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gloire , toujours prêt à excuser les fautes d’autrui , & apuiant cela d’une très-bonne raison (//)’:fort dévot , non seulement pour un Mathématicien , mais même pour un homme d’Egìise (/).
manus sumebdt (15). Heureux ceux qui peuvent tant tra-vailler sans préjudice de leur santé :
Feliccs quilus jsta. licent , mìramur CV ìllos
Et nosiri miseremur.
(H) Il étoit toujours prêt à excuser les défauts d’autrui ,... C*•Celapar une très-bonne raisons ,,Si nous reconoiíïions à nud „
, dìl'oit-il, „ ceux que nous prenons pour les plus honnê->> tes gens , nous n’en trouverions point qui ne nous pa--, russent dignes du fouet ”. Facile parcendum effe dicebattts maxime qui ìn re levi tmpegijsent , quoniam fi quos censemusoptimos , nudos confpiceremus , nuilum eorumyion judicaremusmultis dignum verberibus (ió). Cela pourroit être outré : ilva u droit donc mieux peut-être s’en tenir à la Maxime duCardinal Mazarin. II diíoit crue les plus habiles gens étoientcomme les vittìnfes , qui, pour fi exactement quelles eussent étéchoisies, avoient toujours■ quelque chose de mauvais quand on enexaminoit les entrailles (17). Je me souviens à ce proposd’un endroit du Pere Rapin , qui me parut fort sensé la pre-mière fois que je le lus. C'elt une pmsée dont il se sertpour faire l’Apolôgie de Cicéron : lise pafie , dit-il (48),
dans le fond de l’ame des plus grans hommes de certaines cho-ses, que fi l’on pouvoit voir, on trouverait qu tls font faibles com-me les autres ; .... V que souvent la réputation ne vientpoint tant aux Héros par l'adresse qu’ils ont de faire voir leursbelles qualitez , que par celle qu'ils ont de cacher les mauvaises,C? de ne Je pas laisser pénétrer.
(I) ll étoit fort dévot , non seulement pour un Mathéma-ticien , mais même pour un homme d’Eglise. J II jeunoit deuxfois la semaine : il communion tous les jours de fête (ry)',& il étoit fort charitable envers les pauvres. Sa mere di-soit qu à sage d’un an il regardoit les Autels & les Images,non seulement avec joie, mais aulïï avec vénération (zo).Avec de la joie , je hen doute pas ; car c’est le propre desen fans de tressaillir à la vue des dôrures, & des ornemens,6c des images : pour la vénération , c’est une autre chose;ils n'ont tout au plus que les mouvemens machinaux à quoion les dresse. Notre Baldus mourut bien muni de tous lesSacremens de l’Eglise , 8c entre les bras des Moines. Spi-ritum Deo reddìdit Sacramentis Ecclefia omnibus rite muni-tus { zi). Quemadmodum fanCliJfime vixerat , ita etiam sanc-ftjfirhe in complexu cucullatorum patrum extrtmum vita Jptri-tum edidit zz).
(tfC’e/fair.-Ji que je ira-dui, diebu 3festis omni-bus sacrumfacìebat : pa-roles qui peut-être ne veu-lent dire sinon
qu’il offìcioittous les joursdc fête. Jetaison ne /auroitnier (fine ce tfiuefie dis ne foiecontenu dansle Latin de^
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(20) Schar-lojicinus in/jus Vitâ.
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RALESDENS ("Jean) Avocat au Parlement de Paris & au Conseil, étoit de Paris. IIfut reçu à l’Académie Françoise , environ l’an 1647 , à la place de Malleville * Lc, s’il n’avoit pascédé ies prétentions à Monsr. Corneille ( A ) , il eût succédé à Mainard , qui étoit mort avantMalleville. II avoit le Chancelier Séguier pour son Mecenc :a). II a publié divers Ouvrages,dont il n'étoit point l’Auteur (B). 11 a vécu , ce me semble , jusques vers Tannée 1676 (h ; .
Je n’ai point trouvé son nom dans la Requête des Dictionaires : cependant il devroit y être , selonle Menagiana (C). II avoit demeuré au Coliege de Harcour (/)).
{A ) ll céda fis prétentions a Mr. Corneille.) Voici cequ’en dit f Historien de l’Académie. ,, Monsr. Corneille„ fut reçu ensuite au lieu de Monsr. Mainard. Monsr. de,, Balesdens avoit été proposé aussi ; 8c , comme il avoit-, l’honneur d’être à Mr. le Chancelier , l’Académie eut ce„ respect pour son Protecteur, de députer vers lui cinq des,, Académiciens , pour savoir si ces deux propositions lui„ étoient également agréables. Mr. le Chancelier témoi-„ gna qu’il vouloir laisser une entiere liberté à la Compa-gnie ; mais lors qu’elle commençoit à délibérer lur.ee-, sujet, Mr. 1 * Abbé de Cerisy lui présenta une Lettre de-, Mr. de Balesdens, leine de beaucoup de civilisez pour-, elle , 8c pour Mr. Corneille , qu’il prioit la Compagnie„ de vouloir préférer à lui , protestant qu’il lui déféroit cet-, honneur, comme lui étant dû par toutes sortes de rai-» sons. La Lettre fut lue, 8c louée par l’Assemblée : 8c de--, puis il ( h fut reçu en la préiniere place vacante , qui fut» celle de Mr. de Malleville ; mais je ne trouve pas en>, quel jour ; car depuis ce tems-là , les longues 8c fré--> queutes indispositions du Secrétaire de l’Académie , ont-, laissé beaucoup de vuide dans les Regîtres (z) ”.
(h) Il a publié divers Ouvrages, dont il h étoit point l’Au-teur.) Mr. Pellisson donne la Liste de tout ce que Bales-dens avoit publié jzh On va la voir. „ II a traduit le Li-,, vre intitulé Le Miroir du Pecheur pénitent , 8c a don--, né au public les Manuscrits sultans , d’entre plusieurs,, autres qu’il a ramassez. Cartiludìum Logicst , feu Logha,, mtmorativa , vel Poética , R. Patris Thomt Marner, cum,, Notis or Conjeéfuris. Rudiment a cognitionis Dci or fui, Pe-„ tri Seguier.i Prsfidis ìnfulati. Elogia clarorum virorumjoan-„ nis Papirii Mafionis , cn deux Volumes. Gregorii Turoncn-,, fis Opéra pia, cum Vitis Patrum fui tenroris, en deux Vo-,, lumes. Les Ables du transport du Dauphine fait a la Cou--, ronne de France. Traité de l Eau de Vie, par M. Jean Rro--, nant , Médecin du Roi. 11 a fait aussi imprimer les Fables-> d'Esope en François , de fa corrcttion, pour l'instruction duj. Roi , avec des Maximes Politiques or Morales ”. Mr. deMarolles raporre que Balesdens lui avoit donné diverses Let-tres écrites d’un ftile figuré , fans parler d'un tres-grand nom-bre d’autres , dont il se proposoit de faire plusieurs Volumes,ta.nt le nombre en étoit prodigieux (4 .
(C- Soit nom devroit être dans la Requête des DiHionaires,selon le Menagiana.] En effet, on y trouve ces paroles :Le s premiers Vers que j'aye faits , (c’est Mr. Ménage qui par-le , ) font la Requête des Dictionaires. Je cherchois des Ri-mes pour Ìachever. M. du Puy m'envoya Claquedent, pouf
rimer à Balesdent (çj. Mr. Ménage avoit la plus heureusemémoire du monde ; mais cela n’empêche pas qu’il n’aitpu prendre 1 un pour l’autre dans les choses mêmes qui leregardoient personnellement. Je ne croi pas qu’il ait de-mandé la rime en question pour la fin de fa Requête desDictionaires; car cette incomparable Satire fut achevéeavant que Balesdens entrât dans l’Académie. II n’y entraqu’en 1647 , ou 1648 ; 8c cette Requête fut achevée envi-ron l’an 164Z. Je le prouve par l’Histoire de l’Académie;Mr. Pellisson raporre que Mr. Ménage suprima cette Requê-te , après l’avoir faite : elle est demeurée , poursuit-il , plus de-dix ans cachée parmi fes papiers , jusqu à ce qu'une personnequi les avoit tous en garde se laissa dérober celui-là par quelcunque nous conr.oiffons , qui en donna bien-tôt plusieurs copies { 6 '.Mr. Pellisson avoit dit dans la même page, qu'un Imprimeuravoit publié nagueres en petit certe Requête, avec beaucoup desautes, 8c que depuis elle avoit été imprimée plus comblement,in quarto. Sans doute , par cette Impression plus correcte,il entend l’Editìon des Miscellanea de Mr. Ménage, qui pa-rut l’an 165Z. En tout cas, Tannée i6;z est lepoque duLivre de Mr. Pellisson ; 8c , par conséquent, la Requêtedes Dictionaires fut achevée dès Tan 164Z (7). On pour-roit dire , que lors que Mr. Ménage se lassa de tenir cettePiéce Jbprimée , 8c qu’il se résolut de la publier lui-mêmeparmi ses autres Poésies , il la voulut allonger , 8c y faireentrer les nouveaux Membres de T Académie; 8c que si Tonn’y voir pas Balesdens, c’est parce que la rime envolée parMr. du Puy ne plut pas, ou fut trop mal ailée à placer. Surce pied-là , Balesdens auroit eu l obligation à son nom den’avoir pas reçu. un coup de massue dans la Requête desDictionaires, 8c ce nom si intraitable par raport aux rimesauroit produit un esset bien plus favorable , que 11e firentcelui de Tuticanus (8) , 8c celui d’Earinus (9: : mais jene pense pas que Ton doive recourir à cette imposition; carla Requête imprimée Tan i6çz ne contient le nom d’aúcunAcadémicien , qui fut entré dans l’Académie depuis Tan1640. Cependant > parmi ceux qui y entrèrent depuis cet-te année-là , il y en avoit qui prétoient le flanc à Mr. Mé-nage autant qu’il le pouvoit souhaiter. Le bon Mr. du Rierétoit-il un Traducteur sans reproche ?
(D) ll avoit demeuré au Coliege de Harcour .] Mr. de Ma-rolles, qui m’aprend cela, ajoûte que l’hôte de Balesdensétoit un bonhomme apellê le Landez., depuis Dobleur en Théolo-gie, C? oncle des deux Mazjtres, Curez de Saint Paul l'un aprèsl’autre (10). II dit que Balesdens étoit de cc tems-là à'une hu-meur gaye , z? d'un entretien divertissant.
BAL MIS (Abraham dr) Médecin juif, ne à Lecci [A) , dans le Roiaume deNaples, floriísoit à Venise , au commencement' du XVI siécle. II composa un e Grammaire H£-brxïcjue ( B ) , qui fut imprimée en Hébreu & en Latin, à Venise, par Daniel Bomberg, Tan Jfzj.
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' mir>mi A Vcn 'Bi IJÏ 3 . (1) Gesner, m Biblioíli. 1 „rfi,
(A) il étoit né à Lecci.) Vous trouverez ces paroilî Bibliothèque de Gesner : Ibidem (t) hic Attthorsc scribit ìn Litìo civitate agri Salèntini , qutt à Brandidrunto ey Graia Gallicoli 2.4 miliaribus diftat, eodem inta ubt olìm Raidit patria Emit , ex reliquiis Rudiarutr,ortgtnern íì). j e m’étonne que le Toppi, ni Léon;codéine n’aient point parlé de lui dans la Bibliotepoletana.
II
(B) ll composa une Grammaire Hébraïque.] II TintituláMikne Abram , c’est-à-dire , La Possession d’Abraham. LePere Bartolocci se trompe , quand il dit que Daniel Bom-berg la traduisit en Latin (3). S’il eût consulté la Préface,il auroit vû que Daniel Bomberg fit faire par d’autres cetteTraduction. Prémieremenf, il fe servit de l’Auteur mê-ine » Lc le pria de traduire mot pour mot. Cette rigueurfut ookivée pendant quelque teins : T Auteur se donna en-
(t) L’E tat .de la France
en > 6 $o, UniisU Lijfic desvAzAdcr/nciensmens^rnex Bu-bfdtns ttitreConrart &
Des Murets^Conrart mou-rut en Sep-tCmb', 1675.
(5) Mena-giana , pa£i£io de la 1Edit, de B0I-
( 6 ; Pellis-ìoi», Hist„de l’Acad,Françoise,MS* 72-
(7) Touchant'cette Requê-te des Dic-
tionaûes^
voiez. plu-sieurs Faitscurieux dans
J’Anti-Bail-
let, Tome DChapitreLXXXII .
( 8 ) Qued mi-nus in nojlrispanaris amìcelibellis No-minis efficiturconditione tut •Eex pedis ojsi-cÌ 9 , fortuna-(fiue nominisobjtat, Qua.-(fitic rneosadeas est vianulta modos .Ovidius de
l onto, Libr m1 F,£ eg.XUl
(9) Nomcnnotule, molle,d-hcatitmVersu dicertnon rtidi vo-lebam. Sed tuJyllaba contu-max répugnas*Martial.£pigr. XII,Libri IX.(lOyMemoi-res de Ma-rottes , paf
3 r : a l'auu*ISIS.
(3) Juliuïliaitoioc-cms, Bi-biiotn. maa»,na KabbimTarn. I,í*Sf