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Tome premier. A - B.
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BAL MI S. BALTHASAR.

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(4) Simon,Histoire-Critique duVieux Tes**tamcnt,pa& 5 3 ôv

(4) Voiex,clans . Bi-bliothèquede Gcfner,folio t , unïraiment deìa Préface.quiapïend ceci,

(5) Simon,HistoireCritique duVieux Tes-tament, pag.

5 Z 6. (6) LÀ

II traduisit en Latin plusieurs Commentaires d'Averroes fur Aristote , Sc quelques Ouvrages d’AvéraPace , & il fit de son chef un Livre de Demonftratione , & un autre de Substantiel Orbis. Consul-tez la Bibliothèque de Gesner , Sc la Bibliothèque Rabbinique de Bartolocci. N’oublions pasqu'il enseigna dans l’Académie de Padoue (a) , Sc qu'il sc plailoit beaucoup plus à réfuter ce queles autres avoient dit , qu'à établir quelque chose de certain (C).

fuite plus de liberté , pour avoir quelque élégance ; aprèsfa mort, Calonyme , qui acheva la Version, se donna in-finiment plus de carrière , 8c Bomberg ne s’y opofa pas (4);Ceci nous montre que de Balmis n’étoit plus en vie Fanryrz. M. Simon dit que la Version de cette Grammaireest mot-à-mot , z? fort barbare (y) ; qu’// y a , à la -vérité,feu de méthode dans cet Auteur , mais qu il fait paroitre d'ail-leurs une grande érudition , ZA qu’// reprend en une infinitédendroits les erreurs des Grammairiens qui ont écrit avantlui 6). Mr. Huët raporte très-fidélement ce qui concernela Version Latine (7). II dit que Balmis la commença , Lc

mime, pag. zj%. (7) Huetius de Claris Interpretibus, pag. 186 ir

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que Calos Calonyinos l’acheva ; 8c que le premier la nt Baillet ,ju-

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barbare 8c plus obscure que l'Original ; mais que le second,voulant éviter les défauts de l'autre, fejetta dans l’extre-mité opofée.

(C) Il fe plaisait beaucoup plus à réfuter .... qu'à éta-blir quelque chose de certain, j Munster lui fait ce repro-che. Abraham de Balmis , dit-il (8) , nihil alìud agere mihivifus est quam veterum doilnnam perpetuo convellere atquetm-pugnare , magis in infeSlando occupatus, quàm in docendo, attìn dubittm tantum vocare priscorum pr&ceptiones , cum intérimnihil certi statuas , non dicere est , jed ridere.

gemeat

Savans,

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I, nom. 7 ^ 4 »pag. -->6,

cette Verse»sulfate f if ,

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Grammat. Elis , apud Spizelii Fdicem Litciatum > l“í

(t) Munsttf»in Praft;

. S!'»

(íî J C*/toitcelle d*^ 4 vo-cap dit %oi*

(h) Il s'apcl-loìt Mr, deFaur.

(c) Ce fut àla rccjtt 'tefur lg bon té-moignage ddSynode duham Langue*doc dr de lahante Gui ai-ne. Il jouïffoitdéjà d* nntpension de z oolivres. Voiez.Us Actes duSynode Na-tional deLoftdun ,dans le SynO-dicon deMr. Quick,Tarn, //,

pag. tfi.

(d) ll leurdonnoit le Ti-tre de Diatri-bes. Son Ou-vrait ttoit en

(e) Tiré d*unMémoire

communiqué

par Mr. dela Deve/.e,ci-devantMinijire deCajires , dr àprésent de laHaie,

(O Ues Mé-moires del’Abbe dcMarollcssurent ache*vez. f impri-mer lc $vier. 1656.ll faut doncque dés tan36 j 5 , pourle moins , Mr,Balthafar intfait son ^Ab-jttmien.

BALTHASAR (Christophle) á été un homme d’érudition St de mérite dans leXVII siécle. II s’apliqua principalement à l’étude de l’Histoire Ecclésiastique, St ce fut cetteaplication qui lui donna un sort grand dégoût pour la Religion Romaine, & un grand désir d’em-brasièr la Religion Protestante. U avoit une charge considérable dans le Présidial d’Auxerre (a) ;St, comme if íaloit se résoudre à la quiter, ou à ne changer pas de Religion , il fut quelquetems dans l’cmbarras de cette alternative : mais enfin la. conscience gagna le dessus, St l’obligeade quiter Auxerre , lés biens, fa charge , ses parens , ses amis , St de s’en aller à Charenton , oùil s*aggrégea publiquement à l’Eglise Réformée. II y a persévéré jusques à se mort , St a édifiéses frères , tant par fa bonne vie , que par ses discours. La dépense qu’il faloit faire à Paris étanttrop grande pour l’état où il sc trouvoit, St fa conversion le commettant trop dans une Ville com-me celle-là , il crut qu’il feroit bien de se retirer dans quelque Province ; St il fut ravi de se voirattirer à Castres , par un jeune St riche Conseiller de la Chambre impartie de I’Edit (b ), qui lelogea dans fa maison , St qui lui donna une pension raisonnable. Ce Conseiller s’estimoit heureuxd’avoir chez soi un lavant homme , qui, par lès instruisions , St par fa conversation , lui pouvoitaprendre mille belles choses. Mais comme Mr. Balthafar vóulòit travailler pour le public , ilsouhaita d’avoir tout son tems en fa propre disposition ; St ainsi il sc sépara de son Conseiller.Son dessein fut favorisé par le Synode National de Loudun l’an i6s9 ; car cette Alsembléc luiaccorda une pension de jf 0 livres, paiable'par toutes les Eglises de France selon la répartitionqui en fut faite (c). II avoit préparé , avant la tenue de ce Synode , un bon nombre de Disser-tations fur des matières importantes , contre le Cardinal Baronius (d). II en mit quatre ou cinqentre les mains d’un Pasteur de Castres, l’un des Députez de la Province du haut Languedoc Scde la haute Guienne. Elles furent présentées à Mr. Daillé , Modérateur de ce Synode National ,Sc celui de tous les Ministres qui pouvoit le mieux juger de la bonté dc ces Pièces. Mr. Dailléen fut fort content , Sc en rendit un témoignage fort avantageux à toute la compagnie. II lesemporta à Paris , où l’on efperoit qu’elles scroient imprimées ; car on les jugea dignes de voir lejour. Mais l’événemcnt a fiait voir , ou qu’on ne prit point de mesures pour cela , ou qu’on n’enput prendre. L’Auteur , qui étoit sort vieux , Sc travaillé de la pierre , vint a mourir. Monír.Daillé mourut auísi ; Sc , après cela , l’Eglise de Castres a eu beau écrire Lettres sor Lettres poufretirer ces Dissertations, elle n’a pu seulement savoir ce qu’elles étoient devenues. Mr. Balthaíàren laisse d’autres, qui n’étoient pas encore achevées, Sc quantité dc Recueils qui consistoient pres-que tous en des billets séparez , où il avoit mis les autoritez Sc les témoignages dont il devoit seservir contre le Cardinal Baronius. C’est dommage que tout cela soit demeuré dans un coffre ,qui est au pouvoir de je ne sai qui (e). Mr. Balthafar écrivoit bien en Latin : son Panégyri-que de Mr Fouquet est d’un beau style. Je n’ai vu que cela de lui, Sc je ne iài s’il a publiéautre chose. S’il avoit été moins scrupuleux sur lc langage , il auroit pu faire plus de chemindans fa Critique de Baronius. Je croi néanmoins qu’il y a de l’hyperbole dans ce qu’on a dit tou-chant ses scrupules de Latinité (A). Je trouve plus vraisemblable ce que l’on a dit touchant sonhumeur crédule pour les sortilèges (B).

(A) ll y a de /’hyperbole dans ce qu on a dit touchant sesscrupules de Latinité. ] Parmi plusieurs Pièces, que Mr. l’Ab-bé de Maroles fit imprimer les dernieres années de fa vie, ily en a une qui contient les noms de ceux qui lui avoient don-né de leurs Livres , ou qui l’avoi.nt honoré extraordinairementde leur civilité. C’est là que fe trouve ce que l’on va lire.,, Christophe Baltazar , qui avoit écrit tant de Recueils de,, fa main , pour divers Traités Historiques manuscrits. II,, vouloir faire des Animadversions fur les Annales de Baro-,, nius ; mais i! s’y prit un peu tard, & ne s’étoit pas enco-„ re formé le stile , voulant d aiileurs tourner le sien d’une,, maniéré trop élégante, de forte qu’il ne pouvoit faire une,, page entiere dc ion Livre en un jour , bien qu’il fût âgé,, de plus de soixante 8c trois ans”. Si Mr. F Abbé de Marol-íes eút daté le tems qu’il avoit en vue, nous saurions à quelâge Mr. Balthafar obtint pension du Synode de Loudun.

(B) On a parlé de son humeur crédule pour les foriileges.~\Le mémo Abbé de Marolles me fournit tout le Commen-taire de ce Texte. Le Passage est un peu long; cepen-dant , je ne Fabrégerai point : ce qui ne servira pas pourune choie servira pour une autre. „ Retournons mainte-„ nant dans notre cabinet, où , dans une compagnie des„ gens doctes , fe trouvèrent un jour Mr. Baltasar , qui est„ si versé dans les connoissances de l’Histoire, & Mr. de„ Sorbieres, dont la douceur & le savoir sont aussi dignes,, de beaucoup de recommandation : Fun , qui de Catho-,, lique s’étoit fait de la Religion prétendue réformée (H ,„ & l’autre, qui de Protestant étoit rentré dans l’Eglife Ca-„ tholique. Sur quoi le premier ayant été entrepris, par-„ ce qu’on ye pouvoit comprendre les motifs de son chan-

gement , attendu les excellentes Iufnieres de son esprit,dit qu’il s’y étoit porté par la persuasion qu’il avoit con-ceue, que dans l’autre Communion il y avoit plus de pu-reté 8c de simplicité que dans la nôtre ; qu’on y avoit ré-tabli la sainte liberté de FEvangile , sous le doux joug dela Foi des promesses de notre Seigneur, 8c qu’on en avoitôté les abus 8c la superstition, pour y mettre le culte, se-lon Fusage de la primitive Eglise. On lui disputa bien tou-tes les parties de fa Réponse : mais cela n’ayant de rienservi , on passa à d’autres choses ; & du propos des Mi-racles , on vint à celui d’une infinité de Contes qui fefont des Sorciers, 8c de diverses Apparitions, qui à peinefont crues des enfans ; par où l’on connut que celui qui. avoit témoigné d’être si ennemi de la superstition , l’ad-mettoit en quelque sorte par une crédulité assez grandequ’il avoit à ces choses-là : outre que s’étant expliqué furles vaines Divinations des Astrologues, il sit bien connoi-tre qu’il n’y adhérois que trop , aussi bien qu’aux Prédic-tions de Nostradamus dans ses Centuries, où il n’y eut, jamais de barbarie au Monde , qu’on puisse mettre encomparaison de la sienne. Cela fut ainsi jugé de toute la, compagnie où étoit Mons. F Abbé Talman (2), qui a l’es-

> prit si bien fait, Mr. Baudelot (3Ì Abbé de Maillai, &

, Mr. F Abbé du Verdus , qui font si désabusez des erreurs

> populaires, avec Mr. de la Herpiniere de Blois, si raison-, nable en tous ses sentimens, Monfr. de Marfày le Bossu,

> Gouverneur de Gien , qui fait tant de bonnes choses,

> 8c qui les débite si noblement , 8c quelques autres >

, dont un seul essaya de maintenir l’opinion qni avoit

> été rejettée (4) . „

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