ANDRONICUS. ANGIOLELLO. ANGLUS.
(2) Thi-lelpli. Epist.Libr. XXIX,Votez austl unendroit daLivre XVI& un nuireda XVII .
Ces passages7 n' ont été in-diqués parMr. de JaMonnoie.
(3) Dans faÈibJiothecanova Manu-ícriptomm.Je tiens celade Mr. de la
(a) Volez, la\emarque
(B)-
fx) Jovius,t» Eiogiis,299.
Iî y avoit en même tems un autre Andronic , qui enfeignoit à Boulogne , 6c qui étoit deConstantinople ( B ).
client de ce Cardinal ne diffère point de celui qui fut Pro-fesseur à Paris. II ne faloit pas le nommer Calixte Andro-nic, comme a fait Monfr. Moréri ; mais Andronic Calli/ie.Considérez ces paroles , qui nous aprenent qu’il étoit pa-rent du fameux Théodore Gaza. Gaudeo equidem, pluri-mum , c’est Philelphe qui parle , dans une Lettre qu il écri-vit de Milan à ce Théodore, leu de Janvier 1469, em-ditijfìmum virum mthique amtcïsthnutn Androntcum Kalhstumnecesarium tuum apud vos agere, id e[i in Mujarum zv fapien-tia domicilia , quem ut verbis mets falvere jubeas abs te peto ,meque to 7 $ oreft Bsîctg'gìsí&mics tov J'ecrîrG-ïsîV commanda (2). CetAndronic Caìliste étoit Péripatéticien , & a fait un Livrede Phyfica. Scientia cr Tcrtuna , une Monodie de misera Cons-tantinopoli , & quelques autres Traités , dont le Perc Lab-be fait mention (3). Encore un coup , Mr. Moreri ne dc-voit pas le distinguer de celui qui enseigna dans Paris, ni
dire de celui-ci qu’il fut Professeur à Baie. L’Auteur d’A-thenes ancienne & nouvelle met Antonicus a u nombre des estSa vans Grecs , qui passèrent en Italie fur le milieu du quator- c0 „ tml i du»ziémesiécle (4). II a fans doute voulu dire Andronicus , & uxemeap**il a mis quatorzième au lieu de quinzième. gavante.
(B) II y avoit en même tems un autre Andronic , qui . At ^ ea ^enfeignoit a Boulogne, er qui étoit de Constantinople.] Phi- ancienneieiphe en parle avec. éloge dans plusieurs de ses Lettres. Cet & nouvel,endroit, tiré de la prémiere du XXIV Livre, datée du der- p*g. -Zs finier d’Octobre 1464, suffira : Quare non postum vos omnes qui 1 »
Bononia agitis non mirari plurimum , quod cnm vobis viri dòc- & f ‘ ’tijfitn'e eruditi copia data fit ad Gracam difciplìnam penitus con- 1 ’
fequendam , maints indotli este quam docli. Nunquam equi-dem difeendi gratta trajeciffem in Graciai» Constantinopohm ,quâ in urbe feptennium egi, fi iftiusmodi mihi Andronicus By-zantins estes oblatus.
ANDRONICUS (Tr a n qjj illds) né en Dalmatie , vers la fin du XV siécle , tra-vailloit à un Ouvrage qu’il faisoit espérer au public (A). II enseigna dans l’Académie de Leipfic,en même tems que Moíêllan (A - ). Nos Remarques feront voir qu’il a publié quelque chose (a).Erasme lui écrivit une Lettre , qui est la X du IV Livre.
(A) ll travailloit à un Ouvrage qu il faisoit espérer au pu-blic.] Paul Jove , aiant raporté que le triste état où lesTurcs avoient réduit la Dalmatie ne permettoit point qu’ony cultivât l’étude des belles Lettres, & qu’ainli le recueilde ses éloges ne comprendroit point de gens de ce païs-là ,ajoûte , à moins que Tranquillus Andronicus ne faste conoítrele mérite de ses compatriotes. Raportons les paroles .mêmesde Paul Jove. Sic ut nemo dignus elogio compareat, nifi inlucem studiosì producat cives fuos Tranquillus Andronicus pra-clarus Ciceronìs ímulator , dum gravifstmarum astlionum acOthomamcet legationis, obfcurorumque nobis itinerum Commen-taria perfcrilit (1). Ce passage insinue qu’Andronicusavoit fait le volage de Constantinople, ou comme Envoie,ou à la fuite u’un Ambassadeur. Konig n’ufe pas de tantde réserves ; il déride qu’Andronicus fut Député en Tur-quie , 8c fit un Livre fur fa Négociation : Legationem adTurcam obiit , camque fuis Commentarïis illustravit. On ne
fanroit trop souvent fronder les Auteurs qui amplifient cequ’ils citent. Paul Jove ne parle que d’un Ouvrage , au-quel Andronicus travailloit. Konig convertit cela en un Li-vre donné au public.
(B) Il enseigna à Leipfic , en même tems que Mofellan. ] . ^
C’est de Simler que je fin cela : Hic, dit-il (2), literas docuitLipfiu, Pet. Mofellani tempore. II le nomme Tranquillus Par- oclàtti,thenius Andronicus Dalmata , 8t lui donne une Harangue taí $06.imprimée à Augsbourg, l’an 1518 , & à Vienne, I’an 1541. ^
Le sujet de cette Harangue est d’exhorter tous les Princesd’Allemagne à la guerre contre les Turcs. On a une autreHarangue de lui de Laudibus Eloquentia , Lc quelques VersLatins (3). Les Suplémens de Du Verdier nous donnent (3) Ida»'un Dialogue du même Auteur. II a pour titre Sylla lesinterlocuteurs font César, Sylla , Pompée , Minos : il estimprimé à Leipfic in 8 (4) : l’année de Impression n’est M 1<km>point marquée dans ces Suplémens de Du Verdier. ’ w ‘
(a) Volez*i’Histoire deMahomet II>
par Guillet,Tom. //, pag.
zi 0,218,23 4*
{b) Konig.ïìíblíoth.vet. òc no-va, Vore Ast-geiellus.
(c) Volez. U
Catalogue
ó’Oxford.
{d) Trémieyè Punie chíCatalogue,pag. 450.
ANGIOLELLO (Jean Marie) natif de Viceitóe , a composé en Italien 6 c en Turcune Histoire de Mahomet II , laquelle il lui dédia. Elle fut agréablement reçue par ce fier Sul-tan , qui, outre les careíses qu’il fit à Angiolello , lui donna des marques de fa libéralité. L’Au-teur avoit été témoin oculaire de ce qu’il raportoit ; car étant un des esclaves du jeune SultanMustapha , il le suivit à Pexpédition de Perse , l’an 1473. J e P arle de la terrible guerre que Ma-homet alla porter en personne avec près de deux cens mille combatans dans les Etats d’Ussun-Cas-ían. II y a lieu de s’étonner qu’Angiolello , qui conoissoit fans doute la fierté de cet EmpereurTurc , ait osé redire les paroles outrageantes qu’Usiiin-Cassan emploia pour lui reprocher une nais-sance illégitime , lors que d’une hauteur , qui étoit au bord de l’Euphrate , il eut découvert l’Ar-mée des ennemis. Peut-être Mahomet ignora toujours que l’Histoire eût immortalisé cette inju-re ; car les Princes ne savent pas tout ce qui est dans les Livres qu’on leur dédie. Quoi qu’il ensoit, l’Ouvrage d’Angiolello n’en fut pas moins bien reçu , ni moins bien récompensé (a). Ceuxqui lc font fleurir en 1 f 24 (b) , le prennent un peu trop sur son arriere-íâison ; mais ce qu’ilsajoutent , qu’il a composé la Vie d’Ussun-Cassan, est plus juste. On imprima à Venise, l’an iffj,un Ouvrage de Giov. Mario Angiolello délia Vit a & Fatti dï Re di Perfia (c) , 6c l’on voit dansla Bibliothèque de Mr. de Thou ( d ) , Relatione délia Vita e de ’ Fatti del Signor Usuncajfan , par no-tre Angiolello. On a oublié de marquer l’année 6c le lieu de l’impreíiìon.
ANGLUS (Thomas) Prêtre Anglois, ne s’est pas moins fait conoítre par la singularitéde ses opinions, que par la multitude de ses petits Livres , dans le XVII siécle. II étoit d’unefort bonne maison , & il l’a souvent indiqué fur le frontispice de ses Ouvrages {A). II a portéplusieurs noms (B) ; 6c il y a peu de pais en Europe , où il n’ait fait du séjour. II fut Principalde College à Lisbonne , 6c Sous-principal à Douai (a). Rome 6c Paris lui ont fourni de lon-gues stations. II a été long-tems domestique du Chevalier Digbi , 6c il a témoigné publique-ment qu’il avoit une estime très-particuliere pour les opinions de ce Gentilhomme (C). II sc pi-
(d) Votez le
L^vrc Ìnth(dé
Stacera ap--pensa, &c.pag . 50.
iA ) étoit de bonne maison . & il t’n souvent indiqué furle frontispice de Jes Ouvrages .] Par éxemple , ses trois Dia-logues de Mundo , imprimez à Paris, en 1642, contiennentau titre, Authore Thoma Anglo, e generofa Albiorutn m Orien-te TrinobanHim profapiâ oriundo.
(B) ll s porté plusieurs noms.] Voici ce que Mr. Bail-ler remarque fur ce sujet. Mr. Digby ,, avoit près de lui„ le fameux Thomas Anglus , Gentilhomme Anglois, Prê-„ tre Catholique, djune des plus anciennes maisons d’An-„ gleterre , revêtu d’un extérieur Hibernois , vivant dans„ une grande mais volontaire pauvreté. Son vrai surnom(*) Albius ,, étoit White , qu’il avoit coutume de déguiser , tantôt en
étoit éf.iivo- j; canâìdus , tantôt en Albius (*) , quelquefois en Bianchi,V e ' t “V” quelquefois en Richworth ; mais il n’étoit presque conu
l’Alb° s n „ en France que fous le nom de Thomas Anglus.
„ Mr. Des Cartes l’apelloit ordinairement Mr. Vitus (1) ”.(1) Eaîliet, On voit au bas de plusieurs Epitres dédicatoires de ThomasCartes t" Anglus, Thomas ex Albiis.
íl,v<d If (C) ll avoit une estime particulière pour les opinons deémisai’ Digbi,] Voici le titre d’un de ses Livres, imprimé à
qua
Lion , en 1646. Institutiorium Peripateticarum ad mentemfummi vïri clariffimique Philofophi K E Ne l mi L qjj i t i sD1 g b k. 1. La Préface donne la raison de ce titre en cettemaniéré : §luod ad mentem fummi viri er clarijfimi PhilofophiKenelmi Equitìs Digbn fcrìptas prohunciem, inde est quod eumin ìnvidendo illo de anima immortalitate libro totam naturecompofitionem à prima corporis ratione usque ad irtvifibiles ani-ma fpiritualis artïculos dijfecuerit , er in omnium oculos ïntule-rit , alia quam ipfe pr&cesterat incedere neque volui neque potui.
Quicquid itaque dé illo fubjeêlo vides , irtdé tranflatum est .
II ne se contenta pas de lui faire hommage de les doctri-nés philosophiques : il voulut de plus relever de lui en qua^ ; n íz:le ,%lité de Théologien , & cela par raport aux plus sublimes t A"*??„mystères ; témoin le Livre qui a pour titre : Quastio Théo-logica , quomodo fecunium principia Péripatetices Dightana n P t . 0»Jive fecundum rationem er abftr ahendo quantum mater ta pati- * vo it ^tur , ab authoritate , humant arbitrii lìbertas fit explicanda, pdf 01er eum gratia efficaci concilianda (2). II fit imprimer Tan suffit1652 ses Institutiones Théologien, super fundamentis in Peripa- .h
ieticâ Digbîeanâ jactis, extructs. v ‘ '■