(/) Mdgnifì-ca ejus & pla-nt ìnvìdcndaelogta aáfe-runtur kX3re-gorio Ltìi,Italia replan-te i Part. IV,Liïr. III,
( 2 ç)Labbe,Bibíiot. Bi-bliothecac*
pag. 1 18Edit. anni16/8.
(<t) S t ragede Vitii capi -tali trîonfatidalle Vìrtaoppose.
(j.) non pas
JoHsDomìtien,avec k Apollo-nius de Tya -ne , commePaffitre
Anastaftde Nicée,QuarstioneXXUI iaScriptural».
Notez, cfHCd’auirzs don-nait cet Ou-vrage kAnastaseSiuaïte.
(z) Pithœus,Adversaiior,Libr. II.
Cap. X.
fr) Noris,Cénotaphe.Bilan. p. zz.'
(t) Apolog.
frag. 2 S 9.Capitol.Antonino-,XXVII.
(t) Apolog.pile. 274 .Capitolin.Tertinacc ,
LXXVlir.
(ì) Apuîeiiplorídor.
p42.357>358.
( 4 ) Elmenh.in Vitâ Apu-leji.
(s) ApulejiApologia,t“g. 3-7-
( 6 ) Joníîus,de Script.
H istor. Phi-los. pag. 267 .
( 7 ) Apul.
Apologia,
m - 28 ?-
(%) ClaudiusVerderius, inAustorespe-ne omnesCension.^45.73. Ce Livrefut imprimeà Lion , en}}ì 6 ,iu 4.
272 A P R O S I O. APULEE.
prìà , tantôt Celui à'OMauro Sâoppìo , &c. On trouve ía Vie dans l’Ouvrage intitulé La Bibìio-teca ylprofìana. Plusieurs Auteurs lui ont donné de grans éloges, & quelques-uns ont passé peut- Aloiiwkl.^être les limites de la raison (/)> 11 fut aggrégé , entre autres Académies, à celle de gh Incogniti
de Venise , comme il paroit par le Livre intitulé le Glorie de gli Incognitï , overo glì Eìuominì illufirideir Académie. de' i Sìgnori Incogniti di Venetia ( E) , où l’on voit ion Eloge assez amplement.
II étòit encore en vie , l’an 1680 , lors qu’Oldoïni publia son Athenaum Ligusticum.
(F.) il paroit par leLivre delle Glorie de Gli Incogniti, 17»’»/ peux , pour devoir être attribué à Lauredan même (16). ^jeAn»fut aggrégé d cette Académies II fut imprimé à Venise , l’an On supose que les Vers qui font à la tête de s Ouvra- n ymis>tfí*1647 , m 4. Le P. Labbe a cru que Jean François Lau- ge, 8c qui félicitent Lauredan , non pas comme l’Au- us- v °'p rnlredan en étoit l’Auteur (15) ; mais d’autres ne le croient , teur du Livre , mais comme le fondateur de l’Acadé- //catafipas, 8c ils se fondent, entre autres raisons, fur ce que l'E- mie de glt Incogniti , ont été cause de Terreur du Pere ^"• p j l0 dius,loge de Lauredan , qui est dans ce Livre , est trop pom- Labbe. ^ 23 ,16,
APROSIO (Paul Augustin) Jurisconsulte , & Académicien A pâtisse de Florence,naquit à Vintimiglia , d’une des principales familles du lieu , & qui peut sc glorifier d’avoir pro-duit, depuis le commencement du XVII siécle, jusques à l’année 1667 4 neuf Docteurs enDroit, & un Médecin. Celui dont je parle , aiant étudié à Genes fous les Jésuites , alla à Ro-me , pour y étudier la Jurisprudence. 11 sc fit recevoir Docteur , Tan 1649 ; après quoi, il s’enretourna chez lui, acheta beaucoup de Livres curieux , & se retira dans une maison de campa-gne , afin d’y jouir tranquillement du plaisir de la lecture & de la composition. II a fait des No-ies fur la Belise di D. Antonio Muscetola , qui ont été imprimées avec les Bellezze délia medezimaabbozzate da Oldauro Scioppio , Tan 1664. Lors que le Soprani, de qui j'emprunte cet Article, pu-blia son Catalogue des Ecrivains de Ligurie , en 1667 , notre Aprosio travailloit à un grand Ou-vrage dc Morale fur la défaite des vices capitaux par les vertus opofées (a). Oldoïni m’aprendque cet Ouvrage fut imprimé à Genes , Tan 1674 , & dédié au Prince de Monaco.
APULE'E (Lucius) en Latin Apulejus , Philosophe Platonicien , conu de tout le mon-de par le fameux Ouvrage de Y Ane d’Or , a vécu au deuxième siécle , sous les Antonins (A). IIétoit de Madaure , Colonie Romaine dans T Afrique (L). Sa Emilie étoit considérable (C) :il fut bien élevé , il étoit bien fait de là personne , il avoit de T esprit, il devint lavant ; mais ilsc rendit suspect de Magie , & cette mauvaise réputation fait beaucoup de tort encore aujourd’huià fa mémoire. II étudia prémierement à Carthage , puis à Athènes, ensuite à Rome (D) , où
il
{A) il a vécu au deuxième stécle, fous les Antonins (i).]Pierfe Pithou , rejettant bien loin ceux qui disent qu Apu-lée a vécu après Theodose > prouve qu’il a vécu environle tems d’Antonin Pins, & après (i). Ce sentiment estapuié sur de si bonnes raisons, que je ne voi personne quine Tembrasse, II est manifeste qu un Scipion Orfitus, qu’unLollianus Avitus, qu’un Claudius Maximus, qu’un Lol-lius Urbícius , desquels Apulée parle comme de personnesvivantes, ont vécu fous les Antonins. Le Pere Noris cri-tique mal Elmenhorlt : il lui impute d’avoir avoué sonignorance fur le teins auquel Apulée a vécu (3), & il luimontre deux pa stages de l’Apologie d’Apulée , dans T undesquels Antonin n’est point qualifié Divus , 8c dont Tau-tre fait mention du Proconsul Lollianus Avitus , qui futConsul l’an 144. L’absence de Divus est une assez bonnepreuve qu’Antonin vivoit encore. Le Pere Noris n’auroitpas tort, 1Ì celui qu’il a critiqué n’avoit point dit ce quel’on va lire. Quo anno hatus ( Apulejus ) non liquido liquet.Verifimiliter tamen pojfumtts adferere eum temporìbus AntontniPïì Divornmque frátrum vìxijje. Meminit enim (j) LollianìAvitì , Lollii (j.) Urbicïi Pudentis , cr (J) Scipionis OrphitiCojf. qui sub Antonino prscipue floruerunt , summis maili hono-rions, ut conflat ex L. 3. ff. de his qute in testament, delent.<y L. 3. §. 1. ff. de Decurion. (4). Le passage, où Antoninn’est point qualifié Divus , contient les reproches qu'Apuléefait au fils de fa femme , fur ce qu’il produisoit des lettresd’amour de sa mere, Hucusque d volts miserum ìflum puerumdepravatum , ut matris sua epiflolas , quas putat amatorias, protribunali Proconfulis recitet apud virum sanSîiJflmum ClaudiumMaximum , ante has Imperatoris Piì statuas filius matris fus.pudenda exprobret ftupra , es 1 amores objeîlet (5). Jonsius fetrompe doublement, lors que pour prouver qu’Apulée avécu au tems que je lui assigne , il dit que ce Philosophedonne à Antonin Pins l’éloge de Divus ( 6 ). Le fait estfaux , & la conséquence que Ton en tire est nulle.
(B) Il étoit de Madaure , Colonie Romaine dans t Afriquel]Cette ville , qui avoit apartenu à Syphax , fut donnée àMaiìinifl’a par les Romains. Neque hoc eo dixi , quo me pa-tris mes peeniteret , etji adhuc Syphacis oppidum ejfemusquo tamen viílo , ad Mafinijfam regem concefflmus , mune -re populi Romani , ac deinceps veteranorum militum novo conclt-tu , splendidijftma colonia sumtts (7). Peu auparavant, ílavoit dit qu’il n’avoit point de honte de participer com-me Cyrus à deux Nations différentes. De patrïâ me Aveto quod eam Jttam Numidis cr Gstulis in ìpfo confinio
me:s fcrtptis oflendift 't , quibus memet profejfus fum . Se-
minumidam & Semigstulum , non video quid mihi fit in ea repudendum , h and minus quam Cyro majori quod genere mixtofuit , Semimedus ac Semiperfa Un certain homme , qui fevoulut ériger en Censeur général vers la fin du XVI sié-cle , nous tombe ici entre les mains. Après avoir dit queLucien, sous la forme prétendue d’âne, enseigne mille impu-dicité?. , il ajoûte , Apulejus hune imitatus , ut vir Grscus feLatine nefciv'tffe ingénus confejfusfln Afinoaureoplanerudit (8).Prémierement, il n’est pas vrai qu’Apulée avoue qu’il n’en-tend point le Latin t il dit seulement, 1, qu’il Tignoroitla prémiere fois qu’il vint à Rome ; z , qu’il Taprit fansmaître. En second lieu , il n’est point vrai qu’il fût Grec.
iv-rauauLc eum. une e>oiome tvomame ; —justifier par Texemple des autres Poètes, il cite les Grecscomme étrangers, & les Latins, comme ses compatriotes.Fecere tamen cr alit talia , esr ... . apud Grscos Tejus qui-dam . . . . à p u n nos verò , Mdituus , <47 Porttus , e? Ca-tulus (9). Ce qu’il y a de vrai, c’est que la langue Latinen’étoit pas commune à Madaure. Apulée, fils d’un despremiers Magistrats , n'y entendoit rien quand il vint à Ro-me. Le fils de Pudentilla ia femme n’entendoit que le Pu-nique , & un peu de Grec, que fa mere originaire de Thes-salie lui avoit apris. Loquitur nunquam ntfi Punice 1 , e? fiquid adhuc à matre grscijfat : Latine enim neque vult nequepot est (10).
(C) Sa famille étoit considérable.'] Son pere se nommoitThésée. On ne le sait que par ces paroles : Si contentas la-re parvulo , Thefeì illius cognomints pdtris tui virtutes smula-veris (11). II avoit exercé à Madaure la charge de Duum-vir. C’étoit la prémiere dignité d’une Colonie. In quâ- Co-lonià patrem habut loco principe Duumviralem , cuníiis honori-bus perfuntium (11). Sa mere , nommée Salvia (13) , étoitoriginaire de Thessalie', 8c defcendoit de 1 a famille de Piu-farque. II le dit lui-même , dès le commencement de sonRoman. Saint Augustin a recònu qu’ApuIée étoit de bon-ne maison : c’est dans fa V Lettre. Volez ci-dessous la Re-marque ( F .), Citation (i8).
(D) il étudia prémierement d Carthage , puis d Athènes ,ensuite d Rome.] On ne trouveroit point cette gradation,fi Ton s’arrêtoit au Prologue de son Roman , puis qu’il n’yparle point de Carthage. 11 se contente de dire que ses pré-mieres études ont été celles de la langue Greque dans laGrece, 8c qu’après cela il vint à Rome , où il étudia le La-tin fans le secours d’aucun maître, ibi l'mguam Attidempr'imis pueritis stipendiis merut , mox in urbe latia aivena ftu-diorum Spúritium inàtgenam fermonem srumnabìli labore , nul-lo magistro prseunte , aggrejfus excolui. Cette narration esttrompeuse : elle n’est rien moins qu’exacte : il k faut rec-tifier par d’autres passages d’Apulée. Se saut-il étonnerqu’un Auteur raconte mal les actions d’autrui ? ne racon-te-t-il pas quelquefois les siennes bien confusément ? Voi-ci ces autres passages de notre Auteur. Il dit aux Cartha-ginois qu’il a étudié dans son enfance chez eux , 8c qu’il amême commencé d’y embrasser 1 a secte Platonicienne. Sumvobis nec lare alienus , nec pueritiá invijitatus , nec magtstris
peregrìnus , nec feéla incognitus . Enìmvero esr pueritiá
apud vos, C magiftrï vos ; V fetla, licet Athenis Atticis con-firmata , tamen hic inchoata est (14) : à quoi il ajoûte ,liane ego vobis mercedem, Carthaginìenfes , ubique gentìum de-pendo , pro discìplinis quas in pueritiá fum apud vos adeptus.Vbtque enim me veftrs civitatis alumnum fero (is). Quel-ques pages après, il tait un dénombrement des Sciencesqu’il étudia dans Athènes. Prima cratera Littcratoris rudi-tatefn eximit : fecunda Grammatìci doilrind instruittertiaRhetoris eloqUentiâ armat. Hàíîenus à plerisque potatur.Ego & alias crateras Athenis bibi Poe tics commentam ,Géométrieç limpidam , Mufics dulcem , Dialeâíics austerulam ,tnimvero univerfs Phìlosophis inexplebilem, fcilicet necla-ream (1 6). Quelques-uns veulent qu'il ait étudié dans kGrece en deux diuérens tems ; d’abord , avant que d’étu-
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