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des Observations à faire contre le Moréri ÇH).
troubles, il en fit son gendre, 8 c il espéra que cette allian-ce maintiendrait l'union entre eux, & aurait le même effetquant au fils de Cleopatre. Cratetis fit éclater alors son res-sentiment ; mais la source de sa haine venoit de l’injurequ’il recevoit en son corps. A’xxà m y t «aadt^íÓt^os òn-’bp-
Xsv à?X*ì "*0 (ìtzçeûlç Ç>£Ç£l)> STçOÇ Tìjv CC.fisob'tcrtUClX.TlV J^ÚplV Ç41).
Se d alienationis orìgo ex prìncipium fuit quod graviter tulijjetJe ejus libidini ad res venereas suisse obfecutum. Hellanocratede Lariííe se joignit à lui dans cette conspiration, par desemblables motifs ; car aiant abandonné aux pallions d’Ar-chelaiis la fient de ses jeunes ans, & ne volant pas que ce-la lui procurât d'être rapellé de son exil, comme ce Princele lui avoit fait espérer , il conclut qu'on s’étoit servi de fapersonne, non par un effet d’amour, mais afin de le flé-trir. Ai iï£piv Kcct èf Jl epoiriKìiv £7riùvfx'.0t'i atero etvcci ?í;v yeys-vrifiérw ó.níAf'cw (43). Confuetudìnem illam ficum ejfe tnstitu-tam , non propter cupiditatem amatoriam, fed propter contume-Ham exiflimavit. Notez que Plutarque nous aprend queCrateùs, le mignon d’Archelaiis, tua ce Prince (44). Pla-ton nous aprend la même chose, sans nommer cet assassin& ce bardache ; mais il dit que le meurtrier ne se porta àcet attentat, que pour s’emparer de la Couronne, & qu’el-le lui fut ôtée trois ou quatre jours après , par d’autresconspirateurs (45). Je m’étonne que Diodore de Sici-le ait raporté d’une maniéré si différente de celle-là lamort de ce Roi de Macedoine , Sc ses suites. II est vrai-semblable que Platon 8c Aristote , plus voisins du temsSc du lieu où ces choses arrivèrent, les conoissoient mieuxque lui.
J’ai observé quelques fautes dans le Commentaire de Gi-fanius fur ce passage d’Aristote. I. Cet Auteur assure queSuidas a raporté dans l’Article d’Euripidc , que Cratevasôta la vie au Roi Arclielaiis son amant (46). Cela n’estpas vrai : Suidas ne parle de Cratevas, que comme d’unPoète, qui, de concert avec Arrhideiis, autre Poète , ma-china la mort d’Euripide. II. Au lieu de dire que Plutar-que m Akibia.de posteriore , 8c Platon ìn Commentario de ré-bus amatoriis , ont parlé du meurtre d’Archelaiis (47) , ilfaloit donner à Platon Y Alcibiades poflerior , & à Plutarquele Commentaire de rébus amatoriis. III. II n’est point vraique Thucydide , au IV Livre , fasse mention de la guerred’Archelaiis contre Sirras ex Arribaus (481 : il ne parle quede la guerre que le Roi Perdiccas Sc Brasidas firent à Arrhi-b'Lus Roi des Macédoniens Lyncestes. IV. II est faux queSuidas ait mis Arrhibaeus au nombre des conspirateurs con-tre la vie d’Arclielaiis : il dit seulement que le Poète Cra-tevas fut secondé par un autre Poète nommé Arrhideiis,pour faire périr Euripide. V. II ne faloit pas nommer Roid'Elibée (49), mais Roi d’Elimée , le prémier gendre d’Ar-chelaiis.
(H) Voici quelques Observations contre le Moréri .] I. II estfaux qu Archelaiis ait succédé à Perdiccas Van 3641 du Mon-de ; car, selon Moréri, cette année du Monde répond à Pan3 S 1 de Rome. Or cette année de Rome répond à la se-conde année de la 94 Olympiade ; 8c nous avons vu ci-deflus, q u’il faut, selon Diodore de Sicile, qu’Archelaiisatt commencé de régner la troisième année de la 93 Olym-
piade. II. II n’est pas vrai que Justin parle de notre Ar-chelaiis : celui dont il fait mention étoit oncle d’Alexandrele Grand , 8c n’a jamais été Roi. On nc devoit donc pass’étonner qu’il ne parle pas du tems de son régné. III. IIn’est pas vrai qu’il le mette entre les fils que Perdiccas eutd’Euridice : il le met entre les fils d’Amyntas Sc de Gygée ;d’Amyntas, dis-je , pere de Philippe , 8c grand pere d’A-lexandre le Grand. IV. Ni ce que Justin a dit, ni ce qu’ila oublié, ne font point des marques qu’on ait confondu Ar-chelaiis le grand-pere avec Archelaiis, le petit-fils ; car iln’a parlé que d’un Archelaiis qui n’étoit point petit-fils dunôtre. V. C’est une étrange faute , que de placer fousl’Olympiade 117 la mort de notre Archelaiis, Sc de fairecorrespondre cette Olympiade à Pan 363 de Rome. VI. IIne faloit pas affûter que P Archelaiis, qui régna après Ores-te, étoit son fils, & le petit-fils d’Archelaiis ; car outrequ’Euscbe n’est guere suivi à P égard de cet Archelaiis se-cond du nom , il ne marque nul dégré de parenté. Ce quisuit concerne le Suplément de Moréri. On y trouve queSocrate ne voulut point aprocher Archelaiis , à cause de sa ty-rannie ex de ses inhumanitez.. Comptons cela pour la VIIméprise ; car nous avons vu ci-deflus (50), que ce ne futpoint la raison qui empêcha ce Philosophe d’aller à la Courde Macedoine. La VIII faute est d’imputer à Thucydi-de , 8c à Diodore de Sicile’, d’avoir dit, apìEurypide étantprié de faire quelque Tragédie fur le sujet d Archelaiis s en ex-cusa , pour ne pas dépeindre les cruautez. de ce tyran. II estbien certain que Thucydide , ni Diodore de Sicile , ne di-sent rien de semblable; 8c je ne croi pas qu’aucun bon Au-teur parmi les Anciens ait touché cela. Un Prince de-mande-t-il des Tragédies fur son sujet ? Un Poète de Courne peut-il pas faire des Tragédies agréables à l'on maître,en mettant à part les cruautez de ce maître ? IX. Le fa-vori , qui tua Archelaiis, se nomme Craterus dans Diodo-re de Sicile (31) : c’est donc le nom qu’il eût falu lui don-ner , 8c non pas celui de Crateus , ou de Cratevas , puisqu’on ne cite pour cela que Diodore de Sicile, X. La mê-me raison me fait soutenir qu’on n’a pas dû débiter qu ’il fitune conjpìration contre Archelaiis , ex qu il le tua , pour sevenger d’un manquement de parole. Le Continuateur deMoréri conte qu’Ârchelaiis promit fa fille à ce favori , 8cla donna à un autre. Puis qu’il ne cite que Thucydide,8c Diodore de Sicile , dont le prémier n’a pas dit un motde cela, 8c le dernier a raporté que le favori blessa son maî-tre par mégarde (yz) , il mérite un peu de censure ; car jeconviens que s’il eût cité Aristote , il eût été hors d’afaire.Volez la Remarque précédente. XI. Diodore qu’il citenomme Orestes celui qui régna après Archelaiis (33) : pour-quoi donc nous vient-on dire que ce Prince eut un fils demême nom , qui lui succéda ? XII. Cet Historien ajoûtequ’O restes étoit encore dans l’enfance , Sc qu’il fut tué parson tuteur iErope , qui régna ensuite six ans. Pourquoidonc lui fait-on dire qu’Archelaiis second , fils d’Archelaiisprémier , succéda à son pere , ex ne régna que quatre ans ,ex fut tué a la chasse par Craterus l'un de ses confident , lequels'empara ensuite de la Couronne , mais il n en jouit que troisjours ? Autant de paroles, autant de fautes.
ARCHELAUS, Roi de Qtppadoce , au tems d’Auguste , étoit arriéré - petit - fils d’Ait-chelaììs, Cappadocien de nation Ça), Général d’Année en Grece pour Mithridate con-tre Sylla. Ce Général, qui s’étoit tant signalé à la défense du Pirée (b) , abandonna le parti deMithridate dans la seconde Guerre , & prit celui des Romains. II laiíla un fils nommé commelui ArchelaíÌs, qui , fur la nouvelle que les Romains alloient attaquer les Parthes , se renditauprès de Gabinius Gouverneur de Syrie , pour avoir part à l’expédition Çc). Le Sénat changeade desi'ein : l'Armée de Gabinius fut destinée au rétablissement du Roi d'Egypte (d) , qui avoit•imploré l’asiîstance du peuple Romain , pour recouvrer la Couronne fur fa propre fille Berenice.Archelaiis accompagna Gabinius dans cette Guerre ; mais il le quitta pour s’en aller à Alexandrieoù il épousa Berenice ÇA). II ne posséda pas long-tems la Couronne qu’il aquit par ce mariage;car il perdit la vie au bout de six mois (e) , dans un combat contre les Troupes de Gabinius,fan de Rome 698 ÇB ). II avoit obtenu de Pompée une dignité fort honorable ÇC) : c’étoit lePontificat de Comane dans la Cappadoce (/). Son fils Arche l aùs la posséda après lui (g ),jusques à ce que César la lui eût ôtée , l’an 707 de Rome , pour la donner à un autre ÇD). Onignore la fuite de ses avantures ; mais on fait qu’il fut marié à une très-belle femme, nommée
Gla-
Il épousa Berenice .] Nous ferons un Article de cettePrincesse , où nous examinerons si le Pere Noris a dû direM’elle attira Archelaiis, en lui promettant de l’épouser.
(B) Il perdit la vie dans un combat centre les Troupes de Ga-binius , l’an de Rome 698. ] Ceci ne s’accorde point avec le*yn Livre de Strabon , où on lit que Ptolomée , aiant^té rétabli dans son Roiaume , fit mourir fa fille , & sonSendre Archelaiis. Je ferai voir , dans l’Article de Bire-Ni ce , que Strabon s’est trompé là , & qu’il s’est mêmecontredit. Comptez à coup sûr pour une fijute de MorériCes paroles ; Ptolomée , ayant été rétabli en 699 , fit mourir■Archelaiis & Berenice.
p (C) ll obtint de Pompée une dignité fort honorable .] Le^ ere . Noris prétend que le Pontife de Comane étoit Sou-Vera ® du lieu. Hune Archelaum , dit-il (1) > Pompejus Sa-Cer otern Bêlions, ac Comanorum Principem Çutraque enim dig-nitas unà eidemque conferebatur ) constitueras , cuivis Dynas-rse parem opibus , ex Appione in Mithridat.pag. 251, Nousexaminerons en un autre lieu (r) s’il a raison.
(Z>) César ôta cette dignité au fils d’Archelaiis , pour ladonner a un autre.) Hirtius raconte que César dispoía dcce Bénéfice en faveur de Nicomedes , qui alléguois de fortjustes prétentions. Id homini nobilìffimo Nicomedi Bithynioadjudicavit , qui regio Cappadocum genere ortus , propter ad-versam fortunam majorum suorum mutationemque generis jureminime àubio , vetuftate tamen intermijjo , Sacerdotium id re-jet ébat (3). Le Pere Noris assure que César conféra cettedignité à Lycomedes, après avoir vaincu Pharnaces ; maistous ceux qui consulteront Hirtius verront aisément que cefut avant le combat. Quant au nom de Lycomedes, onle volt dans les Editions de Strabon (4). II est certainaussi que l’on voit dans Dion un Lycomede dépouillé deses Etats par Auguste, après la fuite de Marc Antoine (y),8c qu’il pourrait bien être celui que Ceftr éleva au Ponti-ficat de Comane ; car il régnoit dans une partie de la Cap-padoce. On en fera ce qu’on voudra. L épithete de Bi-thynien , dont Hirtius s’est servi, favorise plus la leçon deNicomedes (6), que celle de Lycomedes.
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($ o) Dans /•>stem arque
(-se
(9) Diod;Sicul. LiíríXIV, Cap.XXXVIII.
(sa)
?\oíoç ò /3 c 6-G'I^e'ilÇ ev7 tn «nyjjy^ût»TrhyyuçâxanûjçÙtto K oo-rspS tSepaptevx.^ArchelaiisT{ex vcnatîoniindu!gens àCratero cjuemin delìciis ha*bebat impru*denter fau-ciatus, Dio-dor. Sicu-lus , Libr,XIV , Cap.
xxxvnu
Idem ,ibidem ,
(d) Ils'apel -toit PtoloméelAiíletes.
(e) StrabonLibr. XVl/t,P a J- Î47*
(/) Idem ,L’br. XII ipag. 384.
(ç) ldem %ibidem .
(3) Hirtius^de EelloAlexandri-no, pag. 41 6 a
(4) Libr. XII}pag. Z 84.
(5) Dio,Libr. LI, init .
(«) C est celtedes Editions4’Appien iriMithridai,fui fini