(h) Appian.Liir. V _ _Belli civilis,t‘ l g- «75-
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tarcluis, inAntonio,?<*& 91 7.
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(n) Plu-rarclnis > inAntonio,{*&■ 944>
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f/>)Tosephus,Antiquita-tum, I.ibr.XV, Us. V.
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Glaphyra , & qu’il en eut deux garçons , dont l’un s’apelloit Sisinna , 6t s apelloit Árchè-
laiis. Le premier disputa le Roiaumc de Cappadoce à Ariarathes , qui le possedoit. Marc An-toine fut luge de ce différent, l’an 71 3 de Rome , Sc le termina selon les désirs de Sisinna (b). Lebeau sexe avoir trop de pouvoir sur lui, Sc Glaphyra etoit une trop belle femme, pour que le pro-cès eût une autre issue. II y a des Historiens qui la traitent de Courtisane (L: c est le moien defaire beaucoup mieux comprendre pourquoi Marc Antoine jugea si favorablement pour Sisinna:mais quelque vraisemblance qu’il y ait dans ces médisances, il ne leroit pas impossible que 1 ami-tié de Mrnc Antoine pour cet Archelaiis qui épousa Berenice (k) l’eut agir On ne lait pointce que Sisinna devint : on sait seulement qu’Ariarathes remonta fur le Tronc de Cappadoce ; caril filut que Marc Antoine l’en chassât l’an 718 de Rome : Sc alors il conféra ce Roiaume aArche l aììs , autre fils de Glaphyra (/). C’est celui qui parait à la tête de cet Article. II.devint fort puissant («) , Sc il témoigna fa rcconoissance a Marc Antoine son bienfaiteur , en luiamenant de Ws Troupes durant la guerre Achaque (»). n tut si heuretix que cela ne le mit
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a qui 1 an iìl u», £““*7“ .ÍLfc J a petite Arménie , Sc une bonne partie de la (me (/>), & st obtint g V ehe de j a C(J1;C fie Cilicie ; Sc s’étant marié avec Pybht fa résidence dans 1 p P pigmenta considérablement sa puissance ; car com-
thodoris, veuve de Polemon p ans doilte Padimmstration de leur
me les fils de Polemon n’etoient encoe que de d , une manicre écktante à faire f a
R °ia^^ST C SvS d^ì’tentU Auguste L grand-pere (,). Cela lui fut très - fu-cour a Laïus UMr , . cas Tibcre se souvenant qu’il n’avoit reçu aucune civilité de lui, pen-
neste dans la lUite (W - „ contraire Caïus César en avoir reçu mille honneurs , s’en vou-
dant son séjour a Rhodes ^ 4 ““ , pour cct effet, il\ cita, & lui donna le Sénat
lut venger , des ^stations qu’on auroit à lui intenter. L’âge , la goûte, Sc plus que toutpour juge (H) de i-firent bientôt mourir (/) , encore que le Sénat n eut rien pro-
LWkL “tt’íh““t du Sénat ! 'en «ntW draguer W
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(7) Strabo,Liir. XIV,fag. 461.
(8) Joseph.Antiquit.Libr. XVI9Cap. VIII .
T9) Idem,ibidem ,
Cap. XVI.
(10 Id. ib id.Cap. Vils.
(1 n Noris,Cûnotnpli.ïi'íana,fdg. 227. Ilne cite per-sonne.
( 12 ) Strabo,Liir. XII,pag. 383.
(13) Id. iiid.pag. 3S2.
s 14) Volez. lafin du Texteir la Re-marque [B)dc B Article(FK POL-LOUOREi’Architdíe.
fr5) ÍOM-ïonius At-
TICUS sc
trouva Liend t une sem-blable condui-te. Voicz, la-Remarque( ,A ) de sonc Article.
fl S) Tarit.AnnaliumLiir. II,Cap. XLII.
(17) Dio,JLibr. LVlI.
( IS) StraboLiir XIV ,pag. 44S.
(£) Il établit sa réfidence dans l'ile d’Èlettst.~\ C’est ceque Strabon & Jofcphe nous aprenent. P ost Corycum Eleu-Ja insula e(l continenti propinqua. Eam Archelaus condtdit acregìa.m stbi fecit , cum totam afperam Ciliciam excepta Seleuciaeffet nattas (7). Joscphe remarque qu’Herode , aiaiit abor-dé à Eleuse dans la Cilicie , y trouva Archelaiis Roi deCappadoce (8). C’est là que les Envoies d’Herode eurentordre de porter la Lettre qu’ii écrivoit à Archelaiis (p).Cet Historien observe qu’Eleuse s’apelloit Sebaste (10). Neseroit-ce point Archelaus, qui , pour faire la cour à Au-guste , auroit fait ce changement de nom ?
(F) ll eut fans doute Vadministration du Roiaume de Pont. ]Le Pere Noris l'affirme rondement Sc absolument (u) : j’aimieux aimé emploier une expression qui signifiât , nonpas qu’on trouve ce fait dans les anciens Livres ; maisqu’on le doit juger très-conforme aux aparences. Ce quim’a porté à me servir de ce petit ménagement est de voirque Strabon ne dit autre chose , fl ce n’est que Pithodorisdemeura avec son mari Archelaiis pendant qu’il vécut.
AíÎtíÌ b'è rtiVûjKîjiTEV A'(%eÀiíu , xce't o-vrefesiví, ìxemea fié%pi re~xxs (ra). Ipfi Archelao nupstt , e?* cum eo dum ts in vivispermanfit vitam exegit. Elle savoit commander : il ne se-rait donc pas impossible quelle eût voulu gouverner feuleles Etats de ses enfailS. r vrà o-átppar »«< iNvarí reçois-xo-S-ut?rf«y/K.«T»í (13) , prudent mulier z? praeffe rébus gnara.
(G) Ses foins pour C. César lui devinrent trìs-funestes dans lafuite. J’ai déjà remarqué plus d’une fois, que tel qu’on mé-prise est destiné par la Providence à une haute fortune (14) :malheur alors à ceux qui font méprisé.Peu de gens font aussiéquitables que Louis XII, qui difoit qu un Roi de France nedevoir pas venger les injures faites au Duc d’Orleans. NotreArchelaus agissoit selon les lumières de la Politique : il savoitqu’Auguste aimoit tendrement son petit-flls ; &, selon tou-tes les aparences, ce jeune Prince devoir succéder à sonaieul. Tibère, dans file de Rhodes, étoit dans une es-pece de disgrâce, qui ne lui présageait point l’Empire. Ar-chelaus croioit ne hasarder rien en le négligeant , Sc on l’a-vertit même qu’il se commettroit en cultivant cette amitié.11 crut que tous les honneurs qu’il rendrait à Caïus Césarseraient un fond afisûré de biens & de récompenses pourtoute fa vie. 11 se trompa : il ne conut pas aster l’habiletéde Livie à débarrasser pour son fils le chemin du Trône.Caïus , & son frere > ne vécurent pas Iong-tems : elle ensavoit aparemment la raison. Après tout, la plus fine po-litique est le plus souvent de ménager , lors même qu’ilsfont en disgrâce , tous ceux qu’on volt dans la route du
- grand pouvoir (1;). Aportons les autorisez qui nous apre-nent le ressentiment de Tibere. Retc, Archelaus, c’est Ta-cite qui parle (16), quinquagefimukittnmim Cappadocia potie-batur, inviftis Tiberio quod eum Rhodi agenttm nullo officio co-luìffet : nec id Archelaus per fuperbiam omiferat, fed ab inti-mis Augufti monitus , quia floreme Cajo C&fare , miffoque adres Orìentìs intuta Tíberii amicitía credebatur, Dion dit à-peu-près la même chose. Tiberius Cappadocia Regtm Arche-laum infenfus ti quia cum olitn fibi is fupplìcaffet , fuoqne pa-trocinio ufus, cum ab incolis apud Augustum accufarctur, fuis-ses , Rhodi fe neglexiffet , ad Cajum in Aftam venìentem offt-cios'e coluiffet , infimulatum quafi novts rébus studerct , evoca-•vit Romam (17). Nous aprenons de ce passage, que Tiberefe plaignoit non feulement de l’incivilité d’Archelaiis, maisaussi de son ingratitude. La circonstance du lieu pouvoirencore aigrir l’Empereur ; car File d’Eleisse, réfidenced'Archelaus, n’étoit éloignée dc Rhodes que dc quinzemille pas (18).
(H) Tibere le cita , & lui donna le sénat pour Juge .] C’estDion qui le raporte. Infimulatum quasi noTts rébus stude *m, evocavit Romam., ac Sénatus judicio tradidit (19). C’é-toit donc d’un crime d’Etat, que l’on l’accusoit. Tacitene semble pas donner là : il infirme fort clairement queTibere eut la bonne foi de ne fe plaindre que de l’incivi-lité d’Archelaus, 8c qu’il lui fit espérer que par fa présence& par ses prières il pourroit obtenir pardon. Ut -versa Ca-farum fobole imperium adeptus est , elicit Archelaum matris li-ter i s , qua non diffimulatis offenfionibus clementiam offerebat,fiad precandum veniret (2.0). Cette bonne foi sur l’articledes offenses personnelles cachait un piège très-dangereux.Le Roi de Cappadoce ne 1 aperçut pas, ou n osa agir enhomme qui s’en fût aperçu. 11 partit de la main pour serendre à Rome > fut tres-mal reçu de Tibere, 8c se vit peuaprès mis en Justice. Ille ignarus doit , vel fi intelligere cre-deretur vim metuens > in urbem properat, exceptusque immittà principe , mox accufatus in Senatu (zi). Suetone n’aparlé qu’en gros de cette-action de Tibere. Reges infestasfufpeùlosque comminationibus magis o" querelis quam vi répres-sif : quosdam per blanditias atque promiffa extraâîos ad fe nonremifit , ut. . . Archelaum Cappadocem (2z). Je ne íài fiArchelaus, malgré son âge , ne fut point tenté de remuerquelque chose après le décès d’Auguste ; car il est parléd’un de íes complots (23), qui ne peut concerner que cetems-là.
(i) L’âge , la goûte , . . . le firent bientôt mourir. ] Con-tinuons d’entendre Tacite. Mox accufatus in Senatu non obcrimina qua fingebantur , fed angore , fimul seffus fenio , exquia regibus aqud nedum instma infolìta funt, finem -vita fpon-te an fat0 implevit. Cet Historien ne fait fi Archelaus se fitmourir , 011 s’il succomba sous le poids dc son infortune ;mais on peut inférer de son récit , que ce Prince ne futpoint condamné , Sc encore moins puni de mort. Dionnous aprendra plus de circonstances.
(JC). On croit qu il évita l'arrêt du Sénat , ín faisant sem-blant d’extravaguer. ] Dion assure qu’Archelaus accablé defa vieillesse passoit pour un homme qui radotait; qu'il avaitnéanmoins tout son bon sens , mais qu'il contrefit le fou ,parce qu’il ne voioit que ce seul moien de sauver sa vie (24);qu’avec tout cela , il auroit passé le pas, fi un faux témoinn’avoit été l’accuser de serre servi de menaces, Sc d avoirdit que quand il feroit retourné en son Roiaume , il mon-trerait à Tibere qu’il ne manquait point de vigueur. Celafit rire , Sc détourna Tibere du dessein de le faire mourir.II étoit fi faible , si atténué , qu’il le salut porter en litieredans le Sénat. Dion ajoute , que pour le coup, Archelaiisévita la mort ; mais qu’il mourut peu après. Le Texte dema Remarque n’est point démenti par Dion ; car fi lefaux témoin sauva la vie à Archelaiis , ce ne fut qu a causequ’on jugea que les menaces dans un homme aussi confis-qué que lui étoient une preuve certaine de délire , de ra-doterie , de rechute dans F état d’enfance , &c. A cecipeut-on conoitre que Xiphilin n’avoit pas le goût fort bon.II a fuprimé la feinte folie d’Archelaiis. Or c’est un faitqu’il salait garder, quelque court que l’on voulut être. Da-vid > Brutus, SC quelques autres, se font utilement servisde cette feinte : j’en conviens ; mais ce font pourtant desavantures fingulieres , & qu’un Abréviateur doit retenir.N’oublions pas que Dion observe qu’Archelaíis avoir étéautrefois réellement fou , à telles enseignes qu’Auguste luiavoir donné un Tuteur qui fut Régent du Roiaume. J ene fai si ce ne feroit point en cette rencontre qu’il eut re-cours à la protection de Tibere, II y eut recours fe voiant
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