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Tome premier. A - B.
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BERNARD. BEROALDE.

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r s a parlé fort exactement (c). Elle est accompagnée de plusieurs doctes Préfaces : il y en a une ou l’onsuppléé reconoît que St. Bernard a enseigné que famé des bienheureux est reçue au Ciel, 8c dans la focié-itomni, té des An g es ^ âès qu’elle est séparée du corps ; mais qu’elle jouît seulement de la vue de l’hu-manité de Jélus-Christ , 8c non de la vue de Dieu.

(c) In SeSl.XI ‘ '

mentommTom. Ifag. j56

(á) Colo-nies. GalliaOriental.S*i- 41-

(b) Voiezi’Histoire deSancerre,f 42- 199.

{c) Votez,la fomarauc

m.

BEROALDE (Matthieu (A) ) natif de Paris, enfeignoit la Langue Hébraïque àOrléans, en iy6y. Ceux de la Rochelle lui offrirent dc remploi dans leur College, l’an 15*71 («).Je croi qu’il ne f accepta point, 11 étoit dans Sancerre, lors que le Maréchal de la Châtre l’asliégeapeu après la Saint Barthelemi (b) -, 8c il rendit de grans services aux habitans, par ses bons 8c cou-rageux conseils (£). Au sortir de Sancerre , il se retira à Sedan, 8c y fit des Leçons fur l’Histoire.Tout le monde ne'fut point édifié de la maniéré dont on prétend qu’il parla de François I dans sesLeçons (C). Je ne íai pas bien en quel tems il fut Ministre de Geneve (D) ; mais on ne peutdouter qu’il ne l’ait été : 8c puis qu’il y enfeignoit la Philosophie l’an 1 77 6 ( c) , on peut croi-re qu’il y exerçoit alors le Ministère. 11 publia un Livre de Chronologie , l’an 1 777 , où il y afans doute beaucoup de savoir , mais au fond très-peu de solidité. A force de vouloir faire hon-neur à l’Ecriture , il s’embarrasse dans des labyrinthes dont il ne sauroit se tirer. II prétend qu’ilne faut suivre d’autre guide dans la doctrine des tems , que les Ecrits inspirez de Dieu (/?). Sca-liger a montré clairement la nullité de cette Hypothèse > mais il s’cst trop emporté contre l’Au-teur. Mr. Moréri s’avance trop , quand il assure , qu’outre la Chronologie Latine , on vit diversOuvrages de la façon de Beroalde , 8 c qu’il mourut vers l'an 1 f7f olí 7 &- La Cro.x du Maine, qu’ilcite , ne lui a point donné droit d’assurer cela > mais seulement que Beroalde n’étoit plus envie l’an 1 f 84, 8c qu’aparemment ses autres Compositions scroient publiées par les foins duSieur de Verville son fils.

(1) Theoph.Raynaud. demalis ac bo-nis Libris,pag,i66-, &in Theol.Nar. pag.66.

(z) Thoma-Ììus de Pla-gio Literas.pag. 1 S 9 .

(3) Toi?!. II,Livr. I , Ch.IX, pal. S78,i Pami, Î572.

{4 ha-meme.Chap. \ II,M2- 599, 600.

(A ) jl s'apelloit Matthieu.] Théophile Raynaud luidonne mal le nom de Michel (1). Je trouve que Tho-maíìus doute lì c’est une faute (z) : il n’en devoir pasdouter.

(B) Il rendit de grans services aux habitans de Sancerre , par

ses bons cr courageux conseils.'] D'Aubigné le remarque endeux endroits. Les Sancerrois , dit-il (3I, composèrent aussiun conseil , ou sur tout ils se trouvèrent tres-bien de Beroalde ,autrefois Leâîestr en Hébreu à Orléans. Celui là accompagna decourage ses conseils . Les assiégés fort eftonnez de ces nou-

velles eurent befoing de leurs Pasteurs pour les soutenir .- matsfur tout , des sages cr courageux advis de Beroalde , selon les-quels ils résolurent en leurs conseils de soutenir toute infirmité ,e? que ceux qui n y consentir oient seroient jetiez, par dessus lesmurailles (4).

(C) On ne fut point édifié de la maniéré dont on prétendqu il parla de François I dans ses Leçons.] Un Ministre, quiétoit alors à Sedan , & qui depuis abjura fa Religion , afait imprimer ce que l’on va lire. ,, II est à notter que Mat-„ thieu Beroald , homme docte entr’eux, 8c de leurs Pro-„ testeurs, forty de Sanxerre , 8c retiré à Sedan , fut prié,, par le Président la Louëtte & quelques autres , de faire„ quelques Leçons : ce qu’il fit au lieu même oìt on pré-,, che , 8c exposa une Chronologie qu’il disoit avoir faicte,„ Or , venu au Roy François premier de ce nom , Prince„ de très-heureufe 8c louable mémoire , 8c lequel à bon,, droict nous devons nommer Pere des Lettres, 8c Restau-„ rateur des bonnes Sciences en ce Royaume de France;„ bien qu’on ne sçauroit assez priser , duque! puis après,, s'est sentie toute l'Europe : étant, di-je, venu au Régné,, de ce grand 8c tant vertueux Prince » il parla de luy 8c„ de fa très-illustre 8c très-Chrétienne postérité tant impo-li demment, & avec telle irrévérence , que je ne fçache„ cœur respirant Pair de la France, qui ne s’en fut feanda-», lizé. Le Président, le Baillis, 8c autres Justiciers, 8c tous,, les Ministres réíîdentz lors à Sedan , étoient préfens; que„ s’ils eussent eu le cœur tant soit peu Chrétien 8c Fran-„ çois, 8c non ingrat du bien receu par le moyen des Let-,, tres, que ce bon Prince a fait revivre, il est certain qu’ils„ s’en fussent formalisés autant que moy , 8c n’eussent toí-,, leré un tel homme. Pour le moins, le Président 8c au-„ tres qui avoient authorité en la Ville en eussent adverty„ le Seigneur du lieu : lequel , ( selon qu’il étoifaffection-,, né au bien de cette Couronne 8c service du Roy,) l'etìt,.,, je m’asseure châtié selon son mérite. Mais cela fut,, couvert. J’en parlay moy même au Président, luy re-„ montrant quelques autres fautes, que le dit Beroald avoir„ fait en Chronologie , & l’exhortay par l’obéyssance que

„ nous devons tous à nos Princes, 8c pour l’honneur de„ nôtre Nation , 8c pour leur seureté même, d’en faire son„ devoir : lequel me répondit assez froidement, qu’il eût„ bien voulu que cela n’eut point été dit, 8c que c’étoit à„ la vérité une imprudence. Cependant st fit son rapport„ de ma remontrance : qui fut cause d’âprir d’avantage„ ]eur aigreur contre moy , sans toutes fois en rien mani-„ fester en apparance , sinon quelques œillades de travers ;,, mais ils cherchoient occasion (5) ”. Je consens quel’on tienne ce Discours pour suspect de fausseté autant qu’onvoudra ; 8c , s’il est faux , tant mieux pour ce Dictionai-re , qui doit principalement contenir les mensonges des au-tres Livres. Ce qui soit dit à l’égard de cent sortes depassages qu’on pourra citer.

(D) Je ne sai pas bien en quel tems il fut Ministre de Ge-neve.] Théodore de Beze ne le marque pas ; il se conten-te de donner à Beroalde la qualité de son Collègue enl’Eglise ; ce qui emporte , comme le remarque très-b;enMr. Colomiés (6). que Beroalde a exercé le Ministère àGeneve. II y a enseigné aussi la Philosophie, comme l’ob-serye le même Mr. Colomiés (7), 8c comme on le peutprouver par l’Epitre Dédicatoire que Lambert Daneau amise au devant du Traité des Hérésies ; elle marque, qu’en1576, Matthieu Beroalde enfeignoit la Philosophie à Ge-neve. Voici les propres termes de Théodore de Beze.Alíam igitur rursus raúonem inìit vir beats, memoris. , e/meus fuperioribus annis in hac Ecclefia collega, Beroaldus (8).Je croi que Beroalde alla professer à Geneve , après avoirété à Sedan, il lisait avec grand aplaudijsement , dit Sca-liger ( 9 ), c/ efioit admiré à Sedan , à Geneve , où tl yavoit de grans personages.

( E) Il ne veut d’autre guide dans la doílrine des tems , queles Ecrits inspirez de Dieu.] En conséquence de cette Maxi-me , il a effacé du Catalogue des Rois de Perse, Camby-se , 8c Darius fils d’Hystaspe ; „ car, , dit-il ( 10 ) , „ ces„ noms-là ne paroissent nulle part dans ('Ecriture ; „ qu*nemina , quia nunquam exstant in Scripturâ, à nob'tssuntpra-termijja. Voíïìus prétend qu’il se trompe quant au fait ; &que s’il avoit raison à cet égard , il ne laisseroit pas dettetrès-blamáble de nier l’existence de ces Rois, fous prétexteque l’Ecriture n’en auroit point fait mention. Scaligertraite de fanatique 8c de prophétique , ( en prenant ce der-nier mot dans un sens odieux,) cette maniéré d’expliquerles tems ; 8c il soutient, que si les Auteurs profanes n’eus-sent point fourni de lumières, on n’eût jamais pu débrouil-ler la Chronologie de l’Ecriture. Aâîum de Chronologie Sa-cra absque exoticis monumentis foret (11). II apelle PareilsHierophantam Beroaldinum.

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{a) La Croix^du Maine,Ribliotli.lêrar.ç.pag. 480.

BEROALDE (François) Sieur de Verville, fils du précédent, naquit à Paris (J)le 18 d’Avril 15-5-8 (a). 11 avoit de l’érudition & du génie ; mais il ne choisit pas des matières

qui fussent propres à perfectionner fes dons naturels. Il s’amufa à traduire le Songe de Polyphile ( 5 ),& puis à faire un Ouvrage de pareille trempe : ce fut Le Foyage des Princes fortunez ; il f apellestéganographiqtte. II fit plusieurs autres Livres de Chymie , & plusieurs maniérés de Roman (c) ,fort capables d’ennuier (/J) , & qui ne valent gueres mieux que les Ecrits de Nerveze, Sc du Sieurdes Efcuteaux. II eût mieux fait peut-être de continuer à s’exercer fur les matières par où il se mit

au

(i) Mémoi-ics, pag. aí J-

(A' ll naquit à Paris .] Mr. deMarolles le doit donc raierde la Liste qu’il a donnée des illustres Tourangeaux (i).

(B) ll fit plusieurs maniérés de Roman (a.),fort capables d'en-nuicr.] C’est lui qui a fait Les A tsantures de Floride , Le Ca-binet de Minerve, La Pucelle d Orléans, l Histoire d'Herodias ,8c d’autres Ouvrages, où il introduisoit des Seigneurs &des Dames , qui couroient diverses fortunes ; mais leurs

” ?!" si<? ' ìr p Choseî extraordinaires se font, au lieu que íes” : nc ' ens ^omans rapportoient tout à la Magie faute d’ìn-» vention 8c de doctrine (z) ”. B •

tarl'Js ] r VaVÌlle â aussi Auteur du fameux Moien denatiarta' {' IVlC ? ue ’ siir * a f °i des Compilateurs du Me-

ucs L/amcs, vjui -- - - UJslW Tours \t^ Zens croient être d un Chanoine de

entretiens n'estoient pas fort subtils; 8c ce qu’on doit esti- du mêm P xr eZ ,, page & stdz du Palais des curieuxmer là dedans, ce font les sentimens d’honneur 8e de ver- même m ; C1 T 1 e ' !n ?P r - !n A z à Paris en i6iz. C’est cetu qui font les plus beaux du monde , a vec quantité de tion de son n e P a ’" vemr ( ï°p Na " de » P a S- 579 de la z Edi-secrets de la Nature 8c de l’Art, par le moyen desquels du Sieur de Vmi Ueï ' rIÍTçm™ C nom de Bo “ff ™ neri<1

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