihi Anaxagoras , c’est ain fique parle Cafaubon , fer yjìçov háwvpov non tam lapider»aut ferrum , qukm globum quendam ìgneum, Xi6áà\ cyjìapbv,ut ait Plutarchns, intelligere ■volutjje(2.6 ). La plupart de ceuxqui ont rapoité ce dogme d’Anaxagoras fe font fixés à laseconde explication , 8c elle s’accorde parfaitement avecl’Hypotliesc de ce Philosophe , comme on le verra ci-des-fous (27). Citons d’abord Xénophon. Qáa-ìcav &ì r«v ja/ 3 -ov étáírrvpav siveu , tcdt tmto orí AíS-oç ftsv £V m>pt m,

àn A áia.nrsi , srs rroÀtiv ^jóvov á»7É% £ <. 0 ^ r,Xtoí mv Troítla.prgóvov rrárlav Ácc^eírrpÒTspoç m d'taydret (28). Cest-à-dite,selon la Version de Mr. Charpentier , Disant auffì que le So-. leil rieftoit quarte pierre enflammée , il ne considérois pas qua-rte pierre ne brille point dans le feu , est n y peut pas durerlong-temps , Jans Je consumer ; au lieu que le Soleil dure tous-jours , ct 1 est une source inépuisable de lumière. Platon seramon second témoin. II introduit Socrate , qui, fe volantaccusé de dire que le Soleil étoit une pierre, & que la Luneétoit une terre (29) , répond, On me prend pour Anaxago-ras , dont les Livres font remplis de tels discours, b l'on s'ima-gine que je fuis ajfez, simple pour enseigner ces absurdités, à desjeunes gens , qui fe moqueroìent de moi , st je m attribuoìs unedoctrine contenue dans les Ouvrages d'un autre , zy qui fe ven-dent à bon marché. Comme je ne fais que donner là unenotion générale des paroles de Platon , il est juste de lesmontrer elles-mêmes à ceux qui ne fe contentent pas duprécis d’un témoignage. A’v«| a.yípa oéu x.aìr.yopuv ù <pí\e

MêAité. x-ccí ovree %.a,TKtppoïis 7 ç Tavb'e , xat otet cívtoÌjç uTrdpovçyp»y.y.éiTtí'J e iv cl t, arts dr. stb'tvcit on r A'vu^ceyopov fbiÇxia.KAcs^ottEv/if yÉy.Ei rèvuv tùÍv Xoym. victt b'r, y.cii oi vsot raurecrreep' lyS pixvS-ávíSinv à E^eriv Ivíon, ei 7rúvv ttoááS, bpx*/ J u.r,çíx î?ç èp^-ós-pcii; rrptxfíévoií , XarpáTíSq xcna,yeÁòiv, èàv rrpoo—orotnTcn IxvrS eìvx>, sÌAAà-4 te r.cli drtíc, ut orra. évraj^Ò). Ana-xagoram tu quidem, ò amice Melite, accufare tibi videris, at-que ìta hos parvi facis , exifthnans eos literarum ignares este ,quasi nefeiant libros Anaxagora Çlazomertii ejusmodi op'mioni-bus este plenos. Juvenes vero hac h me difeant ! quibus liceretinterdum etiam fi multa flnt , unius drachme pretio ententibusex orchestra Socratem deridere , st sua este fingeret, praserttmquurn tam absurda fint. Vous trouverez, dans Elutarque ,qu’Anaxagoras fut condamné comme un impie, pour avoirdit que le Soleil étoit une pierre (31). St. Cyrille d’Ale-xandrie (32) , & St. Augustin (33) , font auíïì de ceux quiont dit, que selon Anaxagoras, le Soleil étoit une pierreenflammée. Suidas explique par vrépivov xlS-ov ]e /i.vS'ç.v S'tú-TTvpov de Diogene Laërce. Je m’étonne donc de ce queMr. Charpentier aime.mieux dire, qu ’Anaxagore soutint,que le Soleil n estait qu une tnaffe de fer estfammée (34).

(C) Mr. Moréri a tres-mal représenté un de ses fentimens,que Lucrèce avoit néanmoins tris-bìen exposé, orc.] Nous met-trons dans cette Remarque toutes les erreurs de Mr. Moréri.

I. II fe figure qu’Anaxagoras enseigna,_ que les principes deschoses avoient cn pies Us caratteres des parties ; car, comme l’or

est composé de petites parcelles unies ensemble ; de même , tous cegrand monde est sait de semblables parties , qui font le tout , &font le premier mobile des choses. Quel galimatias ! quelles té-nèbres ! Heraclite a-t-il jamais pu s’exprimer fi obscurément?A quoi bon l’éxemple de l’or composé de petites parcelles uniesensemble t Cela convient-il à l’or plutôt qu’à tout autre mix-te ? Ne faloit-il pas ajouter que ces petites parcelles, quicomposent l’or , sont elles-mêmes de l’or ? C’est ce qu’en-seignoit Anaxagoras : il croioit qu’un os visible étoit com-posé de plusieurs os invisibles ; 8c que le sang , que nousvolons, étoit composé de plusieurs petites goûtes, dont cha-cune étost du íang. C’est pour cela qu’il apelloit ses principes0 /Misy.Epeíaí (35), fimilarìtates. Lisez ces Vers de Lucrèce.

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Nunc b Anaxagors, fcrateínur ïLomosotnerìctn ,

§uam Grttcì memorant, ntc noflrâ dicere limuAConcedit nobis patrït sermonis egestas.

Sed tamen ipsam rem facile est exponere verbis,

Principium rerum quam dicit Homœomerìan.

Osta vìdelicet è pauxillis atque minutisOstibu ; fie zjr de pauxillis atque minutisVtsceribus viscus gigni ; Janguenque crearì ,

Sanguìnis inter Je multìs co 'êuntibu guttis ;

Ex aurique putat micis confiftere posteAurum ; zy de terris terram concrejcere parvis ;

Ignìbus ex ignem ; humorem ex humorìbus este.

Citera confimili fingit ratìone , putatque (36).

Je ne reporterai pas toutes les raisons que Lucrèce étalecontre ce dogme , je n'insisterai que fur la prémiere. IImontre , que suivant cela , les premiers principes des cho-ses seroient corruptibles tout autant que les corps mêmesles plus composez. Cette conséquence entraîne deux gransinconvéniens : lune, que la différencç , qui doit être entre „ ..les principes 8c les mixtes, ne se trouve point dans l’Hypo- 'sftiert 11thèse d’Anaxagoras. La différence , dont je parle, est que subject^les principes (37) doivent toujours demeurer les mêmes, ëx qu->-queîque souvent que les mixtes soient détruits. Ce fontseulement les mixtes qui naissent, qui meurent, & qui est 1111 *passent par mille vicissitudes de génération, 8c de corrup- Tsc rf 1 ’*"'tion ; mais les principes retiennent invariablement leur rébusnature fous toutes les formes qui se produisent successive- Ca ’’ , ^' r d,0 lment. Anaxagoras ne pouvoir pas dire cela de ses princi- V e stjf‘pes ; car , si par exemple ceux de la chair avoient la nature çf w Hs-de chair, ils étoient aussi sujets à la destruction qu’tine Luct&- fr egrosse masse de chair, Sc ainsi des autres . vu que d’aifleurs Libr.E r ‘ ‘il n'admettoit dans la matière aucune partie indivisible (38). *43-Nous verrons ci-dessous (39) s’il auroit pu suposcr que les , d** 1

principes étant étemels & incréez dévoient être impérissa- issmerst*blés. L’autre inconvénient est, que la destruction des premiers (G).principes ne différé pas de ce qu’on apelle annihilation ; carquand ils cessent d etre , ils ne se résolvent point en d’autreschoses , dont ils soient composez , vu que la simplicité quileur est propre ne souffre point de composition. Ils périssent ‘' re sfé , ’ nrdonc entièrement, & ils sont anéantis. Or la lumière natu-relie ne conçoit pas qu’un tel changement soit possible (40). cre j‘s tl jìttLa destruction des corps composez n’est point sujette à n ‘st °secette difficulté , ils subsistent toujours dans leurs principes: Zobat* 1 -le bois, par exemple , détruit par le feu ne cesse pas d exis- íuciet- rter entant que matière, ou que substance étendue. Voilà Libr- 1 'donc un très-grand défaut dans le Système d’Anaxagoras :

les