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Tome premier. A - B.
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A R N A U L D.

(c) srtíeThè-se fut dédiéeau CUrgí <fcFrance ajfcm-blé alors àParis.

(d) Notez,fine chose queC tuteur queje copie nedìflingue pas :teji que Mr,Arnauld necommença derégenter ceCours derhilofophie,que la deuxiè-me année defa Licence.

(e) ll y avoitété admis le

z I d* OctobreI6z6. CauseArnald .Praf.pag. xxvj.

(f) Il foc

Confesseur duCardinal de'PJihelieu, &puis Evêquede Chartres.

(g) CetteT{éfutation apour Titre »Apologiepour lesSaints Peresde 1* Eghse

Défenseursde la Grâcede Jeíiis-Christ.

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ce Professeur de Sorbonne , il voulut étudier cette matière dans Saint Augustin j & il préféra leSystème de ce Docteur de la Grâce à celui de Mr. l’Efcot. C’est ce qu’il témoigna publiquementpar la tentative qu’il soutint l’an 1636 , pour prendre le dégré de Bachelier (c). II emploiaà f étude les deux années d'intervalle qui se doivent trouver selon les loix de la, Faculté de Paris , en-tre la 'Tentative (st la Licence ; après quoi, il commença les Actes de íìi Licence à Pasques de Tan1 <5 38 , & les continua jusqufau Carême de 1640. II soutint l’Acte de Vefperies le 18 de Décembre,1641 , & le lendemain il prit le bonnet de Docteur. II avoit composé & enseigné publiquement unCours de Philosophie durant sa Licence (d). A la fin de ce Cours de Philosophie , qu’il régenta àParis dans le College du Mans, il fit soutenir des Thèses où il témoigna d’une maniéré fort re-marquable fa bonne foi, fa docilité , son humilité ( B ). II fut ordonné Prêtre aux fsuatre-temsde Septembre de 1641, & il célébra ía prémiere Messe le jour de la Toujfaints de la même année , après

une retraite de quarante jours . ll avoit commencé fa Licence , fans avoir eu dessein d,'être de

la Maison de Sorbonne . // s'estoit contenté de jouir des droits de Thospitalité qui lui clon-

noìt la liberté de loger dans la Maison (s) ; mais les principaux Docteurs l’aiant fort pressé depenser sérieusement à y entrer , 8c lui aiant promis que pourvu qu’il régentât un Cours de Philo-sophie , on ne prendroit point garde à la circonstance du tems, il entreprit cette affaire, fans s’ar-rêter à l’obstacle qui fe présentoir : c'efi qu'estant en sa Licence , le tems dans lequel les Statuts pres-crivent que soit fait le Cours de Philosophie estait passé . Les deux années de ce pénible travail

estant achevées , il supplia la Maij'on de T admettre à la preuve de son Cours , (st de délibérer fur l'hun-neur qu'il lui demandoit d'être reçu dans cet illustre Corps. Mr. l’Efcot trouva là une occasion de sevenger. II n'avoit point apris au Cardinal de Richelieu j on pénitent à pardonner , (st il avoit aprisde son pénitent à ne pardonner pas (f). II empêcha que Mr. Arnauld ne fût admi: à la Sociétéde Sorbonne (C). II n’eut pas le même crédit après la mort du Cardinal ; mais s’il futcontraint de voir entrer ce ieune Docteur dans cette Société , l’anvailler à l’cn exclure

publié par Mr. Arnauld , l’án 1643 , déplut extrêmement aux Jésuites. Ils le réfutèrent, 8c dansleurs Sermons, Lc dans des Ouvrages imprimez , comme rempli d’une très-pernicieuse doctrine.Les Disputes fur la Grâce , cjui s’échaussérent en ce tems-là dans l’Université de Paris , ne servi-rent qu’à fomenter l’animosite réciproque des Jésuites 8c de Mr. Arnauld. Ce Docteur soutint leparti de Jansenius par des Ecrits d’une grande force , soit en réfutant les trois Sermons de Mr. Ha-bert & l’Apologie que le Prédicateur en fit, soit en réfutant Mr. k Moine Professeur de Sor-bonne (g) , & quelques autres. On ne trouva lieu de le censurer juridiquement, que lors qu’ileut publié deux Lettres fur une Avanture du Duc de Liancour , grand ami de Port-Roial(D). On

trouva,

rer ce jeune Docteur dans cette Société , Pan 1643 , il n’oublia pas de tra-, dès que l’occasion lui en fut oftèrte. Le Livre de la Fréquente Communion ,

Histoireégee de.Arnauld,46.

(7) Frefu.Caufc Ar-

naldinŒ,

t*l- xvii).

(8) Histoireabrégée deMr. Arnauld,

t“i- 47 -

(g) t Sed ilhs

Refendit Hu-mérus juníí.s-

ttmbonc

phalanges.Juvénal.Sacir. ll,45 -

(B) ll fit soutenir des Thefies , oie il témoigna d'une manié-ré fort remarquable fa bonne foi, fa docilité , son humilité .]„ A la fin du Cours de Philosophie , qu’il régenta au Col-„ lege du Mans dans l’Université de Paris , il fit soutenir„ des Theses à plusieurs de ses Ecoliers : entre lesquels es-„ toient le Sr. Barbey , depuis célèbre Professeur de Philo-,, sophie dans la même Université, Sc Mr. Wallon de Beau-,, puis, Ecclésiastique de Beauvais , d’une grande piété,„ qui vif encore , & qui a laissé ce fait par écrit. Ce der-„ nier , soutenant ses Theses le 25 Juillet 164T , Mr. de la„ Barde , savant Prestre de l’Oratoire , alors Chanoine de„ l’Eglise Cathédrale de Paris , y disputa , & poussa si vi-„ goureusement son Argument , que le Professeur fut obli-,, gé de venir au secours de l’Ecolier. Mais il fut luy-„ même si vivement pressé par l’illustre Disputant, qu’il„ vit bien qu’il n’y avoit pas de bonne réponse à luy don-„ ner. II ne luy auroit pas esté difficile de fe tirer d’affaire„ par une distinéfion telle quelle , comme font souvent les,, Professeurs ; mais cela ne s’accommodoit pas avec fa„ sincérité & son amour pour la vérité. II lui dit donc pu-,, bliquement Sc sans façon , qu’il croyois qu’il avoit rai-„ son , que son sentiment luy paroissoit le plus véritable ,,, & qu’il le suivroit luy-mesme à l’avenir. 11 n’y manqua„ pas ; car environ trois ans après , son mesme disciple„ ayant à soutenir en Sorbonne fa Tentative pour le Bac-,, calauréat, il pria Mr. Arnauld de luy composer ses The-„ ses. II le fit, 8c y mit l’opinion contraire à celle de ses,, Theses de Philosophie ( 6 ) ”. II manque dans ce narréune partie essentielle : on n’y dit point quelle est l’Opinionque Mr. Arnauld avoit soutenue , Lc dont il conut la faus-seté par les fortes Objections de l’Opofant. Supléons cela,Lc disons que la Thèse que Mr. de la Barde attaqua étoitcclle-ci : Ens synonyme convenit Deo c? Créature. (7). L’Au-teur du narré juge bien des choses, quand il dit que cetteaction de Mr. Arnauld étoit grande devant Dieu , Lc raredevant les hommes , Lc que ce qui vient d'une grande droi-ture de cœur , d'un amour confiant et? uniforme de la vérité ,d'une grandeur d'ame qui est au dessus du defir de vaincre , et?

de la crainte d’affoiblir fa réputation . eft toujours

grand (8) .- mais il me semble qu’il traite avec un peutrop de mépris les Solutions que l’on peut donner aux Ar-gumens de ceux qui soutiennent que l’idée de l’Etre neconvient pas univoquement à Dieu & aux Créatures. J’aiautrefois examiné cette Dispute , qui est fort célèbre dansles Ecoles, Lc il me parut que ceux qui nient l’univoca-tion de l’Etre, ont pour eux la foule, le grand nombre (9),mais non pas les plus solides raisons ; c'est pourquoi , jechoisis le sentiment qu’ils combatent. Je lai soutenu sou-vent dans des disputes publiques, 8c n’ai jamais éprouvéqu’on me proposât aucune Objection embarrassante. Cen’est pas que l’on ne sautât d’abord à l’Objection , %ue Dieuest l’Etre par excellence , l’Etre nécessaire , infini , souveraine-ment parfait-, au lieu que celui des Créatures n’est que précaire.Je ne trouvois aucune force dans cette Objection ; car lesélemens de la doctrine des Universaux nous instruisent, queles idées du genre se séparent entièrement des propriétez

spécifiques par la précision de notre esprit. Maissij’avoissu que Mr. Arnauld , aiant soutenu cette Opinion , avoitété déterminé par le choc de la Dispute à y renoncer , j’au-rois soupçonné qu’il y avoit là certaines difficultez que jen’avois rencontrées dans aucun des Scholastiques Espa-gnols que j’avois examinez. Souvenons-nous qu’on remar-que qu’il ne fut point nécessité à changer de sentiment.Cela porte à croire qu’il ne trouva point insoutenable sonprémier dogme ; mais seulement , que l’Analogie de l’Etrelui parut une meilleure doctrine que l’univocation. Eru-dito difeipulo fub validiffimorum argumentorum môle fatifeen-te (10) , fuppetias venit Magister, diuque conflitiatus , non ce-dendi necefftate coatlus, fed veritate & veritatis amore viblus,vtcjum fe ultra profejfus est , et? à fententiâ fuâ dijcejfurum pu-bliée fpopondit. Promiffts stetit , être (n’ 1 . ,

(C) Mr. l’Escot empêcha que Mr. Arnauld ne fût ad-mis à la Société de Sorbonne .] 11 n’y eut que deux Docteurs

qui ne furent pas favorables à la Requête de Mr. Arnauld.lis alléguaient contre le sentiment des autres la loy et? la coutu-me , qui vouloient que le Cours eut esté fait avant la Licence :et? , fur ce différent , qui devoit estre décidé à la pluralité desvoix , ils furent d’avis qu il en falloit rendre juge le Cardinalde Richelieu, Proviseur de Sorbonne-, ce qui estait contre les loixet? contre la liberté de la Maison : mais c eut esté un crimealors de refuser un tel juge. On luy députa donc M. Hárdivi-liers Archevefque de Bourges , ct? M. Habert Théologal de l’E-glife de Paris .(12.). Le Cardinal ne jugea pas à pro-

pos que la Compagnie fit rien contre fes loix es? ses coutumes.Mats c’efioit moins le zele de l’ordre et? du reniement qui lefaifoit agir et? parler atnfi, que la conoìffance qu il avoit de l'es-troitte union qui estait entre M. Arnauld et? M. de St. Cyran,le dépit de ce Ministre de ce que M. Arnauld n avoit point re-cherché fa protêts on durant fa Licence , et? enfin le crédit qu’a-voit M. l’Efcot fur l’esprit du Cardinal son pénitent. Car ceDotleur efloit l’un des deux opposant, et? avoit pris, comme f ayremarqué , tin grand éloignement de M. Arnauld , par un es-prit de jalouse et? de vengeance, ll estait assurément plus glo-rieux à Mr. Arnauld d’estre exclus de la Société de cette manié-ré , que d’y estre reçu comme la pluspart des autres, ll y futnéanmoins reçu âpres la mort du Cardinal, la Sorbonne ayantrecouvré alors fa liberté , attffì bien que beaucoup d’autres (13).Mr. l’Escot „ s’en dédommagea dans la fuite, en le faisant„ exclure , & de la Maison de Sorbonne, & de la Facul-„ té , par la Censure de 1656 , dont il fut le Promoteur,„ avec Mr. le Moine successeur de sa Chaire Lc de ses Sen-,, timens (14") ”.

(D) ll publia deux Lettres fur une Avanture du Duc deLiancour , grand ami de Port-Roialf\ Ce Duc faifoit éleverfa petite-fille à Port-Roial , Lc avoit chez lui Mr. l’Abbé deBourzeys. 11 íe présenta en 1675 , pour la confession , àun Prêtre de St. Sulpice fa Paroisse , qui lui déclara qu’tl nelui pouvoit donner l absolution , a moins qu’il ne lui promit derompre tout commerce avec ces Méffìeurs , de retirer fa petite-fille de Port-Royal, c? de congédier de chez lui cet Abbé. . • -Cette affaire ayant fait grand bruit dans Paris et? par toute laTranct , Mr. Arnauld fut prié de faire imprimer une Lettre

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